Accueil Santemaghreb.com Accès aux sites pays Santé Maghreb en Algérie ALGERIESanté Maghreb au Maroc MAROCSanté Maghreb en Tunisie TUNISIE



Dictionnaire Internet Africain des Médicaments (DIAM), ajoutez-le à vos applications favorites !


Professeur Larbi Abid
Responsable éditorial :
Professeur Larbi Abid


Bloc notes

Des médecins cubains en Algérie
Note du 14/11/2019 17:46:32.

Le 1er Prix « Tedjini Haddam » décerné au Pr Jean-Paul Grangaud
Note du 05/11/2019 11:03:27.

Ouverture des inscriptions au Certificat de sur-spécialisation en hépatologie, gastro-entérologie et nutrition pédiatrique
Note du 30/07/2019 16:07:29.

> Voir le bloc-notes


Informations Hospitalo-universitaires

Programme d'études

> Consulter tous les programmes


Documentation

> Consulter toute la documentation


Histoire de l'Algérie médicale

Les hommes et les femmes


BOURGEON René (1912-1996)

René BourgeonLe Doyen René Bourgeon nous a quittés le 4 novembre 1996. Chacun ici l'a connu et en garde un vivant souvenir, souvenir au moins de ces dernières années... Je dois d'être ici devant vous à l'affection de Marie Laure et d'André Bourgeon.
Etudiant anonyme de 1ère année de Médecine en 1950 à Alger, la providence m'a placé sur la route du professeur Bourgeon et celui-ci m'a accordé le privilège d'un parrainage dont la sollicitude ne s'est jamais démentie. Près de cinquante années ont passé. Vous comprendrez mon émotion et je vous demande de me la pardonner.

> Consulter toutes les biographies


Naissance de la médecine algérienne

Histoire de la neurochirurgie algérienne

Tous les secteurs de la vie économique, sociale, culturelle sont affectés. Le secteur de la santé ne fait pas exception. Médecins, professeurs d’Universités, personnels paramédicaux en majorité français quittent le pays. Les structures hospitalières publiques ou privées, la faculté de médecine, sont complètement désorganisés. De plus, nombreux bâtiments de soins ont été détruits par l’OAS* parfois avec la complicité de médecins. C’est le cas du service de neurochirurgie, installé à la «clinique Barbier Hugo». Le neurochirurgien et son équipe quittent les lieux après démolition par plastiquage des blocs opératoires. Il ne reste que quelques lits qui seront transportés à l’hôpital Ali Ait Idir : ils équiperont et pour longtemps le service de réanimation du nouveau service de neurochirurgie.

> Consulter toutes les rétrospectives

Histoire de l'Algérie médicale : les hommes et les femmes


BEKADA El Hadj Ben M'helEnvoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Par le Pr. Mustapha Maaoui

BEKADA El Hadj Ben M'hel

« Adieu curé je t’aimais bien, Adieu curé je t’aimais bien, tu sais On n’était pas du même bord, On n’était pas du même chemin, Mais on cherchait le même port… » Jacques Brel

Je connais Bekada Hadj Benmhel depuis bientôt cinquante ans ! En fait je le connaissais indirectement, son environnement et lui-même, avant de le voir et de l’apprécier pour lui-même, dès le début, dans les années soixante.

Ayant une de mes sœurs et son mari dans l’enseignement à Annaba, j’entendais déjà parler avec beaucoup de respect de son frère ainé, cadre de l’éducation algérienne. Puis ce fut à la cité universitaire de Ben-Aknoun que l’on ma parlé de Mazouna, son lieu de naissance. Dans la bouche des frères Bourokba, Lakhdar, Mahieddine et El H’bib la description était forcément (mais à juste titre) empreinte d’enthousiasme envers cette région si ancrée dans le pays profond. Ensuite, il y eu comme « catalyseurs » les professeurs Ghalib Djilali et Messaoud Zitouni, ainsi que ses camarades de conférence d’internat, à l’image de Saïd Bouhelassa, Brahim Touchène, Azzouz Lebied et de quelques autres qui me pardonneront de ne pas tous les citer.

A première vue, rien de ce qu’était El hadj et rien de ce que je suis ne nous destinait à une amitié, basée sur un immense respect réciproque et qui a survolé le demi siècle sans anicroche.

El hadj était plutôt réservé, presque taciturne. J’étais enjoué, exubérant. Il donnait l’impression, en première analyse, d’un homme de la tradition. Certes, il était très attaché aux valeurs ancestrales et il était croyant : sa foi religieuse était solidement ancrée chez lui, mais je ne l’ai jamais vu l’exprimer et encore moins l’afficher. Il était d’une modernité surprenante et son esprit d’ouverture en étonnait plus d’un. L’homme était d’une rigueur et d’une franchise déconcertantes, droit dans ses bottes, déterminé sans être obstiné : il était capable de reconnaitre ses limites, voire ses torts, et alors il se ravisait sans complexe. Sa « transparence »ne lui faisait pas que des amis : il les affrontait toujours avec beaucoup de cran, jamais avec de la haine. Il était focalisé sur son travail et pour donner un exemple, un jour de 2001 où je l’interrogeais sur les circonstances qui lui ont miraculeusement sauvé la vie lors des inondations de Bab el oued, il me répondait en donnant des nouvelles sur le livre de séméiologie qu’il concoctait à l’époque.

Si je devais résumer sa vie, cela serait ainsi : il avait le feu sacré de son métier de chirurgien, en tant que praticien et enseignant. I l en avait fait un sacerdoce auquel il s’est voué corps et âme. S’il avait vécu derrière « le rideau de fer », il aurait été stakhanoviste. S’il avait été soldat, on aurait dit qu’il « est tombé au champs d’honneur ». S’il avait été baladin, on l’aurait comparé à Molière, mort, dit-on, sur les tréteaux. Cette dernière comparaison ne lui aurait certainement pas déplu, lui qui était féru de culture anglo-saxonne et qui savait donc que le bloc opératoire, « sa patrie », est désigné dans ces contrées sous le vocable de « theater ».

Bekada Hadj Benmhel nous a quitté à l’hôpital Lamine Debaghine, dans le service qu’il dirigeait de façon exemplaire avec une compétence et une rigueur enveloppées de discrétion depuis quinze ans, lui qui a été le transfuge de la CCA où il a longtemps côtoyé notre maitre le professeur Mentouri qui lui accordait toute sa confiance, conscient du rôle essentiel qu’y jouait El hadj. Pour une fois qu’il part en premier d’un hôpital, c’est pour rejoindre un monde qu’on dit meilleur.

Repose en paix, Bekada, mon cher ami

Bekada, après l’accolade qu’il vient de me faire, lors de ma thèse inaugurale

Bekada, après l’accolade qu’il vient de me faire, lors de ma thèse inaugurale, ne quitte pas encore l’amphithéâtre Leblanc et regarde, l’air goguenard, Mohamed Djennas dont c’était le tour (Juin 1974). Arrivant, hilare, Ali Bekkouche, (SNVI) que nous avons enterré il y a deux mois.

Journées de chirurgie : encadrant Bekada au centre, Salah Laoubi à sa droite et moi-même (années 80).

Journées de chirurgie : encadrant Bekada au centre, Salah Laoubi à sa droite et moi-même (années 80).

Voir toutes les biographies



CONTACTEZ-NOUS

Adresse

  • Espace Santé 3
    521, avenue de Rome
    83500 La Seyne sur mer - France

Téléphone

  • +33 4 94 63 24 99

Contactez-nous


APIDPM

Qui sommes-nous ?

CARTE DU SITE

Actualités

Bibliothèque

Multimedia

Web médical


Site éditeur :

Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !