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En tant que cardiologue, mon premier éditorial s'intéressa
donc à la cardiologie en général et à l'état de celle-ci au
Maroc en particulier.
Notre discipline se distingue par deux principales caractéristiques.
La première étant que les maladies cardio-vasculaires constituent
la première cause de mortalité dans le monde (plus du tiers
de tous les décès); et c'est la maladie coronaire qui vient
en tête. Malgré l'absence de statistique fiables, les pays
africains ne devraient pas échapper cette réalité.
La deuxième particularité étant le coût très élevé des soins
cardiologiques, aussi bien médicaux (long cours) que chirurgicaux.
De ce fait les laboratoires pharmaceutiques portent un intérêt
particulier à notre discipline.
La cardiologie a fait des progrès spectaculaires durant
les deux dernières décennies. Grâce aux nouvelles techniques
d'exploration de plus en plus modernes, la physiologie et
la physiopathologie cardiaques ont été bouleversées. La thérapeutique
cardiologique a suivi cette évolution en développant régulièrement
de nouvelles classes médicamenteuses.
Le fait que les critères de jugement soient le plus souvent
objectifs et quantifiables (nombre de décès, d'infarctus,
d'AVC, de revascularisation.), font de la cardiologie un domaine
idéal pour les essais cliniques modernes de grande.
La maladie coronaire est la première affection traitée dans
la littérature médicale.
Qu'en est-il au Maroc ?
Pendant de longues années et jusqu'au début des années 90,
seul le service de cardiologie du CHU de Rabat, fonctionnant
avec un système payant, était doté d'une structure cardiologique
complète (Salle de cathétérisme, chirurgie à cour ouvert,
explorations non invasives.). Depuis, six autres unités médico-chirurgicales
cardiologiques se sont développées à Rabat et Casablanca.
Malgré cela, de très nombreux décès surviennent quotidiennement
à travers le Maroc par manque de structure dans les autres
régions. Mais c'est surtout l'absence d'assurance maladie
chez la majorité de cette population qui rend les soins cardiologiques
inaccessibles.
Le cardiologue marocain vit quotidiennement la frustration
de voir nombreux de ses patients condamnés à mourir, seulement
par manque de moyens pour subir une chirurgie curatrice. Certaines
associations marocaines luttent quotidiennement et souvent
dans l'anonymat à collecter des fonds afin de sauver quelques
rares "chanceux".
Saluons ici l'exploit que vient dernièrement de réaliser,
lors d'une émission télévisée, l'association "les bonnes oeuvres
du cour" , en collectant près de 25 millions de dirhams, destinés
la construction d'un centre de chirurgie de cardiologie pédiatrique.
Docteur Hassan Mir, le 14 juin 2001
Cardiologue privé à Casablanca et collaborateur de Santemaghreb.com
pour le Maroc. mir@santemaghreb.com
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