OUCHAREF Mohamed (1924-2002)

Par le professeur M. BOUCHOUCHI

Professeur Mohamed OUCHAREFOUCHAREF Mohamed est né le 15 juin 1924 à Azzefoun. Après des études secondaires à Alger et l'obtention du bac , il s'inscrit à la faculté de médecine d'Alger pour l'obtention du diplôme de chirurgien-dentiste à l'école de chirurgie dentaire d'Alger dirigée alors par le professeur PERI.
En 1950, il obtint le diplôme de chirurgien dentiste, major de promotion. Ce classement lui permet d'être retenu comme assistant dans le service de stomatologie du professeur PERI. Mais dès 1952 il ouvre un cabinet dentaire à Alger où il exerce jusqu'en 1956.

De 1956 à 1962, il quitte Alger et rejoint les rangs du FLN en Tunisie puis le maquis où il devient officier de l'ALN.
A l'indépendance, il reprend l'exercice de sa profession à titre privé mais avec le départ massif des enseignants français, l'école de chirurgie dentaire est complètement paralysée.
Avec un groupe de confrère du secteur privé et quelques enseignants français restés sur place, il participe à la relance de la chirurgie dentaire et devient assistant puis maître-assistant à l'école dentaire d'Alger de 1965 à 1968.
De 1965 à 1970 il est directeur de l'Institut d'Odonto-stomatologie et membre du haut conseil de l'Université d'Alger.
En 1972, il est lauréat au concours d'agrégation de stomatologie et devient maître de conférence stagiaire à la faculté de médecine d'Alger.
En 1974, il est nommé chef de service d'odonto-stomatologie au CHU Mustapha.
En 1978, il est professeur agrégé titulaire de stomatologie.

Parmi les titres et fonctions qu'il a assumé on peut citer :

  • 1968 : co-fondateur et membre du comité de rédaction de la revue d'odonto-stomatologie
  • membre du comité scientifique de la section algérienne de l'ARPA.
  • membre de l'union médicale balkanique.
  • député à l'assemblée nationale de 1976 à 1981.

Il prend sa retraite en 1985. Nationaliste, humaniste, scientifique, tels auront été les traits dominants de la vie du professeur Mohamed OUCHAREF.
Son amour pour le pays n'avait d'égal que sa passion pour la stomatologie et son sens élevé de l'éthique et de l'amitié.