Suivez-nous :
Identifiez-vous | Inscription
22/04/2026 - Le Faso - Burkina Faso
À 24 ans, Nadia Doriane Leslie Samboré, étudiante burkinabè en intelligence des données en santé à l’université de Strasbourg, évolue dans un domaine au croisement de la technologie et de la médecine. De la prise de conscience du rôle crucial des données pendant la pandémie de COVID-19 à son expérience hospitalière au Burkina Faso, elle revient sur son parcours, les défis liés à la qualité des données de santé, et sa vision d’un système où la data devient un véritable levier de décision et d’amélioration des soins dans cet entretien que nous réalisons à la faveur de la Journée des jeunes filles dans le secteur des TIC célébrée tous les 24 avril.
Lefaso.net : Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est la data en santé et à quel moment vous avez compris son importance ?
Nadia Doriane Leslie Samboré : La data en santé, c’est simplement la manière dont on collecte, protège et utilise les informations liées à la santé pour mieux comprendre et améliorer les soins. Aujourd’hui, on y associe aussi des outils comme l’intelligence artificielle ou le machine learning, mais à la base, l’objectif reste simple, utiliser les données pour mieux soigner. J’ai véritablement pris conscience de l’importance des données pendant la pandémie de COVID-19. On a vu à quel point les décisions sanitaires et politiques dépendaient des chiffres, notamment le nombre de cas, les projections et l’évolution de la courbe épidémique. Plus largement, dans des contextes comme celui du Burkina Faso, le manque de données fiables ou leur faible exploitation limite souvent la capacité à anticiper certaines situations. C’est à ce moment que j’ai compris que la donnée n’est pas seulement un outil technique mais un véritable levier d’aide à la décision, parfois même dans des enjeux vitaux.
Pouvez-vous donner un exemple concret où l’analyse de données peut améliorer une situation de santé ?
Un exemple simple est celui du paludisme. Dans un pays comme le Burkina Faso, il s’agit d’une réalité quotidienne qui touche encore des millions de personnes chaque année, surtout les enfants. Pourtant, on observe aujourd’hui une évolution encourageante. Grâce à des actions mieux ciblées, le nombre de cas et de décès a fortement diminué ces dernières années. Derrière cette amélioration, il y a la donnée. Avec des informations fiables, il est possible d’anticiper les périodes à risque, d’identifier les zones les plus touchées et de mieux répartir les ressources, notamment les moustiquaires et les traitements. Concrètement, cela change tout. Cela permet de faire la différence entre réagir trop tard ou agir au bon moment, et donc de sauver des vies.
Si vous deviez choisir un seul problème de santé à traiter avec la data, ça serait lequel ?
Je choisirais d’abord le paludisme, qui reste un enjeu majeur de santé publique. Mais je m’intéresserais également à la santé maternelle, notamment pour réduire les décès liés à l’accouchement, qui demeurent encore trop élevés. Ce sont des domaines dans lesquels la data peut réellement contribuer à mieux anticiper les risques et à améliorer la prise en charge des patients.

👉 La chaîne WhatsApp de Sanofi GHU
Adresse
Téléphone
Revue MAF
Revue OST
Actualités
Rubriques spécialités
Webinaires
Espaces labos