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Professeur Abdelmounaim Aboussad
- 12 octobre 2005
Ils traversent plusieurs pays à pieds, ils supportent
la chaleur du désert, la soif et la faim pour transiter
par le Maroc vers l’europe. Les immigrants clandestins
peuvent utiliser des embarcations de fortune, et essayer tous
les moyens imaginables pour aboutir leur projet. Ce sont des
femmes, des femmes enceintes, des hommes et des mineurs, qui
ont tous comme histoire commune, un passé de misère,
d’exclusion sociale et plusieurs personnes à
charge qui attendent qu’ils réussissent la traversée.
L’évolution très rapide des événements
ces dernières semaines nous attriste du fait de l’ampleur
du phénomène, de la pression qui s’exerce
sur la Maroc par l’Europe et des solutions inadéquates
imaginées pour stopper le phénomène.
Les événements de Ceuta et Melilla qui ont laissés
quelque décès et plusieurs blessés et
la reconduction des candidats à l’immigration
aux frontières sont inacceptables et sont loin des
exigences des droits de l’homme et du respect de la
vie et de la dignité humaine. Le rôle de la presse,
de la société civile, la compréhension
et la tolérance des citoyens marocains et de l’opinion
internationale et leur pression sur les différents
gouvernements intéressés par ce phénomène
a été remarquable et commence à aboutir
à l’amélioration de la prise en charge
des personnes arrêtées. Il s’agit dans
ce cas d’une véritable mobilisation pour la lutte
contre la discrimination, la xénophobie et la responsabilisation
de la communauté internationale pour qu’elle
prenne ses responsabilités face aux inégalités
Nord-Sud.
Professeur Abdelmounaim Aboussad - 12 octobre
2005
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