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Maroc Réforme : Le secteur privé, acteur incontournable dans le système de santé national

26/07/2022 | L'Opinion | Maroc | Lire l'article original

Pour assurer une offre de santé juste et équitable tout en réduisant les disparités territoriales, les secteurs privé et public devront aller de pair, estiment les professionnels.
Le secteur privé de santé, généralement considéré comme le rival du secteur public, a la peau dure. Contre le gré de certains, les efforts en faveur de la généralisation de la couverture sociale ne peuvent ignorer le rôle du secteur privé. Les statistiques parlent d’elles-mêmes.

“Le secteur privé, en général, les cliniques privées, en particulier, représentent un des deux pieds sur lequel repose notre système de santé national depuis l’indépendance de notre pays, avec une offre de soins importante et incontournable qui se développe de façon continue. On dénombre à peu près 14.000 médecins dans le privé, soit la moitié des médecins, environ 400 cliniques, avec une offre de soins de l’ordre d’environ 12.000 lits”, nous rappelle Allal Amraoui, chirurgien et député du Parti de l’Istiqlal à la Chambre des Représentants.

De plus, “plus d’un Marocain sur deux a recours au secteur libéral, c’est dire la fluidité que représente ce secteur qui dispose de 70% des technologies et appareils de soins de santé, dont les scanners, IRM, appareils de radiothérapie. C’est un secteur performant et évolutif”, estime Redouane Semlali, président de l’Association nationale des cliniques privées.

Partenariat public-privé, une stratégie incontournable

S’il n’est pas discutable, le rôle du secteur privé dans la mise en place de la couverture santé mérite d’être encadré, comme le notent nos interlocuteurs, qui estiment que les initiatives privées participent à la refonte du secteur, à condition d’être encadrées par les pouvoirs publics. “Les systèmes de santé mixtes, avec des biens et des services fournis par les secteurs public et privé, devront jouer un rôle important dans ce chantier de refonte en profondeur du système de santé afin d’être au rendez-vous pour la réussite de ce grand projet royal qui est la généralisation de la couverture sociale.

Pour cela, il a besoin du renforcement du cadre réglementaire dans lequel il évolue. Faute de quoi, il fonctionnera mal, au moment même où il accueille plus de 90% des soins des bénéficiaires de l’AMO”, rappelle le député istiqlalien. Pour élever le niveau de l’offre de soins au Maroc, avec une perspective d’une trentaine de millions d’assurés, une mise à niveau aussi bien qualitative que quantitative des cliniques est nécessaire.

Seulement, des contraintes sont là, qu’il va falloir passer en revue. “D’abord, le secteur est lourdement fiscalisé. La taxe sur la valeur ajoutée alourdit l’investissement de 20%. Ce qui se répercute sur le coût des soins. Il y a donc une fiscalité injuste qui ne permet pas d’accélérer la mise en place d’une offre de soins de qualité.

La deuxième contrainte est celle du foncier, qui est rare et coûteux dans les villes marocaines. D’où l’importance des groupements de santé. L’autre facteur qui freine l’investissement dans ce domaine est relatif aux ressources humaines. Il est urgent de mettre en place des réformes de formation dans tous les niveaux des professionnels de Santé à travers des cycles de formation adaptés aux besoins et une motivation de ces ressources humaines avec des rémunérations respectables.

In fine, l’importance de la révision des textes réglementaires et le renforcement du partenariat public-privé ne sont plus à démontrer ”, explique Redouane Semlali. En plus de leur apport au niveau de l’amélioration de l’offre de soins, les cliniques privées participent à l’activité économique du pays et la création de postes d’emploi conséquents. Or, “le gouvernement doit encourager et accompagner l’investissement dans ce secteur”, juge Allal Amraoui, qui constate que l’accès au financement dans ce domaine reste assez lourd avec l’absence de facilitations fiscales, à l’instar d’autres secteurs comme l’enseignement, le tourisme ou l’agriculture.

Sur le plan politique, le gouvernement vise la mise à niveau du système de la santé fait de la mobilisation collective et de la gestion participative des atouts essentiels, et se fixe comme objectifs ultimes la garantie de la dignité et de l’équité dans l’accès aux soins de santé et l’éradication de toute forme de marginalisation.

A plusieurs occasions, le ministre de la Santé et de la Protection Sociale, Khalid Ait Taleb, a souligné que son département accorde un intérêt particulier au renforcement de la complémentarité, de la collaboration et du partenariat entre les secteurs public et libéral, et que cette volonté saura être constamment reflétée dans la préparation, la planification, la mise en oeuvre et l’accompagnement des politiques sanitaires.

Ainsi, la mobilité de ressources médicales entre les deux secteurs, privé et public, est une nécessité. Il existe même de formidables possibilités d’exploiter le système privé pour améliorer l’accès de la population à des produits et à des services de santé de meilleure qualité.

Safaa KSAANI

3 QUESTIONS À JAÂFAR HEIKEL, EXPERT INTERNATIONAL EN MANAGEMENT SANITAIRE

« La surfacturation dans les cliniques privées est un faux débat »

Bien que le service des cliniques privées soit de bien meilleure qualité, il reste moins abordable pour de nombreux patients. Quel commentaire en faites-vous ?
Je pense que le problème de la “surfacturation” est une problématique qui existe mais qui est exagérée parfois dans sa compréhension. Quand on facture une prestation, ça veut dire qu’à la base elle a un coût et on ne peut la facturer que si nous connaissons la marge entre le prix et le coût. Cet exercice n’est pas suffisamment fait dans le contexte marocain. Pour moi, la surfacturation est un faux débat si on ne fait pas d’analyse détaillée des coûts et des tarifs.

Pourtant, la majorité des patients ont recours à une prestation privée…

Quand on analyse la dépense de santé au Royaume sur à peu près les 62 milliards de dhs qui sont dépensés dans le secteur, une partie vient du budget de l’Etat, ce qui correspond aux impôts, aux taxes… mais une grande partie vient de la poche des citoyens, soit 59,7% entre leur contribution directe et leur contribution à l’assurance maladie obligatoire.
On constate que pour les personnes ayant une couverture médicale, cette dépense va essentiellement vers le secteur privé. Pour être concret, quand une personne a une assurance maladie publique comme l’AMO, elle va recourir aux services de santé privés. De la même manière, si nous analysons la dépense de santé pour les maladies chroniques, qui, je le rappelle, sont responsables de 80% des décès au Royaume, la prise en charge de la majorité des dépenses de santé pour les gens ayant une couverture médicale se fait dans le secteur privé.

A quel point cette analyse devrait-elle prendre en considération les spécificités régionales ?

Il faut établir des équilibres budgétaires dans chacune des régions en fonction de l’épidémiologie, de la morbidité, du niveau de pauvreté… et élaborer des coûts et des tarifs pour que les secteurs public et privé y trouvent leur compte et que le citoyen soit bien soigné mais au juste prix, ni trop, ni pas assez.

Recueillis par S. K.

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