|
par le professeur Abdelmounaim
Aboussad - Octobre 2003
L'annonce récente du contenu du nouveau
code de la famille et sa soumission prochaine au parlement
a été un grand événement pour les différentes composantes
de la société marocaine.
Malgré les sensibilités politiques, sociales et la position
des différents mouvements qui avaient fait durer la réflexion
autours de la question de la femme et de la famille, la
qualification de dispositions révolutionnaires a été attribuée
à ce nouveau code.
Il s'agit d'un projet d'égalité entre l'homme et la femme,
de protection de l'enfant, de justice sociale, c'est un
projet de promotion du bien être physique, mental et social
au sein de la famille.
Parmi les points apportant un plus dans
les déterminants de la santé, nous retrouvons :
- l'égalité au sein de la famille
- la majorité reconnue de la femme mariée
- la fixation de l'âge au mariage de la femme à 18 ans
(comme pour l'homme)
- la restriction sévère de la polygamie
- la préservation des droits de l'enfant
- la défense du droit à la paternité
Dans l'attente de la mise en œuvre de ce nouveau code de
la famille, d'autres actions méritant d'être renforcées :
- la lutte contre l'analphabétisme,
- l'inaccessibilité aux soins (éloignement, manque de couverture
sociale, non acceptabilité des services etc.)
- l'éducation de la population : droit, citoyenneté, prévention
- la participation des communautés à la résolution de leurs
problèmes : particulièrement en milieu rural
Professeur Abdelmounaim Aboussad, le 31 octobre 2003
|