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Algériefleche Maladies cancéreuses et cancer du sein en Algérie, les autres alternatives

El Watan | Algérie | 08/01/2012 | Lire l'article original

L’opération «Octobre rose», initiée à l’occasion de la Journée mondiale du cancer du sein clôturée, que nous célébrons déjà la Journée mondiale du sida, des journées de célébration qui se suivent et se ressemblent dans leurs chiffres endémiques, sans manquer de susciter appréhension et questionnements sur notre système de santé, notamment après les déclarations du professeur Kamel Bouzid, chef de service d’oncologie au CHU Mustapha Pacha d’Alger, qui a qualifié, à juste titre, la situation des cancéreux en Algérie et du Centre de radiothérapie de calamiteuse.

Une déclaration empreinte d’humilité pour décrire une situation qui dure, selon lui, depuis des années, les malades n’étant pas soignés, car le service est fermé pour cause de «travaux de maintenance» ! Et que les premiers nouveaux centres de radiothérapie ne verront le jour qu’à l’horizon 2014. Ainsi, nous met-il devant une triste et effarante réalité : le cancer touche en Algérie près de 50 000 personnes chaque année, soit 1 malade pour 600 habitants, plus de 28 000 femmes atteintes de cancer du sein, dont 10 000 nouveaux cas chaque année. Ces chiffres nous interpellent, non pas par leur taux élevé qui, somme toute, ne fait que rejoindre les taux enregistrés dans les pays développés, comme notre mode de vie a rejoint le leur, mais par l’incapacité de notre système de santé de faire face à ce fléau ; en effet, sur les 28 000 femmes, seules 8000 pourront plus ou moins être prises en charge, les autres - les premières d’entre elles — n’ont aucune chance d’avoir un rendez-vous avant 6 mois voire une année, pour commencer leurs séances de radiothérapie.

Une prise en charge trop tardive, dont les conséquences seront dramatiques.
Pour les 8000 femmes qui ont la chance d’être prises en charge, la pénurie des médicaments de chimiothérapie vient rompre la continuité du protocole thérapeutique, compliquant davantage leur cas, et transformant leurs espoirs en une attente macabre.
Sur les 35 000 flacons que le Pr Bouzid commande, il n’en reçoit que 10 000. Au même titre que le professeur n’est en rien responsable du manque des centres de radiothérapie en Algérie, les pharmaciens hospitaliers eux également ne sont pas responsables de cette pénurie cyclique que connaît le secteur du médicament, dont la gestion obéit beaucoup plus à une pratique bureaucratique et opaque voire expectante qu’à autre chose. D’ailleurs, il n’est plus un secret pour personne la problématique de la signature des programmes d’importation et du marché du médicament en Algérie.

Des chiffres plus qu’alarmants

D’autres chiffres très peu reluisants : selon le Pr Bouzid, une prise en charge d’un cancéreux au stade 4 revient à 5 millions DA, pour une espérance de vie ne dépassant pas 4 ans.
En d’autres termes, les 20 000 femmes atteintes de cancer du sein (estimation minimale) qui ne peuvent pas être prises en charge aujourd’hui passeront au stade 4 ou décéderont.
D’un point de vue éthique et social, aucun chiffre ne saurait évaluer la souffrance de ces femmes et leur détresse. Les dommages encourus par leurs foyers en termes de relations familiales, psychologiques et économiques sont inestimables. Des aspects malheureusement pas ou peu pris en charge par notre système de sécurité sociale et sanitaire. D’un point de vue économie de santé, ces 20 000 cancers du sein arrivés au stade 4 coûteront au budget public (20 000 x 5 millions de DA) soit 100 milliards de DA (environ 1 milliard d’euros), en ajoutant les 30 000 voire 50 000 cas attendus à l’horizon 2014 (10 à 15 000 rejoindront les rangs des cancéreux chaque année), la facture est triple (environ 4 à 5 milliards d’euros).

Un chiffre qui ne concerne que le seul cancer du sein. L’association Amal avance le chiffre de 280 000 cas de cancers tous types confondus, ce qui porte le coût de leur prise en charge tardive à (retenez bien ce chiffre !) 20 voire 30 milliards d’euros. Calamiteuse est un mot trop faible pour décrire la situation dans laquelle on se retrouve !

Dans la situation décrite par le Pr Bouzid, le dépistage ne perdrait-il pas tout son intérêt en exposant inutilement des milliers de femmes, éventuellement atteintes, au choc de l’annonce de la maladie, doublé du sentiment d’abandon et de l’impossibilité d’accès au traitement annoncé par le professeur Bouzid ? Une situation déjà décrite par le Dr Salomon, cancérologue, Directeur de recherche au CNRS et au National Center for health statistics USA, en ces termes : «Le diagnostic précoce n’a souvent pour effet que d’allonger la durée de la maladie avec son cortège d’angoisse, d’où l’effet nocebo...» L’intérêt du dépistage systématique du cancer du sein au même titre que celui des autres formes de cancers à incidence significative, tels que le cancer de la prostate et des poumons chez l’homme (dont le dépistage systématique n’est pas encore à l’ordre du jour ) n’est-il pas justifié par l’énorme gain en vies et en dépenses de santé à condition qu’une prise en charge précoce soit possible ?

Hélas, c’est loin d’être le cas dans notre pays. On se demande alors pourquoi cette campagne de dépistage menée tambour battant si plus de 20 000 femmes atteintes sont déjà actuellement «sur nos bras» et nous ne savons pas quoi en faire ? En attendant la réalisation des 57 accélérateurs programmés à l’horizon 20014, beaucoup d’entre elles verront leur cas évoluer au stade 4, avec toutes les conséquences sociales et économiques qui en découleront.

Avec environ les 30 0000 cancéreux, tous types confondus déjà diagnostiqués en Algérie, 50 000 nouveaux cas de cancer chaque année, dont 10 000 cas de cancer du sein à supposer que ces chiffres ne connaîtront pas de tendance à la hausse, l’Algérie comptera environ à l’horizon 2020 près d’un million de cancéreux, soit 1 famille sur 5 sera touchée par cette véritable épidémie. C’est plus de 10 fois le nombre de victimes engendrées par le terrorisme durant la décennie noire, et ce, durant le même laps de temps, c’est aussi les deux tiers du nombre des victimes de la guerre d’Algérie, entre 1954 et 1962. Si ces deux événements de l’histoire de l’Algérie ont suscité la formidable mobilisation nationale de tout le peuple algérien et ses élites, le défi à relever contre ce fléau dévastateur ne peut que requérir une mobilisation politique et sociale au moins de la même envergure, car la menace est réelle, terriblement insidieuse et pesante.

Une véritable révolution de notre politique sanitaire, environnementale et alimentaire s’impose. Un discours de santé nouveau doit être adressé aux citoyens, avec une clairvoyance à la hauteur du défi et des actions à entreprendre en urgence dans les trois secteurs-clés, à savoir : l’environnement, la qualité et les habitudes alimentaires, ainsi que le système sanitaire et médical. Ce dernier nécessite, vu la conjoncture de l’évolution de cette maladie, un réel redéploiement réglementaire et fonctionnel, y compris son ouverture aux techniques de médecines alternatives développées dans de nombreux pays à la lumière des découvertes récentes dans le domaine de la cancérologie. Cela constituera un des axes de cette révolution, offrant une diversification des moyens de lutte contre ce fléau, dont les retombés ne peuvent être que salutaires aussi bien sur le plan médical qu’économique : nutrithérapie, homéopathie, phytothérapie, acupuncture en sont les exemples les plus illustres.

Promotion et réglementation de l’usage des plantes, une nécessité dans notre stratégie sanitaire «Certaines formes de la médecine alternative sont étayées par des arguments favorables et qu’elles ont un rôle très important dans la prise en charge médicale moderne», concluent Edzard Ernst et Max H. Pittler dans leur ouvrage de référence mondiale Guide pratique des médecines alternatives en notant que 1135 cas de décès en Grande-Bretagne sont constatés chaque année par suite de complications des effets secondaires gastro-intestinales chez les patients traités aux anti-inflammatoires non stéroïdiens de la médecine conventionnelle. Ce qui n’est pas le cas chez les patients qui se traitent par des anti-inflammatoires phyto-thérapeutiques.

D’autres spécialistes de la question expliquent le retour des chercheurs et des sociétés pharmaceutiques aux médecines alternatives, la phytothérapie en particulier par :

  • 1. la médecine moderne manque cruellement de nouveaux traitements. Il faut plusieurs années pour qu’un nouveau médicament franchisse toutes les étapes de la recherche et de la fabrication, ce qui engendre un coût énorme.
  • 2. La progression de la résistance aux médicaments est en partie le résultat de leur mauvais usage, qui a rendu inutiles beaucoup d’antibiotiques et d’autres médicaments qui ont jusque-là sauvé des vies.
  • 3. Les scandales liés à l’industrie pharmaceutique qui mettent à mal sérieusement la confiance malades-médecines allopathiques, ayant obligé dans l’affaire du Mediator dernièrement le gouvernement français à entreprendre une réforme du système du médicament allopathique.
  • 4. Les grands succès de la médecine traditionnelle, qui se révèle être une source de traitements efficaces et lucratifs. L’artémisinine utilisée dans le traitement du paludisme est l’exemple le plus connu. On cite aussi la vincristine, un anticancéreux d’origine végétale, la morphine utilisée dans les douleurs par la médecine allopathique, etc.
  • 5. C’est un secteur économique lucratif, générateur de beaucoup d’emplois tout en étant plus respectueux de l’environnement, les ventes de médicaments traditionnels en Chine par exemple se sont élevées à environ 14 milliards de dollars US. Le marché mondial est estimé à plus de 60 milliards de dollars US.

Qu’en est-il en Algérie ? Politique de l’autruche et absence de vision stratégique semblent prévaloir au niveau de nos institutions vis-à-vis de ces médecines, et ce, par deux aspects :

1)- économiquement, nous importons plus de 2 milliards de dollars US de médicaments allopathiques, soit une dépendance quasi extérieure d’environ 80% en produits pharmaceutiques ; néanmoins, aucun programme d’intégration des médecines traditionnelles locales, ni valorisation des espèces locales n’a été à l’ordre du jour. Que ce soit pour la consommation interne ou pour les marchés internationaux. A ce titre, plus de 3500 plantes médicinales sont recensées en Algérie, dont on retrouve certaines dans des pays européens, à l’exemple de l’Espagne et de l’Italie, mais aussi des plantes médicinales rares, poussant uniquement en zones sahariennes et d’autres endémiques de pays d’Afrique du Nord.

Dans un rapport de la FAO des produits forestiers non ligneux dans la région méditerranéenne, présenté vers la fin des années 1990 par le directeur de l’Institut pour la recherche ligneuse du CNR de Florence, M. Sanzio Baldini, plaçait déjà l’Algérie à la tête des pays méditerranéens du point de vue potentialité en matière de plantes médicinales et miel, dont la valeur réelle de l’époque était de 2 212 700 hectares produisant 3 319 050 quintaux/an, soit une valeur marchande de 237 millions d’euros. Il évalua la valeur potentielle dans ce rapport à 4 751 600 hectares pouvant produire 22 127 400 quintaux/an d’une valeur marchande de 158 milliards d’euros. Actualisés, ces chiffres peuvent êtres multipliés par 2 ou 3, ce qui constitue une source de devises non négligeable pour l’économie nationale, et une amélioration certaine de la qualité des soins des citoyens.

2) Réglementairement : «rouquia», saignée et traitement par des plantes médicinales sont proposés dans certaines boutiques par certains commerçants sans diplôme ni formation, qui se sont improvisés en guérisseurs, en alliant connaissances sommaires des usages traditionnels de certaines plantes et des interprétations de la tradition prophétique islamique, pour proposer «dans une ambiance religieuse» aux malades en détresse (cancéreux entre autres) leur service sans aucune gêne. Alors que phytothérapie, acupuncture, homéopathie et saignée capillaire «hidjama» étudiées dans les manuels de médecine aux Etats-Unis sous le nom de cupping therapy, sont désormais des spécialités à part entière dites de médecines alternatives enseignées dans de nombreuses écoles de médecine à des praticiens de santé conventionnelle même et appliquées avec succès à de nombreuses maladies, ces spécialités sont exercées chez nous illégalement parfois par des personnes illettrées.

L’absence de règlementation impliquera inévitablement la prolifération de faux traitements et de faux praticiens. Et cela peut avoir des conséquences irrémédiables. L’enregistrement d’incidents dans certains pays où les traitements traditionnels sont fortement utilisés telle que la Chine, avec avortement voire décès après usage d’un traitement traditionnel comme hypoglycémiant, etc. a poussé ces pays à l’élaboration et la mise en place avec, parfois, la collaboration de l’OMS d’une réglementation pour promouvoir et encadrer ces médecines dites alternatives ou complémentaires.

Rôle des médecines alternatives pour enrayer l’épidémie du cancer du sein

Ce mot qui aurait été lancé la première fois par un journaliste pour décrire la situation des 53 000 nouveaux cas de cancer du sein attendus en France chaque année, et les 1,4 million dans le monde, sera finalement adopté par tous. Comme une véritable épidémie, cette maladie qui n’est pourtant pas transmissible endeuille environ un demi-million de familles à travers le monde chaque année. Une fois le cancer diagnostiqué, la médecine allopathique est incontournable : chirurgie, chimiothérapie, immunothérapie, etc. sont les armes dont disposent pour le moment les oncologues pour en venir tant bien que mal à bout de cette terrible pathologie.

Les résultats sont d’autant plus probants que le traitement est instauré précocement. Toutefois, d’autres moyens thérapeutiques sont envisageables : les médecines dites alternatives, peu connues de nos concitoyens, constituent dans de nombreux pays une option thérapeutique de moins en moins boudée, au regard des nombreux résultats des programmes de recherche dont ont bénéficié ces méthodes, et qui ont été plus qu’encourageantes. La connaissance parfaite des mécanismes de formation des tumeurs cancéreuses, ainsi que les facteurs de risques qui en favorisent le déclenchement ont permis l’adaptation de ces médecines au traitement du cancer.

Dans le cas du cancer du sein, ces facteurs sont bien connus et bien démontrés par les nombreuses publications scientifiques : l’abandon de l’allaitement au sein et les grossesses tardives, les prédispositions génétiques (5% des cas), l’alcool, le tabac, le stress, le manque d’activité physique, la pollution industrielle, les pesticides et les retombées radioactives… ne sont pas en reste, mais on s’attardera particulièrement sur deux facteurs :

  • 1. la nutrition désastreuse : trop de sucres, pain de farine blanche, café noir, lait, trop de graisses et margarine, pas assez de fruits, légumes, légumineuses, poissons, fruits de mer…
  • 2. La prise d’hormones de synthèse : dans les traitements hormonaux de substitution et pilules.

La Nutrition désastreuse et cancer du sein

Le Dr Richard Béliveau, professeur biochimiste, titulaire de la Chaire en Prévention et Traitement du Cancer et membre du Groupe de Thérapie Expérimentale du Cancer de l’Hôpital Général Juif de Montréal, n’hésite pas à dire que manger du pain de farine blanche est aussi grave que fumer la cigarette. Il nous rappelle par ailleurs que la Nature a eu presque quatre milliards d’années pour développer une diversité moléculaire dans le monde végétal, en l’occurrence nos aliments, qui est infiniment plus grande que tout ce que les laboratoires de recherche de la planète contiennent. Ainsi, mène-t-il de nombreuses études, notamment sur le thé, dont il recommande beaucoup la consommation en argumentant que la documentation scientifique disponible suggérait que les polyphénols du thé, les catéchines possèdent une variété d’actions anticancéreuses. Des données sérieuses ont été enregistrées avec l’épice indienne curcuma contenue dans le curry ou encore mieux dans notre fameux «Rass El Hanout». La curcumine, d’après une étude de l’équipe du professeur Aggarwal de l’Anderson cancer center de Houston, serait un puissant antagoniste du NF-kappa B qui protège les cellules cancéreuses contre les mécanismes de défense du corps.

D’autres données ont été obtenues aussi avec les composés sulfurés de l’oignon, de l’ail et des échalotes. Après le thé vert, le soja est peut-être l’aliment pour lequel il y a le plus de données anticancéreuses, et même les bleuets, dont une consommation importante semble protéger contre les tumeurs cérébrales. La liste est longue, dit-il. Nous avons utilisé le thé vert comme fer de lance, mais nous nous intéressons à tout. Cet intérêt s’est traduit récemment dans l’Hôpital John Hopkins (classé 1er aux Etats-Unis pour la 17e année consécutive), par une mise en pratique d’une nouvelle approche du traitement du
cancer : l’approche nutritionnelle.

Le cancer, dans de nombreux cas, est lié à une grande déficience nutritionnelle due à des facteurs génétiques, du milieu ambiant, de l’alimentation et du mode de vie. Le régime anti-cancer consiste en l’introduction dans l’alimentation de suppléments qui sont indispensables pour renforcer le système immunitaire et permettre la destruction des cellules cancéreuses, et la soustraction de certains aliments favorisant le développement des cellules cancéreuses.
Ainsi, selon cette approche :

  • le sucre, mais aussi la farine blanche alimentent les cellules cancéreuses. Ne pas les consommer coupe une alimentation importante aux cellules cancéreuses. Leurs meilleurs substituts pour les cancéreux sont miel d’acacia et pain complet.
  • Le sel, son aspect blanc est obtenu à l’aide d’un additif chimique. Une meilleure alternative pour le sel de table est le sel de mer ou les sels contenus dans les végétaux.
  • Le lait induit la production de mucus, dans le conduit intestinal, dont s’alimentent les cellules cancéreuses. En substituant le lait de soja (un verre par jour) au lait d’origine animale, les cellules du cancer ne s’alimentent plus et meurent. De plus, les laits en poudre que nous consommons proviennent d’élevages industriels nourris au maïs, soja et blé et non aux pâturages. Pire, les vaches sont traitées aux hormones pour augmenter leur production de lait. Le lait qu’elles produisent serait déséquilibré en oméga 3/omega 6 et pollué aux hormones, ce qui constitue des facteurs majeurs d’accélération de croissance des cellules cancéreuses.
  • La viande rouge, produit dans le corps un milieu acide favorable aux cellules cancéreuses. De plus, la viande contient des polluants : antibiotiques, hormones et parasites qui sont très nocifs, spécialement pour les personnes cancéreuses. La protéine de la viande est très difficile à digérer et requiert beaucoup d’enzymes. La viande qui ne se digère pas reste dans les intestins et se putréfie, ce qui entraîne la création de plus de toxines. Remplacer la viande rouge par du poisson est beaucoup plus bénéfique pour les cancéreux, en adoptant un monde de cuisson non incriminé dans la formation des benzo-pyrènes hautement cancérigènes tels grillades et poêle.

Les recommandations de l’hôpital Hopkins des nutriments à inclure dans l’alimentation des cancéreux :

  • a)- un régime de 80% de végétaux frais et jus, céréales, graines, noix, amandes et seulement un peu de fruits mettent le corps dans un milieu ambiant alcalin. On doit consommer seulement 20% de nourriture cuite, incluant les haricots. Les jus de légumes frais provisionnent le corps en co-enzymes qui sont faciles à absorber et arrivent aux cellules 15 minutes après avoir été consommés pour nourrir et aider à former des cellules saines. Pour obtenir des enzymes vivantes qui aident à construire des cellules saines, on doit essayer de boire des jus de légumes et manger beaucoup de légumes frais 2 ou 3 fois par jour, à condition de bien les rincer pour éliminer les traces de pesticides éventuelles.
  • b)- Le thé vert pris régulièrement est anticancéreux, et est une meilleure alternative au café noir, ce dernier selon une étude canadienne récente serait cancérigène.
  • c)- Boire de l’eau purifiée ou filtrée pour éviter les toxines et métaux lourds de l’eau du robinet et ne pas boire l’eau au contact du plastique. Celui-ci contamine dans certaines conditions l’eau avec de la dioxine, un produit hautement cancérigène contenu dans la plupart des matières plastiques.
  • d)- Quelques suppléments aident à reconstruire le système immunitaire (vitamines, minéraux, EPA - huile de poisson) pour aider les cellules à lutter et détruire les cellules cancéreuses. D’autres suppléments comme la vitamine E sont très connus parce qu’ils causent l’apoptose, la méthode normale du corps pour éliminer les cellules inutiles ou défectueuses.
  • e) Le cancer est aussi une maladie du mental, du corps et de l’esprit. Une attitude plus active et positive aidera le malade du cancer à combattre et survivre à cette maladie.

Les traitements hormonaux de substitution, pilules et cancer du sein

En classant, en 2005, la pilule et le traitement hormonal (THS) prescrit presque systématiquement à la ménopause parmi les cancérigènes, le Centre international du cancer (CIRC) a fini par donner raison aux médecins et chercheurs qui avaient dénoncé la mise sous hormones des femmes de la puberté à la ménopause.
A ce titre, dans cette dernière partie de notre exposé, nous allons voir comment la phytothérapie peut être une alternative tout à fait intéressante voire incontournable pour juguler les problèmes de la ménopause et limiter la prise d’hormones de synthèse, et éviter le recours aux traitements hormonaux de substitution et à la pilule. Ainsi, nous entrons de plain-pied dans la lutte contre cette épidémie du cancer du sein.

Dans l’ouvrage de référence de l’association «Au sein des femmes», le Docteur Bérengère Arnal, gynécologue et responsable de l’enseignement de phytothérapie à l’Université de Paris 13, affirme que «la prévention du cancer du sein est à notre portée. Toutes les femmes doivent le savoir», préconisant une approche beaucoup plus naturelle et rationnelle de la prise en charge des problèmes hormonaux de la femme en général, et de la ménopause en particulier, fondé sur une médecine alternative, dont les résultats cliniques sont désormais incontestables.

La phytothérapie clinique et les complémentations alimentaires naturelles offrent aux femmes une alternative médicale naturelle tout à fait capable de prendre en charge les problèmes hormonaux, sans les exposer aux risques des cancers du sein des THS et pilules. En prescrivant ou en dispensant une formule de plantes complète, explique le Dr Arnal, le phytothérapeute peut instaurer un véritable traitement alternatif au THS allopathique, en associant des phyto-œstrogènes (soja, trèfle, saule blanc, kudzu, houblon…) et des phyto-progestagènes (gattilier, alchémille, achillée, mélisse…) dans un souci de se calquer sur le cycle menstruel éventuellement en individualisant la formule adoptée. Celle-ci est efficace dès le premier mois.

Ces formules sont disponibles actuellement sous des formes galéniques modernes aux dosages maîtrisés et administration facile. Cependant, leur prescription, leur «dispensation» ainsi que leur préparation en officine nécessite des connaissances techniques bien établies et doivent par conséquent être faites par des pharmaciens initiés à cette pratique par une formation adéquate.

Par ailleurs, dès la pré-ménopause, une nutrition saine, riche en phytohormones (contenues dans les végétaux), de l’exercice physique régulier, ainsi que la phytothérapie, la sophrologie, l’homéopathie, l’acupuncture, etc. peuvent contribuer d’une manière appréciable à rétablir l’harmonie des autres fonctions. En ce qui concerne l’ostéoporose, contrairement aux protéines animales dont la digestion s’accompagne d’une importante excrétion urinaire de calcium, les protéines végétales ne provoquent qu’une excrétion modérée de calcium, nous expliquent-on dans cet ouvrage, d’où l’intérêt de privilégier des céréales complètes associées à des légumineuses : soja, lentilles, pois chiches, fèves, etc. Afin de préserver le capital osseux sans avoir recours au THS.
Et pour la « pilule » ?

Revenir aux méthodes de contraception naturelle, concluent les auteurs du livre, est une alternative à encourager pour lutter contre l’épidémie du cancer du sein, ces méthodes (Billings, méthode «des jours fixes», méthode «des 2 jours», etc.), même si elles comportent une petite part d’échec (de l’ordre de 4%), ne sont pas assez mises en avant. Une étude y est citée pour étayer leur argumentation portant sur 900 femmes, réalisée en Allemagne avec la méthode sympto-thermique, qui a montré qu’elle présente un taux d’échec de 0,4 % seulement.

La pilule est tellement entrée dans les mœurs des couples et offre aux femmes une telle facilité d’administration qu’elles en négligent leurs dangers. L’information en matière de contraception est loin d’être équilibrée, soulignent les auteurs. Surtout en Afrique où on trouve encore, en Algérie ou au Mali par exemple, des dosages aussi élevés qu’ils l’étaient en Europe il y a trente ans ! Même si au passage on omet de souligner que ces pilules ont été fabriquées et importées d’Europe. Enfin, il faut absolument se passer de la pilule à chaque fois qu’une femme a eu un cancer ou est «à risque» personnel ou familial de cancer. Par ailleurs, l’encouragement de ces méthodes de contraception naturelle et de l’allaitement au sein doit faire l’objet d’un programme sanitaire et familial, à l’image de celui du planning familial appliqué brillamment dans les maternités des années durant.

Le sport obligatoire pour les employés ?

On terminera par cette note sportive de l’OMS, qui exhorte les pays à prendre des mesures d’urgence pour prévenir un fléau qui a coûté la vie à 7,6 millions de personnes en 2008. Un terrien sur deux est susceptible d’avoir un cancer dans sa vie, la probabilité augmentant avec l’âge.

En se basant sur une étude qu’elle a effectuée et qui a été confirmée par une autre du Fonds mondial de recherche contre le cancer, Tim Armstrong, du département des maladies chroniques et de Promotion de la santé de l’OMS, a prôné de pratiquer environ 30 minutes d’effort modéré, comme de la marche, cinq jours par semaine.

Pour écarter environ 25 à 30% des cas de cancer du sein et du colon. Cet appel doit impérativement se traduire dans notre politique par l’instauration à caractère obligatoire de la pratique sportive en milieu scolaire et estudiantin, mais aussi dans les administrations et le monde de travail en général.

Référence :

Comment enrayer l’épidémie du cancer du sein ? Pr Henri Joyeux, Dr Bérengère Arnal gynécologue obstétricienne, responsable du phytothérapie de la faculté de médecine de Paris XIII,- «anti-cancer» David Servan-Schreiber, -http://www.who.int/cancer, -www.fao.org

Dr S. Kebour (Pharmacien faculté d’Alger)

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