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La prévention de la maltraitance chez l'enfant connaît beaucoup
d'intérêt depuis quelques mois au niveau national. Des efforts
importants ont été accomplis pour sortir ce phénomène de société
de sa catégorie de tabous.
L'observatoire des droits de l'enfant les cellules de prise
en charge hospitalières des enfants maltraités, les cellules
d'écoute, d'orientation et de soutien créés par des
associations luttent en faveur de la prévention et la diminution
de la souffrance secondaire chez ces petits innocents et vulnérables.
Quelques questions reviennent avec force lors de débats informels
ou de discussions entre professionnels ou citoyens :
- quel est le seuil de tolérance de la maltraitance dans
notre contexte,
- quelle est sa définition par rapport aux degré de nuisance
(la gifle infligée par le père ou l'instituteur est-elle
aussi considérée comme maltraitance ?)
- qu'est elle est la sécurité contre la non utilisation
de cette volonté de punir les maltraitants pour profiter
pour des règlement de compte entre adultes (parents ou voisin
en conflits) ?
- qu'en est - il des conséquences de la précarité sur le
vécu et l'avenir de l'enfant : privation de jeu, analphabétisme,
malnutrition, absence de qualification professionnelle.
? et qui est le responsable : les parents, la société ou
l'état ?
- Est ce que les mesures légales sont suffisantes pour la
prévention et la diminution de l'ampleur de ce phénomène
?
Je pense que nous n'avons fait qu'entamer un processus qui
est au stade de débat, d'appel d'offre (idée, projets) de
recueil d'informations avant de s'attaquer à ce grand problème.
L'enfant marocain dans plusieurs contextes souffre de maltraitance,
exceptionnellement de type agression physique ou sexuelle,
mais surtout de carences affectives, nutritionnelle, éducative
et ludique. Les milieux défavorisés avec la promiscuité, la
mauvaise planification familiale, l'absence de ressources
financières, l'analphabétisme des parents font priver plusieurs
milliers d'enfants de leur enfance.
Le traitement optimal de l'enfant dépend donc de la résolution
des problèmes de développement de la communauté et de l'amélioration
de la qualité de vie de la population.
Marrakech, le 24 septembre 2001
Professeur Abdelmounaim ABOUSSAD
abdelmounaim@santemaghreb.com
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