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Symposium franco-algérien sur les nouvelles technologies du numérique pour l’aide au diagnostic et le dépistage des cancers du sein en Algérie - 17 et 18 janvier 2009 - Alger

Hôtel Sheraton d’Alger


Le Pr. Djamel Zighed organisateur du symposium l’hôtel Sheraton d’Alger
Le Pr. Djamel Zighed organisateur du symposium

 

La société FENICS (Lyon, France), en partenariat avec la société DIOMED TEK SYSTEM (Alger) et avec la soutien de la Société Algérienne de Radiologie et d’Imagerie Médicale (SARIM) a organisé les 17 et 18 janvier 2009 à l’hôtel Sheraton d’Alger, un Symposium franco-algérien sur les nouvelles technologies du numérique pour l’aide au diagnostic et le dépistage des cancers du sein en Algérie.
Ce symposium qui a réunit des experts algériens et français avait un double objectif :

  1. Montrer qu’il est possible, grâce aux nouvelles technologies du numérique et de l’aide au diagnostic automatique, de mettre en place en Algérie un programme de dépistage efficient, semblable à ceux des pays avancés dans ce domaine permettant de réduire de manière significative la mortalité par cancer du sein, d’améliorer la qualité de vie des femmes ayant contracté cette maladie et de réduire les coûts supportés par la collectivité pour assurer la prise en charge de cette maladie.
  2. Favoriser l’échange entre les spécialistes des 2 pays et mettre en place une structure franco-algérienne permettant d’identifier le modèle organisationnel nécessaire à la réussite d’un tel projet.

Dans son introduction, le Pr. Zighed rappellera à l’assistance que le cancer du sein est la première cause de mortalité chez les femmes. En Algérie, le nombre de cas recensés est passé de 2 000 à 7 000 par an entre 2003 et 2008, que non détecté à temps, ce cancer tue dans 98% des cas en moins d’une année. En cas de survie, les conséquences sont graves puisqu’il s’agit, malheureusement souvent, d’une mutilation qui affecte de manière quasi irrémédiable la qualité de vie de la femme et de son environnement familial et social.
Pourtant, ce cancer peut être soigné sans mutilation et sans altération de la qualité de vie de la femme s’il est détecté à un stade précoce. De plus, le coût économique supporté est 10 fois moins important que pour un cancer du sein en stade avancé où le coût direct est de l’ordre de 250 000 € (par cas). Ce constat a poussé beaucoup de pays à mettre en place des programmes de dépistage par mammographie qui sont les seuls moyens pour repérer les cancers du sein à un stade soignable.
La mammographie reste cependant un examen difficile à interpréter car même les radiologues spécialisés ne détectent pas certains cancers pourtant présents, et notamment les plus petits d’entre eux qui peuvent être traités. On estime ces derniers entre 20% et 40%. C’est la raison pour laquelle, une deuxième lecture indépendante des mammographies est requise afin de ramener cette fourchette autour de 10% à 20%.
Le dépistage se heurte malheureusement à des difficultés structurelles et organisationnelles. Il faut en effet des structures pour coordonner le dépistage afin de s’assurer de la qualité des examens et du suivi des patientes mais également un nombre suffisant de radiologues spécialisés en mammographie. Or, ce nombre est extrêmement réduit en Algérie et le peu de radiologues spécialisés est concentré dans les grands centres urbains.
La solution qui s’est imposée comme la plus efficace repose sur une introduction des nouvelles technologies du numérique et de l’aide au diagnostic qui permettent, d’une part d’acheminer les mammographies vers les radiologues spécialisés disponibles, et d’autre part, de réduire, grâces aux systèmes automatiques d’aide au diagnostic, le nombre de cancers omis.
Au cours de la 1ère session consacrée à l’Epidémiologie et  aux  l’impacts socio-économiques du cancer du sein dans le monde et en Algérie.

Le Pr. Pr. Alain BREMOND, Oncologue et expert en épidémiologie et en processus de détection du cancer du sein, à l’origine du dépistage du cancer du sein dans le grand Lyon, a présenté un conférence intitulée : Epidémiologie des cancers du sein et rôle du dépistage. Pour le Pr. Bremond, L’épidémiologie descriptive, indispensable à toute réflexion sur le dépistage, varie d’un pays à l’autre et, de plus, évolue avec le temps. Le terme de dépistage lui-même recouvre des modalités différentes qui ont toutes une certaine légitimité scientifique ou organisationnelle. La mise en place d’un dépistage au niveau d’une population pose des problèmes auxquels nous avons été confronté dès 1985 et que nous avons dû surmonter. En particulier, nous avons vite constaté que le dépistage générait de nouvelles contraintes concernant la prise en charge diagnostique et thérapeutique des patientes. Tous ces points seront abordés succinctement au cours de notre introduction et dans les discussions qui suivront.
Une assistante du service d’oncologie médicale du CPMC présentera par la suite un Etat des lieux des cancers du sein en Algérie en 2008. Cette oratrice précisera que l’incidence du cancer du sein en Algérie a été multipliée par 5 en moins de 20 ans. Elle est en 2008 de 50 p.105, ce qui fait de cette localisation cancéreuse, la première en Algérie, avec environ 7 000 nouveaux cas annuels (sur 35 000 nouveaux cas annuels toutes localisations confondues). La mortalité par cancer du sein est d’environ 3 500 cas annuels. Au rythme d’augmentation de cette incidence les taux "occidentaux" (85 à 110 p.105) seront atteints en 2015. A ces données d’incidence et de mortalité s’ajoutent des spécificités épidémiologiques qui donnent le profil suivant : Age moyen au diagnostic 45 ans, 2/3 des patientes en activité génitale au diagnostic, 1/5 de patientes métastatiques (stade IV) au diagnostic, 2/3 de patientes classées stades II et III TNM/UICC au diagnostic, avec des tumeurs de taille moyenne 40 mm, 80 % de patientes opérables nécessiteront une mastectomie, contre 20% seulement pouvant bénéficier d’un traitement conservateur, 10% de formes familiales, moins de 5% de mastites carcinomateuses (T4d), 25% de patientes surexprimant Her2 à 3 + en immunohistochimie, 70% de patientes exprimant les récepteurs hormonaux (ER & PR). Ces paramètres, ainsi que la disponibilité en temps et heure, des moyens de prise en charge thérapeutique sont en prendre en compte pour atteindre l’objectif d’un dépistage de masse organisé du cancer du sein : la réduction de la mortalité par cancer du sein chez les Algériens.

Le Pr. Larbi ABID, chef de service de chirurgie viscérale & oncologique et initiateur du premier registre du cancer en Algérie présentera une communication intitulée : Incidence du dépistage du cancer du sein en Algérie.
Avec 9 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année, le cancer du sein représente près de 50 % des cancers gynécologiques chez la femme en Algérie. Diagnostiqué encore à un stade tardif, la mise en place de programme de dépistage systématique se pose avec acuité.
Il existe à l’heure actuelle une confusion entre dépistage et diagnostic précoce et c’est ainsi que certaines actions ponctuelles de consultations d’oncologie organisées dans des régions déshéritées sont annoncées pompeusement dans les médias comme campagne de dépistage du cancer du sein. On entend par dépistage l'identification, par un test, de sujets atteints d'une affection donnée et qui sont apparemment en bonne santé. Le dépistage n'a pas pour but de poser un diagnostic. Il se différencie en cela du diagnostic précoce. Les sujets qui présentent un test de dépistage positif doivent subir des examens à visée diagnostique.

Évolution de l’incidence du cancer du sein à Alger  (1993-2007)

Evolution de l’incidence du cancer du sein à Alger  (1993-2007)
Taux annuel moyen d’évolution : 3,4 %  
39.4% des cancers féminins
Age médian :   47.5 ans

Au cours de ces 15 dernières années, l’incidence du cancer du sein a été multipliée par 3 à Alger, selon le registre du cancer. Devant cette évolution de l’incidence, le nombre élevé de cas avant 50 ans, un parc de mammographes très faible et l’absence d’imageurs experts, il serait judicieux de commencer un dépistage systématique de masse, dans quelques régions pilotes bien définies en utilisant les nouvelles techniques de dépistage telle que la mammographie numérique avec logiciel de lecture assistée par ordinateur. Mais ce qui est certain, c’est qu’un dépistage systématisé, de masse ne peut débuté dans un pays sans une décision politique prise par les instances en charge de la santé. 
Cette première session se terminera par une 2ème communication du service d’oncologie médicales du CPMC, présenté par le Dr. Assia Moussei et consacrée aux Impacts socio-économiques du cancer du sein en Algérie.

Selon l’oratrice, cette  présentation a deux objectifs : Premièrement, l’évaluation des coûts directs de la prise en charge du cancer du sein en Algérie, dans la vraie vie de nos concitoyen(ne)s malades. Ces coûts concernent aussi bien ceux liés au diagnostic, au bilan d'extension, au bilan pré-thérapeutique, aux différents traitements carcinologiques. Deuxièmement, l’appréciation de l’impact économique amplifié par le retard au diagnostic. Elle comportera entre autre une comparaison entre le coût du dépistage et le traitement curatif à un stade précoce (I & II TNM/UICC) et les coûts des traitements palliatifs à un stade localement avancé (IIIA & IIIB) où métastatique (IV). Nous y démontrons le gain lié au dépistage et au diagnostic précoce, gain financier et surtout moral, permettant de limiter les mutilations (80%) de la mastectomie-curage et son impact sociétal, par rapport au traitement conservateur (20% en Algérie)

 

Pr. A. Bremond
Pr. M. Boubrit
Pr. A.  Bendib
Pr. A. Bremond      Pr. M. Boubrit  Pr. A.  Bendib

Au cours de la 2ème session consacrée au Dépistage des cancers du sein : expériences internationales et perspectives en Algérie.

Le Dr. Alain ISNARD, Médecin Sénologue expert en électroradiologie, membre de la Société Internationale de Sénologie, Médecin coordinateur de l’ARDOC (Association Régionale de Dépistage Organisé des Cancers) et président de Fenics fera le point sur le dépistage organisé en France
Avec plus de 42 000 nouveaux cas de cancer du sein en France, le nombre de cancers du sein a plus que doublé en 20 ans alors que la mortalité est restée sensiblement stable à environ 10 000 décès par an. Ceci provient bien sur des progrès thérapeutiques mais principalement de la découverte de plus en plus précoce de cancer du sein. Le dépistage organisé mis en place en France a été initié par une expérience pilote en 1987 sous l’égide du Dr. Alain BREMOND et s’est généralisé à l’ensemble des départements français en 2003. Il a permis grâce à une mise en place d’un cahier des charges strict, d’une mise à niveau du parc mammographique et à la formation continue, une élévation du niveau moyen des radiologues. La double lecture ne concerne plus maintenant que les ACR 1 et 2, et l’utilisation des consoles numériques n’est pas encore autorisée en France dans le Cadre du dépistage et de la 2ème lecture. Donc beaucoup de bénéfice pour les femmes grâce à la mise en place du dépistage avec une efficacité encore perfectible quand tous les atouts du numérique pourront être utilisés.

M. Emmanuel PAVAGEAU, Ingénieur de l’Ecole Centrale Paris et de l’Université de Berkeley, qui a assuré l’organisation de la campagne de dépistage du cancer en Géorgie,  quant à lui discutera de l’Utilisation du modèle de dépistage européen pour l'organisation d'une campagne de dépistage du cancer du sein
Dédiés au traitement du cancer, les Centres Anti-Cancéreux sont créés en France en 1945. Les actions de prévention font face à la pandémie du cancer du poumon (tabagisme) et des voies digestives (alcoolisme). Différentes études médicales ont conduit à généraliser le dépistage systématique, car un cancer diagnostiqué plus tôt se traite plus facilement. La première priorité vise le cancer du sein. Le dépistage systématique a été lancé dans 10 départements pilotes en 1991, la généralisation est encadrée par la loi de septembre 2006. Nous présenterons le principe de dépistage réglementé par les normes européennes. Nous verrons comment le dépistage s’articule dans le dispositif de santé : gradation de l’offre de soins, accès à l’expertise, trajectoire de soins. Nous présenterons un exemple d’investissement dans le dépistage : le projet BCSC (Breast Cancer Screening Center) en Géorgie. Nous identifierons l’adéquation de la solution au vu du besoin ressenti par la population et les professionnels de santé, les difficultés rencontrées face aux habitudes et aux moyens existants. La présentation sera complétée par l’exemple de déploiement en Egypte.

Le Pr. Salah Eddine BENDIB, chef de service de radiologie du Centre Pierre et Marie Curie à Alger, présentera le Projet de dépistage organisé du cancer du sein dans la Commune de Sidi M’Hamed.
En Algérie, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme et il représente la première cause de mortalité par cancer chez elle. Du fait de son diagnostic tardif, il en résulte souvent un traitement lourd, mutilant et coûteux qui s’accompagne d’un taux de mortalité élevé. Alors que, découvert à un stade précoce, son traitement est plus simple, moins mutilant et non coûteux à la collectivité. L’incidence du cancer du sein reste croissante en Algérie et il n’existe toujours pas de programme de dépistage organisé à l’instar de nos voisins Maghrébins ou Européens. A la faveur du programme de lutte contre le cancer initié par le Ministère de la Santé depuis 2005 (projet d’Institut du cancer à Oran, érections de 12 CAC en plus des 5 existants, équipement en imagerie), il apparaît aujourd’hui cohérent et opportun, voire urgent de mettre en place un programme de dépistage du cancer du sein dans notre pays. C’est dans ce cadre que s’inscrit ce projet de mise en place d’un programme pilote de dépistage organisé du cancer du sein au niveau de la commune de Sidi M’hamed de la wilaya d’Alger (zone pilote). Le centre de dépistage ainsi que la structure de gestion seront implantés au niveau de la clinique Mahieddine ; le centre de relecture des mammographies et prise en charge pluridisciplinaire. Ce dépistage s’adressera aux femmes de 40-69 ans ; le test de dépistage comportera une mammographie + un examen clinique voire une échographie systématique encas de seins denses et sera réalisé tous les 2 ans.
Ce programme est néanmoins de dimension nationale, car il sera suivi par l’élaboration d’une stratégie et d’un cahier des charges en vue de son extension vers d’autres régions du pays dans une première étape, avant sa généralisation progressive à l’ensemble du pays.

Dépliant pour la campagne de dépistage

Dépliant pour la campagne de dépistage

Le Dr. Pierre HAEHNEL, médecin qualifié en radiodiagnostic, radiothérapie et cancérologie, ancien Président de la Société Française de Radiologie et ancien Président de la Société Française de Sénologie et de Pathologie Mammaire et Président de la structure régionale de gestion du dépistage organisé du cancer du sein de la région d’Alsace (ADEMAS) parlera de l’Intérêt de la double lecture en dépistage.

Pourquoi une deuxième lecture ? Le choix fait en France d'organiser le dépistage du cancer du sein en s'appuyant sur les structures publiques et libérales existantes a nécessité la mise en oeuvre d'une deuxième lecture pour deux raisons essentielles : pour s'assurer d'une qualité homogène en imposant des contraintes de plus en plus sévères pour la qualité des clichés (incidences, contraste, flou) ; ainsi que pour permettre une bonne qualité d'interprétation confiée au départ à des médecins experts et qui a permis dans les premières années de rattraper 20% des cancers non vus en première lecture.

Le Pr. Hervé MIGNOTTE, Chirurgien spécialiste des Centres anti-cancéreux et responsable de l’unité de sénologie du Centre Régional de Lutte contre le cancer Léon Bérard de Lyon fera le point sur les Conséquences chirurgicales du dépistage

Pour le chirurgien sénologue, les fondements de la chirurgie du cancer du sein sont le contrôle locorégional de la maladie, c'est-à-dire la prise en charge du sein et du creux axillaire. De plus, les principaux éléments du pronostic qui vont influencer le type de prise en charge sont représentés par la taille tumorale et le statut ganglionnaire axillaire, deux éléments particulièrement concernés par les effets du dépistage. En premier lieu, le sénologue a vu croître le nombre de carcinome in situ. Le deuxième aspect positif du dépistage pour le chirurgien est une augmentation spectaculaire des lésions de petites dimensions, accessibles à un traitement conservateur si la patiente le souhaite. Il est maintenant bien établi que la survie globale est similaire pour des femmes traitées de façon conservatrice ou par mastectomie. Le dépistage du cancer du sein a profondément modifié les caractéristiques des cancers du sein diagnostiqués lors du dépistage et donc sensiblement fait évoluer la prise en charge chirurgicale.

Lors de la 3ème session consacrée au Nouvelles technologies numériques pour l’aide au diagnostic et le dépistage.

Le Pr. Mustapha BOUBRIT, chef de service de radiologie à l’hôpital de Beni Messous a présenté une communication intitulée : Numérisation en mammographie : point de vue du radiologue.
La mammographie est actuellement l’examen de référence pour le dépistage du cancer du sein. Elle nécessite une haute résolution spatiale et une faible dose. En mammographie numérique, le traditionnel couple écran/film est remplacé par un capteur numérique. Qui peut être de trois types : les écrans radio luminescents à mémoire (ERLM), les capteurs numériques plein champ et les systèmes à balayage. Huit années se sont écoulées entre l’introduction des premiers appareils numériques en France et son application dans le cadre du dépistage organisé.
La numérisation offre beaucoup d’avantages : transmission, stockage et logiciels d’aide au diagnostic. Notre objectif c’est d’une part d’exposer les caractéristiques et les performances de l’image numérique par rapport à l’image analogique et si elle est différente y’a-t-il des conséquences sur la lecture des clichés ? D’autre part d’exposer le point de vu du radiologue sur les contraintes du numérique et de débattre de sa place dans le cadre du dépistage en Algérie et par ailleurs.

Le Pr. Abdelkrim BENDIB, chef du service central d'Imagerie Médicale et de Radiologie du CHU Mustapha, présentera l’Intérêt du CAD (Computer-aided Detection) dans le futur dépistage précoce du cancer du sein en Algérie
L'utilisation d'un CAD (système informatique automatique d'aide au diagnostic) pouvant améliorer le taux de détection des cancers du sein, le futur dépistage précoce en Algérie se doit d'en bénéficier. Le CAD (Computer-aided Detection) en corrigeant les erreurs de détection, peut-être considéré comme un complément précieux du médecin radiologue. Les médecins radiologues experts doivent porter leur choix sur des CAD composés d'algorithmes les plus performants notamment dans la détection des masses et réalisant un taux de faux positifs le plus faible possible. C'est pour cela que l'utilisation du CAD en routine doit être précisée et qu'une formation des utilisateurs doit être rapidement initiée. En plus des mammographes numériques plein champ, les mammographes analogiques avec CR (Computer Radiology) à résolution mammographique répondant aux normes assurance-qualité peuvent recevoir un CAD élaboré de la nouvelle génération. Le succès et l'efficacité du dépistage précoce du cancer du sein en Algérie dépendent également de l'établissement d'un véritable réseau de circulation des images mammographiques.

Dr. P. Haehnel
Dr. J. Clech
Dr. G. Peters
Dr. P. Haehnel
     Dr. J. Clech  Dr. G. Peters

 Le Dr. Jérémy CLECH, docteur en sciences et Directeur Général de FENICS présentera : Les coûts de la numérisation en dépistage
L'intérêt médical des campagnes de dépistage du cancer du sein a été clairement démontré par les études rétrospectives des pays ayant mis en oeuvre cette politique. Les nouvelles technologies numériques apportent leur lot d’améliorations tant au niveau de la qualité du diagnostic que dans la maîtrise de l’information pour le bénéfice des patients et des médecins. L’acquisition de ces logiciels et matériels nécessite naturellement des investissements mais ils apportent également des avantages organisationnels majeurs notamment au niveau de la transmission, de l’analyse et du stockage ainsi que des économies de temps. Au final, ces nouvelles technologies appliquées à un programme national de dépistage participent à une meilleure qualité de dépistage tout en diminuant globalement les coûts.

Le Dr. Gero PETERS, docteur en traitement d’images de l’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications de Paris et Directeur Commercial, responsable des activités commerciales et marketing de FENICS, présentera la Technologie FENICS pour le dépistage et le diagnostic des cancers du sein. La fiabilité et la rapidité sont les éléments clés d’un dépistage généralisé efficace. Or, les formes multiples du cancer de sein et la nécessité d’identifier les tumeurs les plus petites le plus précocement possible rendent nécessaires des systèmes de double lecture. Pour assurer une lutte efficace contre cette maladie il est nécessaire, non seulement de gérer une masse extrêmement volumineuse de données mais également de proposer aux radiologues des Systèmes d’Aide au Diagnostic leur permettant de faire face à cette volumétrie et d’augmenter leur efficacité. Nous allons présenter les solutions proposées par FENICS pour la gestion du flux de dépistage, le diagnostic sur console ainsi que le Système d’Aide au Diagnostic dans le cadre de la mammographie.

Pr. H Mignotte
M. E. Pavageau
Pr.  A. Isnard
Pr. H Mignotte
     M. E. Pavageau  Pr.  A. Isnard

Cette première journée se terminera par une table ronde animée par le Pr. Ahmed BENDIB et M. Emmanuel PAVAGEAU, sur les apports des nouvelles technologies numériques pour le dépistage et le diagnostic des cancers du sein en Algérie.

Participants au symposium au cours de la 1ère journée
Participants au symposium au cours de la 1ère journée
Participants au symposium au cours de la 1ère journée

La 2ème journée sera consacrée aux Apports des nouvelles technologies pour le dépistage et le diagnostic des cancers du sein en Algérie.
Le Pr. Bruno BOYER, Professeur agrégé du Val de Grâce à Paris, ancien chef de service de radiologie, Membre du bureau de la SOFMIS 2009 insistera sur : Les apports de l’aide au diagnostic des cancers du sein.

Le dépistage organisé du cancer du sein fait appel à une double lecture, la deuxième lecture pouvant détecter 7 à 15% de cancers non vus en première lecture. Cependant, l’organisation de la deuxième lecture est difficile, coûteuse et retarde le traitement des dossiers. Elle peut être remplacée par une aide au premier lecteur apportée par les logiciels d’aide à la détection (systèmes CAD). Nous montrerons dans cette présentation comment fonctionnent les CAD, leurs performances, l’offre du marché et nous discuterons de leur place dans le dépistage organisé du cancer du sein.

Image prise pour une ADP alors qu’il s’agit d’un cancer

Image prise pour une ADP alors qu’il s’agit d’un cancer

 

Lecteur concentré sur la lésion à droite alors qu’il y avait une 2ème lésion sur le sein gauche

Lecteur concentré sur la lésion à droite
alors qu’il y avait une 2ème lésion sur le sein gauche

Le Pr. Djamel Abdelkader ZIGHED, de l’université de Lyon II, fondateur du laboratoire ERIC et directeur depuis 1995, Fondateur et Président de l’Association Francophone pour l’Extraction et la Gestion des Connaissances, membre des comités scientifique et stratégique de FENICS présentera : Les méthodologies de l’aide au diagnostic

Tous les radiologues reconnaissent la difficulté de l’examen mammographique qui s’accroît encore par le type de tissus du sein examiné, les conditions de réalisation, le nombre de clichés disponibles, les facteurs humains, les interférences extérieures qui peuvent distraire le radiologue même une fraction de seconde, etc. Les radiologues spécialistes détectent autour de 70% des cas de cancers. La massification du dépistage, la diminution du nombre de radiologues spécialistes et les exigences de qualité en matière de santé publique rendent indispensable le recours à des technologies capables d’aider les radiologues à traiter plus de cas tout en améliorant les performances en matière de détection. Les Systèmes d’Aide au Diagnostic (SAD) par ordinateur répondent à ce  besoin car ils permettent d’ores et déjà à un radiologue - même débutant - d’atteindre les performances de la double lecture par des spécialistes. Ce papier se propose d’exposer de manière synthétique les technologies informatiques mises en oeuvre pour réaliser des SAD.

M. Bachir BOUADJENEK, Ingénieur en, Expert Senior de la commission Européenne en Algérie et  Directeur Général de DIOMED TEK SYSTEMS : La téléradiologie, quelles solutions pour l’Algérie ?

La téléradiologie est caractérisée par la transmission d’images entre deux sites distants dans un but d’interprétation et de consultation. Par ailleurs elle répond à des besoins médicaux clairement identifiés dans trois contextes : la téléconsultation dans le cadre des urgences médicales : la transmission de radiographies a été utilisée pour la prise en charge des urgences neurochirurgicales, traumatologiques ou chirurgicales. Elle permettrait d’éviter des transferts inutiles et/ou potentiellement dangereux et d’améliorer la prise en charge des patients; le télédiagnostic sera réalisé par un radiologue recevant les images et les données cliniques à partir d’une structure médicalisée dépourvue de spécialistes. Le télédiagnostic permettrait d’accélérer la vitesse de réponse du spécialiste et/ou d’éviter le transfert du patient ou le déplacement du radiologue; la télé-expertise permettra au médecin d’obtenir un deuxième avis. La mise en place de toutes solutions de télé radiologie passe essentiellement par l’utilisation d’un support de transmission de données en l’occurrence un réseau public du type NGN « RMS » ou le réseau Internet avec des tunnels VPN hautement sécurisé et une organisation à plusieurs scénarii.

La Schéma téléradiologie

 

 

Pr. B. Boyer
Pr. D Zighed
Mr. B. Bouadjenek
Pr. B. Boyer
     Pr. D Zighed  Mr. B. Bouadjenek

Au terme des conférences, un atelier de lecture en mammographie numérique à l’aide du CAD Fenics, a regroupé plusieurs des experts français ainsi que des radiologues algériens.

Atelier de démonstration du CAD de Fenics Atelier de démonstration du CAD de Fenics
Atelier de démonstration du CAD de Fenics

 

Compte rendu mise en ligne le 30 janvier 2009


 
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