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Tunisie Sevrage tabagique : et votre corps retrouve la santé

12/05/2016 | La presse | Tunisie | Lire l'article original

Plus dangereux que le tabac, le narguilé s’avère être plus nocif en termes de toxicité. Une séance de narguilé ou de chicha équivaut à la consommation de 40 cigarettes d’un coup. Quand on veut, on peut ! Ce dicton sur la volonté est aussi valable pour les fumeurs qui sont soumis, contraints en apparence et exposés en réalité, aux effets innombrables des 4.000 substances toxiques inhalées à travers l’acte de fumer.

Le tabagisme constitue un comportement à risque qui, au début, acquiert une sorte de plaisir pour devenir, progressivement, une dépendance, voire une addiction. Et bien que le rappel répétitif et quelque peu moralisateur auquel recourent les médecins et les spécialistes de la santé soit désagréable à entendre, du moins pour les passionnés de cigarettes, toujours est-il que l’écart immensurable entre le bien-être d’une personne non fumeuse et celle d’une personne fumeuse doit être souligné afin de permettre aux fumeurs d’imaginer la vie sans tabac ni fumée et pourquoi pas être tentés par un mode de vie sain avec un comportement à risque de moins !

Parmi les produits élaborés par la Direction des Soins et de la Santé de Base (DSSB) en vue d’informer le public sur certains comportements à risque et de sensibiliser sur ce qui est susceptible de favoriser l’apparition de gênes sanitaires et altérer le bon fonctionnement du métabolisme, figure un petit livret intitulé : Les méfaits du tabac et les bienfaits du sevrage. Ce produit concis, écrit en arabe et en français, rend compte des répercussions redoutables du tabagisme, aussi bien à l’échelle mondiale qu’à celle nationale. En effet, le nombre de fumeurs dans le monde s’élève à 1,5 milliard de personnes. Cette habitude devenue réflexe, voire une addiction, met fin, annuellement, à la vie de six millions de personnes. Le tabac altère, par ailleurs, l’environnement familial et social dans lequel évoluent 50% des enfants dans le monde. Pis encore : le contexte mondial montre que 40% des pays n’interdissent aucunement l’usage du tabac dans les établissements de santé et ceux, scolaires. Certes, les politiques mondiales reconnaissent l’impératif de lutter contre ce danger de santé publique. Sauf que la détermination fait souvent défaut, surtout que le marché du tabac rapporte des sommes colossales. Les gains enregistrés grâce à ce commerce sont de 4.000 à 9.000 fois supérieurs aux dépenses relatives à la lutte contre le tabagisme.

Dans notre pays, la cigarette tue 10 mille Tunisiens par an, soit 40 personnes par jour. Elle est considérée comme étant la meilleure ennemie de 50% des Tunisiens et 10% des Tunisiennes. Elle fait partie du mode de vie de 35% des adultes et de 20% des mineurs, l’âge de la première cigarette étant de 13 ans.

Maladies chroniques, stérilité et fausses couches

Ce petit bout de papier fin, enroulé sur du tabac et sur 4.000 toxines dont la nicotine, le goudron, l’arsenic, le méthanol et bien d’autres encore, n’est pas aussi inoffensif qu’il ne le paraît. Les études montrent que la cigarette est responsable de 85% des cancers du poumon. Elle est propice à l’atteinte par des cancers lourds à traiter, dont les cancers des voies aérodigestives supérieures, du cancer du col utérin et du pancréas. S’agissant de son impact redoutable sur l’appareil respiratoire, la cigarette diminue sensiblement la capacité pulmonaire, affaiblit les voies respiratoires, et est à l’origine des bronchites chroniques et des emphysèmes mortels. Fumer hisse le risque des accidents cardiovasculaires par athérosclérose, mais également le risque de souffrir de l’hypertension artérielle et d’avoir des arthrites et des angines de poitrine. Le tabagisme se répercute, de surcroît, sur la vie sexuelle et reproductive. Il s’avère être souvent l’un des facteurs propices à l’impuissance sexuelle chez les hommes et à l’infertilité chez les femmes. Il peut même, via ses toxines, causer des grossesses ultra-utérines et provoquer des avortements spontanés.

Pis encore : l’usage du tabac n’ébranle pas uniquement la santé des personnes fumeuses. Le tabagisme passif constitue une véritable violation du droit des non fumeurs à l’air pur. Les enfants en sont souvent les premières victimes. Les nouveau-nés, dont les mamans sont fumeuses, risquent d’endurer un retard de développement. Certains naissent avec un PN (Poids de Naissance) faible. D’autres naissent prématurément. De nombreux bébés meurent, subitement, à la phase post-natale. Bien que les fumeurs passifs n’aient pas choisi de nuire à leur santé, ils encourent 25% plus de risques d’avoir un cancer du poumon ou d’avoir des accidents cardiovasculaires. Le narguilé, estimé comme étant moins néfaste que le tabac, s’avère être, bien au contraire, plus dangereux vu qu’une séance de narguilé équivaut, en termes de toxicité, à la consommation de 40 cigarettes d’un coup.

Il est clair que l’usage du tabac nuit considérablement à la santé et altère le fonctionnement des organes.

Sevrage : une purification que vous valez bien !

Pour les grands fumeurs, rompre avec les cigarettes semble impensable. Pourtant, ce changement comportemental permettrait une nette amélioration de l’hygiène de vie et serait à l’origine d’un effet bonne mine dès les premières semaines du sevrage. La peau, la dentition et les ongles retrouvent enfin leur aspect naturel. Au fur et à mesure des années suivant le sevrage tabagique, le risque des maladies chroniques et lourdes s’amoindrit. Les spécialistes affirment la réduction du risque d’accidents cardiovasculaires au bout de deux ans de sevrage. Le risque d’atteinte du cancer des poumons serait divisé par deux au bout de cinq ans de sevrage. Mieux encore : dix ans après le sevrage, les affections chroniques respiratoires chutent de 60%. Outre les données purement scientifiques, liées au sevrage tabagique, les ex-fumeurs retrouvent, enfin, équilibre et bien-être. Les poumons recouvrent la santé, la toux diminue en fréquence et en intensité. Ces ex-fumeurs réapprennent même à savourer les mets, soulagés qu’ils sont des effets des brûlures répétitives dues à l’acte de fumer. Une fois l’organisme délesté des toxines, les ex-fumeurs retrouvent une meilleure qualité de la vie. Quinze ans après le sevrage, leur taux d’espérance de vie atteint celui des non fumeurs.

S’agissant de la femme enceinte, il est important de souligner que le sevrage élimine, au bout de quatre semaines, les risques qu’encourt le fœtus. Certes, le sevrage tabagique représente une rude épreuve pour les grands fumeurs, en raison notamment de la dépendance à la nicotine. Des traitements médicamenteux sont disponibles dans les pharmacies afin de les aider à aller jusqu’au bout de l’épreuve et à vaincre leur meilleure ennemie, la cigarette.

D.B.S.

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