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Médecine du Maghreb - Revue médicale internationale Maghrébine - Plus d'informations


Professeur Larbi Abid
Responsable éditorial :
Professeur Larbi Abid


Bloc notes

Des médecins cubains en Algérie
Note du 14/11/2019 17:46:32.

Le 1er Prix « Tedjini Haddam » décerné au Pr Jean-Paul Grangaud
Note du 05/11/2019 11:03:27.

Ouverture des inscriptions au Certificat de sur-spécialisation en hépatologie, gastro-entérologie et nutrition pédiatrique
Note du 30/07/2019 16:07:29.

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Histoire de l'Algérie médicale

Les hommes et les femmes


BENABADJI Rachid

Professeur Rachid BenabadjiLe professeur Rachid BENABADJI a pris sa retraite en juillet 1998. Il avait exercé les fonctions de professeur chef de service de chirurgie générale à la clinique centrale de 1980 à 1986 puis au service de chirurgie générale de l’hôpital Bologhine de 1986 à 1998.

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Naissance de la médecine algérienne

Les premières femmes en médecine dans les pays du Maghreb

Si à l’'université, les étudiantes sont majoritaires dans les amphis, si la prédominance féminine à la faculté de médecine algérienne est manifeste depuis plus d’une vingtaine d’année , si le dernier bastion masculin (à savoir la chirurgie) vient également de tomber et si au XXIème siècle, la plupart des pays garantissent aux femmes un accès aux études médicales égal à celui des hommes, bien que tous n'assurent pas l'égalité des possibilités d'emploi, historiquement, cette place a souvent été restreinte dans de nombreux endroits du monde, alors même que le rôle des femmes en tant que soignantes est très important. Cette proportion élevée de femmes s’explique assez aisément car les bachelières reçues au baccalauréat scientifique se dirigent plus volontiers vers les sciences de la vie et de la nature (professions médicales et paramédicales).

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Histoire de l'Algérie médicale : les hommes et les femmes


ABID Abdelkader (1950-2016)Envoyer cette page par e-mail Ajouter cette page à mes favoris

Par le Pr. Salim Benkhedda

Dr. Abid AbdelkaderLe docteur Abdelkader Abid est né à 1950 à Ain Témouchent dans une famille de commerçants aisés et lettrés. Ce n’est pas un hasard s’il fut prénommé en l’honneur de l’émir Abdelkader symbole de la résistance algérienne dans cette famille révolutionnaire de l’ouest. Son grand père Cheikh, fut un militant nationaliste très actif. Sa tante maternelle Kechar Aïcha n'est autre que l'épouse du chahid Zahaf Abdelkader, et mère de 4 martyrs tombés au champ d'honneur.

Son père le chahid Abid Djelloul commissaire politique activera dans la zone 3 de la wilaya 5. Il fut chargé d'organiser les premiers maquis dans la région de Témouchent. Il tomba au champ d’honneur en août 1956 laissant derrière lui une jeune veuve et 4 enfants en bas âge, Kader étant l’aîné, il n’avait que six ans.
Kader est toujours resté discret sur son père, ce héros, il n’en parlait que rarement, mais il en était fier et a toujours voulu lui ressembler.

Abdelkader eut un parcours scolaire brillant. Précocement, il montra un fort intérêt pour les mathématiques qu’il gardera tout au long sa vie et se reflètera dans son travail et sa façon de penser. Il obtiendra ses deux baccalauréats Algérien et Français en mathématiques élémentaires en 1968 avec mention bien. Mais le destin réservait un autre avenir que les maths pour ce brillant mathématicien au grand cœur : soigner les humains et soulager leur souffrance. Abdelkader obtiendra un Doctorat en médecine en 1976 à la Faculté de Médecine d’Oran, et poursuivit sa spécialité en cardiologie en 1979, tout en étant responsable de sa famille : mère, frères et sœurs.

Toujours en quête de formation et d’amélioration, Il fera plusieurs stages en France à Marseille à l’hôpital De La Timone, au service du Pr Francis Giraud, ainsi qu’à Paris dans le service du Pr Michel Ribière médecin-chef du service de cardiologie pédiatrique de l’hôpital Necker à Paris. Il obtiendra également un certificat de neurophysiologie clinique de l’enfance ainsi qu’un certificat d’université de statistiques informatique et méthodes épidémiologiques.

Sa carrière professionnelle et sa vie personnelle s’entremêleront de part ses passions et son engagement. Il travaillera à l’hôpital d’Oran, puis celui de Koléa avant de s’installer définitivement dans son cabinet médical à Hydra à Alger en 1982. C’est dans le cabinet d’Hydra que j’ai eu le privilège de rencontrer ce gentleman en 1985. J’étais alors jeune résident en cardiologie au CHU Mustapha. Kader avait tout pour lui, la beauté, l’intelligence, la bonté et Il savait rester modeste et humble.
Ce cardiologue toujours en quête de performance et à l’affut de la moindre découverte scientifique n’hésitait pas à équiper son cabinet de la dernière avancée technologique. La performance et la qualité étaient sa devise.

Cardiologue de haut niveau il est l’un des rares médecins privés qui est resté universitaire, il a continué à enseigner et à illuminer son auditoire dans toutes les réunions et congrès, devenant un conférencier respecté sur le plan international et participant à des projets de recherche. Durant plus de 3 décennies où j’ai eu la chance d’être son ami, j’ai pu apprécier cet homme de culture toujours souriant et aimable, désintéressé par le monde matériel. Abdelkader a consacré sa vie à ses patients. Jamais je n’e l’ai vu en colère. Jamais je n’ai entendu un mot déplacé sortir de ses lèvres, affichant toujours un large sourire. Il nous avait accueillis à bras ouverts nous, plusieurs jeunes cardiologues dans son cabinet. Grâce à son esprit d’équipe et son empathie, il voulait nous entrainer vers son rêve : une clinique de cardiologie. C’était devenu à la fin sa hantise, sa quête qu’il n’a pu malheureusement concrétiser buttant sur l’incompréhension des uns, le peu d’enthousiasme des autres et la mauvaise foi de l'administration. Travailler avec Abdelkader était un privilège et un plaisir indescriptible. Passionné de culture et d’histoire, cet intellectuel deviendra directeur de recherches au Centre de Recherches en Anthropologie Sociale et Culturelle-CRASC.

Kader était un idéaliste, un homme de principe, c’est tout naturellement que ce monsieur au Grand cœur sera attiré par le communisme dans sa jeunesse mais trop intelligent pour le rester après. Persuadé que le vrai combat est la lutte contre l’ignorance, et le réveil des consciences. Il participe à l’enseignement et aux séminaires sur tout le territoire national et à l’étranger. Tout ce qui lui importait était de servir le pays, avec abnégation, sans aucune contrepartie. Il ne pensait ni à s’amuser comme les jeunes de son âge, ni à penser à ses intérêts personnels, étant très loin des plaisirs égoïstes.

Tout au long de ces années, il sera l’ami, le médecin, le frère de beaucoup à travers son métier, mais aussi son engagement à travers son engagement avec le Croissant Rouge. Sa passion pour l’Art et la Culture l’a mené à s’impliquer auprès du Musée National des Beaux-arts d’Alger. Sa passion pour les mathématiques et la méthodologie lui feront prendre un nouveau tournant dans sa carrière à partir des années 2000, en élaborant des workshops. C’était Monsieur algorithme. C’est avec lui que nous découvrirons la méthodologie Pralinn, l’école de Palo Alto. Il pilotera aussi un programme de recherche sur le ‘Processus de développement et le rôle des élites arabes’ à travers plusieurs villes d’Algérie, du Maghreb et certains pays arabes et européens.

Il sera membre fondateur très actif au sein de notre société la SAHA. Tous les membres pourront témoigner de sa grande modestie et son esprit de sacrifice. Il participera à la réalisation de nombreux travaux pour la SAHA et dispensera des ateliers dans tous les coins du pays pour propager les données « indépendantes et valides » comme il aimait si bien le répéter. A ce titre, il sera un fervent adepte et un des pionniers de la Revue Prescrire en Algérie.

Notre frère Abdelkader nous a quitté le 12 septembre 2016, à l’âge de 66 ans le jour de l’Aïd Al-Adha, beaucoup trop tôt comme diront plusieurs personnes, laissant derrière lui ses deux filles et son épouse ainsi que ses deux petits-enfants. Il aura marqué beaucoup de personnes, de patients, d’amis et de confrères.
A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons. Allah Yarahmou. Oua Allah Yerham Ecchouhada.

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