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08/04/2026 - OMS - Congo-Brazzaville
Conakry – À l’occasion de la Journée mondiale de la santé 2026, placée sous le thème « Unissons nous pour la santé. Soutenons la science », l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) met en avant des personnes engagées qui utilisent la science pour améliorer la vie des populations dans la Région africaine.
Médecin spécialiste en hépato gastroentérologie à l’Hôpital national Donka à Conakry et enseignante chercheuse à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, la Dre Kadiatou Diallo consacre son travail à l’amélioration des soins hospitaliers par l’usage des données scientifiques. À l’intersection de la pratique médicale, de l’enseignement et de la recherche, elle défend une approche des soins fondée sur des preuves, adaptée aux réalités locales et accessible à tous.
Pourquoi, selon vous, la science est elle aujourd’hui essentielle pour améliorer la qualité des soins hospitaliers ?
La science est devenue un pilier fondamental des soins de santé. Elle a permis de faire progresser de nombreux domaines médicaux et de développer de nouveaux outils et traitements pour prendre en charge des maladies parfois complexes. À l’hôpital, chaque décision compte et peut avoir un impact direct sur la vie d’un patient.
S’appuyer sur des données scientifiques permet d’utiliser des protocoles de soins qui ont fait leurs preuves, donc plus sûrs et plus efficaces. Cela contribue aussi à réduire les erreurs médicales et à limiter les pratiques basées uniquement sur l’expérience ou l’intuition. Grâce à des outils modernes comme l’imagerie médicale, certains tests biologiques avancés ou les systèmes d’aide au diagnostic, les professionnels de santé peuvent mieux prendre leurs décisions. Enfin, la science favorise une prise en charge plus standardisée et plus équitable, ce qui est particulièrement important dans des contextes où les ressources sont limitées.
Quelles avancées scientifiques récentes vous inspirent le plus dans votre spécialité ?
La rapidité avec laquelle la science progresse et l’impact concret de ces avancées sur la santé des patients sont de réels motifs de satisfaction et d’espoir. Dans le domaine des maladies digestives et du foie, les progrès sont nombreux.
Le développement et l’amélioration de l’endoscopie digestive, par exemple, permettent aujourd’hui de mieux diagnostiquer et traiter certaines maladies de l’estomac, de l’intestin ou du foie, parfois sans chirurgie lourde. Les traitements interventionnels, qu’ils soient endoscopiques ou radiologiques, offrent des solutions plus ciblées pour traiter des maladies inflammatoires, vasculaires ou tumorales.
Par ailleurs, la recherche autour du microbiote intestinal — cette communauté de micro organismes vivant dans notre intestin — ouvre de nouvelles perspectives, notamment dans le syndrome de l’intestin irritable. On comprend aussi de mieux en mieux le rôle de la nutrition dans la prévention de maladies du foie, comme la stéatose hépatique. Enfin, l’intégration progressive de l’intelligence artificielle aide les médecins à interpréter certains examens de manière plus précise et plus rapide.

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