| En réponse à une dégradation
continue des prestations de santé et une situation économique
en pleine transition, en réponse à des performances
insatisfaisantes de l’avis des autorités, de la société
civile et des citoyens qui concordent pour l’essentiel (délais
et qualité de soins, coûts), le secteur de la Santé
prend conscience de la mesure des enjeux et engage une réforme
du système de santé avec comme objectif global l’amélioration
de la prise en charge de la santé des Algériens avec
le moindre coût pour la collectivité nationale.
La présente contribution vise à présenter un
système d’information à l’échelle
nationale (caractère national) intégrant toutes les
composantes de gestion, de soins et de prévention (globalité),
en détaillant ses objectifs, son architecture, ses fonctionnalités,
ses conditions de réussite, ses contraintes, son coût,
sa sécurité et sa mise en oeuvre, et rendre compte
du rôle stratégique que peut jouer la mise en place
de ce système dans la conduite de cette réforme.
Dans le secteur de la Santé on manipule un volume très
important d’informations, des informations concernant les
structures, les ressources humaines, les équipements, les
activités et surtout les patients où on dénombre
des dizaines de milliers d’admissions par an selon les établissements.
Toutes ces informations ne sont qu’imparfaitement exploitées,
notamment en raison d’une trop lente mise à disposition
et d’une interprétation souvent lacunaire. Et l’exploitation
à bon escient de toute cette masse d’informations complexes,
lourdes à gérer et coûteuses à exploiter,
nécessite la conception et l’installation d’un
système d’information global à l’échelle
nationale.
Ce système, véritable système nerveux, est
l’ensemble des moyens humains, matériels et des méthodes
se rapportant à la collecte, la mémorisation, le traitement
et la restitution de ces différentes formes d’informations
pour la prise de décision, tant dans le domaine de la gestion
et la planification que dans le domaine des soins.
Or, quand on parle de système d’information, qui est
une réalité intrinsèque à toute organisation,
indépendante de toute informatisation, on pense directement
à l’utilisation des technologies de l’information
et de la communication (ordinateurs, réseaux et Internet).
Surtout avec les progrès considérables réalisés
en matière d’informatique et la diminution des coûts
des équipements informatiques.
En plus d’être un puissant outil d’aide à
la décision en permettant le regroupement des données
dans le but de permettre une meilleure connaissance de l’activité
sanitaire et des besoins de santé de la population et de
fournir les bons indicateurs de pilotage, le système
d’information national de santé aura pour objectifs
:
- Créer un environnement logiciel et matériel
pour recueillir, stocker, traiter, restituer et communiquer l’information
sanitaire pour faciliter la gestion, l’évaluation
et la planification.
- Créer une architecture de communications
entre les différents échelons de la pyramide sanitaire
par l’information et la rétro-information et un système
de gestion des données sur la santé publique.
- Communiquer l’information fiable, nécessaire
et au temps voulu aux soignants, gestionnaires, aux pouvoirs publics
et autres intervenants dans le domaine de la santé pour
l’aide à la décision.
- Normaliser la gestion des données de santé
publique de façon à ce que les professionnels
de santé et les décideurs puissent avoir accès
à des renseignements cruciaux en matière de santé
publique, et ce, aux niveaux local (établissement), «wilaya»,
régional et national.
- Obtenir une analyse descriptive périodique de
la population en collectant des informations dans chaque
service hospitalier et unité de soins.
- Promouvoir des actions de recherche en mettant
à la disposition des équipes de recherche des informations
fiables, comparatives et complètes.
Ce système, destiné tout particulièrement
aux responsables et professionnels de la santé publique,
s’articulera sur trois niveaux :
1 - Le niveau opérant :
C’est le niveau de base, qui correspond aux actuels établissements
de santé (CHU, EHS et Secteurs sanitaires). C’est
le principal producteur des données pour l’ensemble
du système. Il permet le rassemblement et la compilation
systématiques des données tirées des activités
normales et quotidiennes des professionnels (gestionnaires et
soignants) de la santé publique et de l’environnement
extérieur de l’établissement. Il offre des
renseignements-clés en matière de santé publique
et ressources engagées aux décideurs et utilise
des données opérationnelles de l’ensemble
du processus, soit de l’entrée initiale d’une
personne dans le système de santé publique jusqu’à
l’utilisation des renseignements pour générer
des rapports valables, uniformes et opportuns.
Il permet aussi aux établissements de s’adapter à
leur environnement en redéployant leurs ressources pour
mieux répondre aux objectifs.
On trouve, à ce niveau, toutes les applications propres
à un établissement de santé telles la gestion
des ressources humaines, des structures, des finances, des équipements,
des médicaments, des admissions, des activités de
santé... etc.
Une fois ces données collectées, elles sont contrôlées,
validées et enregistrées dans «l’entrepôt
des données de l’établissement». Puis,
un fichier de données est extrait pour être transmis
respectivement à la DSP et au ministère.
2 - Le niveau directeur :
Ce niveau correspond à la direction de la Santé
et de la Population (DSP), et éventuellement à la
région sanitaire (si elle est adoptée). Il reçoit
périodiquement et exceptionnellement les fichiers des données
de tous les établissements de la wilaya concernée.
Ces fichiers seront contrôlés, validés et
enregistrés automatiquement dans «l’entrepôt
des données de la wilaya». En fournissant des informations
fiables et actualisées aux responsables de ce niveau, le
système constituera une aide certaine dans leurs tâches
de contrôle, d’orientation et de prise de décision.
3 - Le niveau stratégique :
Ce niveau, qui correspond à la tutelle (ministère
de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière),
reçoit périodiquement et exceptionnellement les
fichiers des données de tous les établissements
du pays pour constituer un «entrepôt de données
national». Ces données serviront aux différents
responsables comme moyen pour connaître l’état
de santé de la population et d’outil d’aide
à la décision pour planifier, pour gérer
ou pour maîtriser les dépenses.
Pour remplir pleinement son rôle d’aide à la
décision, de description de l’état de santé
de la population et d’évaluation du fonctionnement
du système de santé, et connaissant la variété
de ses futurs utilisateurs, le système d’information
national de santé doit avoir les caractéristiques
suivantes :
- Ouverture : L’environnement du système
est constitué des utilisateurs. L’ouverture sur son
environnement est considérée sous deux aspects :
- La possibilité offerte à tout utilisateur
autorisé à consulter les données qui
l’intéressent.
- La répartition des données échangées
dans le système sur des systèmes d’information
appartenant à des établissements différents.
- Facilité d’usage : Ce système
doit être conçu pour permettre à tout utilisateur,
ayant un minimum de notions en informatique, d’apprendre
facilement le fonctionnement du système et de l’utiliser
efficacement.
- Exhaustivité : Le système
couvre toutes les fonctions jugées indispensables des activités
de santé publique.
- Extensibilité : De nouvelles fonctions
peuvent être ajoutées, sans investissement majeur,
au système.
- Modularité : Tel que décrit
précédemment, le système est organisé
en trois niveaux.
- Intégration : Les différents
composants (niveaux) du système forment, du point de vue
de l’utilisateur, un tout cohérent. Cette intégration
n’est pas réalisée uniquement au niveau technique
mais elle se situe plutôt au niveau conceptuel et concerne
les aspects suivants :
- La présentation: une interface homogène pour
tous les niveaux.
- Les données: les utilisateurs ont la vision d’une
base de données unique malgré la distribution
entre niveaux.
- La communication: les transferts de données entre
niveaux sont standardisés.
- Maintenabilité : Le système
doit être facilement corrigé, adapté et/ou
amélioré. Cette maintenabilité couvre aussi
bien les changements de son environnement que la détection
et la correction des anomalies constatées.
- Fiabilité : Le système doit
être conçu de telle façon à pouvoir
exécuter toutes les fonctions requises tout le temps. Des
procédures de reconstitution doivent être prévues
pour permettre un pourcentage de temps de fonctionnement correct
le plus élevé possible.
Aucun système d’information n’est complet, performant,
efficace, pérenne et valide sans rétro-information
(feed-back). La rétro-information (feed-back) permet au système
d’information de fournir des informations plus complètes,
précises et au moment opportun pour la prise de décision.
Cette rétro-information consiste en un continuel questionnement
sur la conduite du système. A mesure que le système
évolue, on doit revoir les indicateurs opérationnels
ou de performances et changer les outils de collecte des données
tout en s’assurant que la collecte de chaque information est
justifiée, et que chacune de ces informations est fiable,
à jour et exacte.
Comme mentionné précédemment, on aura à
chaque niveau «un entrepôt de données»
qui constituera une mine d’informations dont on peut extraire
des milliers d’informations, de statistiques, de graphiques
reflétant l’état de santé, les motifs
du recours au système de santé de la population, les
structures, les ressources engagées, et autres, du territoire
associé au niveau.
A chaque niveau (établissement, wilaya, région, tutelle)
on peut extraire un nombre illimité d’informations,
associé à sa territorialité.
Ainsi, on peut citer, à titre d’exemple, les informations
suivantes:
- Causes d’hospitalisation ou de décès d’une
population donnée dans le temps et/ou l’espace.
- Les structures les plus performantes.
- Les différents indicateurs et ratios de gestion.
Toutes ces informations doivent avoir les caractéristiques
suivantes:
- Multicritères: les états, statistiques ou graphiques
sont personnalisés et dépendent des critères
définis par l’utilisateur.
- Descendantes: à chaque niveau, l’utilisateur peut
consulter les informations de son «niveau» et toutes
les informations consultables à un niveau inférieur.
- Multisorties: les informations sorties du système peuvent
être sous forme d’états, de rapports ou graphiques.
Elles peuvent être consultées sur écran, imprimées
sur papier, exportées vers d’autres formats (Word,
Excel, HTML,... etc.) ou envoyées directement par e-mail
ou télécopie (fax).
C’est le ministère chargé de la Santé
qui doit coordonner la maintenance et l’expansion du système
et la mise à jour régulière des informations
provenant des établissements. Il doit, en outre, déterminer
pour chaque niveau les utilisateurs potentiels du système.
Toutefois, les principaux bénéficiaires et utilisateurs
de ce système d’informations peuvent être :
- Les services du ministère chargé de la santé
pour la conception et le pilotage des politiques de santé
publique.
- Les autorités locales de la santé publique.
- Les établissements de santé publique.
- Les professionnels de santé.
- Les équipes de recherche en médecine et santé
publique.
- Les collectivités locales.
Ainsi présenté, plusieurs conditions doivent
être réunies pour assurer la réussite du système
tant au niveau de la tutelle qu’au niveau régional
ou local.
Au niveau de la tutelle:
- La mise en place du système doit être inscrite
parmi les priorités de la réforme hospitalière.
- La sensibilisation des responsables au rôle
du système d’information dans leurs stratégies.
- L’adoption et la vulgarisation d’un nouveau
schéma organisationnel, de nouvelles méthodes et
de nouveaux supports d’information.
- La création d’une structure organique
ayant pour mission de mettre en oeuvre le système.
- L’organisation périodique de séminaires
d’information et de formation pour l’enrichissement
du système.
Au niveau local:
- L’adhésion et la participation collective
et significative de toutes les personnes concernées.
- La responsabilisation de ces personnes sur
la qualité des données.
- L’information et la formation
sur l’importance du système.
Lors de son exploitation, le système peut être confronté
à plusieurs contraintes et problèmes qui peuvent dérégler
sa bonne tenue ou retarder sa mise à jour.
Dans ce cas une bonne information du personnel arrive, en général,
au bout des réticences et permet d’avoir une franche
et bonne collaboration.
Ces problèmes peuvent être:
- Insuffisance de personnel qualifié au niveau de la collecte
et de la transmission des données.
- Collecte de données: cette étape est l’une
des plus difficiles de tout le processus à cause des différents
problèmes auxquels l’on peut être confronté
sur le terrain, tels que le manque de temps pour collecter les
données et le manque de vision du personnel qui ne comprend
pas ce que l’on veut faire de toutes ces données
et refuse de les fournir.
- Retard de transmission de données.
- La non-exploitation par les gestionnaires et les décideurs
des différentes informations tirées du système,
ce qui démotive le personnel.
La mise en place et le fonctionnement du Système d’Information
National de Santé nécessite un investissement significatif
tant en ressources humaines qu’en équipements informatiques
et outils de communication. Cet investissement devrait être
partagé entre les différents établissements,
les DSP et la tutelle.
Le coût d’un système d’information est
supérieur au coût de l’informatique parce qu’il
comprend d’autres postes :
- les coûts d’analyse du système d’information,
- les coûts d’investissements en matériels
et logiciels,
- les coûts de formation à l’utilisation des
différentes catégories de personnels,
- les coûts d’exploitation du système (maintenance
matérielle et logicielle),
- les coûts liés à la réorganisation
éventuelle de tout le circuit d’information actuel
qui peut être induite par, et/ou associée à
la mise en place du système.
On peut connaître les coûts immédiatement imputables
à l’informatique: achats de matériel, consommables,...
etc. Par contre, on mesure moins bien (ou pas du tout) les dépenses
nécessaires à la mise en oeuvre du système
d’information, mais non directement imputables à l’informatique:
formation, déploiement, conduite de changement.
En général, le coût total d’un système
d’information (qui tient compte des dépenses ultérieures
d’exploitation et de maintenance actualisées) peut
être estimé à cinq fois le coût d’investissement
informatique.
Il est difficile d’évaluer la rentabilité du
système d’information car ce qu’il produit est
impossible à quantifier. Toutefois, les bénéfices
peuvent être de nature organisationnelle (disponibilité
d’indicateurs afin d’orienter la stratégie) ou
sanitaire (amélioration de la prise en charge sanitaire).
Toute organisation utilisant des moyens informatiques et de communication
pour traiter, stocker et échanger des informations, dépend
peu ou prou de l’intégrité de ces données
informatiques.
La sécurité du système d’information
concerne les ruptures potentielles de ce système dans le
fonctionnement de l’organisation utilisatrice.
Ces ruptures sont provoquées par :
- des phénomènes naturels,
- des accidents,
- des erreurs d’utilisation ou de manipulation de données
ou de ressources physiques,
- des malveillances.
Etant donné l’importance du système d’information
national de santé, il est primordial de prendre toutes les
dispositions nécessaires pour réduire au maximum les
risques technologiques et informationnels afin d’assurer son
utilisation à un niveau acceptable, c’est-à-dire
:
- Rendre disponibles les ressources physiques et les services
pour répondre aux besoins par des procédures adéquates
de sauvegarde, de reprise et d’exploitation.
- Préserver la confidentialité et l’intégrité
des données stockées par des processus de contrôle
d’accès, de contrôle d’erreurs et de
cohérence.
- Assurer les conditions de performance à son fonctionnement
de façon continue, durable, fiable, conviviale et sûre.
Ces dispositions doivent toucher les aspects suivants : la sécurité
physique, la sécurité d’exploitation et la sécurité
logique.
Nous considérons sept étapes pour la mise
en place du système d’information national
de santé :
1) La phase présentation du système
:
Elle consiste en la présentation du système, en
détaillant ses objectifs, son architecture, ses fonctionnalités,
son coût,... etc. Cette présentation doit :
- donner la garantie de répondre en tout ou partie aux
besoins réels des utilisateurs, et non à des besoins
imaginaires;
- éviter de répondre «technologie»
à des utilisateurs concernés par les «fonctionnalités»;
- rassurer les utilisateurs sur la cohérence d’ensemble
du système, et d’affirmer que les ressources (données,
informations) existent au sein du système et que les
résultats attendus sont bien fournis à l’issue
des différents processus;
- insister sur l’importance cruciale de la communication
entre les différents niveaux du système.
2) La phase d’acceptation institutionnelle
:
Cette phase correspond à la prise de décision par
la tutelle : décision de lancer la mise en place du Système
d’Information National de Santé. Ceci doit se faire
indépendamment de toute contrainte matérielle, technologique
ou financière, étant convaincu que ce système
est l’un des meilleurs moyens de sa politique.
3) La phase d’adaptation de l’existant
:
Les établissements de santé sont dotés,
à des degrés divers, de logiciels plus ou moins
performants. Ces logiciels sont, en général, hétérogènes
et peu communicants, développés sous des langages
différents, d’où un problème d’intégration.
Ainsi, on trouve pêle-mêle des logiciels développés
localement, des logiciels achetés et des logiciels fournis
par le ministère chargé de la Santé.
Cette phase consiste à adapter les logiciels existants,
pour qu’ils puissent alimenter le système, en élaborant
un cahier des charges pour chaque application définissant
les normes et les spécifications à respecter et
en créant des interfaces logicielles.
4) La phase de choix de la solution technique
:
Plusieurs solutions techniques peuvent être envisagées.
Mais la plus indiquée est d’avoir un intranet à
chaque niveau. Ainsi, on aura un intranet au niveau du ministère,
un au niveau de chaque DSP et un au niveau de chaque établissement.
Un intranet dans une organisation permet de mettre facilement,
et à faible coût, à la disposition des utilisateurs,
des informations diverses et variées; cela permet d’avoir
un accès sécurisé, centralisé et cohérent
à la mémoire (l’entrepôt de données)
de l’organisation.
5) La phase de sensibilisation des utilisateurs
:
Après identification de tous les utilisateurs potentiels
du système, cette phase consiste à expliquer et
sensibiliser ces utilisateurs aux différentes fonctionnalités
et le rôle que peut jouer dans leur stratégie et
leur prise en décision, tant au niveau de la gestion qu’au
niveau de la qualité de soins.
6) La phase d’équipement et de formation
:
Cette phase consiste à :
- équiper les intervenants du système en équipements
informatiques et de communication;
- former les personnels impliqués sur la nouvelle organisation
à mettre en place.
7) La phase d’évaluation, de restitution
et d’extension :
Il s’agit de procéder à :
- des évaluations internes et externes afin d’améliorer
le système et de le rendre le plus adapté aux
besoins des utilisateurs;
- une restitution sous la forme d’un forum ou atelier
national;
- une réflexion sur les modalités d’extension
du système à d’autres fonctionnalités
ou d’autres utilisateurs.
La mise en place d’un système d’information
de santé national et global présente des avantages
indéniables dans un pays comme l’Algérie.
Il permet un accès facile et ergonomique aux vastes ressources
d’information sur l’activité sanitaire dans le
secteur public, et donner une bonne image du système de santé
national et apporter des éléments de réponse
adéquate aux préoccupations fondamentales des acteurs
de la santé publique (prises de décisions, actions,
élaboration de la planification de la couverture sanitaire,
soins, ...etc.) et à ceux de la recherche. Et ce, en faisant
recours aux méthodes et aux outils technologiques modernes
de gestion de l’information.
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