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Les épilepsies sont des affections chroniques d'étiologies
diverses caractérisées par la répétition de crises résultant d'une
décharge excessive des neurones cérébraux, quelques soient les symptômes
cliniques.
Une crise épileptique unique et les crises épileptiques accidentelles
de même que la répétition de crises épileptiques au cours d'une
affection aiguë n'entrent pas dans le cadre des épilepsies. La démarche
du clinicien a pour objectif la définition précise du syndrome épileptique
dont souffre le malade et qui conditionne le traitement et le pronostic
en s'aidant au besoin d'explorations éléctroencéphalographique ou
neuro-radiologique. Ainsi on pourra, selon la classification internationale
des syndromes épileptiques (1989), identifier celles qui sont partielles
(ou focales et qui peuvent secondairement se généraliser) et celles
qui sont d'emblée généralisées.
Chacun de ces 2 groupes et subdivisé :
- en épilepsies idiopathiques caractérisées par un développement
psycho-moteur et un examen neurologique normaux, l'absence d'anomalie
neuro-radiologique, la prépondérance des facteurs génétiques et
la mise en évidence de crises dont la survenue est liée à l'age.
- en épilepsies symptomatiques où une lésion cérébrale patente
est directement responsable de l'épilepsie.
- en épilepsies cryptogénétiques lorsque la lésion supposée être
responsable de l'épilepsie n'a pas pu être mise en évidence malgré
un tableau clinique différent de celui d'une épilepsie idiopathique.
La prévalence élevée de l'épilepsie, entre 0,9 et 5,7 pour 1000
habitants pour les pays en développement, fait que cette maladie
chronique pose un problème majeur de santé publique. Ceci souligne
d'une part l'importance de sa prise en charge thérapeutique adéquate
et d'autre part la nécessité d'actions préventives.
Sur le plan thérapeutique, il est reconnu que les anti-épileptiques
classiques, bien utilisés dans le cadre avant tout d'une monothérapie,
permettent de contrôler les crises chez près de 70 % des patients
; les nouvelles molécules, plus coûteuses trouvent leur place lorsque
les antiépileptiques classiques ont été inefficaces ou sont mal
supportés ; le traitement chirurgical ne pourra être envisagé qu'après
échec d'un traitement médical bien conduit où la participation du
malade ou de sa famille constitue un élément essentiel. Le praticien
doit donc maîtriser les connaissances pharmacologiques nécessaires
pour conduire ce traitement tout en expliquant au malade les précautions
à prendre et surtout l'intérêt primordial de l'observance.
Au plan préventif, toutes les mesures visant à réduire le nombre
de souffrance fœtale in utéro, à améliorer les conditions de l'accouchement,
à mieux prendre en charge les convulsions fébriles chez les enfants
et à réduire les traumatismes crâniens sont à souligner dans le
cadre de cette prévention.
De plus la mise en évidence par la biologie moléculaire de l'intervention
de facteurs génétiques dans un grand nombre de types d'épilepsies
ouvre la voie à des actions préventives nouvelles où le conseil
génétique à une place privilégiée.
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