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Par le Professeur Abdelmounaim Aboussad
le 25 juin 2006
A l'appel de plusieurs syndicats dont le
syndicat national de l'enseignement supérieur, le syndicat
national des médecins du secteur libéral et les fédérations
nationales de santé, les élections du conseil de l'ordre des
médecins CNOM prévues en juillet 2006 vont être boycottées.
Cela fait déjà dix ans que les membres des bureaux
du conseil n'ont pas été renouvelés (depuis 1996) et le boycott
syndical des nouvelles élections, dénonce l'inertie du conseil
de national de l'ordre, l'absence d'une vraie implication
dans l'organisation de l'exercice du métier tous secteurs
confondus et appelle à la démocratisation dans l'élection
du président.
La solution proposée par les représentants
des médecins est dans le report de ces élections jusqu'à ce
que une nouvelle loi régissant l'organisation du CNOM soit
adoptée. En termes d'objectif final, ce mouvement de protestation
vise la constitution d'un conseil démocratique, représentatif
et doté de pouvoir réel sur l'exercice de la médecine. Si
les revendications syndicales sont légitimes et les buts de
ce mouvement sont logiques, les résultats attendus ne sont
pas pour autant évidents du fait de l'accumulation de beaucoup
de problèmes dans différents secteurs :
- absence d'une répartition cohérente respectant
une carte sanitaire bien établie
- absence de normes de sécurité dans plusieurs
établissements publiques ou privés (liées
à des insuffisances en personnels, en matériel
et équipements, ou en organisations architecturales)
- plusieurs aspects de concurrence non éthiques
entre confrères et d'exercice illégal de la
médecine
- inefficacité des mesures administratives et juridiques
pour faire respecter les réglementations de l'exercice
médical dans les différents secteurs
- la crise de la médecine liée dans le secteur
publique à la dégradation des conditions de
travail (démotivation, démissions du personnel)
et dans le secteur libéral au faible pouvoir d'accès
des populations aux soins spécialisés privés
- la majorité des médecins de tous les secteurs
ne sont pas à jour de leurs cotisations au CNOM et
donc ne peuvent accéder aux élections
- etc, etc...
Dans l'espoir de voir aboutir cette protestation à
un conseil à la hauteur de nos attentes, et pour une
profession qui nous honore tous, restons unis et solidaires.
Par le Professeur Abdelmounaim Aboussad
le 25 juin 2006
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