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La télémédecine en Algérie : état des lieux et perspectives

Faculté de médecine de Bejaia - 4 et 5 décembre 2015

par Pr. Larbi Abid

Inauguration des journées par le wali de Bejaia

 

La Société Algérienne de Télémédecine & e-Santé (SATeS) nouvellement créée (2015) a organisée, en collaboration avec la faculté de médecine de Béjaia, sa première manifestation scientifique à la faculté de médecine Aboudaou de Béjaia.
Cette manifestation inaugurée par le wali de Bejaia, a vu la présence de deux anciens ministres de la santé (Prs. Zitouni et Mentouri), d’un ancien ministre des MPTIC (Mr. Benhamadi ) et d’enseignants et étudiants de Bejaïa ainsi que d’enseignants venus d’Alger, Annaba, Oran, Tlemcen et Tunisie.

Inauguration des journées par le wali de Bejaia
Inauguration des journées par le wali de Béjaia

L’inauguration de cette manifestation dédiée à la mémoire du Pr. Mustapha Mammeri (trésorier de la SATeS, décédé en novembre dernier) s’est faite dans la soirée du vendredi 4/12/2015.
Après le mot de bienvenue du Wali, le Pr. Zoubir Sari a rendu un hommage au Pr. M. Mammeri et a rappelé son parcours médical et universitaire.
Par la suite le Pr. Zitouni a présenté à l’assistance le Plan Cancer Algérie 2015/2019, ce qui a suscité un débat avec l’assistance, débats qui ont duré jusqu’à 20 heures.

Inauguration des journées par le wali de Bejaia Inauguration des journées par le wali de Bejaia

 

 

Lors de la journée du 05/12/2015, consacrée à la Télémédecine en Algérie : états des lieux et perspectives, seize communications ont été présentées :

  • 1. Un rappel historique de la télémédecine en Algérie par le Pr. Z. Sari ;
  • 2. L’apport du téléphone portable dans l’accès aux soins par le Pr. M. Zeroug ;
  • 3. L’expérience de la direction centrale de l’action sociale et de la Sureté Nationale par le Dr. Ait Iftene ;
  • 4. La plateforme de Télémédecine, un outil pour le désenclavement des zones éloignées, expérience du CDTA) par Mr. I Oudjoudi ;
  • 5. Le dossier médical électronique (expérience du CERIST) par Mr. A. Meziane ;
  • 6. La formation universitaire et télémédecine par l’équipe de Tlemcen (Dr. S. Ziani Cherif) ;
  • 7. La minimisation des erreurs de diagnostic médical par Mr. M.A. Chikh ;
  • 8. L’enseignement à distance : e-Learning par le Pr. Tliba ;
  • 9. La place de la télémédecine en l’accidentologie pédiatrique par l’équipe du Pr. Mentouri du CHU Oran ;
  • 10. Le projet Télémédecine pour les maladies chroniques en pratique médicale ambulatoire par le Pr. Z. Sari ;
  • 11. La chaine de survie et télémédecine par le Pr. M.S. Bouraoui ;
  • 12. L’échographie à distance, une réalité actuelle et un futur prometteur par le Pr. Benameur ;
  • 13. La téléradiologie et la transformation du secteur de la santé par Mme Z. Guerinik, directrice commerciale de General Electric Healthcare ;
  • 14. Les données probantes en téléradiologie par le Dr. N. Hentati de Tunisie ;
  • 15. Les aspects médico-légaux de la télémédecine par le Pr. Belhadj.
Inauguration des journées par le wali de Bejaia
 

La rencontre a été l’occasion pour les praticiens, étudiants et enseignants chercheurs d’échanger, de discuter des voies et moyens pour promouvoir la télémédecine en Algérie, mais aussi plaider pour l’institutionnalisation de cette pratique.

« Au regard de l’immensité de notre territoire, la télémédecine devient une solution et une nécessité pour offrir des soins de qualité, même dans les zones enclavées », a expliqué le secrétaire général de la Société algérienne de télémédecine, le Pr Mohamed Zeroug, en marge de la rencontre. Selon lui, « c’est dans ce but que la Société algérienne de télémédecine et e-santé (SATeS) qui réunit l’ensemble des médecins, chercheurs et autres intervenants dans le domaine de la santé est créée ».

Abondant dans le même sens, l’ancien ministre des TIC, Moussa Benhamadi, présent pour l’occasion, a estimé, pour sa part, qu'« il faut aller vers un cadre légal et obliger les entités médicales à aller vers cette pratique, pour une plus grande équité dans la disponibilité des spécialistes à travers tout le territoire national ». Mettant l’accent sur la formation, il expliquera qu’il est devenu nécessaire d’aller vers une « approche systémique » dans l’usage de la télémédecine.

Lors de la dernière communication le Pr. Belhadj, chef de service de médecine légale au CHU Mustapha a apporté un bémol à l’enthousiasme de l’assistance en précisant que les nouvelles technologies de l’information et des télécommunications permettent d’envisager de nouvelles façons d’exercer la médecine et d’offrir des services médicaux spécialisés dans des régions qui, jusqu’à maintenant, n’ont pu en bénéficier. Mais sur le plan médico-légal il y a nécessité que l’activité de télémédecine soit pérenne, qu’elle ait un ancrage juridique afin d’éviter la survenue d’incidents médico-légaux. L’acte de télémédecine étant un acte médical à part entière, il est soumis aux mêmes règles déontologiques et juridiques relatives à la responsabilité de tout acte médical, à savoir : obligation de moyens, consentement obligatoire, libre et éclairé, information intelligible, loyale et honnête. Pour l’orateur la télémédecine soulève à l’heure actuelle un certain nombre de problèmes juridiques, déontologiques et éthiques qui sont l’absence d’ancrage juridique, la responsabilité médicale (notion de responsabilité de groupe comme en chirurgie), le secret médical, la protection de l’identité du patient, la sécurité du réseau de transmission, l’absence de consensus scientifique à l’échelle nationale...

Conclusion

Cette première journée consacrée à la télémédecine augure d’un avenir pour le développement aussi bien dans la formation du personnel de soins (médecins et paramédicaux) que dans la pratique des soins que ce soit dans le secteur public ou libéral.
La faculté de médecine de Bejaia nous a déjà habitués aux initiatives nouvelles et lors de ces journées une convention a été signée avec 3 facultés de médecine tunisiennes qui ont déjà pris une certaine avance dans le domaine de la télémédecine.
Le 2ème bémol lors de ces journées a été l’absence d’un membre de l’Agence Nationale de Documentation de la Santé (ANDS) du ministère de la santé alors que cette direction est chargée d’un programme de télémédecine. De même, dans le cadre du Programme d’Appui au Secteur de la Santé (PASS) que la CCE a mis en place en Algérie, un projet de télémédecine et de dossier médical informatisé sont en cours de développement. Le Dr. Grim qui représente le ministère de la santé dans ce PASS a brillé par son absence. Que dire également de l’Agence Nationale de la Promotion des parcs Technologique (ANPT) qui a en charge le suivi du projet de réseau pilote de télémédecine Algérie « RT-DZ» reliant 5 CHU du Nord à 12 EPH du Sud. Doit-on nous contenter à chaque fois des démonstrations faites lors des visites ministérielles ?

 

Compte rendu mis en ligne le 16 décembre 2015


 
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