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Trop souvent sommes nous confrontés dans notre
pratique quotidienne à gérer des urgences endodontiques en un laps
de temps limité et dans des conditions plus ou moins stressante
suite à la faiblesse, douleur, méfiance du patient d’une part et
à la surcharge, fatigue du praticien d'autre part. Aussi convient
il, pour réussir à lever l’urgence, de bien connaître l’origine
de la douleur qui reste confinée aux neurones du ligament parodontal
et du péri apex (mécanisme des nocicepteurs péri apicaux) et la
concentration des médicaments qui s’adaptent à ces tissus.
Alors qu’il est difficile de prédire quels seront
les patients qui auront des douleurs et nécessitent de ce fait un
traitement médicamenteux, il y a certains facteurs prédisposant
qui ont été découverts dans les recherches du Docteur Hargreaves.
Ceux ci incluent :
- Le sexe du patient : 38%
- Une seule séance de traitement endodontique (moins de douleur)
: 33%
- la présence de desmodontite apicale : 31%
- pulpe nécrotique : 25%)
A partir de ces données on peut voir que les patients se présentant
avec des douleurs et un test de percussion positif vont, pour la
plupart, nécessiter une médication post opératoire indépendamment
du traitement. Et ceci doit être anticipé avant de commencer le
traitement.
L’auteur de ces recherches suggère qu’une injection unique d’anesthésique
type marcaîne peut être bénéfique pour les douleurs post opératoires
même après la disparition de l’effet de l’anesthésique. Il y a une
stratégie spécifique à respecter dans le traitement de la douleur
endodontique :
- Le diagnostic : la douleur doit être unilatérale,r eproductible
et ayant les caractéristiques des problèmes causés par les fibres
C. Les douleurs bilatérales ne sont pas endodontiquement reliés.
Le traitement dentaire définitif consistant en l’extraction ou
la pulpotomie, pulpectomie (qui est actuellement l’axotomie),
établissement d’un drainage et un ajustement occlusal.
- Les médicaments : prescrire le médicament approprié. Selon Dr
Hargreaves le niveau le plus efficace de l’ibuprofène semble
être 800 mg et, le si le patient le tolère (pas de problème gastrique,
la combinaison d’un anti inflammatoire non stéroïdien et l’actominophen
s'est révélée aussi efficace ou même meilleure
que les préparations contenant de la codéine. La dexamethazone,
par contre, ne sera prescrite qu’en cas de réchauffement aigu
d’une lésion.
Professeur Nabiha Douki Zbidi - 5 octobre 2004
fethi.zbidi@gnet.tn
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