|
par le professeur Abdelmounaim ABOUSSAD
- Juillet 2001
Le médecin exerçant en milieu ambulatoire dans plusieurs
structures des pays du sud est confronté au nombre important
des patients se présentant à la consultation. Sans vouloir
généraliser, le scénario devenu habituel qui caractérise
le déroulement la consultation est schématisé par une
entrée en contact avec le malade par une anamnèse brève,
un examen physique et la délivrance de l'ordonnance, tout
ceci en un temps presque record.
Plusieurs médecins, et pour un soucis de bonne gestion
du temps, commencent la rédaction de l'ordonnance en écrivant
la date, le nom et prénom dès réception du patient pour
la terminer à la fin de l'examen. Le patient ayant souvent
peur de trop déranger le médecin se contente de cette
demi feuille pour quitter la structure en remerciant tout
le monde.
Les médecins et le personnel de santé en général ont
beaucoup de difficultés pour s'occuper de la maladie dans
sa dimension socio-économique, professionnelle et environnementale
. Le nombre important des déterminants de la sLe médecin
exerçant en milieu ambulatoire dans plusieurs structures
des pays du sud est confronté au nombre important des
patients se présentant à la consultation. Sans vouloir
généraliser, le scénario devenu habituel qui caractérise
le déroulement la consultation est schématisé par une
entrée en contact avec le malade par une anamnèse brève,
un examen physique et la délivrance de l'ordonnance, tout
ceci en un temps presque record.anté d'un individu et
d'une communauté, la complexité du problème de la disponibilité
et de l'accessibilité des services de santé font que dans
l'état actuel des choses, le personnel soignant est obligé
à se contenter de la délivrance de l'ordonnance en matière
de prise en charge du patient ambulatoire.
Quand il le faut bien sur, la composante information
et éducation sur le suivi et la prévention secondaire
fait parti de la prescription. Mais la prise en charge
de la maladie dans son contexte global ne peut être l'affaire
d'une seule personne : le personnel de santé.
Les structures de soins doivent en principe pouvoir prendre
en compte les déterminants du mauvais état de santé =
conditions de bonne santé du citoyen dans leur action
thérapeutique.
Les conditions requises pour cela seraient l'accessibilité
à des soins de qualité avec un nombre de personnel suffisant
par rapport à la population, un réseau de soins pluridisciplinaires
avec facilité de l'information et du retours de la contre
information et une bonne organisation du circuit de référence,
une couverture médicale par un système mutualiste ou d'assurance
efficace et une possibilité d'intervention auprès des
autres secteurs impliqués dans la santé de la population.
Marrakech, le 4 juillet 2001
Professeur Abdelmounaim ABOUSSAD
abdelmounaim@santemaghreb.com
|