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| Principales
complications biologiques des traitements des cancers |
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Introduction
Le terme de chimiothérapie a été créé
au début du siècle par P. Ehrlich dans sa recherche
de produits spécifiquement toxiques pour les bactéries.
L’histoire de la chimiothérapie anticancéreuse
a débuté en 1943 à la suite de la constatation
d’une toxicité hématologique chez des marins
américains exposés par accident à du gaz moutarde
lors d’une attaque de “la Baie de Naples” qui
fit couler le bateau “John Harvey” porteur de 100 tonnes
de ce gaz. Des recherches entreprises sur ce sujet ont ensuite abouti
aux premiers essais de traitement d’affections hématologiques
par la moutarde azotée (traitement de la maladie de Hodgkin
par le méchlorméthamine qui est longtemps resté
“secret-défense” aux Etats Unis). La plupart
des produits actuellement utilisés résulte d’observations
fortuites ou d’essais systématiques de cytotoxicités
de très nombreuses molécules sur des lignées
cellulaires plutôt que d’une conception “à
priori” établie en fonction d’une cible à
atteindre.
Les efforts de recherches fondamentale et clinique ont permis de
développer les traitements médicaux du cancer, ce
qui a établi et conforté la place de l’Oncologie
Médicale au sein de la Cancérologie. Mais les progrès
dans la stratégie thérapeutique des maladies malignes
ont surtout bénéficié de l’approche multidisciplinaire
qui associe l’oncologue, le chirurgien, le pathologiste, le
radiothérapeute, le radiologue et les biologistes, chacun
apportant ses connaissances propres pour le bien du malade.
Dans cet article, il nous a paru nécessaire de rappeler
les mécanismes d’action des principales classes de
cytotoxiques, de l’hormonothérapie et de l’immunothérapie
et de mentionner leurs utilisations courantes. Dans une deuxième
partie, nous tentons de faire le point sur les différentes
complications biologiques des anticancéreux en dégageant
les différents paramètres et marqueurs de toxicité
sur la cellule normale, en fonction des organes touchés.
De tels paramètres constituent un outil important entre les
mains du praticien oncologue, lui permettant une surveillance adaptée
et une optimisation du traitement qu’il propose à ses
patients.
1. Mécanismes d’action des principales
classes de médicaments cytotoxiques
L’action cytotoxique d’un médicament anticancéreux
peut être la conséquence d’une interaction directe
de celui-ci avec l’ADN cellulaire de la cellule tumorale.
C’est le cas des alkylants qui forment des adduits modifiant
la structure de l’ADN. L’interaction entre un médicament
cytotoxique et l’ADN peut aussi être indirecte : le
médicament perturbe les fonctions d’un système
enzymatique impliqué dans les phénomènes de
transcription et/ou de réplication de l’ADN tel que
les topoisomérases, les tubulines ou encore les enzymes impliqués
dans la synthèse des nucléotides. Pour certains cytotoxiques
plusieurs mécanismes d’action sont associés,
certains correspondant à une interaction indirecte avec l’ADN
(ex: classe des anthracyclines).
1.1 Les alkylants
Les alkylants sont des dérivés organiques de synthèse
possédant le groupement -CH2-CH2-C1. Cette structure commune
leur confère un puissant caractère électrophile
leur permettant de former des liaisons covalentes avec l’ADN
cellulaire. De plus, la plupart des dérivés sont
bifonctionnels ce qui permet la formation de ponts inter et intrabrins.
La formation de ces adduits inhibe aussi bien la transcription
que la réplication des régions d’ADN concernées.
1.1.1 Moutarde à l'azote
Le cyclophosphamide et l’ifosfamide ne sont pas eux-mêmes
réactifs ; ils devront être métabolisés
(principalement au niveau hépatique) par différents
enzymes (dont le cytochrome P450 CYP3A4) en métabolites
actifs (Tableau 1).
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| Tableau 1 : Les alkylants |
| Dénomination commune (DCI) |
Nom de spécialité (Laboratoire) |
Présentation |
| Altéramine |
Hexastat® (Aventis) |
G :100 mg (VO) |
| Busulfan (ATU) |
Myléran® (Wellcome) |
C : 2 et 25 mg (VO) |
| Carmustine |
Bicnu®(Bristol-Myers-Squibb) |
PI : 100 mg (IV) |
| Chlorambucil |
Chloraminophène® (Techni-Pharma) |
G : 2 mg (VO) |
| Chlorméthine |
Caryolysine® (Synthélabo) |
PI : 10 mg (IV, IA, IS) |
| Cyclophosphamide |
Endoxan Asta® (Astra Medica) |
C : 50 mg (VO)
PI :100, 500 et 1000 mg (IV, IM, IA) |
| Dacarbazine |
Déticène® (Aventis) |
PI : 100 mg (IV lente, IA) |
| Fotémustine |
Muphoran® (Servier Médical) |
PI : 208 mg (IV) |
| Ifosfamide |
Holoxan® 1000 (Asta Medica) |
PI : 1000 mg (IV, IM, IA, SC) |
| Lomustine |
Bélustine® (Aventis) |
G : 40 mg (VO) |
| Melphalan |
Alkéran® (Glaxo Wellcome) |
C : 2 mg (VO) ; PI : 50 mg (IV) |
| Pipobroman |
Vercyte® (Abbott-France) |
C : 25 mg (VO) |
| Procarbazine |
Natulan® (Roche) |
G : 50 mg (VO) |
| Streptozocine |
Zanosar® (Pharmacia & Upjohn) |
PI : 1000 mg (IV) |
| Thiotépa |
Thiotépa® (Lederle) |
PI : 15 mg (IV, IM, IS) |
| Légende : C : comprimés
; G : gélules ; IA : intra-artériel ; IM : intra-musculaire
; IP : intra-péritonéal ; IV : intra-veineux ;
PI : présentation injectable ; SC : sous-cutané
; VO : voix orale |
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1.1.2 Organoplatines
Les composés commercialisés sont tous des dérivés
du Pt(II). Après hydrolyse (selon un mécanisme non
enzymatique) de leurs groupements “labiles” (deux chlores
pour le cisplatine, deux fonctions carboxylates pour le carboplatine
et l’oxaliplatine), les diaquoplatines formés vont
provoquer des adduits de platine au niveau de l’ADN : principalement
des ponts entre deux guanines ou entre la guanine et l’adénine
du même brin d’ADN ou de deux brins différents.
Le Carboplatine est un analogue de la molécule de référence,
le cisplatine, puisque son hydrolyse aboutit à la formation
du même diaquoplatine diaminé. C’est la plus
grande stabilité du carboplatine qui explique ses différences
pharmacocinétiques et toxicologiques. En revanche, le groupement
qui persiste au niveau des adduits restants de l’oxaliplatine
est le diaminocyclohexane. Cette différence structurale explique
le spectre d’activité antitumoral différent
de l’oxaliplatine par rapport aux autres analogues du cisplatine
(Tableau 2). |
| Tableau 2 : Autres médicaments
cytotoxiques |
| Dénomination commune (DCI) |
Spécialité (Laboratoire) |
Présentation |
| Asparaginase |
Kidrolase© (Aventis) |
PI : 1000 UI (IV) |
| Carboplatine |
Paraplatineâ (Bristol-Myers Squibb) |
PI : 50, 150 et 450 mg (IV) |
Cisplatine |
Cisplatyl© (Aventis)
Cisplatine Lilly© (Lilly France)
Cisplatine Dakota Pharm© (Dakota Pharm) |
PI : 10, 25 et 50 mg (IV)
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| Etoposide |
Vépéside© (Novartis)
Celltop© (Asta medica)
Etopophos© (Britol-Myers Squibb)
Etoposide Dakota Pharm© (Dakota Pharm)
Etoposide Pierre Fabre©(Pierre Fabre Oncologie) |
C : 50 mg (VO) PI : 100 mg (IV)
PI : 100 mg (IV) |
| Hydroxycarbamine |
Hydréa© (Bristol-Myers Squibb) |
G : 500 mg (VO) |
| Irinotécan |
Campto© (Aventis) |
PI : 40 et 100 mg (IV) |
| Miltéfosine |
Miltex© (Asta Medica) |
Solution : 600 mg (AL) |
| Mitoguazone (CR) |
Méthyl-GAG© (Dakota Pharm) |
PI : 100 mg (IV lente, IM) |
| Oxaliplatine |
Eloxatine© (Sanofi Winthrop) |
PI : 50 et 100 mg (IV) |
| Ténoposide |
Véhem© (Novartis) |
PI : 50 mg (IV) |
| Topotécan |
Hycamtin© (Smith Kline Beecham) |
PI : 4 mg (IV) |
| Abréviations :
AL : Application locale ; C : comprimés ;
G : gélules ; IV : Intra-veineux ;
PI : Présentation injectable ; SC : Sous-cutané ;
VO : Voix orale |
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1.2 Les intercalants
1.2.1 LES INHIBITEURS DES TOPOISOMERASES
Les topoisomérases sont des enzymes qui provoquent des
coupures provisoires au niveau de l’ADN. Ces coupures
permettent de maintenir la structure de l’ADN en évitant
les phénomènes de surtension qu’occasionnent
la réplication et la transcription. Les topoisomérases
peuvent également intervenir dans les phénomènes
de réparation. Les topoisomérases I et II provoquent,
respectivement, des cassures double-brin et simple brin. Elles
agissent en plusieurs étapes parmi lesquelles la formation
d’un complexe clivable enzyme-ADN suivie d’une religation
de l’ADN. Les inhibiteurs des topoisomérases se
lient au complexe topoisomérase-ADN au stade de clivage
et empêchent l’étape de religation. Cela
rend définitive la cassure double-brin lorsque qu’il
s’agit d’un inhibiteur des topoisomérases
II (Etoposide, Ténoposide). Pour les inhibiteurs des
topoisomérases I (Irinotécan, Topotécan),
la cassure simple-brin ne s’accompagnera d’effet
léthal pour la cellule que lorsque la fourche de réplication
aura progressé jusqu'à cette cassure.
Les anthracyclines et les anthraquinones présentent une
structure coplanaire leur permettant de s’intercaler au
sein de la double hélice d’ADN ce qui provoque
sa déformation et bloque la transcription et la réplication.
A forte concentration ces dérivés induisent également
la formation d’anion superoxyde susceptible de réagir
avec l’ADN. Ces dérivés possèdent
de plus une activité vis-à-vis de sites différents
de ceux des épipodophyllotoxines sur les topoisomérases
II qu’ils vont inhiber. Enfin, ils présentent une
activité activatrice vis-à-vis des sphingomyélinases.
Ces enzymes membranaires dégradent la sphingomyéline
en céramide qui, au niveau nucléaire, déclenche
les processus apoptotiques.
1.2.2. Bléomycine
Mélange de différents peptides de faibles poids
moléculaire, considéré comme un agent “intercalant-scindant”;
elle provoque des cassures d’ADN simple et double-brin
(Tableau 3).
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| Tableau 3 : Les Intercalants |
| Dénomination commune (DCI) |
Nom de Spécialité (Laboratoire) |
Présentation injectable |
| Antibiotiques |
| Bléomycine |
Bléomycine© Aventis (Aventis) |
15 mg (IV, IM, IS) |
| Dactinomycine |
Lyovac© Cosmegen (Merk Sharp et Dohme) |
0,5 mg (IV) |
| Daunorubicine |
Cérubidine© (Aventis) |
20 mg (IV) |
Doxorubicine |
Adriblastine© (Pharmacia & Upjohn)
Doxorubicine© (Dakota Pharm) |
10, 50, 150 et 200 mg (IV, IA)
10, 50 mg (IV, IA) |
| Epirubicine |
Farmorubicine© (Pharmacia & Upjohn) |
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| Idarubicine |
Zavedos© (Pharmacia & Upjohn) |
5, 10 mg (IV) |
| Pirarubicine |
Théprubicine© (Aventis) |
10, 20, 50 mg (IV, IA) |
| Autres |
| Amsacrine |
Amsidine© (Parke Davis) |
75 mg (IV) |
| Ellipticinium |
Céliptium© (Pasteur) |
50 mg (IV) |
| Mitoxantrone |
Novantrone© (Lederle) |
10, 20, 25 mg (IV, IS, IT) |
| Légende : IA :
Intra-artériel ; IM : Intra-musculaire ;
IS : Intra-sereux ; IV : Intra-veineux PI :
Présentation injectable |
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1.3 Les antimétabolites
Tous présentent une analogie structurale étroite
avec les bases pyrimidiques ou puriques ou l’acide folique
leur permettant d’inhiber des systèmes enzymatiques
intervenant dans la synthèse des nucléotides. Pour
les antipyrimidiques et les antipuriques, les médicaments
sont des analogues des bases (ou d’un nucléoside
pour la Cytarabine et la Gemcitabine) qui devront être transformés
au niveau cellulaire en nucléotides qui constituent la
forme active de ces molécules. Ces transformations mettent
en jeu les enzymes qui catalysent la synthèse des nucléotides
physiologiques à partir de l’adénine (quand
il s’agit de Fludarabine), la guanine (6-thioguanine), l’hypoxanthine
(6-mercaptopurine), l’uracile (5-fluoroucacile) et la désoxycytidine
(Cytarabine et Gemcitabine).
1.3.1. Antagonistes foliniques
Les deux dérivés commercialisés, le Méthotrexate
et le Raltitrexed, inhibent deux enzymes différentes.
Le Méthotrexate inhibe de façon compétitive
la Dihydrofolate Réductase (DHFR). Or les folates doivent
être sous forme réduite (tétrahydrogénée)
pour assurer leur fonction de donneur de groupement méthyl.
Le déficit cellulaire en folates s’accompagne d’une
inhibition de la synthèse des purines et de thymidine.
Le Raltitrexed inhibe la Thymidylate Synthétase (TS)
en entrant en compétition avec le cofacteur de cette
enzyme, le tétrahydrofolate. A l’instar des folates
cellulaires, Méthotrexate et Raltitrexed sont polyglutamatés
dans la cellule par la Folate Polyglutamate Synthétase
(FPGS), ce qui leur confère une activité cytotoxique
supérieure et prolongée.
1.3.2. Antagonistes puriques
Les antipuriques (6-mercaptopurine, 6-thioguine, fludarabine)
inhibent la synthèse des acides nucléiques en
entrant en compétition avec les nucléotides puriques
physiologiques au niveau de différentes enzymes tels
que la ribonucléotide réductase ou les ADN Polymérases.
Ils peuvent être incorporés dans l’ADN ou
l’ARN de façon “frauduleuse”.
1.3.3. Antagonistes pyrimidiques
L’activité cytotoxique du 5-fluorouracile met
en jeu trois de ces métabolites. Le 5 FUTP (5-fluoro
uridine triphosphate) et le 5 F dUTP (5-fluoro désoxyuridine
triphosphate) sont susceptibles d’être respectivement
incorporés dans l’ARN et l’ADN. L’incorporation
dans l’ARN empêche la traduction de s’effectuer
normalement et inhibe la synthèse protéique.
L’incorporation dans l’ADN va s’accompagner
d’une inhibition des polymérases et donc inhiber
la réplication. Le 5F dUMP (5-fluoro désoxy uridine
monophosphate) va inhiber la Thymidylate Synthétase par
compétition avec un substrat naturel, le dUMP. Cette
inhibition entraîne donc un déficit cellulaire
en dTMP (désoxy thymidine monophosphate), constituant
nécessaire à la synthèse d’ADN.
La Cytarabine-C et la Gemcitabine vont, sous forme de triphosphate,
inhiber les ADN polymérases (Tableau 4).
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| Tableau 4 : Les antimétabolites |
| Dénomination Commune (DCI) |
Spécialité (Laboratoire) |
Type de présentations injectables
(sauf Purinethol© et Méthotrexate©) |
| Cladribine |
Leustatine© (Janssen-Cilag) |
10 mg (IV) |
| Cytarabine |
Aracytine© (Pharmacia & Upjohn) |
100, 500, 1000 et 2000 mg
(IV, SC, IR) |
| Fludarabine |
Fludara© (Schering) |
50 mg (IV) |
| Fluoro-uracile |
Flurouracile© (Roche) |
250, 500 et 1000 mg (IV, IM, VO) |
| Gemcitabine |
Gemzar© (Lilly France) |
200 et 1000 mg (IV) |
| Mercaptopurine |
Purinéthol© (Glaxo Wellcome) |
Cp : 50 mg |
| Méthotrexate |
Méthotrexate© (Aventis)
Lodertrexate© (Lederle) |
Cp : 2,5 mg; 5, 20, 50 et 500 mg (toutes voies)
5, 25 et 50 mg (toutes voies) |
| Pentostatine |
Nipent© (Lederle) |
10 mg
(IV) |
| Raltitrexed |
Tomudex©(Zeneca Pharma) |
2 mg
(IV) |
| Légende : Cp: Comprimés ;
IM : Intra-musculaire ; IV : Intra-veineux ;
IR : Intra-rachidienne ; SC : Sous-cutané ;
VO : Voix orale |
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1.4 Les poisons du fuseau
Ces médicaments interagissent avec la tubuline, protéine
cytoplasmique qui existe sous deux formes : une forme dimérique
et une forme polymérisée. Cette dernière
constitue l’appareil microtubulaire qui joue un rôle
essentiel dans de nombreuses fonctions cellulaires parmi lesquelles
la mitose. Les dérivés de la Vinca inhibent la polymérisation
de la tubuline ce qui fait obstacle à la division cellulaire.
En revanche, les dérivés des taxanes stabilisent
la forme polymérisée. Cela va donc également
s’accompagner d’un effet antimitotique car la fonctionnalité
de la tubuline requiert cet équilibre dynamique qui existe
entre forme dimérique et forme polymérisée.
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| Tableau 5 : Les Antifusoriaux |
| Dénomination Commune (DCI) |
Spécialité (Laboratoire) |
Présentation injectable |
| Docétaxel |
Taxotère© (Aventis) |
20 et 80 mg (IV) |
| Paclitaxel |
Taxol© (Bristol-Myers Squibb) |
30 et 10 mg (IV) |
| Vinblastine |
Velbé© (Lilly France)
Vinblastine© (Aventis) |
10 mg (IV) |
| Vincristine |
Oncovin© (Lilly France)
Vincristine© (Pierre Fabre Oncologie)
Vincristine© Aventis (Aventis) |
1 mg (IV)
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| Vindésine |
Eldisine© (Lilly France) |
1 et 4 mg (IV) |
| Vinorelbine |
Navelbine©(Pierre Fabre Oncologie) |
10 et 50 mg (IV) |
| Légende : IV :
Intra-veineux |
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1.5 Les cytotoxiques phase-dépendants et
cycle-dépendants
Certains médicaments anticancéreux exercent leur
activité cytotoxique quelle que soit la phase du cycle
de division cellulaire (à l’exception de la phase
Go qui correspond à une phase quiescente) ; leur action
cytotoxique est alors qualifiée de cycle-dépendante.
C’est le cas pour les dérivés alkylants. Certains
d’entre eux possèdent un pouvoir cytotoxique vis-à-vis
des cellules en Go : les nitroso-urées et le Melphalan
sont considérés comme des cytotoxiques cycle-indépendants.
Au contraire d’autres cytotoxiques exercent leur action
sur des cellules se trouvant dans une (ou deux) phase(s) particulière(s)
du cycle de division. Sont ainsi phase-dépendants le Méthotrexate
(phase S et G1), les taxanes (phase M) ainsi que les inhibiteurs
des topoisomérases.
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