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La XVIIème Conférence Mondiale de promotion de la santé et
d'éducation pour la santé s'est tenue à Paris du 15 au 20
juillet 2001 sous le thème " La santé : un investissement
pour une société équitable ".
Le programme a été très intéressant et varié et en plus des
différents ateliers et séances de communications orales et
affichées, les séances plénières ont débattu de quatre thèmes
:
- prendre en compte la dimension éthique
- apporter les preuves de l'efficacité de la promotion de
la santé
- témoigner en faveur de la santé
- sceller des partenariats
Ma première constatation en assistant à cette manifestation
est la faiblesse de la participation des représentants des
pays du Maghreb et de l'Afrique alors que c'est dans nos pays
que la promotion de la santé manque d'applications, d'investissements
et les avocats en sa faveur sont peu nombreux.
L'intérêt de ce type de manifestation est de dialoguer à
propos des nouveaux concepts, prendre connaissance de travaux
parfois simples et non coûteux mais à grand service pour des
populations défavorisées.
La rencontre avec des acteurs dans ce domaine permet parfois
de tisser des liens de partenariat et de saisir surtout des
opportunités de collaboration et de subvention dans le cadre
de projets.
L'Afrique en fait n'a pas été tellement absente, mais deux
conférenciers de ce continent ont marqué l'assistance.
La première personnalité est Mme Florence Muli-Musiime du
Kenya qui est intervenu pour plaidoyer en faveur de la cause
féminine et a fait une description poétique mais très réaliste
des représentations de la femme dans la société africaine.
La deuxième personnalité est le Docteur Moncif Marzouki de
la Tunisie et qui a été très attendu pour sa conférence "
Droits de l'homme et santé ".
Ce militant très connu n'a pu assister à cette grande manifestation
à cause de sa privation du droit de quitter son pays par les
autorités tunisiennes et cet incident a été fort critiqué
et a rappelé le besoin en autonomie et en justice pour les
personnes vivant au sein de certaines sociétés non démocratiques.
La conférence mondiale a réuni des acteurs et spécialistes
d'horizons très variés et parlants différentes langues.
Pour assurer le meilleur profit des débats, trois langues
ont été retenues : l'anglais, l'espagnol et le francais.
La traduction simultanée n'a été possible que lors des séances
plénières et pour les ateliers et les séances de communications
orales il faut choisir sa langue.
Les francophones ont eu beaucoup de mal pour trouver une manifestation
en leur langue et si je ne prend que l'exemple des ateliers,
sur les 94 ateliers durant les quatre jours, il n y a eu que
neuf en francais alors que la manifestation se déroulait en
France et organisée par le Comité Francais d'Education pour
la Santé.
Marrakech, le 3 Août 2001
Professeur Abdelmounaim ABOUSSAD
abdelmounaim@santemaghreb.com
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