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Les professionnels de l'odontologie n'ont que peu
l'occasion ou le temps de réfléchir aux problèmes de l'évolution
de la denture humaine auxquels ils sont confrontés tous les jours.
Cependant à l'occasion d'une banale intervention sur l'un de nos
malade, lequel d'entre nous n'a pas été mis en présence d'une particularité
morphologique et éruptive de la dent de sagesse inférieure et qui
ne correspond en rien aux normes décrites dans les précis de morphologie
et d'anatomie.
En fait, ces variations se rapportent à des notions d'anthropologie
des organes dentaires et maxillaires.
Selon les études du Pr Ben Youssef (2002) qui ont
porté sur 154 cas, 80% des patients opérés pour la 3ème molaire
inférieure présentaient des lésions au niveau de la dent voisine.
Ces lésions étaient, par ordre décroissant de fréquence :
- des caries du collet,
- des rhysalyses,
- des caries radiculaires,
- des délabrements importants,
- des poches parodontales
- et des calcifications canalaires.
Il est à constater que la situation horizontale de la dent de sagesse
inférieure n'était pas la plus incriminée, mais que c'étaient les
3ème molaires dont l'angle corono-mésial est au contact du collet
de la 2ème molaire qui favorisaient plus ces lésions. Par ailleurs
celles inclinées distalement étaient à l'origine des rhyzalyses
des racines distales de la 2ème molaire.
Ainsi, nous devons insister sur l'importance du dépistage et de
la prévention de ces accidents par les moyens radiologiques dont
nous disposons.
En effet, l'indication de l'avulsion prophylactique ou germectomie
de la dent de sagesse inférieure se fonde essentiellement sur la
supposition qu'un problème pathologique interviendra d'une manière
inévitable à un moment ou un autre, au cours de la vie de tout individu.
L'intérêt de l'avulsion prophylactique des 3èmes molaires mandibulaires
a toujours eu pour but de réduire le risque de développer des affections
telles que les infections péricoronaires, l'évolution d'un kyste
dentygère, ou des tumeurs malignes et probablement d'éviter les
complications chirurgicales plus sérieuses avec l'âge sans pour
autant insister sur les lésions de la dent adjacente.
Professeur Nabiha Douki Zbidi - 19 novembre 2003
fethi.zbidi@gnet.tn
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