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Mise au point du mois Juin 2005
Douleurs chez l'enfant

L Hessissen, A Kili, F Msefer Alaoui
Unité d’Hémato-Oncologie Pédiatrique de Rabat
10 juin 2005

Tout comme chez l'adulte, la douleur peut être présente chez l'enfant. Néanmoins, son diagnostic et sa prise en charge sont plus difficiles. La première spécificité de la douleur chez l’enfant est qu’elle est souvent méconnue, négligée.
Longtemps, on a cru que le bébé percevait moins la douleur que l’adulte et cet argument faussement scientifique a conduit des générations de pédiatres a ignorer ce symptôme. Il a été démontré que, dès la naissance l’enfant est susceptible de ressentir la douleur. Il existe, des obligations éthiques et morales à soulager cette douleur.
Actuellement, bien que reconnue, elle reste sous évaluée et l’enfant est sous-analgésié. En effet, il s'agit d'une population d'âge très varié (de la naissance à l’adolescence), dont la compréhension du monde, de la douleur ou de la maladie est différente de la nôtre. Il faudra nous adapter à lui, à ses stades de développement cognitif.
L'évaluation de l'intensité de la douleur est délicate, car l'auto-évaluation n'est fiable qu'après l'âge de 5 ans; des échelles d'hétéro-évaluation existent, différentes selon l'âge de l'enfant et la pathologie concernée.
La symptomatologie est particulière, d'évolution biphasique : « parlante » en situation aiguës et devient rapidement « silencieuse » si la douleur se prolonge.
L’arsenal thérapeutique de la douleur chez l’enfant s’est enrichi de nouveaux produits mais reste insuffisant sur plusieurs niveaux.
Enfin, malgré les progrès actuels, un des plus grands obstacles à la prise en charge de la douleur chez l’enfant reste encore le déni de la douleur de l'enfant, par les soignants mais aussi, paradoxalement, par les parents.

SPECIFICITES DE LA DOULEUR DE L'ENFANT

1- Développement cognitif de l'enfant
Dans l’évaluation de la douleur, il est important de savoir communiquer avec l’enfant, d’où la notion d’âge intellectuel ou âge de développement cognitif. Sa connaissance du monde, sa relation à autrui, sa compréhension de la douleur et de la maladie vont évoluer progressivement jusqu'à ce qu'il atteigne une pensée de type adulte. Selon les stades de Piaget :

  • De la naissance à 2 ans, le bébé va passer par différents stades de développement : stades des réflexes  puis des premières habitudes motrices (sucer le pouce) et, enfin, de l'intelligence sensori-motrice. La douleur va très rapidement envahir l'enfant car il n'a pas la notion du temps, il globalise rapidement et ne se contrôle pas.
  • De 2 à 7 ans, c'est le stade de pensée égocentrique. L'enfant de cet âge a du mal à faire la différence entre ses propres pensées et celles des autres. Il a du mal a localiser la douleur et la maladie est perçue comme un phénomène extérieur. La douleur est vécue comme une punition. L'enfant tient « l'autre » pour responsable de sa douleur. Il ne peut faire un rapprochement entre « traitement » et « soulagement » de la douleur.
  • De 7 à 11 ans, c'est l’âge des opérations logiques. L'enfant commence à se différencier des autres. Il trouve des explications à sa maladie : « j’ai respiré des microbes, j’ai le rhume » . La douleur est perçue comme une expérience physique localisée dans le corps. Le rôle de chaque organe reste confus pour l'enfant. Pour communiquer avec l’enfant, il est important d’expliquer et de schématiser. À cet âge, il faut le rassurer car il a peur : il a acquit le concept de la mort.
  • Après 11 ans, c'est le stade du raisonnement abstrait. La maladie et la douleur peuvent être attribuées, à cet âge, à des causes physiologiques et/ou psychologiques et correspondre à un mauvais fonctionnement d'un organe. L'enfant cherche à être informé sur sa maladie et il faut l'encourager à parler de ses angoisses.

2- Composantes de la douleur
La douleur comporte quatre composantes interactives se modulant réciproquement :

  • une composante sensori-discriminative : elle correspond aux sensations que l'enfant a et peut éventuellement décrire : la localisation de la douleur, sa chronologie, sa qualité (brûlure, piqûre, tiraillements, etc.), son intensité, etc. La description de cette composante passe essentiellement par le langage, que le jeune enfant ne possède pas toujours.
  • une composante affective émotionnelle : elle confère à la douleur sa tonalité désagréable, pénible, l'humeur de l'enfant est modifiée, pouvant atteindre l'anxiété ou la dépression.
  • une composante cognitive : elle reflète ce que l'enfant connaît et comprend de sa douleur ou de sa maladie, la signification qu'elles ont pour lui. Elle intègre donc les projections que l'enfant peut faire sur les traitements et l'évolution de sa maladie.
  • une composante comportementale : elle englobe l'ensemble des manifestations verbales et non verbales de la personne qui souffre.

Les expériences antérieures, l'attitude familiale, celle des soignants, le milieu culturel, les standards sociaux liés à l'âge et au sexe influencent particulièrement ces trois dernières composantes.

3- « Une douleur, plusieurs douleurs »
Selon le mécanisme physiopathologique, on distingue ainsi trois types de douleurs :

  • Douleurs nociceptives : cette forme de douleur est de loin la plus fréquente, liée à une stimulation des nocicepteurs. Elle est en rapport avec un traumatisme externe (coup, chute, brûlure) ou interne (poussée dentaire, fracture, abcès, tumeur). Pour l'enfant « ça fait mal là où c'est malade, un peu, beaucoup, moyen, très fort ». Cette douleur est en rapport avec la cause déclenchant, ce qui représente son caractère logique dans l'organisation du vécu de l'enfant.
    les douleurs d'origine viscérale sont généralement moins bien localisées, profondes, s'accompagnant parfois de nausées et vomissements.
  • Douleurs neuropathiques : elles sont d'origine périphérique ou centrale. Les douleurs neurogènes sont en rapport avec un traumatisme nerveux (section, contusion, étirement). Elles surviennent en général à distance du traumatisme initial, quelques jours à quelques semaines après et donnent des sensations de décharges électriques et/ou de brûlures ou picotements intenses. Cette spécificité descriptive sous-tend une des difficultés importantes avant l'âge de 5 ans où les sensations anormales ne sont pas forcément conçues en terme de douleur car le concept douleur transmis par la mère fait référence aux douleurs nociceptives (douleurs dentaires, abdominales,.... etc.)
  • Douleurs médiées par le sympathique font le plus souvent suite à un petit traumatisme comme une entorse ou une contusion, qui se traduisent avec un délai de plusieurs semaines à plusieurs mois par des douleurs profondes qui tirent, qui serrent, qui râpent. Elles sont associées à des sensations désagréables sur la peau et à des troubles vasomoteurs. Elles augmentent au cours de la journée, disparaissent la nuit, mais peuvent entraîner des handicaps transitoires sévères.

Connaître le mécanisme de la douleur permet de mettre en place, de manière plus adaptée, la thérapeutique associée au traitement étiologique. 

Selon la durée d'évolution, on distingue :

  • Les signes de douleur sont variables selon que celle-ci est aiguë, prolongée ou récurrente.
    La douleur aiguë donne lieu à un cortège de signes émotionnels, l’enfant crie, hurle, pleure, et la non consolabilité est un élément déterminant dans le diagnostic. Les signes émotionnels peuvent s’associer à des signes directs : l’enfant montre où il a mal et très vigilant à ce qu’on ne touche par la zone douloureuse. Il est donc facile de diagnostiquer une douleur aiguë chez l ‘enfant mais le problème reste d’en apprécier l’importance et la réponse à proposer.
  • La notion «temps » n'est pas la même chez l'enfant ; les signes de douleur prolongée apparaissent très rapidement, modifiant les signes comportementaux et verbaux qui sont plus discrets et difficiles à déceler : l'enfant réduit son activité, devient calme, triste, apathique ; on parle alors d'inertie psychomotrice.
  • Enfin, il faut mentionner les douleurs récurrentes (douleurs abdominales, drépanocytaires, migraines et céphalées, etc.) qui se traduisent par une douleur aiguë itérative mais également, après un délai variable, par des signes de douleur prolongée.

Un enfant qui ne joue pas est un enfant qui a potentiellement mal.
Ce n’est pas parce qu’un enfant dit « il n’a pas mal » qu’il n’est pas envahie de douleurs.


ABORD ET EXAMEN DE L'ENFANT DOULOUREUX

Il est fondamental d'établir avec l'enfant une relation thérapeutique de qualité. Pour cela, il est nécessaire d'entrer en contact avec lui et sa famille, sur un mode qui dépend de l'âge et du contexte. Il faut adapter notre langage à son niveau cognitif et lui faire comprendre que nous avons confiance en lui. Il faut l'aider à parler de sa douleur, même s'il ne l'exprime pas spontanément.
Les questions posées à l'enfant doivent être aussi ouvertes que possible, lui permettant une liberté dans le choix de ses réponses. On peut lui demander de comparer sa douleur actuelle à d'autres douleurs qu'il a pu présenter.
Il faut souligner ici deux choses : le déni de la douleur présent à tout âge et l’importance d’obtenir une homéostasie affective avant tout examen clinique.

Chez Le tout petit : nouveau-né, nourrisson d'âge préverbal
L'entretien avec les parents prend ici toute son importance. Ils peuvent décrire « l'histoire » de l'enfant, son tempérament, ses habitudes, sa relation aux autres. Ils nous font part également des modifications qu'ils ont observées.
L'observation est essentielle et permet de rechercher les signes de douleur aiguë :

  • Des modifications des constantes physiologiques
  • Des signes comportementaux, des modifications du visage , des manifestations corporelles.
  • Des troubles du sommeil, de la relation avec les autres
  • Une difficulté, voire une impossibilité à obtenir un réconfort.

Quand la douleur se prolonge, le tableau se modifie d'autant plus rapidement que l'enfant est petit. D'agité, l'enfant devient calme, voire prostré, peu expressif ; sa motricité se réduit, son sommeil est perturbé de même que sa vie relationnelle, avec parfois un refus de tout contact.
Les échelles d'évaluation de l'intensité douloureuse adaptées à cette tranche d'âge font bien sûr appel à une hétéro-évaluation. Elles peuvent se fonder sur l'expression du visage - Neonatal Facial Coding System - ou sur le comportement - échelle (CHEOPS), ou Objective Poin Scale (OPS), souvent utilisées en postopératoire.

Neonatal Facial Coding System
Neonatal Facial Coding System

Chez L’enfant de 2 à 6 ans
Là encore, les parents peuvent raconter l’histoire de l’enfant, parler de sa personnalité, ses goûts, ses éventuelles manières de faire face à la douleur . Leur présence rassure l’enfant et permet l’instauration d’une relation de confiance. Le jeu, l’objet transitionnel facilitent le dialogue.
Lors de douleurs aiguës, on observe des réactions émotionnelles et neurovégétatives et des signes directs de la douleur, spécifiques.
Lorsque la douleur se prolonge, c'est l'inertie psychomotrice qui apparaît.

  • À partir de 3 ans, on cherchera, parfois difficilement, à obtenir une auto-évaluation de la douleur. Afin de s'assurer que l'enfant a bien compris ce qu'on attendait de lui, il est préférable d'utiliser deux échelles différentes d'auto-évaluation (échelle visuelle analogique, algocubes, échelles des visages, etc.) et de confronter les résultats qui doivent être cohérents pour être exploitables.
  • Chez l'enfant plus jeune ou lorsqu'une auto-évaluation n'est pas possible, on sera contraint d'utiliser des échelles d'hétéro-évaluation.

L'enfant de plus de 6 ans
On se rapproche de la situation de l'adulte. La personnalité de l'enfant, le contexte psychologique, les expériences douloureuses, les apprentissages familiaux et culturels, la recherche de contrôle prennent tout leur poids et influencent notoirement le vécu et l'expression de la douleur.
Sauf problème de communication ou de retard mental, l'enfant peut fournir une auto-évaluation de sa douleur. Diverses échelles sont disponibles :

  • Echelle visuelle analogique (EVA)
  • Des dérivés de l'EVA : des échelles numériques, des échelles simples de vocabulaire, des jetons (Poker Chip Tool), des cubes (Algocubes), etc.
  • Les planches de visages
  • Les adjectifs qualificatifs
  • Les méthodes non verbales

L'enfant polyhandicapé
Seule l'hétéro-évaluation est possible et la place des parents et des soignants habituels est ici primordiale.

TRAITEMENT DE LA DOULEUR

1- Bases du traitement
En raison de la complexité de la douleur, la prise en charge de l'enfant doit toujours être globale, physique et psychologique.
Avant de mettre en place un traitement, il faut essayer de faire un diagnostic précis du type de douleur que présente l'enfant et évaluer ses attentes.
Une première évaluation permet de choisir le traitement optimum. Des évaluations ultérieures seront effectuées pour adapter le traitement.
Il faut donner des explications claires à l'enfant et sa famille.

2-Traitement médical
D'une façon générale, la voie orale est à privilégier, les injections intramusculaires à éviter. Il faut également penser à limiter le nombre d'injections.
Le traitement médical fait appel à différents antalgiques : Médicaments antalgiques des paliers I,II et III de l'OMS.

Médicaments antalgiques et analgésiques utilisables en pédiatrie : par âge et par palier
Tableau I. Médicaments antalgiques et analgésiques utilisables en pédiatrie : par âge et par palier. (recommandations ANAES)

Le principal obstacle à la prescription de morphiniques au Maroc est législatif. Les prescriptions se font sur un carnet à souche pour une durée maximale de 7 jours de traitement.
Le morphinique disponible actuellement au Maroc est le MOSCONTIN© sous forme comprimés. Il existe sous forme à libération prolongée mais pas sous forme à action rapide. Il n’existe pas non plus de présentation pédiatrique.
Pour l’administration de morphine, par voie orale en pédiatrie, on utilise le « sirop de morphine » préparé à partir d’ampoules de morphine injectable associée à une solution sucrée. Le sirop ne peut se préparer qu’en milieu hospitalier.

Co-analgésiques
Ils peuvent être associés aux médicaments des trois paliers de l'OMS et seront choisis selon la symptomatologie du patient.

  • Les AINS sont intéressants s'il existe une composante inflammatoire à la douleur.
  • Les antispasmodiques : on peut prescrire par voie buccale, lors de douleurs viscérales spastiques.
  • Les corticoïdes sont peu utilisés de manière prolongée, en dehors de pathologies cancéreuses ou de situations de fin de vie ; mais ils peuvent être d'un grand secours en cas de pathologie de type inflammatoire, en présence d'une contre-indication aux AINS.
  • Les benzodiazépines : sont intéressantes par leurs actions amnésiantes, sédatives, myorelaxantes, anxiolytiques et anti-convulsivantes. Le choix se portera sur le midazolam (Hypnovel) pour la prémédication lors de gestes douloureux.

Anesthésiques locaux
Ils sont sous-employés en pédiatrie en dehors de la crème EMLA, couramment utilisée pour les injections et les prélèvements. Elle réalise une anesthésie sur 3 mm de profondeur au bout de 1 heure et de 5 mm au bout de 2 heures. Son AMM a été étendue au nouveau-né à partir de 37 semaines. Les effets secondaires sont très rares (methémoglobinémie, atteintes cutanées).

MÉOPA (mélange équimolaire d'oxygène et de protoxyde d'azote)
Il est de plus en plus utilisé. C'est un antalgique faible, aux propriétés amnésiantes, anxiolytiques et euphorisantes, particulièrement intéressant pour les gestes douloureux. Cette technique nécessite une inhalation continue, débutée 3 minutes avant le geste et pour une durée totale de 30 minutes au maximum.
Non disponible au Maroc pour le moment.

Sucrose
Glucose ou saccharose sont utilisés en préventif lors des procédures douloureuses chez le prématuré ou le nouveau-né à terme. La dose est de 2 ml de saccharose (à 25 % ou 50 %) ou de 1 ml de glucose (à 30 %) donnée 2 minutes avant le geste douloureux et suivre la succion non nutritive d'une tétine. Le nombre d'utilisations quotidiennes doit cependant être limité selon le contexte.

Médicaments des douleurs neuropathiques
Les antalgiques classiques sont peu efficaces sur ce type de douleur.
Les antidépresseurs tricycliques sont indiqués essentiellement dans les douleurs permanentes, les dysesthésies et l'allodynie. Le Laroxyl est le plus utilisé, à la dose de 0,3 mg à 1 mg/kg/j en une dose unique le soir.
Les onti-épileptiques sont utilisés pour les douleurs paroxystiques, par exemple les décharges électriques. Ils sont rapidement efficaces et doivent être répartis sur la journée avec une dose majorée le soir. Le plus prescrit est le clonazépam (Rivotril) mais ici aussi se pose un problème législatif c’est celui de la prescription sur une ordonnance à souche. Certains utilisent la gabapentine (Neurontin) qui n'a pas encore d'AMM dans cette indication mais semble mieux tolérée.

3- Traitement non médicamenteux
Ce type de prise en charge prend de plus en plus d'importance dans les milieux de la douleur pédiatrique. Différentes méthodes peuvent être proposées, seules ou en association.

Méthodes physiques

  • l'exercice physique, la kinésithérapie, le massage et le toucher permettent de réduire le stress et les contractures, favorisant ainsi la reprise du mouvement et le maintien des amplitudes articulaires
  • l'acupuncture est encore peu utilisée chez l'enfant
  • la neuro-stimulation transcutanée (TENS) est une technique intéressante dans de nombreux types de douleur et facilement acceptée par l'enfant car non invasive ;
  • les traitements locaux tels le chaud et le froid sont facilités par les packs de cryo ou thermothérapie disponibles en pharmacie.

Méthodes cognitivo-comportementales dont la relaxation, le biofeedbock, la distraction, l'imagerie visuelle, l'hypnose. Grâce à son imaginaire, l'enfant adhère plus facilement à ces techniques que l'adulte et peut modifier son vécu douloureux en se concentrant sur un thème de son choix.

Diverses approches non médicamenteuses de la douleur chez lenfant
Tableau II : Diverses approches non médicamenteuses de la douleur chez l’enfant

 

EN CONCLUSION :

Tous les enfants, quelque soit leur âge, leur condition physique ou psychique, peuvent ressentir la douleur. Actuellement il existe une prise de conscience réelle par les praticiens de la nécessité de prendre en charge la douleur de l’enfant. Néanmoins deux obstacles restent à dépasser : l’absence de données objectives sur le perception de la douleur par l’enfant marocain et ses parents et la rigidité de la législation quant à la prescription de morphiniques.

Pour en Savoir plus
1. Evaluation et stratégie de prise en charge de la douleur aiguë en ambulatoire chez l’enfant de 1 mois à 15 ans. www.anaes.fr
2. Fournier-charrière E, Dommergues J. La douleur chez l’enfant : aspects spécifiques. La Revue du Praticien 1994 ; 44 :1925-1931.
3. Hicks CL, Von Baeyer C, Spafford PA, Van Korlaar I, goodenough B. The Faces Pain Scale revised: toward a common metric in pediatric pain measurement. Pain 2001; 93:173-183.
4. Pichard Leandri E. Evaluation de la douleur chez l’enfant. Rev Int Pediatr 1997 ; 28 : 20-25.


L Hessissen, A Kili, F Msefer Alaoui
Unité d’Hémato-Oncologie Pédiatrique de Rabat
10 juin 2005

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