| Professeur Mohamed ABOULOLA |
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En 1962, il rentre à Alger, alors sous le terrorisme
de l’OAS, et prend un poste de chirurgien et accessoirement de gynécologue
à la clinique de la croix rouge (actuel EHS Ait Idir). Au niveau
de cette clinique, avec d’autres collègues algériens,
il participe à la prise en charge des besoins sanitaires de la
population algéroise. En novembre 1966, il prend la chefferie de service de
la Clinique Chirurgicale Infantile (CCI) de Mustapha, dirigée jusqu’alors
par le professeur Ali El Okby qui passe au service de chirurgie du CPMC.
A partir de cette date, le professeur Aboulola donnera à la chirurgie
pédiatrique algérienne son véritable essor, aidé
pendant un temps par des chirurgiens égyptiens dont le docteur
Adel Lotfi et surtout le docteur Mustapha Yahia qui restera jusqu’en
1982. D’autres médecins le rejoindront comme le docteur Bouzid
Ali (chirurgien qui s’était spécialisé en chirurgie
pédiatrique à l’hôpital Nord de Marseille) ou
encore les docteurs Bekkat Maâmar et Bouayad Agha Rachid qui ont
suivi leur formation en chirurgie pédiatrique dans le service du
professeur Aboulola. Le professeur Bekkat ouvrira par la suite le service
de chirurgie pédiatrique de Béni Messous alors que le professeur
Bouayad s’intéressera à la chirurgie des brûlés
et dirigera la clinique Nancy de Bab El Oued. Grâce à la
richesse et à la qualité de son staff médical, le
professeur Aboulola assurera de nombreuses missions médicales mensuelles
au niveau des wilayas de Biskra et de Tébessa. Le professeur Aboulola va créer l’école de chirurgie pédiatrique algérienne d’où sortiront les professeurs chefs de service actuels qui ont essaimé sur les différents CHU du pays. Parmi ses élèves, on peut citer :
Après 29 années d’exercice à plein temps dans le secteur public, le professeur Aboulola prend une retraite anticipée en 1991 et revient dans sa ville natale de Ghardaïa où il exerce en qualité de chirurgien privé conventionné avec les hôpitaux de Ghardaïa et de Metlili pendant 2 ans. Le professeur Aboulola n’a pas, non plus, coupé
le contact avec l’activité universitaire et de formation
médicale continue puisque nous avons le plaisir de le rencontrer
dans les manifestations scientifiques organisées tant à
Ghardaïa que dans d’autres villes du pays, faisant ainsi bénéficier
les nouvelles générations de sa grande expérience. Par Pr. Abid Larbi
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