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Professeur Larbi Abid
Responsable éditorial :
Professeur Larbi Abid


Bloc notes

Des médecins cubains en Algérie
Note du 14/11/2019 17:46:32.

Le 1er Prix « Tedjini Haddam » décerné au Pr Jean-Paul Grangaud
Note du 05/11/2019 11:03:27.

Ouverture des inscriptions au Certificat de sur-spécialisation en hépatologie, gastro-entérologie et nutrition pédiatrique
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Histoire de l'Algérie médicale

Les hommes et les femmes


BEKADA El Hadj Ben M'hel

BEKADA El Hadj Ben M'helJe connais Bekada Hadj Benmhel depuis bientôt cinquante ans ! En fait je le connaissais indirectement, son environnement et lui-même, avant de le voir et de l’apprécier pour lui-même, dès le début, dans les années soixante. Ayant une de mes sœurs et son mari dans l’enseignement à Annaba, j’entendais déjà parler avec beaucoup de respect de son frère ainé, cadre de l’éducation algérienne. Puis ce fut à la cité universitaire de Ben-Aknoun que l’on ma parlé de Mazouna, son lieu de naissance.

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Naissance de la médecine algérienne

Les 40 ans de néphrologie dialyse en Algérie : un point de vue sur l’historique de l’évolution de la néphrologie dialyse en Algérie

La néphrologie a contribué au progrès de la médecine en Algérie particulièrement dans les domaines de la médecine interne, la technologie, la formation, l'organisation sanitaire et la réflexion éthique (don d'organes). Les obstacles rencontrés pour faire reconnaître cette discipline comme spécialité médicale et universitaire ont été fort nombreux. La ténacité des néphrologues à partir de 1977 a porté ses fruits. Ainsi, l'enseignement de la néphrologie en Algérie a débuté en 1988. Le Comité Pédagogique Régional de Néphrologie a été constitué à Alger en 1988 et le Comité Pédagogique National en 1989.

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Histoire de l'Algérie médicale : Naissance de la médecine algérienne


Devenir Chirurgien : un rêve d’enfant pour Ahmed NekhlaEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

De derrière son bureau feutré parsemé de brochures scientifiques et d’un Coran rouge brique discrètement entre des feuillets épars, le professeur Nekhla semble perdu dans ses contemplations. Il vient de sortir du bloc opératoire, et dans sa tête défilent les images de l’acte chirurgical qu’il venait d’accomplir. A-t-il fait tout ce qu’il fallait pour annihiler la lourde pathologie qu’il venait d’opérer ?

Son malade se remettra-t-il de l’intervention ? Une question récurrente qui tarabuste les chirurgiens qui pratiquent des actes qui nous font mal pour notre bien. Ces hommes plein d’humilité qui ont beaucoup de respect pour le corps humain «une forteresse créée par le Tout-Puissant». Pr Nekhla, ce grand monsieur de la chirurgie, ne se prend jamais la tête. Pour lui, le chirurgien doit être affable, abordable et la confiance de tous les instants doit régner entre son patient et lui. Beaucoup d’humilité en somme chez ce pur produit de l’université algérienne spécialisé en chirurgie thoracique et cardiovasculaire et dans la transplantation rénale. Enfant, le petit Ahmed rêvait de devenir médecin. Alors que ceux de son âge ne se lassaient pas de jouer, lui médite le sort des autres. Sensible à la douleur, il ne supportait pas de voir les gens souffrir. Soulager la souffrance des autres, sauver des vies et réparer le corps humain étaient devenus une obsession pour cet enfant qui a beaucoup de respect pour les créatures de Dieu. Une passion née alors qu’il était au primaire, à l’école capitaine Mennani d’Alger, qui a mûri alors qu’il était collégien au sein de ce même établissement, puis au lycée Emir-Abdelkader de Bab- El-Oued. C’est là qu’il avait la certitude qu’il était prédestiné à la médecine, spécialité chirurgie. Et ce n’était guère une surprise, pour ceux qui connaissent Ahmed, de le voir atterrir à la faculté de médecine d’Alger après le tronc commun à Bab-Ezzouar. Ahmed savait les sacrifices qu’il fallait consentir pour réaliser son rêve. La première étant les compétences intellectuelles. Mais pour cela, il n’avait pas beaucoup de soucis à se faire, doué qu’il était pour les études. La famille était bien évidemment fière du parcours scolaire et universitaire de son enfant et était la première à s’en réjouir. Avoir un chirurgien dans la famille n’est pas donné à tout le monde. Mais le jeune Ahmed ne se considérait jamais comme un prodige. Sa seule satisfaction était de réaliser son rêve d’enfance : redonner espoir aux gens qui souffrent et atténuer leur mal à défaut de l’éradiquer. Un sentiment qui a pris définitivement forme une fois admis à la faculté de médecine d’Alger. Persévérant, il ne tardera pas à être promu assistant en chirurgie générale à Blida chez le Pr Si Ahmed. Par la suite, il sera affecté en qualité de maître-assistant en chirurgie thoracique et cardiovasculaire chez le Pr Chaouche à l’hôpital Mustapha. Il fera également un passage en France dans la ville de Dijon où, une année durant, il se perfectionnera.

De ce passage, il ramènera une autre vision de la médecine. Cela avant de se voir proposer le service de chirurgie thoracique et vasculaire du CHU de Tizi-Ouzou, unité le Belloua où sa venue constitue une planche de salut et un objet de fierté pour cette populeuse région dont le CHU datant de l’époque coloniale s’avère exigu. Son domaine d’expertise restant la chirurgie thoracique, la chirurgie vasculaire et la transplantation rénale. Il ne rate aucune occasion pour se former aux nouvelles techniques d’intervention. Un sentiment également partagé par ses anciens patients qui ne tarissent pas d’éloges sur ses compétences. Son respect pour l’anatomie se retrouve même dans sa façon d’opérer : l’itinéraire de la plaie chirurgicale est souvent de moitié plus petit que celle pratiquée par un autre chirurgien. Le Pr Nekhla s’est toujours senti fait pour cette spécialité médicale qui occupe présentement tout son temps au point d’oublier parfois de vivre pour soi. L’hôpital est devenu sa deuxième maison et il ne compte plus les nuits de garde. A l’hôpital, il est toujours le premier à saluer les patients et leurs parents. Ces derniers le lui rendent en se faisant ses meilleurs ambassadeurs. Le transfert entre le chirurgien et son patient est en effet primordial, estime-t-il. Notre chirurgien sait que de cette relation humaine dépend pour une large part une bonne évolution de la chirurgie. Le Pr Nekhla, qui s’investit pleinement dans son métier humanitaire et qui sait être à l’écoute de ses patients, oublie souvent qu’il a une vie privée et des préoccupations familiales et socioprofessionnelles.

Qui mieux que les malades savent déceler les signes les plus subreptices d’humanisme dans leur entourage ? C’est ainsi que naissent des rapports humains privilégiés entre patients et médecins. Ce n’est pas de la familiarité, mais des accointances qui font que les patients savent que leur médecin est à leur écoute. Et on sait combien l’écoute est indispensable pour l’établissement d’une relation de confiance entre le malade et son médecin. C’est pour cette raison qu’ils acceptent ce que leur dit le médecin, y compris la vérité sur leur état de santé. Notre chirurgien est au diapason des pays qui recommandent vivement au médecin de parler à leurs patients de leur maladie et des éventuels risques qu’ils encourent en se faisant opérer. Un droit de savoir pour le malade qui doit donner son accord au préalable avant de se faire opérer, même si, chez nous, des proches insistent pour taire la maladie au patient, ce que fait à regret ce chirurgien qui a une haute estime des malades et de leurs parents. Un sujet d’importance pour lui qui pense que le malade a le droit de savoir, avec des mots simples qui ne choquent pas, de quoi il va être opéré et les risques que pourrait engendrer l’intervention, le tout avec tact et psychologie au risque que le malade se lâche et compromette ses chances de guérison. En fin psychologue qu’il est, il sait pertinemment que s’il n’y a pas de dialogue entre le médecin et son patient, ce dernier ne l’aidera pas dans sa tâche et lui compliquera son travail. Et le plus dur est de faire accepter aux malades ce que leur disent leurs médecins «On devient chirurgien par vocation, et celui qui y va par accident ne peut être un bon chirurgien», se plaît-il à répéter. Aujourd’hui, il dirige le service de chirurgie thoracique et vasculaire du CHU de Tizi-Ouzou depuis septembre 2012, troisième centre du genre en Algérie. Une chance pour les patients de la région et des malades qui commencent à affluer de plusieurs régions du pays. Et dans ce service Nekhla, à l’instar de bon nombre de ses confrères, il jouit d’une réputation quasi nationale.

Un jour, avec le professeur Chaouche et son collègue Mejdoub du CHU Mustapha, il a été appelé à une intervention chirurgicale à l'ouest du pays pour opérer une patiente qui devait être transférée dans une clinique jordanienne évitant au pays une lourde facture. Ce pourquoi, les patients tiennent absolument à ce que ce soit lui qui les opère. Comme tout chirurgien qui se respecte, il ne va pas au bloc sans préparation psychologique et une bonne dose de concentration. C’est une préparation de tous les jours et de tous les instants chez cet homme qui avoue que le médecin est mis en conditionnement tous les jours. Chacun avec sa manière et sa méthode, car la médecine est une science qui se joue des certitudes, particulièrement dans cette spécialité où le doute est de rigueur. Le doute est en effet toujours là et le chirurgien n’est jamais sûr à 100% de l’issue de l’intervention. Il y a des interventions difficiles qui évoluent vite et bien et d’autres très simples qui peuvent évoluer très mal. Ainsi, paraphrasant ce poète de la djahilia qui disait que «la seule manière de parvenir à la vérité est de douter, et qu’une fois parvenus à cette vérité, de douter encore», le Dr Nekhla estime que le doute permet de se remettre en question et d’aborder ensuite le travail avec plus de confiance et d’assurance. Ce pourquoi il lui arrive d’appréhender certaines interventions. Des cas de pathologies difficiles qui font parfois que le chirurgien, est tourmenté et ne trouve pas le sommeil des jours durant. Une fois, Nekhla a opéré un malade avec une grosse tumeur. A réfléchir comment procéder, comment cela va se passer et à mesurer les risques, il n’a pas dormi pendant toute la semaine précédant l’opération, ce qui est stressant et fatiguant au point de pourrir les journées des médecins qui en arrivent jusqu’à oublier leurs propres familles. Certes, il existe des interventions routinières où le doute est moindre, mais devant des pathologies particulières, le doute est constant. Il confirme ainsi cette étude qui classe le métier de chirurgien à côté de celui de pilote en tête des métiers les plus stressants. Car pour ce chirurgien émérite, il n’existe pas, à proprement parler, de petite chirurgie car toute chirurgie peut tourner au drame. Comme tout être humain, il arrive à Nekhla de vivre des moments de solitude et d’avoir peur. Peur de voir une intervention mal tourner. Car une intervention réussie peut pâtir de suites opératoires difficiles. Donc un malade qui va préoccuper son médecin qui devient à son tour irritable car cela impacte sur sa vie de famille. Et la pire des choses pour un chirurgien est de déplorer la mort de l’un de ses patients. Des choses qui arrivent malheureusement mais qui laissent des séquelles chez les médecins. Nekhla, les yeux embués de larmes, évoque le cas de ce jeune patient qui l’a marqué, un patient qui tenait absolument à ce que ce soit lui qui l’opère et qui avait insisté pour subir l’intervention dans les plus brefs délais. Cela s’est passé en 1997. C’était embarrassant pour ce médecin, car son patient était venu avec une pathologie qui avait trop traîné et qui était susceptible d’entraîner des infections. Il décèdera après être resté un mois en réanimation provoquant chez notre chirurgien une véritable onde de choc psychologique même s’il n’avait absolument rien à se reprocher.

Mais heureusement que Nekhla n’a pas eu à trop souffrir de ces aléas qui font mal aux médecins qui ont du mal à se remettre de la perte d’un patient. Nekhla n’a que deux ou trois mauvais souvenirs en un quart de siècle d’activité. Et quand ils remontent en surface, notre chirurgien a du mal à refouler les larmes qui envahissent subitement ses yeux. Fort heureusement, les nombreuses satisfactions tirées du succès de ses interventions viennent l’encourager à faire toujours plus pour les malades qui souffrent et attendent tant de leurs médecins. Il se rappellera toujours de cet enfant qu'il a opéré à plusieurs reprises pour une dure pathologie et qu'il avait perdu de vue jusqu'au jour où un homme est venu l'accoster amicalement pour le remercier en des termes qui font chaud au cœur. Ce miraculé était l'enfant qu'il avait opéré un jour... Les malades opérés sont donc reconnaissants envers lui et beaucoup gardent le contact après l’intervention. Ils appellent et demandent après leur médecin. Cela conforte Nekhla dans son idée que l’acte chirurgical est un acte noble et que le malade doit être approché avec beaucoup de respect, d’où l’importance de le mettre en confiance pour les besoins de ce transfert entre l’opéré et l’opérant. Un travail d’équipe, souligne le Dr Nekhla, qui pense que le chirurgien est la pierre angulaire de tout ce travail, mais seul, il ne peut rien, car du simple portier au chirurgien en passant pas les agents de salle, les infirmiers, les chefs de service, les anesthésistes, les assistants, tout le monde est indispensable et a un rôle à jouer dans cette œuvre de chirurgie dont le succès ne s’arrête pas à l’acte en lui-même, car si un seul maillon de cette formidable chaîne humanitaire casse, c’est tout le travail qui est compromis.

Un poème-témoignage de Christiane, une patiente française opérée par le Pr. Nekhla en 1994

Nekhla a énormément de respect pour les malades qui viennent lui confier leurs vies. De cette confiance naissent parfois des rapports humains extraordinaires. Et à ces patients qui viennent lui confier leur vie, Nekhla voue un respect sans bornes. Avec une pointe de douce nostalgie, le Pr Nekhla se rappelle de cette originale marque de reconnaissance que lui a témoignée une patiente française qu’il avait opérée avec succès en 1994 à Mustapha. De retour dans son pays, et en guise de récompense, cette femme ne lui a pas fait parvenir un quelconque cadeau, mais un joli poème glorifiant la vie et tout ce qu’elle a de beau et de bien, un témoignage spontané sur la noble profession de chirurgien, et partant, un hommage aux chirurgiens algériens. Et le Dr Nekhla a gardé ce cadeau original qu’il a soigneusement rangé parmi ses souvenirs les plus chers.

Chirurgien, une profession ?

Quelle injure : une vo-ca-tion !
Consécration totale, réelle
Réponse à un appel
Définir en un mot ?... On n’ose
La chirurgie, c’est une symbiose
Participe d’une grande science
De l’homme une actuelle
connaissance
Elle va toujours de l’avant
Souvent à pas de géant
Doublée d’un géant art
Habileté-science… rare !
Bistouri en main, le chirurgien
Le savant devient… magicien !
Essentiel : son amour du prochain,
Qu’il soutient et convainc
Opérer : un acte de foi
Au nom de Dieu en soi

Ce modeste témoignage décliné en vers par sa patiente est le plus beau cadeau qu’ait reçu le Dr Nekhla. Il est venu conforter dans la haute idée qu’il a de sa noble profession qui nécessite des qualités relationnelles sans faille et une confiance en soi de tous les instants.

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