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Point de vue

Témoignages autobiographiques
Par Docteur Saddek Jean Masseboeuf

Voici bientôt cinq ans que j’ai entrepris la rédaction de ces « Témoignages ». Dans l’introduction, je fais part de mes refus répétés (pourquoi intervenir au-delà de l’Action ?), puis de mes réticences, et finalement de mon acquiescement à relater ce que j’ai vu, appris et vécu au cours de la Guerre de Libération. J’indique plus loin les raisons de ma décision. C’était, à mes yeux, apporter ma contribution militante à l’élaboration d’une grande fresque historique que d’autres, historiens, sociologues, archivistes qualifiés, auront à charge de composer.

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Système national de santé : une lourde machine qui semble tourner à son propre compte
Par Farouk Zahi

Il n'est jamais agréable pour un ancien commis de l'Etat de mettre à l'index, un service public qu'il a servi la moitié de sa vie durant. Et ce n'est pas faire preuve de félonie lorsque on met à nu, les scories qui le rongent, non pas par manque de moyens, loin s'en faut, mais par l'inconséquence de la personne humaine qu'elle soit de maitrise ou d'exécution. Fierté nationale, jadis, il se prévalait du tryptique et le mot n'est pas fort : globalité, intégration et gratuité. Malheureusement, cette belle œuvre, gagnée par le gigantisme de la pléthore peine à se redresser pour se mettre d'aplomb. Bureaucratisé à l'excès, l'acte de soin primaire en devient une prouesse technique pour ne pas dire politique. La désintégration, hier rampante, est clairement affichée jetant ainsi de pleines cohortes de patients dans les bras d'une médecine libérale goulument avides d'amortissement de l'investissement si ce pas sur les chemins de l'exode tunisien.

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Quelle santé, pour quelle Algérie, quel Algérien ?
Par Docteur Mahmoud El Salah Khaznadar

Cette question ne peut être plus d'actualité qu'elle ne l'est aujourd'hui pour plusieurs raisons dont trois essentielles. En premier lieu la crise économique liée à la chute du prix des hydrocarbures. Ensuite la probable adoption dans un proche avenir de la nouvelle loi sanitaire, projet entamé il y a plus de deux ans, en période de quiétude économique, revu et modifié maintes fois après examen en Conseil des ministres.

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Professeur chef de service, la fin d'un mythe
Par Docteur Mahmoud El Salah Khaznadar

Le grade de professeur en médecine a, en tout lieu et en tout temps, toujours forcé le respect au sein des divers pans d'une société, du plus petit des gouvernés au plus grand des gouvernants. La fonction de chef de service hospitalo-universitaire a toujours joui d'une aura spécifique et particulière lui conférant une reconnaissance de pouvoir éclairé et utile.

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OMD5 et mortalité maternelle : confluence et sommation croisées de toutes les inégalités
Par Ouchtati Mohamed

La mortalité maternelle est un indicateur de la confluence et de la sommation des inégalités sociales qui intéressent la femme. Ils concourent à la transformation d’un événement naturel et heureux en un drame, personnel en premier lieu, puis social par ses répercussions périnatales et familiales.

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Entre crise morale et poids des lobbies, le secteur hospitalo-universitaire s'effondre !
Par Farid Chaoui

Les évènements qui agitent depuis au moins 3 ans le milieu hospitalo-universitaire sont très inquiétants et doivent nous interpeller. J'ai démissionné de mon poste de professeur chef de service hospitalo-universitaire en janvier 1993. Je ne devrais donc pas me sentir concerné par ce débat houleux, largement étalé dans la presse, qui s'est malheureusement imposé entre jeunes loups et « veille garde » hospitalo-universitaire.

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Concours d’accès au résidanat : les spécialités les plus prisées
Par L. Abid

Le nombre de postes de résidanat ouverts dans les différentes spécialités se fait par arrêté du MESRS (après concertation préalable avec le MSPRH pour l’évaluation des besoins). Cet arrêté fixe le nombre de postes ouverts (par discipline) aux épreuves classantes du concours d’accès au résidanat. C’est ainsi que pour l’année universitaire en cours (2015/2016), 1562 postes ont été ouverts à la faculté de médecin d’Alger. Les lauréats de sexe féminin étaient au nombre de 1031 (66%) et ceux de sexe masculin de 531 (34%). 404 candidats (306 femmes et 101 hommes) se sont désistés, laissant ainsi vacants 26 % des postes ouverts. Seuls 1101 candidats (725 de sexe féminin 63% et 430 de sexe masculin 37%) ont donc pris un poste lors du choix.

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Un dépistage du cancer colorectal est-il justifié en Algérie ?
Par L. Abid

Le Cancer ColoRectal (CCR) arrive en 2ème position par ordre de fréquence, après le cancer du sein chez la femme et le cancer du poumon chez l’homme. Le cancer colorectal est encore diagnostiqué à un stade tardif ; tous les thérapeutes qu’ils soient gastro-entérologues, chirurgiens, radiothérapeutes ou oncologues médicaux sont d’accord sur ce constat.

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La production pharmaceutique en Algérie
Zahir SERRAI

Deuxième marché pharmaceutique sur le continent africain après l’Afrique du Sud, avec des ventes annuelles totalisant 3 milliards de dollars, l’Algérie, qui détient des réserves d’hydrocarbures considérables, est particulièrement attrayante pour les groupes pharmaceutiques internationaux.

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Les autorités sont inconscientes des besoins énormes en matière de pédopsychiatrie
Pr Mahmoud Ouled Taleb

En Algérie, un enfant qui naît sur 300 est autiste. C’est devenu un problème de santé publique. Les autorités sont plus que jamais interpellées pour mettre un plan spécial de prise en charge et de suivi pour les autistes. C’est seulement en juin 2017 que la première promotion de médecins spécialistes, pédopsychiatres sera sur le terrain. Comment gérez-vous la demande ?

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Réflexions sur le choix des postes de résidanat à la faculté de médecine d’Alger - Année 2015/2016
Pr. L. Abid

  • 1562 postes de résidanat ont été ouverts pour l’année universitaire 2015/2016.
  • Plus de 400 candidats potentiels ont preféré se désister car la ou les spécialités les interessant ayant été prises.
  • ...

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L’Académie Algérienne des Sciences et des Technologies (ASTA) n’est pas l’Académie de Médecine, ni l’Académie de Chirurgie ni encore l’Agence Thématique de Recherche en Sciences de la Santé (ATRSS)
Pr. L. Abid

Comme il fallait s’y attendre, la publication des résultats des membres sélectionnés pour constituer le noyau fondateur de l’ASTA par un jury international constitué par des académiciens issus d’académies prestigieuses (académies des sciences et de technologies de France, Royal Academy du Royaume Uni, National Academy of Sciences des USA, Deutsche Akademie der Wissenschaften Leopoldina d’Allemagne et la Swedish Academy of Engineering Sciences) a suscité une réaction négative de la part de professeurs de médecine n’ayant pas été retenus par le jury. Lire la suite

La formation médicale postdoctorale est-elle fiable et crédible ?
LARDJANE Dahmane - Conseiller  et concepteur en pédagogie médicale

La formation en résidence de médecine dite aussi formation médicale postdoctorale est l'étape finale de l'enseignement médical avant l’obtention du diplôme d’études médicales spécialisé en sciences de la santé (DEMS). La formation médicale postdoctorale a pour objet le développement et le perfectionnement des compétences du médecin résident afin de lui permettre d'exercer une spécialité médicale en milieu hospitalier. En Algérie, les programmes de formation médicale postdoctorale durent entre quatre et cinq ans. La réussite aux examens finaux, basés sur l’évaluation des connaissances, correspond à l'obtention du DEMS autorisant le médecin spécialiste à exercer la médecine sans supervision d’un supérieur, entamant ainsi une carrière professionnelle ponctuée de perfectionnements ou de développements professionnels continus dits aussi formation médicale continue. Par ailleurs, afin de mieux répondre aux besoins actuels des sociétés en matière de la qualité des soins de santé et de la formation médicale, plusieurs facultés de médecine ailleurs dans le monde entreprennent actuellement de nécessaires réformes de leur curriculum de formation médicale. Lire la suite

Les déserts médicaux ou inégalités territoriales en matière de répartition de l’offre de soins
Pr Abid Larbi

Les algériens ont une perception très pessimiste de l’évolution de leur système de santé. Ils estiment qu’il n’y a pas assez de médecins et que ces derniers sont de plus en plus mal répartis sur le territoire. Selon le ministre de la santé le secteur public compte (en 2015), 40.000 médecins généralistes, 17.000 spécialistes et 120.000 paramédicaux. Même si globalement les indicateurs de santé sont relativement bons, Le pays est cependant confronté à un défi majeur de santé publique lié aux fortes inégalités territoriales en matière de santé des populations et de répartition de l’offre de soins. Il existe, en effet, des zones sous-médicalisées dans lesquelles les citoyens éprouvent des difficultés à accéder aux soins dans des conditions de proximité et de délais satisfaisantes. Lire la suite

Les établissements de santé du secteur libéral en Algérie
Pr Abid Larbi

L’exercice à titre privé des professions de santé a connu un essor considérable depuis la promulgation de la loi 88-15 du 3 mai 1988 modifiant et complétant la loi 85-05 du 16 février 1985 relative à la protection et à la promotion de la santé qui a propulsé l’émergence des établissements de santé privés et a conforté ce secteur par une offre de soins de plus en plus présente sur le plan quantitatif. Des établissements privés existaient : il s’agit d’établissements érigés durant l’ère coloniale, certains intégrés dans la consistance du secteur public. D’autres structures comme les maisons d’accouchement ont été exploitées par des sages-femmes, et ont constitué le patrimoine privé en matière d’établissement de santé. Celles-ci ne disposant pas de bloc opératoire, n’offraient pas toutes les conditions de sécurité pour la prise en charge des accouchées. Elles ont graduellement disparu pour être remplacées par les cliniques médico-chirurgicales dont l’organisation et la mise en fonctionnement étaient déterminées par les dispositions des textes d’application de la loi susmentionnée. Lire la suite

Professeur Kamal Sanhadji : "Un hôpital et une clinique n’ont pas les mêmes finalités"
Auteur : Pr Kamal Sanhadji (Quotidien : le soir d'Algérie) et proposé par le Pr Abid Larbi

"La santé de la population relève de la compétence de l’Etat" affirme le professeur Kamal spécialiste en immunologie au CHU de Lyon en France et directeur de recherches. C'est la conclusion du point de vue qu'il fait paraître ce matin dans Le Soir d'Algérie. Il constate : "L’hôpital public algérien est en «souffrance» depuis des décennies en n’arrivant pas à assurer correctement ses missions de service public". Il pose la priorité nationale : "Il est urgentissime qu’une loi puisse organiser ce secteur public". Il analyse la portée des projets très médiatisés d'hôpitaux privés : "C’est la «discrimination» dans l’accès aux soins qui choque (...). Il serait inconvenant que la seule régulation acceptée soit celle de la main aveugle du marché, où le laisser-faire conduirait à éliminer les plus faibles jusqu’au moment où une crise met tout le monde en position de faiblesse, quoique certains beaucoup plus que d’autres. Et on sera bien loin des principes de la démocratie sanitaire. L’évolution de l’hôpital, grâce à une véritable loi de refonte, ne doit pas privilégier la concurrence entre le secteur public et le secteur privé. Même si la tarification à l’activité est nécessaire et juste, elle doit demeurer progressive et non totale". Lire la suite

33% des insuffisants rénaux exclus de la greffe à cause de la qualité du sang transfusé
Professeur Malika Benhalima. Chef de service d’immunologie à l’hôpital Mustapha d’Alger - 15 juillet 2013

Le professeur Malika Benhalima, chef de service du laboratoire d’immunologie à l’hôpital Mustapha et actrice principale dans la préparation des patients candidats à la greffe d’organes dont le rein, revient dans cet entretien sur les conditions à remplir obligatoirement pour réussir une greffe. Pour cela, des indicateurs précis doivent être respectés. Pour elle, il est nécessaire, outre la prévention de l’immunisation anti-HLA, d’améliorer l’accès à la greffe par l’élimination éventuelle des Acs anti-HLA des receveurs immunisés par des protocoles de désensibilisation. La présence d’un taux très élevé d’Acs anti-HLA rend l’accès à la greffe difficile, voire impossible, du fait du nombre d’Acs interdits. Ce qui explique, en partie, a-t-elle estimé, le nombre réduit de transplantations rénales réalisées en 27 ans dans notre pays. Lire la suite

Le secteur de la santé est atteint d’une maladie nommée hospitalo-centrisme
Pr Mokhtar Hamdi-Cherif. Epidémiologiste

Quelle évaluation faites-vous du système de santé en Algérie, notamment ces dernières années ? Nous avons un excellent système de santé depuis 1962. Nos aînés avaient organisé la médecine dans les maquis. A l’indépendance, ils ont institué le système national de santé publique. Ce système nous a permis de lutter contre des maladies transmissibles et invalidantes et d’être un modèle au plan international, à savoir la lutte contre la tuberculose (dispensaire antituberculeux), la poliomyélite, la rougeole… Lire la suite

La déficience de notre système de santé est à l’origine du taux de survie (des cancers) si bas
Pr Mokhtar Hamdi-Cherif. Epidémiologiste

Créé en 1986, le registre du cancer Sétif est le premier validé par le Centre international de recherche sur le cancer, sous l’égide de l’OMS. Quel est son rôle et son impact ? La disponibilité des données sur le cancer est un élément-clé pour la mise en place d’un programme de lutte contre cette maladie. Ces données ont une immense valeur non seulement pour Sétif, mais pour le pays tout entier. Car elles fournissent des indications fiables sur le profil du cancer, en indiquant les taux d’incidence, de tendance et de survie. Le registre du cancer de Sétif a permis, lors du premier Forum international sur le cancer en 2004, en collaboration avec l’Union internationale de lutte contre le cancer et le Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS, de tirer la sonnette d’alarme. Lire la suite

Opacité chronique dans les départements de pharmacie : bricolage sous forme de réforme
Dr. YAHIA DELLAOUI

Depuis plusieurs années maintenant, la formation de pharmacien traverse une crise qui la fait littéralement vaciller sur ses bases. Évitons de prendre les étudiants en pharmacie en otages, sans chercher à prendre parti pour un camp, les spécialistes du médicament, de la biologie clinique et la chimie thérapeutique pensent qu’il ne sert à rien de se taper les uns sur les autres et appellent à plus de sérénité. Lire la suite

La vaccination antipneumococcique permet de réduire la mortalité
Pr. Jean–Paul Grangaud. (Pédiatre)

A l’occasion de la célébration de la Journée de l’enfant africain, le 16 juin, dédiée cette année aux droits de l’enfant handicapé, avec pour thème : «Le devoir de protéger, de promouvoir et de réaliser», le Pr Jean-Paul Grangaud, pédiatre, revient dans cet entretien sur l’importance de la vaccination d’une manière générale et contre les infections pneumococciques en particulier chez les enfants de moins de cinq ans. Un acte de prévention contre ces maladies aux conséquences désastreuses. Le handicap, qui est le thème choisi cette année pour célébrer cette journée, figure parmi les conséquences de ces maladies et constitue un drame pour les familles de ces enfants et aussi une cause des préoccupations pour le système de santé en raison des coûts de la prise en charge de ces enfants atteints de ces lourdes séquelles, précise le Pr Grangaud. Il a ainsi recommandé la vaccination contre ces germes qui présentent de plus en plus de résistances aux antibiotiques. Lire la suite

L’œil critique de l’ophtalmologue
Collectif Autonome des Médecins Résidents Algériens - 31 janvier 2012

«Dès que quelqu’un comprend qu’il est contraire à sa dignité d’homme d’obéir à des lois injustes, aucune tyrannie ne peut l’asservir.» Gandhi

Sa silhouette furtive s’engouffre dans le vestibule de l’appartement qu’il occupe sur les hauteurs d’Alger. Le professeur de médecine à la retraite nous reçoit chez lui avec un mélange d’élégance et de décontraction. D’humeur exquise, il nous fait part de sa passion pour la lecture et l’histoire et nous invite dans sa bibliothèque bien garnie. Lire la suite

Lettre à mon Professeur : « Cher Maître, je suis au regret… »
Collectif Autonome des Médecins Résidents Algériens - 31 janvier 2012

50 ans après notre indépendance, et alors que la réalité sociale et médicale a connu des bouleversements radicaux, on ne cesse de justifier l’inamovibilité de certains chefs de service, non pas en énumérant les facultés exceptionnelles ou la valeur pédagogique de leur encadrement, mais par le fait qu’ils aient été les «bâtisseurs» de la médecine algérienne alors que notre pays ne comptait que peu de médecins, et encore moins de spécialistes. Lire la suite

Mettre le malade au centre de la politique de santé
Entretien avec le Pr Farid Chaoui - 10 janvier 2012

La santé n’est pas qu’une affaire de médecin, on avait oublié cette évidence que le Pr. Farid Chaoui nous rappelle dans cet entretien. La santé physique et mentale d’une population est une question qui ne peut être dissociée des choix politiques fondamentaux d’une nation. Un médecin n’est pas qu’un prescripteur de soins, c’est également un citoyen qui inscrit l’exercice de sa profession dans le cadre d’une vision de la santé d'une population donnée et de la place qu'elle occupe dans les choix stratégiques d'une nation. Cet entretien, pose la question essentielle de la clarté dans l’élaboration d’une politique de santé publique, insiste sur l’importance de la concertation permanente entre les divers acteurs de la santé, pointe du doigt l'exigence de rationalité dans la gestion des ressources et souligne la nécessité du principe de solidarité nationale. Lire la suite

Système national de santé et cancer
Dr. Ameur Soltane (chirurgien thoracique) - 14 novembre 2011

Depuis quelque temps, un certain nombre de déclarations et de témoignages concernant la prise en charge des patients atteints de cancer dans notre pays s’étalent à la une d’un certain nombre de médias. Ce qu’il en ressort de prime abord, c’est qu’en 2011, cette prise en charge se situe en terme de qualité, très loin des standards internationaux, mais aussi, et c’est probablement ce qui chagrine le plus le citoyen algérien, très loin de ce que les potentialités, humaines et financières de notre pays, auraient pu permettre. Ce débat pourra-t-il être mené à terme ? Lire la suite

Le système LMD, une réforme mal vendue
Pr. Noureddine Toualbi-Thaâlibi - 12 septembre 2011

Cet ancien responsable, auteur d'une dizaine d'ouvrages académiques, aborde la situation alarmante dans laquelle se trouve l'université algérienne. Il appelle à des états généraux des universités. Lire la suite (PDF)

Le groupe hospitalier turc Bayindir
Professeur L. Abid - 2 septembre 2011

Sur invitation du département international du groupe hospitalier Bayindir, les professeurs L. Abid (chirurgie générale, Hôpital Bologhine), K. Bouzid (oncologie médicale, CPMC) et messieurs Khettab président l’Association El Amal (d’assistance aux malades atteints de cancer) et F. Abdeladim (chargé de la communication), ont visité les 2 hôpitaux Bayindir d’Ankara ainsi que l’hôpital universitaire Hacettepe d’Ankara. Lire la suite (PDF)

Tlemcen: L'éthique médicale au menu
Nadji SAFIR, sociologue algérien - 13 mai 2011

L'éthique médicale est le thème traité lors du colloque international organisé jeudi dernier par l'université Abou Bekr Belkaïd au sein de l'auditorium de la faculté de médecine Dr Benaouda Benzerdjeb, dans le cadre de la manifestation «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011». «Les bouleversements induits par la pratique médicale sont multiples et majeurs… A ce titre, l'éthique implique une réflexion critique sur les situations et les comportements. Lire la suite

Les sociétés musulmanes face aux défis de la science : une crise systémique de créativité
Nadji SAFIR, sociologue algérien - 6 décembre 2010

L’UNESCO vient de rendre public, dans sa version 2010, le rapport sur la science qu’elle publie tous les cinq ans. Par la diversité et la densité des informations qu’il contient, ce rapport est extrêmement instructif, non seulement sur le domaine même de la science, mais également, en filigrane, sur les grandes évolutions de notre monde, particulièrement dominé par « le rôle croissant de la connaissance dans l’économie globale » pour reprendre le titre du premier chapitre du rapport de l’UNESCO. En effet, de toute évidence, de plus en plus, la maîtrise de la science et de la technologie apparaît comme étant au cœur des ressorts les plus essentiels de toute croissance économique réelle et c’est donc bien pourquoi l’ensemble des questions qui s’articulent autour d’elle sont très révélatrices des problèmes structurels que vivent les sociétés contemporaines. Si l’on examine, de ce point de vue, les données fournies par le rapport sur la science 2010 de l’UNESCO concernant les pays musulmans, elles sont très intéressantes à analyser. Lire la suite

La réanimation médicale
Senouci M. Mostefa - 21 juin 2010

La réforme hospitalière c’est aussi faire connaître l’hôpital au grand public. L’hôpital est scruté à «tête reposé» et non pas en situation d’angoisse à l’occasion de l’admission d’un parent au sein de cette structure de santé. Les moyens audiovisuels peuvent nous faire découvrir le sujet. Ils nous feront voir ce que voient quotidiennement les gens qui veillent sur notre santé, mais aussi, ce que voient les patients et les usagers dans nos structures de santé. Le grand public a besoin d’entendre parler ces hommes et ces femmes en blouses blanches, qui veillent sur notre santé. Il se doit d’être informé, tant sur le développement des prouesses diagnostiques et thérapeutiques, que sur le coût réel des prestations médico-chirurgicales, et la prise en charge des patients. Nous avons besoin de savoir comment notre société s’accroche à la vie!. Lire la suite

Dépénalisation de l’erreur médicale : la santé est-elle malade de la justice ?
Pr K. Messahli - 21 mai 2010

A l’heure des grands débats sur la faute, l’erreur médicale, faut-il ou ne faut-il pas dépénaliser ? Une analyse du fait médical à travers le juridique qui peut sans doute apporter quelques lumières, ou du moins éviter quelques confusions, par une revue des textes actuels et des implications juridiques de l’exercice de la médecine. Lire la suite

L’acte de santé par l’itinérance, expression d’équité sociale affirmée
Farouk Zahi - 18 mars 2010

Nombreux, sont ces personnels de santé, sous qualifiés le plus souvent, dont la volonté  à toute épreuve est venue à bout des maladies transmissibles qui décimaient la petite enfance dans le milieu agro-pastoral. Ils n’avaient aucune exigence, sauf, celle d’avoir un salaire, le plus bas fut-il. Lire la suite

Internes dans les hôpitaux
K.S. - 11 février 2010

Lorsqu’on parle d'internat dans le secteur hospitalier, c'est la dernière, l'ultime année, au cours d'un cursus de sept longues et pénibles années. La belle utopie, arriver tout frais, presque heureux en se disant courage, c'est ma dernière année, puis une gifle après l'autre, on se surprend à supplier pour enfin voir son internat se terminer. Lire la suite

Halte à la bureaucratie dans la gestion des laboratoires de recherche en Algérie !
Ali Derbala, universitaire - 7 décembre 2009

Dans la conclusion de mon article introductif à la recherche, où les notions de thèse et article scientifique (2) ont été détaillées, j’ai souhaité qu’on fasse une évaluation de la recherche en Algérie, dont ses cibles seront les acteurs de la recherche, les opérateurs de la recherche et les systèmes de recherche. Ce vœu est exaucé. A côté de la production scientifique, il conviendrait de s’intéresser aux personnels, aux instruments et dispositifs techniques ainsi qu’aux ressources financières et à leur flux. Le but ou l’objectif de la recherche scientifique est l’accroissement du savoir. Lire la suite

Le cancer : sa prise en charge en Algérie
Pr. BEKADJA Mohamed-Amine - Chef de Service d'Hématologie et de Thérapie Cellulaire - EHU Oran - 20 juillet 2009

L’amélioration des conditions de vie en général et l'allongement de la durée de vie des populations en particulier, ont conditionné le développement de pathologies dites émergentes dont les affections cancéreuses. La pathologie cancéreuse représente aujourd’hui pour les pays développés ainsi que ceux moins développés un véritable problème de santé publique compte tenu des dépenses de plus en plus élevées pour une prise en charge efficiente. Lire la suite

Santé : la médecine algérienne en question
Mokhtar Benkalfat, Chef de service de chirurgie générale « A » - CHU Tlemcen - 8 avril 2009

Il est des silences qui sont lourds de sens et de contresens surtout. Car qui ne dit mot consent. Nous nous sommes tenus dans le silence, par devoir de réserve et surtout pour ne pas alimenter les polémiques stériles. Mais nous constatons que cela a été considéré comme chaise vide, voire « bien vacant » et les charognards s'y sont rabattus, et on nous a enterrés vivants. Que cela concerne des choses non essentielles ni vitales, cela peut être traité par mépris. Lire la suite

Les registres du cancer en Afrique
Par L. Abid - 12 mai 2008

Un registre du cancer appelé aussi registre de population est un moyen de collecte, de stockage et d’interprétation des données relatives aux malades atteints de cancer. C’est une structure médico-administrative qui a pour mission de répertorier tous les cas de cancer survenant sur un territoire défini et d’assurer l’exploitation à des fins statistiques et épidémiologiques du fichier ainsi constitué... Lire la suite

La prise en charge de l’épilepsie. Epilepsie et épileptiques, apprenons à les connaître
Par le Dr. N. Bengamra, neurologue et président de l'association des neurologues libéraux - 25 mars 2008

L’épilepsie est une source d’angoisse constante pour les malades avec la survenue inopinée de symptômes mettant en cause l’intégrité neuropsychique et le déclenchement de manifestations dont la conscience leurs échappe. Affection neurologique connue depuis l’Antiquité, l’épilepsie a long- temps été considérée comme une maladie, sacrée dont Hippocrate fut le premier à décrire le lien avec le cerveau. Au Moyen Age, les crises épileptiques étaient s’associées à la manifestation du démon. Il fallut attendre la deuxième moitié du XIXe siècle pour bénéficier des premiers traitements puis, le début XXC siècle, pour voir apparaître le premier électroencéphalogramme permettant d’affirmer le diagnostic... Lire la suite

Le concept de Résilience : définitions, traits et particularités
Par Dr. Nadjat Haddam - 10 mars 2008

En préambule, un constat s’impose : au delà de la définition précise du terme d’origine, utilisé dans le contexte de la physique (études des sous-marins), nombre de définitions et d’acceptations cohabitent dans la littérature, que se soit dans des revues spécialisées, ou dans des textes de vulgarisation. Ainsi dès que des souffrances humaines sont évoquées, le concept de résilience surgit aussitôt dans les propos. Il est souvent victime de cette mode verbal qui risque de le piéger dans un certain brouillard d’ambiguïté. Je vous propose une lecture qui évitera de diluer ce concept ... Lire la suite

Le LMD, une formation TGV pour l'université ?
Par M. Naoun (Enseignant) - 18 février 2008

Encore une réforme qui s'impose, suite à une commission parmi laquelle se trouvent des experts et des spécialistes universitaires. Qui ne se souvient pas du fondamental, du DEUA, etc ?

 Aujourd'hui, c'est le tour du LMD car, quelque part, on veut briller dans le noir ou faire bonne mine et en avant la musique, tout le monde se met à chanter la même chanson sur un rythme orchestré par celui qui tient la baguette, pourvu qu'il ne cesse de la brandir sur la tête des intellectuels ambitieux qui, pendant longtemps, n'ont pas mis les pieds dans une salle de cours, alors le scénario est de taille avec un grand CHUT on tourne. Depuis quatre ans, on se laisse porter par le vent du renouveau et quel vent ? La pédagogie s'autogère au jour le jour, tout le monde est admis, la gestion financière de l'université et... tout le monde est servi, on tourne le dos aux problèmes réels et on minimise les exactions, tout le monde est content, les rapports sont toujours favorables, ils se suivent et se ressemblent, c'est la routine quoi ? Avec un grand : ça va ! Ça marche ! C'est calme ! Plus besoin d'investir, ou de s'investir, les affaires courantes marchent à merveille. En plus, l'ancienne université sera peut-être appelée à disparaître à s'effondrer, pourquoi s'alarmer car rien n'est neuf, tout est usagé, dépassé, certains équipements sont même neuf dépassé non utilisé, un bien grand mot que les chercheurs n'auront pas beaucoup de mal à déchiffrer, suffit de regarder autour de soi dans les locaux de l'université, pour trouver l'explication à la réalité d'actualité et à défaut on s'invente des sujet. Lire la suite

Gestion des connaissances pour l'amélioration du système de santé
R. Bouriche, Docteur en sciences politiques - 18 janvier 2008

L'amélioration de la performance et des résultats du système de santé algérien peut être possible seulement grâce à une gestion efficace des connaissances en matière de santé. En effet, cette gestion des connaissances est considérée actuellement dans le monde développé comme un facteur déterminant de la performance et de la compétitivité des organisations. Pour sa part, l'OMS la définit comme « un ensemble de principes, d'instruments et de pratiques qui permettent aux individus de créer des connaissances, et de mettre en commun, traduire et appliquer ce qu'ils savent pour créer de la valeur et gagner en efficacité ». Les nouveaux modes de gestion des connaissances, notamment ceux qui font appel aux technologies de l'information et de la communication, peuvent améliorer l'efficacité en permettant de mieux gérer le temps, d'offrir des services de meilleure qualité, de favoriser l'innovation et de réduire les coûts. Le sommet mondial sur la société de l'information souligne ainsi qu'une gestion efficace des connaissances et de l'information contribue sensiblement à la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement, ainsi qu'à celle d'autres objectifs de développement fixés au niveau international, notamment ceux relatifs à la santé. Lire la suite

Usages frauduleux des produits pharmaceutiques dans l’actualité nationale : entre contrefaçon, contrebande et addiction ?
Par M. Tedjiza - Professeur de psychiatrie et de psychologie médicale à la Faculté de médecine d’Alger - 31 décembre 2007

Dès lors que le marché mondial du médicament, estimé par l’OMS à près de 700 milliards de dollars, est déjà en soi très juteux, son trafic maffieux représente une manne providentielle pour la criminalité organisée. Aussi, il n’y a rien d’étonnant à ce que la contrefaçon qui gangrène pratiquement tous les secteurs commerciaux et revêt une dimension planétaire ne s’étende plus récemment à celui des médicaments et autres produits pharmaceutiques, au point de représenter le dixième de ce marché, pour ne pas dire la moitié dans les pays du tiers-monde. Les produits contrefaits peuvent être tout autant des médicaments aux intrants conformes mais sous-dosés, que d’autres aux ingrédients non conformes et dépourvus de principes actifs, et se rapporter aussi bien à des molécules-mères qu’à des génériques, avec toutefois une surreprésentation de ces derniers, plus exposés au phénomène que les autres, réputés mieux contrôlés. Les médicaments les plus ciblés par les trafiquants représentent généralement ceux qui sont d’usage courant et répandu et qui constituent le plus gros de la demande, tels qu’antibiotiques, anti-tuberculeux, anti-HIV, corticoïdes, vaccins et autres contraceptifs. Lire la suite

La chirurgie esthétique, pratique « hors la loi » ?
Abdelhafid Ossoukine – Juriste, université d’Oran - 10 décembre 2007

La Société Algérienne de Médecine Esthétique (SAME) vient d’organiser les 22 et 23 novembre, sous le haut patronage du président de la République ( !?), son 5ème Congrès national de médecine esthétique et de chirurgie esthétique. La lecture des comptes rendus publiés par la presse, et notamment des déclarations des uns et des autres, mérite qu’on s’y arrête un instant pour apporter l’éclairage du droit sur les revendications exprimées lors de la rencontre. Le président de la Same, le docteur Oughanem, a fait remarquer que « pratiquée essentiellement dans les cliniques privées, seule une formation de qualité, contrôlée et validée, pourra garantir la bonne pratique de cette médecine ». Lire la suite

L’ultime destination…
…ou la simulation prémonitoire d’un vrai crash

Par FAROUK ZAHI - Cadre supérieur de l’administration sanitaire en retraite - 25 octobre 2007

La sonnerie de la ligne téléphonique spécialisée de la wilaya retentit à 8h15, en ce lundi 18 février 2003. Arrivé quelques minutes plus tôt à mon bureau, je ne m’attendais pas à cet appel aussi matinal. Karim le secrétaire particulier, de son accent citadin skikdi, me demandait de me présenter sur le champ au cabinet du wali. Arrivés au 1er étage avec quelques collègues du conseil de wilaya, nous étions vite introduits dans le bureau du Wali, qui semblait exigu en regard du nombre de présents. Se trouvait parmi les officiers supérieurs de l’armée, de la gendarmerie et les responsables d’autres services de sécurité, figures familières, un officier qui ne semblait pas faire partie des « autochtones ». On ne savait rien de lui, sauf qu’il s’agira plus tard, d’un cadre du Service Aérien de Recherche (SAR), basé à Réghaïa. Lire la suite

Raid sanitaire vers Taoundert… ou voyage au bout du monde
Par FAROUK ZAHI - Cadre supérieur de l’administration sanitaire en retraite - 25 septembre 2007

La première caravane sanitaire de dépistage de maladies transmissibles, dont le paludisme, était lancée en ce début du mois de mars 2002 en zone frontalière. Ce raid, dirigé par le docteur Mohand Saïd Khodja enfant d’El Hamri, médecin de santé publique, devait rallier plusieurs agglomérations frontalières. La caravane au départ de Tamanrasset emprunterait une boucle qui passera par In-Guezzam, Tin-Zaouatine, Taouendert pour revenir à son point de départ par Silet, soit un parcours de prés de 1400 kms de piste. Le no man’s land In-Guezzam- Tin-Zaouatine sera traversé sur une distance de 286 Kms, le long de la frontière avec le Niger et le Mali. Lire la suite

Rupture de la chaîne du froid et toxi-infections alimentaires
Par FAROUK ZAHI - Cadre supérieur de l’administration sanitaire en retraite - 23 juillet 2007

En dépit des messages délivrés par le ministère du Commerce, sur écran de la téléphonie mobile, il y a quelque temps déjà et ceux du ministère de la Santé par des spots télévisuels, il ne passe pratiquement pas une semaine, sans que la presse signale çà et là, des intoxications alimentaires collectives. On incrimine le plus souvent, la mauvaise conservation des produits alimentaires, soit par méconnaissance des règles élémentaires, soit par insouciance délibérée, souvent sous-tendue par l’appât du gain. On parle volontiers de rupture de la chaîne de froid. Cette terminologie technique utilisée pourrait être toutefois, ardue à la compréhension. Lire la suite

L’usage immodéré des pesticides : De graves conséquences sanitaires
Dr. Mustapha Bouziani - Epidémiologiste, Faculté De Médecine d’Oran - 26 juin 2007

Les pesticides sont devenus omniprésents dans notre société moderne. Leur développement a contribué à améliorer notre qualité de vie, mais il a aussi fait naître de nouveaux dangers. Dans notre pays, l’usage des insecticides, des fertilisants, des engrais, des détergents et autres produits phytosanitaires se répand de plus en plus avec le développement de l’agriculture, mais aussi dans le cadre des actions de lutte contre les vecteurs nuisibles. La pullulation des moustiques urbains dans toutes les agglomérations du pays pousse aussi les ménages à utiliser en abondance divers types d’insecticides. Cette sur utilisation de produits chimiques toxiques à l’échelle nationale risque de polluer gravement les sols, les nappes d’eau et menace la santé de la population. Lire la suite

Rapport provisoire de la visite d'évaluation externe de la faculté de médecine d'Alger du 19 au 22 Avril 2004
Par le Professeur L. Abid - Professeur à la Faculté de Médecine d'Alger - 4 juin 2007

Au cours du mois d’avril 2004, et à la demande du doyen de la faculté de médecine d’Alger, une commission de la CIDMEF (Conférence Internationale des Doyens de Médecine d’Expression Française) a fait un audit de la faculté de médecine d’Alger.Il nous a semblé utile de présenter les résultats de ce rapport à la communauté des enseignants et des étudiants qui n’a pas eu connaissance de cet audit. Or cette commission souhaitait « vivement que le rapport soit mis à la connaissance des enseignants et des étudiants qui sont les acteurs principaux de tout projet de renouveau pédagogique ».
Nous commencerons par présenter le rapport provisoire qui a été fait oralement au doyen par cette commission de la CIDMEF. Lire la suite

L’éthique médicale à l’ère de l’improvisation
Par Hafidh Oussoukine - 16 avril 2007

Si la crise n’est pas encore déclarée au secteur des médicaments, le malaise est bien réel. La production nationale a du mal à suivre le vertigineux élan de l’importation. Les producteurs algériens estiment que l’ouverture brutale du marché, les lenteurs administratives et le manque de régulation plombent le secteur. Le marché du médicament traverse une zone de turbulences. " Beaucoup de producteurs se voient obligés de mettre la clef sous le paillasson ". L’affirmation émane du docteur Malik Ait Saïd, porte parole de l’Union nationale des producteurs algériens (UNOP). Le marché est dominé par l’importation, la production nationale n’y représente que 30% et seulement 10% de médicaments essentiels sont fabriqués dans notre pays. Lire la suite

L’industrie pharmaceutique couve une grave crise : Dérégulation du marché et désappointement des producteurs
Par Amel Blidi - Journaliste quotidien ‘’ El Watan ‘’ - 5 mars 2007

Si la crise n’est pas encore déclarée au secteur des médicaments, le malaise est bien réel. La production nationale a du mal à suivre le vertigineux élan de l’importation. Les producteurs algériens estiment que l’ouverture brutale du marché, les lenteurs administratives et le manque de régulation plombent le secteur. Le marché du médicament traverse une zone de turbulences. " Beaucoup de producteurs se voient obligés de mettre la clef sous le paillasson ". L’affirmation émane du docteur Malik Ait Saïd, porte parole de l’Union nationale des producteurs algériens (UNOP). Le marché est dominé par l’importation, la production nationale n’y représente que 30% et seulement 10% de médicaments essentiels sont fabriqués dans notre pays. Lire la suite

Des maladies vénériennes, de la prostitution et du mythe des Ouled Naïl dans l’Algérie coloniale
Par le Professeur L. Abid - Professeur à la Faculté de Médecine d’Alger - 12 janvier 2007

Les maladies vénériennes actuellement appelées maladies sexuellement transmissibles (MST) ou infections sexuellement transmissibles (IST), sont des maladies infectieuses qui requièrent pour leur transmission des contacts interhumains étroits, comme ceux que réalisent les rapports sexuels. Cette particularité a impliqué et implique encore que des considérations morales se mêlent aux considérations médicales dans la prévention et le traitement du " péril vénérien « Ceci a entraîné, au 19ème siècle, l’institution par l’armée d’occupation d’un réglementarisme de la prostitution au triple prétexte de sauvegarde de l’ordre public, de la morale et de l’hygiène publique ; la prostituée étant celle par qui le péril vénérien se propage. Lire la suite

Les épidémies de choléra en Algérie au cours du 19ème siècle
Par le Professeur L. Abid - Professeur à la Faculté de Médecine d’Alger - 4 décembre 2006

De part sa vocation de port ouvert sur la méditerranée, l’Algérie a été particulièrement exposée aux atteintes des maladies épidémiques et sa population a payé un tribut assez lourd aux grandes pandémies qui ravagèrent le pourtour du bassin méditerranéen. Cette situation ne s'est pas trouvée beaucoup modifiée par l'arrivée des Troupes Françaises en 1830 car les médecins de l’époque ne disposaient que des moyens thérapeutiques usités alors. L'application des moyens passifs en usage était de nature à limiter les atteintes des maladies contagieuses mais ne permettaient pas de les combattre avec des armes efficaces : l'isolement des individus atteints, leur groupement dans les lazarets, la mise en quarantaine des navires provenant des ports suspects. On était encore, pour lutter contre les maladies épidémiques, à la combustion d'herbes aromatiques et à l’exposition des marchandises des navires provenant des ports contaminés ou suspects aux rayons de la lune. Lire la suite

La lutte contre le paludisme en Algérie
Par le Professeur L. Abid - Professeur à la Faculté de Médecine d’Alger - 14 novembre 2006

Peut être plus que le choléra, le paludisme a été un grand fossoyeur en l’Algérie. Selon les médecins de l’époque, les fièvres intermittentes (comme on l’appelait alors) « régnaient, endémiquement dans certaines contrées où elles exerçaient de grand ravages. On les subdivisaient  en fièvre intermittente simple ou régulière, fièvre pernicieuse, fièvre rémittente, fièvre rémittente bilieuse, fièvre pseudo continue et fièvre larvée ». Lire la suite

Le VIH/ SIDA, il y a déjà vingt ans…
Par FAROUK ZAHI - Cadre supérieur de l’administration sanitaire en retraite - 29 septembre 2006

Que l’on ne se méprenne pas, il ne s’agit nullement du film qui porte le même titre. Il s’agit de l’inhumain comportement de certains éléments de corps professionnels vis-à-vis, de leurs concitoyennes. Quand ailleurs on vénère la maternité, chez nous, le vécu des femmes qui accouchent devient un calvaire. Cette histoire vécue au lendemain de la fête des mères, interpelle les consciences de ceux et de celles qui ne mesurent pas la détresse humaine, dans tout ce qu’elle a de tragique. Que l’on ne dise surtout pas que c’est l’affaire de gestionnaire. Lire la suite

« Tourisme médical » et « exportation de soins » - Une occasion de mise à niveau de nos structures de soins ?
Par le Docteur Mohammed Cherrak El Ghosli - 18 septembre 2006

Que l’on ne se méprenne pas, il ne s’agit nullement du film qui porte le même titre. Il s’agit de l’inhumain comportement de certains éléments de corps professionnels vis-à-vis, de leurs concitoyennes. Quand ailleurs on vénère la maternité, chez nous, le vécu des femmes qui accouchent devient un calvaire. Cette histoire vécue au lendemain de la fête des mères, interpelle les consciences de ceux et de celles qui ne mesurent pas la détresse humaine, dans tout ce qu’elle a de tragique. Que l’on ne dise surtout pas que c’est l’affaire de gestionnaire. Lire la suite

Le mépris ou le chemin de croix d’une femme qui accouche.
Par FAROUK ZAHI - Cadre supérieur de l’administration sanitaire en retraite - 29 juin 2006

Profitant de la mondialisation, de plus en plus d’Européens choisissent de se faire opérer loin de chez eux, certains agrémentant leur voyage d’une visite touristique. Des packages chirurgies-vacances sont préétablis par des agences de tourisme spécialisées dans ce domaine et sont proposés aux patients en formules comprenant l’acte chirurgical et le séjour, le tout à un prix 3 à 5 fois moins cher qu’en Europe ou aux Etats-Unis. Lire la suite

La refondation pyramidale des soins de santé
Par FAROUK ZAHI - Cadre supérieur de l’administration sanitaire en retraite - 14 mai 2006

Constitué à partir d’hôpitaux et d’anciennes structures de l’assistance médicale gratuite (AMG), le secteur sanitaire devenait, en janvier 1973, la base d’une naissante pyramide des soins. Après plus de trois décennies de développement forcené, la pyramide a beaucoup évolué.
Dix centres hospitalo-universitaires, un nouveau parc d’une centaine d’hôpitaux et d’établissements hospitaliers spécialisés, des milliers de polycliniques, de centres de santé et de salles de soins venaient s’ajouter au préexistant.
Cette tendance exponentielle fragilisait la stabilité de l’assise. En dépit du code communal qui dispose dans l’un de ses articles, du délestage du centre de santé et de la salle de soins à la collectivité communale, le département de la santé gère encore simultanément, salles de soins et services de médecine nucléaire de pointe. Lire la suite

Mort annoncée du système national de santé... Par euthanasie
Par FAROUK ZAHI - Cadre supérieur de l’administration sanitaire en retraite - 4 avril 2006

Notre système national de santé jadis objet d’admiration, pour avoir été l’expression d’une volonté politique affichée, qui permettait aux nantis de profiter du concept « santé pour tous » au même titre que les démunis, par sa globalité, son intégration et son accessibilité, se désintègre sous l’effet de ses incohérences.
Nourri à satiété par des apports considérables en moyens matériels et financiers, ne tenant souvent pas compte du facteur humain, il devenait inflationniste. Rendu inopérant sur le plan social, il s’enferme dans une logique économique, en livrant à la curée ses enfants d’hier, qu’il a su protéger de la mortinatalité, de la mortalité infanto-juvénile consécutives aux carences nutritionnelles, aux maladies infectieuses, à la déshydratation aigue et autres morbidités. Politisé à l’excès, il devenait suspect aux yeux de ceux-là mêmes, qui ont été élevés en son sein. Formés par un système rendu socialement accessible, tel Troie, ils l’ont investi pour mieux le réduire. Lire la suite

Le système du tiers payant et le pharmacien d’officine
Par Dr. K Samirabdess - 20 mars 2006

Pharmacien d’officine conventionné avec la CNAS dans le cadre du système du tiers payant, je voudrais, par cette modeste réflexion, apporter des éclaircissements en tant que partie prenante principale de ce système. Confrontés quotidiennement aux problèmes de sa mise en œuvre sur le terrain avec les prescripteurs, l’assuré et les caisses d’assurance sociale constituent un instrument de protection sociale universel dont la pérennité incombe en premier lieu à l’Etat en tant que garant de la cohésion sociale. J’espère que cette contribution trouvera échos auprès de tous les intervenants pour une meilleure prise en charge du malade et des problèmes des différents acteurs de la santé publique en général et du pharmacien d’officine en particulier. Lire la suite

Le missionnaire de l' Ahaggar
Par FAROUK ZAHI - Cadre supérieur de l’administration sanitaire en retraite - 6 mars 2006

Idlès, Amguid, Hirafouk, Tihihaout, Mertoutek, toponymes à consonance amérindienne de prime abord, sont en fait, des localités et hameaux du grand sud algérien.
Avec Tintarabin, elles relèvent de Tazrouk chef lieu de daïra, qui culmine à 1800 m au cœur de l'Ahagar. Célèbre par la Ziara de Moulay Abdallah, saint homme des lieux, elle est la capitale de la sultanine. Le cépage de ce délicieux petit raisin sans pépin, aurait été transplanté par un père blanc, dit-on.
Ces localités ont été « abandonnées » par leur t’bib, jeune médecin de santé publique. Il les a quittées, après plus d'une décennie de coexistence, pour enfin rejoindre sa Kabylie natale. Lire la suite

Où va la pharmacie d’officine ?
Par Zemmouchi Abderrahim - pharmacien - 16 février 2005

Incontestablement, depuis quelques mois, « les agressions » contre la pharmacie d’officine posent le problème de l’existence même de cette profession, « agressions » qui concourent à rendre l’exercice de la pharmacie aléatoire, hypothétique et non maîtrisable. L’une des raisons fondamentales de cette situation dramatique pour plus de 5000 pharmaciens d’officine est l’absence ou le peu de dialogue entre les décideurs et les représentants de cette profession, qui fait qu’une pluie de mesures, venant de toutes parts (ministères de la Santé, Commerce, Finances, Travail sans parler de certaines directions), s’abat régulièrement sur notre profession.
Plus les mesures sont annoncées et exécutées, plus l’exercice de la profession est à chaque fois bouleversé, puisque rendu plus difficile, plus lourd, plus contraignant et toujours dans un sens négatif pour nous. Cette situation est d’autant plus grave, que ces décideurs de mesures concernant la pharmacie ne réalisent aucune synchronisation de ces mesures pour les rendre complémentaires, applicables et assurant les intérêts des uns comme ceux des autres. Lire la suite

Pour une stratégie nationale de lutte contre le cancer en Algérie
Dr. Soltane AMEUR
Président de la Société Algérienne de Chirurgie Thoracique
- 6 février 2006

Le terme cancer est un terme générique qui désigne près de 200 maladies différentes, dont le dénominateur commun est d’être la conséquence d’une défaillance des mécanismes commandant la croissance, la prolifération normale et la mort des cellules.
Ce qui conduit à une multiplication et à une croissance cellulaire anarchiques, progressivement la lésion va se développer, voire augmenter sa gravité. Ces maladies sont différentes par leur fréquence, leur localisation, leur évolution, leur diagnostic, leur traitement et leur pronostic. Bien connaître les premiers symptômes de la maladie, pour pouvoir en faire le diagnostic précoce à un stade utile, permet souvent de s’attaquer à elle avec un maximum d’efficacité : tant du point de vue thérapeutique que du point de vue économie de santé. A l’origine de cette maladie, des facteurs génétiques innés jouent certes un rôle particulièrement dans les cancers familiaux. Cependant, en termes de santé publique, ce qui semble être le plus important en matière d’étiologie est l’exposition des individus à des agents cancérigènes présents dans l’environnement de l’individu. Lire la suite

L’enfance victime expiatoire de nos mœurs décadentes
Par FAROUK ZAHI - Cadre supérieur de l’administration sanitaire en retraite - 22 janvier 2006

L’enfance est probablement l’unique soubassement visible de l’édification d’une société humaine. A travers elle on peut aisément lire, son histoire passée ou à venir.
Placé jadis, sous la protection de l’aïeul, l’enfant jouissait d’une prémunition contre toute dérive parentale ou sociétale.
Prévenant surtout, le châtiment corporel, il enfouissait sa tête dans les basques de l’aïeul, il en faisait son refuge. On disait des grands-parents qu’ils étaient sentimentaux, à juste titre d’ailleurs. Ils ne développaient aucun fantasme vis à vis de leur petite descendance ; ils ne voyaient en elle, ni réussite ni échec personnels. C’était seulement le « foie de leur foie » comme l’exprime si bien, l’adage populaire. Ce ne peut être que de l’Amour viscéral. Lire la suite

Pas de problèmes Islamiques en Anatomie, en Embryologie et en Génétique
Par FAROUK ZAHI - Cadre supérieur de l’administration sanitaire en retraite - 19 décembre 2005

Islam : problèmes en Anatomie, en Embryologie et en Génétique

Tel est le titre d’un document très agressif contre le texte coranique. J’ai tenté un contact par E-mail pour avoir le nom de l’auteur et lui répondre directement mais ce fut une vaine tentative.

Voici donc ma réponse :

Paragraphe 4 : le lieu de production du sperme : L’erreur de l’auteur est de confondre deux termes : « solb » et « zuhur ». Ce dernier mot peut aussi bien désigner le dos ou être le substantif du verbe « zahara » qui veut dire : émerger, apparaître. D’ailleurs le verset ne concerne absolument pas la force procréatrice. Il suffit de le lire en entier. Assez paradoxalement l’auteur reconnaît que le verset (qu’il va critiquer) n’a pas pour but de discuter d’anatomie. Lire la suite

Il est temps de revoir le système de santé
Par FAROUK ZAHI - Cadre supérieur de l’administration sanitaire en retraite - 3 décembre 2005

Le bonheur étant désormais déterminé par deux paramètres essentiels, à savoir l’argent et la santé, selon une enquête menée par une équipe de chercheurs d’Harvard et publiée par la prestigieuse revue Nature, l’Algérien a très peu de chances d’être heureux.
De toute évidence, malgré les belles éclaircies financières, son compte en banque n’évoluera pas de sitôt. Si on veut donc lui apporter un peu de bonheur, il devient impérieux de s’occuper de sa santé. Or, la santé comme tout le monde le sait se porte mal et même très mal. Les hôpitaux sont mal équipés, mal gérés et souffrent de manque de moyens. Les médecins ne sont plus motivés et aspirent à changer d’air et à s’expatrier, faisant le bonheur des pays qui les accueillent et qui les emploient sans avoir à supporter les frais d’une formation de trente ans et plus. Lire la suite

Rupture de la chaîne de froid et toxi-infections alimentaires collectives
Par FAROUK ZAHI - Cadre supérieur de l’administration sanitaire en retraite - 31 octobre 2005

Le message délivré par le ministère du commerce, sur écran de la téléphonie mobile, est une initiative louable et constitue une première, en matière de communication sociale. Pertinente par son caractère personnalisé, elle ne pourra que faire changer le consommateur, de comportement. La terminologie utilisée pourrait toutefois, être ardue à la compréhension. Ce vocable technique introduit par la première campagne nationale de vaccination anti-polio de 1972, la chaîne de froid n’a pu être maîtrisée, que difficilement. Les personnels sanitaires du pays en charge de la vaccination, ont subi de nombreux cycles de formation pour appréhender l’importance du processus. Le produit vaccinal est altérable au dessus de + 4°C, ainsi qu’à une température négative, c’est à dire à la congélation. Lire la suite

Les maladies à transmission hydrique…
… entre ambitions modernistes et archaïsme médiéval
Par FAROUK ZAHI - Cadre supérieur de l’administration sanitaire en retraite - 12 octobre 2005

Les maladies à transmission hydrique appelées par contraction M.T.H, sont-elles devenues un sort inéluctable, jeté à notre urbanité ? Il est cependant, curieux de constater que la campagne est épargnée par rapport à la ville, qui pourtant, bénéficie des attributs de modernité que sont, le réseau d’eau potable et celui de l’assainissement. Ces équipements ambitionnent de la prémunir du risque fécal, à l’origine de ces maladies.
De caractères estival et sporadique jadis, elles sont devenues endémiques. Il est observé depuis peu, que les flambées de fièvres typhoïdes et autres, sont massives et paradoxalement urbaines : Skikda, Batna, Barika, Tiaret et récemment Tlemcen. La topographie de l’infection se cantonne souvent dans un groupement de population limité : cités, quartiers ou lotissements périphériques. Ceci serait dû, à la diversification des sources d’approvisionnement, ce qui est une chance en soit. Il est rare de trouver des cas disséminés à travers l’ensemble de l’espace urbain.
Le lien de causalité est toujours retrouvé à postériorité et la proximité vectorielle établie sauf quand il s’agit d’une distribution alimentaire ambulante. L’éclosion du foyer est toujours en aval du point de contamination de l’eau distribuée. Lire la suite

Médecins aux mains nues... ou naissance du système national de santé
Par FAROUK ZAHI - Cadre supérieur de l’administration sanitaire en retraite - 14 septembre 2005

La commémoration du 20 Août 1955, journée nationale du moudjahid, m’offre l’occasion de rendre hommage à des moudjahidine d’un autre genre. Il s’agit des professeurs, Lyès Adam Zerhouni dont la notoriété médicale mondiale n’est plus à faire, ainsi qu’à madame Boulahbal dont les travaux sur la tuberculose lui ont valu la distinction de l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S).

Ce n’est certainement pas le fait du hasard si maintenant les enfants de cette Algérie meurtrie portent haut et fort son nom dans des forums, où il n’y a pas si longtemps son évocation renvoyait aux images sanglantes d’un pays dans la tourmente. Le Flash back temporel me renvoie aux années soixante. Ce haut lieu qu’était l’Institut national de la Santé publique, installé dans l’ancien siège de la Croix-Rouge française, actuel ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a abrité les premières «troupes» devant mener, la bataille contre les maladies prédominantes, souvent meurtrières, résultant de la précarité sociale. Pour le commun des Algériens, l’espérance de vie tournait autour de 57 ans. Des hommes et des femmes aux mains nues ont entrepris une belle oeuvre, celle de restaurer et de promouvoir l’état de santé de leurs concitoyens. Lire la suite

La lutte anticancéreuse en Algérie
Par le professeur Larbi Abid - 18 août 2005

La lutte anticancéreuse en Algérie débuta sous l’occupation française. C’est en 1928 qu’intervient la création de principe du centre anticancéreux d’Alger, suivant de peu la réalisation des centres de Bordeaux, Paris et Lyon en 1923 ; De Montpellier, Strasbourg, Lille Rennes, Reims, Caen et Toulouse en 1924 ; de Marseille et Angers en 1925 ; et de Nancy en 1927.
Le centre anticancéreux d’Alger était installé par le professeur Constantini dans les locaux de la clinique A de l’hôpital Mustapha. Ce centre, s’il avait le mérite de constituer le premier maillon dans la chaîne de la lutte anticancéreuse en Algérie ne pouvait prétendre à assumer ni le dépistage, ni le traitement de tous les cancers observés. Néanmoins le départ était ainsi donné et une consultation anticancéreuse fut instituée par les docteurs Laffont, Ferrari, Viallet et Duboucher. Lire la suite

Hommage au Professeur Khaled Benmiloud
Par le professeur M. Tedjiza - Chef de service à l’hôpital psychiatrique universitaire Drid Hocine - Kouba - Alger - 26 juillet 2005

Du père terrible de la psychiatrie algérienne au digne représentant de l’authentique humanisme algérien

"Je suis un fils de paysan", aimait à répéter souvent cet enfant de propriétaire terrien, issu d’une lignée de notables de l’oasis de Tiout, près de Aïn Sefra, descendant de l’émir Benyoucef, l’illustre conquérant qui, en son temps, avait islamisé les tribus berbères de la Saoura. A la remémoration de ces espaces infinis semi-arides, où les vastes étendues de alfa ondulaient à perte de vue sous le vent du Sud, et à la simple évocation de la beauté grandiose des nuits sahariennes, il était parcouru d’une singulière émotion esthétique mêlant ravissement et fierté, nostalgie et mélancolie Lire la suite

Envenimation scorpionique en Algérie
F. ALIANE - Centre Anti-Poisons d’Alger - CHU Bab El Oued – Alger - 24 mai 2005

Le scorpion est considéré comme le plus vieil animal au monde (500 millions d’années).
Il s’agit d’un animal nocturne, actif en été, se nourrissant de proies fraîchement tuées ou vivantes, résistant aux agressions thermiques, au jeune (il peut rester 1 an sans manger), à la déshydratation (40%), à l ’asphyxie, aux infections microbiennes et même aux irradiations (il a été retrouvé vivant après les essais nucléaires de Reggane en 1956).
Il serait néanmoins sensible aux pesticides ? Lire la suite

La recherche scientifique en Algérie - État critique et perspectives
Lakhdar YDROUDJ  Expert en communication et sociologue - 9 avril 2005

Evoquer la recherche scientifique, c’est avant tout saisir ses enjeux stratégiques et faire ressortir son apport dans le processus du développement humain.

C’est aussi faire part du statut sociologique de l’activité et définir la contribution de tous les acteurs, y compris celle de l’Etat, des autres institutions privées et des ONG pour la prise en charge des besoins de celle-ci et trouver les moyens adéquats d’exploiter les outputs de l’activité de la recherche et, par voie de conséquence, faire de la valorisation des résultats une véritable politique nationale à l’instar des politiques scientifiques des pays en voie de développement vers la société électronique. Lire la suite

Santé, pour un système d’information national et global
MESLEM Larbi - Secteur Sanitaire de Mascara - 15 février 2005

En réponse à une dégradation continue des prestations de santé et une situation économique en pleine transition, en réponse à des performances insatisfaisantes de l’avis des autorités, de la société civile et des citoyens qui concordent pour l’essentiel (délais et qualité de soins, coûts), le secteur de la Santé prend conscience de la mesure des enjeux et engage une réforme du système de santé avec comme objectif global l’amélioration de la prise en charge de la santé des Algériens avec le moindre coût pour la collectivité nationale.
La présente contribution vise à présenter un système d’information à l’échelle nationale (caractère national) intégrant toutes les composantes de gestion, de soins et de prévention (globalité), en détaillant ses objectifs, son architecture, ses fonctionnalités, ses conditions de réussite, ses contraintes, son coût, sa sécurité et sa mise en oeuvre, et rendre compte du rôle stratégique que peut jouer la mise en place de ce système dans la conduite de cette réforme. Lire la suite

De la formation des gestionnaires aux instruments de gestion des établissements publics de santé
Nour-Eddine LEKEHAL - Cadre retraité de la santé - 20 décembre 2004

Vauvenargues a dit qu’il ne faut pas juger d’un homme par ce qu’il ignore mais par ce qu’il sait. Si on devait appliquer cette maxime aux responsables du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, on peut, sans peine, affirmer qu’ils ont manqué de prendre les mesures utiles pour assurer la formation nécessaire à une bonne partie des gestionnaires des établissements de santé et, surtout, qu’ils ont manqué de programmer l’action qui porte sur l’amélioration de la qualité et de l’adéquation de la formation au poste de travail, comme ils se sont engagés à le faire depuis quatre ans déjà, et faire qu’une attention particulière soit accordée à la formation des gestionnaires à même de mettre en oeuvre les outils d’une gestion moderne dans ces établissements. Lire la suite

Médecine, Quelle médecine ?
Professeur Larbi ABID - 2 décembre 2004

D’où proviennent les disparités de la densité médicale, sinon de l’absence d’un minimum de conditions proposées aux praticiens qui souhaitent s’installer en zone rurale ou déshéritée (Logement, conditions correctes de travail) ? Pourquoi laisse t-on le fossé se creuser entre les régions surmédicalisées et les autres ? Pourquoi continue-t-on à former au rabais une pléthore de médecins généralistes dans 10 facultés de médecine (dont certaines n’ont de médecine que le nom) en pensant finir, grâce au nombre à régler le problème de la répartition du corps médical sur le territoire national ?
De nombreuses voix s’élèvent régulièrement pour dénoncer cet état de fait et pousser les autorités en charge de l’enseignement supérieur à instaurer un numerus clausus qui tiendrait compte des capacités réelles de formation des facultés de médecine et des besoins de la population (bassins de population et affections prévalentes). Lire la suite

La santé publique méprisée
Dr. KHADIR Mohamed - 8 novembre 2004

En marge de la célébration de la Journée mondiale de la santé mentale, tenue à l’INSP, le 10 octobre 2004, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a déclaré que: «la santé du citoyen n’a pas de prix et qu’en cas de dépassement, quel que soit le responsable, il sera poursuivi» faisant, ainsi, allusion aux grévistes qui n’ont pas observé le service minimum. Cette affirmation de la primauté de la santé du citoyen algérien, sur tout le reste, si elle est authentique, honore notre ministre de la Santé et corollairement nos dirigeants. Elle est présumée témoigner de l’attachement de nos gouvernants à la protection d’un droit aussi fondamental que la santé et de la garantie de la sécurité sanitaire des personnes. Lire la suite

Il faut en toute circonstance rester d’abord médecin
Professeur Hadj Mohamed Brahim - 25 octobre 2004
Chef de service de chirurgie, pavillon 10 – CHU Oran

Une grève générale majoritairement suivie par les praticiens de la santé publique. Quel est le commentaire que vous pouvez faire en tant que chef de service au CHUO ? Qu’est-ce que cela vous inspire sincèrement ?

Tout d’abord, je souhaiterai rappeler que la grève est un droit constitutionnel inaliénable et, de ce fait, toute atteinte à ce droit serait liberticide. Cependant, s’agissant dans ce cas d’une grève de la prise en charge de la santé du citoyen, il serait utile de rappeler que la protection de la santé du citoyen est un droit constitutionnel tout aussi inaliénable que le premier. Lire la suite

Les enjeux d'un marché
Kamel Benelkadi - 8 juillet 2004
(article paru dans le quotidien El Watan du lundi 6 juillet 2004)

Les importations de produits médicaux et pharmaceutiques avoisinent les 80% de la demande. La réussite de la réforme ne pourra être entière sans régler les problèmes de la disponibilité et du prix. Le marché du médicament est juteux. De nombreux laboratoires étrangers lorgnent sur une manne estimée à 600 millions de dollars. La France arrive en tête des fournisseurs avec plus de 300 millions de dollars par an. Lire la suite

Réalités et perspectives de dialogue
Docteur AIT SAADA - 22 juin 2004
(article paru dans le quotidien El Watan du lundi 14 juin 2004)

Si toutes les réflexions sérieuses faites sur la médecine générale montrent la complexité croissante du rôle du médecin généraliste dans notre pays, elles n'ébranlent apparemment pas certaines idées bien ancrées dans l'esprit et la pratique de certains de nos décideurs, reléguant ce rôle à un simple instrument d'accès au marché du travail de milliers de jeunes médecins que l'université algérienne forme chaque année. Il s'agit là à n'en point douter d'une remise en cause du sens profond du diplôme, dont l'efficacité n'est désormais plus appréciée qu'à l'aune de l'accès à l'emploi, plutôt qu'à son contenu émancipateur. Lire la suite

Faillite programmée du système de santé et de l'assurance maladie
Par Abdelouahab BENGOUNIA Professeur en épidémiologie et médecine préventive - 14 juin 2004
(In quotidien national "El Watan" du 12 et 13/06/04)

En dépit de l'extraordinaire effort consacré par notre pays à la santé publique, la situation épidémiologique nationale a rarement été aussi inquiétante qu'elle l'est aujourd'hui, tant pour les maladies transmissibles que non transmissibles. Comme en témoigne l'évolution exponentielle des crédits alloués depuis l'indépendance à ce secteur (tableaux 1 et 2), la santé des Algériens, même sans les aléas de la dernière décennie, est loin de refléter les moyens disponibles et les efforts consentis. Pourquoi ? Lire la suite

Quand le Nord débauche les médecins du Sud
Docteur Dominique Frommel - 19 mai 2004
(In "Manière de voir" - Le Monde diplomatique - fev.-mars 2004)

Les inégalités sanitaires mondiales n'empêchent pas les pays riches de faire leur marché parmi les professionnels de santé formés au Sud. Un prélèvement annuel évalué à 500 millions de dollars …
Réalisant que le bon fonctionnement du système de soins nécessiterait de 8000 à 10 000 praticiens supplémentaires, le gouvernement britannique lançait en décembre 2001 une campagne de recrutement de médecins étrangers. Quelques mois auparavant, l'Afrique du sud, qui avait elle-même engagé 350 médecins cubains pour compenser l'exode de diplômés nationaux, demandait au Canada de ne plus puiser dans le vivier sud-africain pour pallier la carence de généralistes en zone rurale. En octobre 2000, l'Irlande embauchait 55 médecins anesthésistes en Inde et au Pakistan. Même la Suède, nation-phare des prestations sociales, s'est récemment mise à chasser sur des terres étrangères, en recrutant, par exemple, 30 médecins polonais. Aux Etats Unis, 24 % de la population médicale a obtenu son diplôme à l'étranger ; au Royaume Uni, près de 20 % des omnipraticiens sont asiatiques. Lire la suite

Tatouages et détatouages
Professeur S. JOUCDAR - 30 avril 2004

L'origine du mot tatouage serait l'océanie. C'est en effet le capitaine COOK, à la fin du XVIII ème siècle, qui rapporte, lors de ses voyages en Polynésie, le terme de tatouage (TATTOO) = dérivé de la racine "ta" qui signifie "dessin inscrit dans la peau" et "Atoua", qui signifie "esprit". Dès l'origine, la peau et l'âme sont liés.
Les différents dictionnaires définissent le tatouage comme l'ensemble des moyens par lesquels des matières colorantes minérales ou végétales sont introduites sous l'épiderme et à des profondeurs variables à l'effet de produire une coloration ou des dessins apparents de longue durée quoique non absolument indélébiles. Ces précisions éliminent la scarification, qui, pourtant relève d'une même démarche. La différence entre les deux procédés réside dans la couleur de la peau. La scarification (TACHRIT) utilisée couramment en médecine traditionnelle est une ou plusieurs incisions aboutissant à une cicatrice en creux ou en relief qui sculpte la peau foncée. Le tatouage joue les contrastes sur la peau claire. Apparenté à une expression graphique, originale de par son support particulier, le tatouage est gravé sur et dans la peau. Ce second caractère, l'indélébilité, est donc le prix ou la charge. De nos jours la tatouage est considéré comme une technique d'ornementation corporelle pouvant revêtir des significations multiples. Lire la suite

Les épilepsies
Professeur M. CHAOUCH - 27 février 2004

Les épilepsies sont des affections chroniques d'étiologies diverses caractérisées par la répétition de crises résultant d'une décharge excessive des neurones cérébraux, quelques soient les symptômes cliniques.
Une crise épileptique unique et les crises épileptiques accidentelles de même que la répétition de crises épileptiques au cours d'une affection aiguë n'entrent pas dans le cadre des épilepsies. La démarche du clinicien a pour objectif la définition précise du syndrome épileptique dont souffre le malade et qui conditionne le traitement et le pronostic en s'aidant au besoin d'explorations éléctroencéphalographique ou neuro-radiologique. Ainsi on pourra, selon la classification internationale des syndromes épileptiques (1989), identifier celles qui sont partielles (ou focales et qui peuvent secondairement se généraliser) et celles qui sont d'emblée généralisées. Lire la suite

La chirurgie cardio-vasculaire en Algérie. Etat des lieux et perspectives
Professeur BOUREZAK - 9 février 2004

Avec quatre services de chirurgie cardio-vasculaire adulte dont seulement trois sont parfaitement fonctionnels et un seul service de chirurgie infantile, le secteur public est incapable de répondre aux besoins de prise en charge. 6,5 millions d'habitants pour un seul centre de soins : le rapport est effrayant et place l'Algérie bien en deçà des normes requises.
Quant aux cliniques privées, même si ces structures hautement performantes (et en plein essor) présentent l'avantage de soulager le secteur public, elles amputent le secteur public d'une large partie de ses compétences hospitalo-universitaires. Les salaires proposés sont vraisemblablement l'une des raisons de cet "exode". Lire la suite

Système de santé : quelle place pour la santé publique ?
Docteur Mohamed Iddir - 6 janvier 2004

La question peut paraître saugrenue. Effectivement, énoncer que la santé publique est la pierre de touche de notre système de santé, autant en tant que droit des citoyens, qu'en tant que responsabilité des gouvernants, relève de l'évidence. Le fait est que, comme pour toute représentation trop générale, la santé publique est appréhendée selon une perception quasi-intuitive plutôt que par une définition précise de ses fonctions. Première conséquence négative, le concept est volontiers galvaudé, souvent traduit selon les intérêts des uns et des autres, plutôt qu'en fonction d'une finalité propre. Or, à l'heure ou le système de santé est tant décrié, il est essentiel de parvenir à une définition claire des responsabilités institutionnelles en matière de santé publique, dans ce qui est spécifique à cette dernière (au-delà des responsabilités générales en matière de santé qui incombent à tous, en tant que responsabilité sociale), et ce, afin de pouvoir rendre compte objectivement des résultats, d'une part, et comme préalable indispensable à toute démarche d'amélioration de la qualité des prestations, d'autre part. Autre conséquence négative, l'absence de définition précise des tâches des personnels de santé publique (ou la définition limitative, voire simpliste qui en est donnée) est à l'origine d'une dépréciation de ces personnels, y compris et surtout sur le plan statutaire, ce qui génère un véritable malaise socioprofessionnel, devenu de fait une entrave objective au développement sanitaire dans notre pays. Lire la suite

L'Obésité au Maghreb
Professeur Z. KEMALI - 4 décembre 2003

Jusqu'au siècle dernier, l'embonpoint érigé en critère esthétique était associé à une image de richesse et de réussite sociale, ainsi qu'à un état de bonne santé. Avec le développement économique et l'industrialisation, les pays occidentaux se sont rapidement trouvés confrontés à l'augmentation de la fréquence de l'obésité dont les effets sur la santé n'ont pas tardé à se manifester par un accroissement notable des maladies cardio-vasculaires qui sont devenues ainsi la première cause de mortalité dans ces pays.
Qu'en est-il dans un pays en développement comme l'Algérie qui n'a pas atteint son autosuffisance alimentaire et qui est toujours confronté à la sous alimentation de certaines de ses couches sociales ? Lire la suite

Ramadan & Santé
Professeur Larbi Abid - 8 novembre 2003

Le Ramadan est une période très importante pour tous les musulmans. On ne doit ni boire, ni manger depuis l'aube jusqu'au crépuscule. Le renoncement à toute nourriture solide contraint l'organisme à se brancher sur ses réserves internes.
Le Ramadan a des conséquences médicales importantes, dans le domaine hormonal, dans le domaine de l'hydratation, sur le transit, dans le domaine psychologique également. Lire la suite

L'ingestion accidentelle de caustiques chez l'enfant
Pr. Mourad BAGHRICHE - 15 octobre 2003

Situation dramatique de plus en plus fréquente en Algérie. Plus de 1000 cas ont été explorés au service de pédiatrie du SS de Bologhine d'Alger entre le 1er janvier 1996 et le 30 juin 2003. Lire la suite

Les Urgences Médico-Chirurgicales
Professeur Larbi Abid - 21 juillet 2003

La situation de nos hôpitaux est de plus en plus tendue, faute de moyens suffisants. A plusieurs, reprises l'activité des services est à l'arrêt faute de produits indispensables. Seule l'activité des urgences médico-chirurgicales (UMC) est maintenue coûte que coûte. Mais qu'en est-il réellement de cette activité ? Lire la suite

Médecine de Catastrophe : Savoir, prévoir, agir
Pr. M. DJEBBAR - 16 juin 2003

Une catastrophe, qu'elle résulte d'un fléau naturel ou d'une cause accidentelle, se caractérise par sa survenue brutale et imprévisible, par un afflux massif de victimes et par un débordement rapide des structures médicales immédiatement disponibles.
L'histoire a toujours connu ce risque. Les catastrophes ont existé au cours des siècles et existeront toujours. Ni la nature, ni les hommes ne pourront les éviter. Depuis la disparition de Pompéi en 79 jusqu'au tremblement de terre de " Boumerdes ( 2003 ) " en passant par la destruction de Lisbonne en 1755 avec ses 50 000 morts, celle de San Francisco en 1906 avec ses 80 000 morts et bien d'autres séismes presque aussi meurtriers, la catastrophe guette chaque jour. Lire la suite

Tuberculose à bacilles multirésistants
S. NAFTI - RMP n° 26, 1er trimestre 2003 - Alger - 26 mai 2003

15 ans après l'introduction en Algérie de régimes de chimiothérapie antituberculeux de courte durée, les premiers cas de tuberculose à bacilles résistants aux drogues majeures sont apparus. En 1994, près de 100 cas documentés ont été répertoriés. Depuis près de 400 cas ont été colligés ce qui a nécessité la mise en place de régimes de traitement associant 4 à 5 drogues dont 2 ''anciens'' antituberculeux. Lire la suite

Mammographie et prise en charge du cancer du sein
Professeur Larbi Abid - 05 mai 2003

Il y a un peu plus d'un an, nous avons publié sur ce site un article intitulé ''Un dépistage de masse du cancer du sein est-il réalisable en Algérie ?'' et nous concluions qu'à l'heure actuelle l'Algérie ne présentait pas de garanties suffisantes pour envisager un programme de dépistage du cancer du sein surtout que l'incidence dans notre pays est 3 à 4 fois plus faible que dans les régions (monde occidental) où le dépistage est réalisé, que la population touchée est beaucoup plus jeune que celle des pays de forte incidence, que la médicalisation du pays (médecins radiologues) est très faible et qu'enfin les moyens financiers pour un tel dépistage sont loin d'être disponibles. Lire la suite

Dotation des services de santé en personnels paramédicaux
D'après rapport établi par M. K. GRABA, Professeur d'épidémiologie au Ministère du travail et des affaires sociales - 5 mars 2003

Les normes de dotation des services de santé en personnels paramédicaux restent à définir dans notre pays.
Cette normalisation est importante compte tenu des demandes faites par les chefs de services hospitaliers et de l'offre proposée par les gestionnaires des hôpitaux. Lire la suite

Formation médicale continue des médecins généralistes et spécialistes
S. AYOUB , Docent en médecine interne - 24 février 2003

Au praticien hospitalo-universitaire incombent divers rôles, tout d'abord celui de la prise en charge des malades mais aussi la formation des étudiants et des médecins ayant achevés leurs études : les médecins généralistes et les spécialistes.
Le travail de l'enseignant est difficile car il représente une charge avec de nombreux obstacles : Lire la suite

La greffe du foie en Algérie reportée : une décision de sagesse
Professeur Larbi ABID - 21 janvier 2003

Après l'avoir annoncée à cors et à cris aussi bien dans les quotidiens nationaux qu'à la radio et à la télévision pour le mois de décembre 2002 ou au plus-tard au mois de janvier 2003, la greffe du foie vient d'être reportée à une date ultérieure.
Il s'agit là d'une décision très sage car à l'inverse des greffes de cornée et de rein où les besoins sont très grands et où notre pays accuse un grand retard, en matière de pathologie hépatique c'est plutôt la chirurgie d'exérèse majeure du foie que le ministère de la santé devrait aidé à développer dans les grands centres du pays. Lire la suite

Circoncision et 27ème jour du ramadan
Professeur Larbi ABID - 17 décembre 2002

La circoncision, des garçons en âge préscolaire est une de nos traditions arabo-musulmanes. Celle-ci peut être réalisé à n'importe quelle période de l'année. Certaines familles choisissent la saison estivale correspondant aux vacances scolaires pour effectuer ce rite dans une atmosphère festive qui n'a parfois rien à envier aux cérémonies de fiançailles ou de mariage. Outre les périodes de congé scolaire, le mois de ramadan est également une période propice pour y effectuer cette circoncision. C'est généralement durant le deuxième quinzaine de ce mois sacré qu'à lieu la circoncision et la journée du 27ème jour (Leilat El kadr) est particulièrement prisée par les familles. Lire la suite

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