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15/04/2026 - Le matin - Maroc
Longtemps reléguée au second plan, la santé pelvi-périnéale et urogénitale s’impose aujourd’hui comme un enjeu majeur de santé publique. À Casablanca, la première édition du Congrès international dédié à cette spécialité a marqué un tournant. Porté par l’Association régionale des physio-kinésithérapeutes de Casablanca-Settat, sous l’égide de l’UMPK (Union marocaine des physio-kinésithérapeutes), en collaboration avec l’ISPITS (Institut supérieur des professions infirmières et techniques de santé), ce Congrès a réuni des experts nationaux et internationaux autour des dernières avancées scientifiques et des pratiques cliniques. L’objectif, in fine, était de structurer davantage la discipline et de renforcer la place du kinésithérapeute dans la prise en charge de pathologies encore trop souvent taboues. Dans cet entretien, Mehdi Tazi, président de l’ARPKCS, revient sur les enjeux, les enseignements et les perspectives de ce premier rendez-vous.
Le Matin : Qu'est-ce qui a motivé l'organisation de ce premier Congrès international de kinésithérapie, et quelle est l’importance de cette initiative ?
Mehdi Tazi : La motivation principale était de combler un vide réel. La santé pelvi-périnéale et urogénitale connaît aujourd’hui des avancées scientifiques majeures, mais elle reste encore insuffisamment valorisée dans notre pays. L’Association régionale des physio-kinésithérapeutes de Casablanca-Settat a donc souhaité créer un véritable espace d’échange, réunissant experts internationaux, nationaux et praticiens marocains, afin d’accompagner notre profession vers un meilleur alignement avec les standards internationaux. Cette initiative s’imposait naturellement : les besoins des patients sont bien présents, les preuves scientifiques sont établies, mais il manquait jusqu’ici un cadre structuré favorisant le partage d’expertise et la formation continue. Il était temps de franchir ce cap, avec une vision claire et ambitieuse.
Quel bilan global dressez-vous de cette première édition ?
Le bilan est très positif, au-delà même de nos espérances. Nous avons réussi à réunir des intervenants de haut niveau, aux côtés d’un public de professionnels de santé engagés, dans une dynamique d’échanges particulièrement riche et constructive. Ce qui nous a surtout marqués, c’est la qualité des débats, mais aussi l’enthousiasme palpable des participants. Pour une première édition, parvenir à poser des bases aussi solides est une réelle satisfaction. Bien entendu, des axes d’amélioration existent, et nous veillerons à les intégrer avec exigence dans les prochaines éditions, afin de continuer à faire évoluer ce rendez-vous.
Qu'est-ce qui vous a le plus marqué durant ces deux journées ?
Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est l’engagement et le niveau d’implication des participants : des kinésithérapeutes venus de différentes régions du Maroc, pleinement investis tout au long des échanges, avec une présence constante et des interventions de grande qualité. Cela traduit une réelle maturité de la profession et une attente forte sur le terrain. J’ai également été sensible à la qualité humaine des échanges, portée par la disponibilité et la générosité des experts, nationaux comme internationaux, qui ont partagé leur savoir avec rigueur et un véritable esprit de transmission.

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