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L’Association des Gastro-Entérologues Libéraux
de l’Algérois (AGELA) présidé
par le professeur Chaouch, a organisé le 15 novembre 2007
à la salle de conférence ‘’Hassiba Ben
Bouali’’ (Esplanade du Sofitel, Hamma, Alger), une journée
d’enseignement post-universitaire consacrée au reflux
gastro-oesophagien (RGO) et ses complications.
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| Pr. Chaouch lors de l’inauguration
de la journée |
Cette journée qui a réuni près de 150 médecins
spécialistes en gastro-entérologie, médecine
interne ainsi que quelques chirurgiens viscéralistes, a vu
la participation de 2 invités français : les professeurs
R. Jian, gastro-entérologue et A. Berger, chirurgienne.
Au cours le la 1ère séance, le Pr. Boucekkine a
présenté l’épidémiologie et l’histoire
naturelle du RGO, en signalant d’emblée que la prévalence
de cette affection est nécessairement sous-évaluée
car basée sur les symptômes et l’endoscopie.
Après avoir rapporté les principales études
de littérature internationale, comme l’enquête
espagnole réalisée par Diaz Rubio en 2004, ou celle
du belge Louis en 2002 et également celle de Fallard publiée
en 2006, le Pr. Boucekkine a tenté de répondre à
la question de savoir si vraiment le RGO était plus fréquent
en Europe qu’en Asie et en Afrique. C’est ainsi qu’il
rapporta qu’une étude prospective réalisée
à Alger en 2007 à l’occasion de cette journée,
a montré sur une population représentative de 680
personnes (332 hommes et 348 femmes) que les symptômes pyrosis
et régurgitations au cours des 12 derniers mois de l’année
étaient retrouvés respectivement chez 28,3 % et 14,1
% des sujets de cette enquête. Le Pr. Boucekkine a également
rapporté le travail prospectif réalisé par
le Dr. Bousseloub (HCA) sur l’oesophagite par reflux (OPR)
dans le RGO qui était de 46 % et de l’endobrachyœsophage
(EBO) estimé à 8,7 %.
A la question de savoir si la fréquence du RGO est en augmentation,
la réponse est également affirmative tant dans les
populations occidentales (x 2 aux USA entre 1987 et 2000), asiatiques
(à Singapour le taux est passé de 5,5 % à 10,5
% entre 1994 et 2004) qu’à Alger (le taux est passé
de 17,2 % à 28,3 % en 25 ans).
Après avoir analysé les notions de sexe, âge
et ethnie, le Pr. Boucekkine a terminé sur un questionnement
: Existe-il un continuum entre RGO, OPR et EBO ou s’agit-il
d’entités distinctes et indépendantes ? Cette
1ère présentation a été l’objet
d’un débat avec la salle.
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| Prs. Boucekkine & Jian
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Dr. Loudini, Prs. Jian & Asselah
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La 2ème présentation faite par le Dr. Lounes de l’équipe
du Pr. Asselah de l’hôpital Bologhine était consacrée
aux investigations à effectuer pour le diagnostic de RGO
afin de hiérarchiser les explorations. Les résultats
de la conférence de consensus de la SNFGE de 1999 ont été
entre autres rapportés.
Le Dr. Touaïbia de l’équipe du Pr. Touchène
de l’hôpital de Kouba a présenté un cas
clinique interactif (achalasie secondaire à un léiomyome)
qui a donné l’occasion d’ouvrir un débat
avec la salle.
Cette 1ère séance de la matinée s’est
terminée par la présentation du Pr. Jian de Paris
sur les indications et modalités du traitement médical
du RGO ainsi qu’à l’exploration et au traitement
des reflux réfractaires.
La séance de l’après-midi a été
consacrée aux :
- Traitement endoscopique des complications de l’EBO par
le Pr. Jian,
- traitement endoscopique des sténoses peptiques de l’œsophage
par le Pr. Touchène,
- aux indications restantes du traitement chirurgical par le
Pr. Berger de Paris.
Compte rendu mis en ligne le 19 novembre 2007
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