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Les éditos du professeur Abid

Comment l’Algérie perd ses médecins.
Par L. Abid - 18 Mai 2017

Si l’Algérie est connue pour son sous-sol riche en hydrocarbures, matières premières qu’elle exporte, elle est également, depuis de nombreuses années, exportatrice de sa matière grise. Cette fuite des cerveaux concerne ingénieurs, enseignants universitaires, informaticiens, artistes, architectes, techniciens, médecins et même paramédicaux. Lire la suite

Que penser de la prévention au moyen de programmes de dépistage ?
Par L. Abid - Mars 2017

Il est pertinent de s’interroger sur l’opportunité de mettre en œuvre un programme de dépistage pour détecter le cancer de l’ovaire. La maladie est grave, souvent détectée tardivement et ainsi entachée d’un mauvais pronostic. Nous commentons dans ce numéro de Minerva, une étude qui montre que la détermination du taux de CA 125, associée à des examens de suivi appropriés chez les femmes âgées de 50 à 74 ans, conduit à un résultat favorable en termes de mortalité liée au cancer de l’ovaire, après exclusion des cas de cancer de l’ovaire présents au début de la période de dépistage. Lire la suite

L’académie Algérienne des Sciences et des Technologies (ASTA)
Par L. Abid - 25 mars 2015

L’académie des sciences constitue la plus haute autorité scientifique d’un pays. Elle concourt au développement des sciences et de leurs applications, et conseille les autorités gouvernementales en ce domaine, reconnu majeur, dans un monde en évolution permanente, où sciences et techniques jouent un rôle économique et social de plus en plus déterminant. En Algérie, le niveau de développent de l’activité scientifique atteint, milite en faveur de la mise en place d’une académie des sciences et des technologies, organisme qui permettra d’accompagner, en tant que plus haute autorité dans le domaine, l’essor scientifique et technologique du pays et servir d’interface avec les instances scientifiques internationales. Lire la suite

Un changement d’orientation dans une discipline, un changement de discipline ne sont pas mortel
Par L. Abid - 3 décembre 2014

Le dernier concours de chefferie de service hospitalo-universitaire qui s’est déroulé en juin 2014 a fait couler, et continue à faire couler beaucoup d’encre. Le dernier en date est l’article paru sur le quotidien national « Liberté » sous la plume des professeurs I. Terranti et N. Metahri sous le titre « la pédopsychiatrie algérienne en difficulté » en rapport avec le choix d’un maitre de conférence de psychiatrie (qui n’a exercé jusqu’à ce jour que dans des services d’adultes) pour la chefferie d’un service de pédopsychiatrie. Au cours de ces dernières années de nouvelles spécialités se sont individualisées au niveau de nos facultés et CHU. La chirurgie thoracique et cardio-vasculaire a éclaté en 3 spécialités, la chirurgie plastique s’est individualisée de la chirurgie générale. Lire la suite

Détermination des effectifs médicaux dans les services hospitalo-universitaires
Par L. Abid - 13 juin 2014

Les hôpitaux constituent un point d’intersection d’intérêts convergents : satisfaire des besoins de santé et absorber une part importante de professionnels sortant de nos facultés de médecine, instituts de formation paramédicale, école de formation de gestionnaires etc. L’hôpital est également un des lieux d’expérimentations sociales et professionnelles des plus complexes. La professionnalisation et la spécialisation des ressources humaines en sont les indices principaux. Cette ressource humaine demeure une des préoccupations essentielles dans le système de l’offre de soins car la dotation d’un hôpital en personnel est un problème complexe et il n’existe aucune formule simple qui puisse répondre à toutes les situations. Lire la suite

Hommage au Docteur Rachid Bouakaz
Par Mr. Farouk Zahi et proposé par L. Abid - 15 octobre 2013

La grande esplanade de la Zaouïa d’El Hamel (Bou Saâda) s’est avérée, en ce mercredi 25 septembre 2013, exiguë pour contenir une foule venue de toute part.
D’anciens ministres et walis, cadres supérieurs et médecins, amis et petites gens venus, tous, pour rendre un dernier hommage à l’homme qui a consacré sa vie durant à l’acte de soin de santé publique. Produit de l’école algérienne d’infectiologie dont l’hôpital d’El Kettar en était le bastion, Dr Bouakaz a bourlingué pendant plus de cinq années dans les méandres africaines, notamment au Burkina Faso. Valeur sûre, Blaise Compaoré, président de ce dernier pays, en fit son propre conseiller en matière de problématique sanitaire et plus tard son ami. Rentré définitivement au pays à la fin des années 90, il est tour à tour chargé d’études et de synthèse au cabinet du département sanitaire, directeur central par deux fois. Nourrissant de grands desseins pour le Sud, il est derrière le programme appelé communément : Santé Sud. Lire la suite

Grandeur et décadence de l’hôpital Mustapha
Par Kheir-Eddine Merad Boudia. Cardiologue à l’hôpital Mustapha Bacha

Celles et ceux qui, comme moi, ont connu l’hôpital Mustapha après l’indépendance, se rappellent certainement que c’était un édifice majestueux et impressionnant. Il était beau à voir, avec son jardin fleuri, ses arbres dont certains, centenaires, avaient des gros troncs, des branches élancées et entrecroisées, le tout formant un ensemble de verdure ombragé offrant aux patients et aux visiteurs un havre de fraîcheur particulièrement apprécié les jours ensoleillés et chauds... Lire la suite

La réanimation médicale
Par Senouci M. Mostefa, Réanimation Médicale Polyvalente Oran, Algérie et proposé par L. Abid - 4 avril 2013

La réforme hospitalière c’est aussi faire connaître l’hôpital au grand public. L’hôpital est scruté à «tête reposé» et non pas en situation d’angoisse à l’occasion de l’admission d’un parent au sein de cette structure de santé. Les moyens audiovisuels peuvent nous faire découvrir le sujet. Ils nous feront voir ce que voient quotidiennement les gens qui veillent sur notre santé, mais aussi, ce que voient les patients et les usagers dans nos structures de santé. Lire la suite

Contribution : Le suicide, un véritable problème de santé publique
Par le Pr Ziri Abbès, directeur général du CHU de Tizi-Ouzou - 12 novembre 2012

Etudier la problématique du suicide longtemps débattue et autour de laquelle beaucoup d’encre a coulé, je tiens avant tout à rendre un vif hommage à celui qui fut notre maître, notre enseignant, celui qui a été pendant de longues années un éminent clinicien et un expert hors pair. Lire la suite

La carte sanitaire non respectée ?
par Larbi Abid - 2 mars 2012

En date du 27/02/2012, on pouvait lire sur la page « Periscoop » du quotidien Le Soir d’Algérie, une information signalant le non respect de la carte sanitaire du fait du ‘’ détournement’ de certaines structures de santé pour en faire des structures hospitalo-universitaires. On lisait dans cette note que cette situation pénaliserait les malades ? Lire la suite

30 milliards de DA pour le médicament : un grand ouf de soulagement ?
par Larbi Abid - 14 novembre 2011

Un conseil interministériel convoqué jeudi 10 novembre 2011 a réuni autour du premier ministre, les ministres de la santé et des finances pour remédier aux nombreuses pénuries de médicaments qui perdurent depuis plusieurs mois sanctionnant les malades et perturbant l’activité dans les hôpitaux. Lire la suite

Quelle espérance de vie pour un jeune adulte obèse ?
par Dr Rodi Courie et proposé par Larbi Abid - 18 octobre 2011

L’association entre obésité à l’âge adulte et risque accru de mortalité est bien documentée. Une revue de littérature récente regroupant des données de 57 études prospectives avec près de 900 000 participants a estimé que les obèses étaient deux fois plus à risque de décès à tout âge entre 35 et 89 ans comparés aux personnes minces. Lire la suite

La recherche scientifique en Algérie : une réalité cachée
par M. Naoun, enseignant, Université de Batna et proposé par Larbi Abid - 25 juillet 2011

La recherche scientifique dans les universités algériennes est toujours en quête d’équipements scientifiques à jour. Imposer des conditions administratives de création ou de gestion des projets selon des conditions éliminatoires ségrégatives (voir les nouvelles dispositions de création des projets de recherche CNEPRU) n’apporte rien de nouveau et bloque toutes les initiatives positives. Lire la suite

L’oncologie médicale se renforce à Alger par une nouvelle structure hospitalière
par Larbi Abid - 20 septembre 2010

Lors de la visite qu’a effectuée mercredi 15 septembre, le Dr. Djamel OULD ABBES, ministre de la santé, au niveau de la clinique Beau fraisier (initialement dédiée aux affections respiratoires et à l’allergologie) dépendant du CHU Béni Messous, l’orientation de l’activité médicale vers l’oncologie médicale a été entérinée ce qui permettra de désengorger, un temps soi peu, le service d’oncologie médicale du CPMC. Lire la suite

Rotation des résidents en chirurgie générale dans des hôpitaux non-universitaires durant leur cursus
par Larbi Abid - 27 juillet 2010

Durant leur cursus de 5 années d’études, les résidents en chirurgie générale effectuent tous leur stages de formation dans des services hospitalo-universitraes dans des viles de facultés (Alger, Blida, Tizi-Ouzou, Constantine, Batna, Annaba, Sétif, Oran Tlemcen, Bel Abbès et peut dans un proche avenir Bedjaia et Mostaganem). Même en qualité de résident senior (5ème année) ces résidents sont dans services hospitalo-universitaires pourvus de toute la hiérarchie médicale (externes, internes, résidents, assistants, maitres-assistants, docents et professeurs) dans la spécialité chirurgicale et dans les autres spécialités adressants ou recevants les patients opérables. Lire la suite

L’accouchement médicalisé (14 juin 2010)
par Larbi Abid

Chaque année à l’approche de l’été, les établissements hospitaliers reçoivent une circulaire du ministère de la santé et/ou des directions de la santé de wilaya leurs enjoignant d’une part de prendre toute parturiente qui se présente et d’autre part de ne pas mettre plus d’une parturiente par lit (ce qui arrive assez souvent devant l’afflux de femmes à certaines périodes).
Pour arriver à concilier ces 2 directives qui semblent, il est suggéré aux services de gynéco-obstétrique de sursoir à l’activité de gynécologie, de reporter voire annuler les congés annuels et enfin impliquer les autres spécialités (en particulier chirurgicales ?) pour l’hospitalisation des parturientes lorsque les services d’obstétrique sont au complet.

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7 avril : Journée mondiale de la Santé (2 avril 2010)
par Larbi Abid

Cette année la journée mondiale de la santé sera célébrée sous le thème ‘’ urbanisation et santé ‘’ avec pour slogan 1000 villes, 1000 vies. Pour l’OMS, l’urbanisation est  un défi pour la santé publique : L’essentiel de la croissance démographique au cours des 30 prochaines années se fera dans les zones urbaines, autant dire que l’urbanisation a encore de beaux jours devant elle.
Elle est associée à de nombreux problèmes de santé liés à l’eau, à l’environnement, à la violence et aux traumatismes, aux maladies non transmissibles et à leurs facteurs de risque tels que le tabagisme, une mauvaise alimentation, la sédentarité, l’usage nocif de l’alcool ainsi que les risques associés aux flambées de maladies. L’urbanisation est un problème à divers égards.

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La sous médicalisation des régions des hauts plateaux et du Sud du pays (24 février 2010)
par Larbi Abid

De passage dans la wilaya d’Adrar, j’ai été agréablement surpris en visitant le village YAGHZER (baladia de Ouled Saïd, daïra de Timimoun) de rencontrer l’infirmier responsable du Centre de Santé ainsi que le médecin affecté à ce centre, présent et assurant normalement sa consultation. De même la visite des hôpitaux de Timimoun, Adrar et Reggane m’a permis de constater la motivation des équipes médicales, paramédicales et administratives et également la parfaite symbiose qui existe entre l’administration et le corps médical au niveau de ces hôpitaux.

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Lutte contre le sida : Une guerre qu’il faut bien mener (11 décembre 2009)
par Larbi Abid

La journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée le premier jour du mois de décembre de chaque année, est là pour rappeler à l’humanité que ce spectre viral se fait de plus en plus menaçant pour une bonne partie de celle-ci. Celle qui souffre déjà de la faim, des maladies infectieuses, tuberculose, paludisme notamment, et de conflits armés. L’hémisphère sud de la planète subit les contrecoups, d’une globalisation économique qui ne fait aucune place aux démunis et d’une déglobalisation de la détresse humaine, que les pays riches ne lui partagent pas.

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A quand un dépistage de masse du cancer du sein en Algérie ? (26 octobre 2009)
par Larbi Abid

Ce mois d’octobre, mois international de lutte contre le cancer du sein, a été l’occasion de constater que les associations de malades ont fait de gros efforts pour sensibiliser et informer la population sur cette localisation néoplasique et sur les avantages du dépistage tant par l’autopalpation, l’examen clinique périodique que par la mammographie et l’échographie à titre individuel ou dans le cadre d’un dépistage organisé.

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Le pèlerinage à la Mecque sera-t-il  affecté par le risque de pandémie de grippe A H1N1 ?(31 août 2009)
par Larbi Abid

Au 13 août 2009, le nombre total de cas déclarés de grippe A H1N1 s’élevait à 182 166 cas et 1 799 décès dans plus de 170 pays. La carte de répartition des cas dans le monde, montre qu’aucune région n’est épargnée même si le maximum de cas est retrouvé aux Amériques, en Europe et en Australie. Le Continent Américain est le plus touché et compte à lui seul 105 882 cas répertoriés dont 106 décès. L’Asie du Sud-est recense 13 172 cas dont 106 décès. Quand à l’Europe, elle dénombre environ 32 000 cas reconnus dont 53 décès.

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Optimisation des services de maternité et infections nosocomiales(12 juin 2009)
par Larbi Abid

Dans le cadre de l'optimisation du fonctionnement des maternités et services de gynécologie obstétrique de la wilaya d’Alger, une réunion de coordination s'est tenue le samedi 25 avril 2009 au siège du ministère de la santé (voir bloc-notes). Outre le renforcement de certains services de gynéco-obstétrique en gynécologues et réanimateurs, il a été décidé de suspendre les congés du corps médical et paramédical des services concernés durant la période de juin à septembre et de ne refuser aucune parturiente venue pour accouchement dans une structure hospitalière publique de la wilaya.

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Accidents médicaux fautifs & procédures opératoires standard(2 mars 2009)
par Larbi Abid

De plus en plus souvent médecins et structures hospitalières sont poursuivis en justice par les malades ou leurs parents pour des préjudices corporels en rapport avec des erreurs médicales, des négligences ou des accidents médicaux fautifs, mais malheureusement la justice (n’ayant pas de structures spécialisées) résout très mal ces dossiers et cette situation fait qu’un grand nombre d’algérien estime que notre système de santé se détériore. Récemment encore, le ministre de la santé, lors de visites dans des établissements hospitaliers, a relevé un manquement aux règles d’hygiène dans certaines structures à tel point qu’il a chargé des médecins inspecteurs de faire des tours d’inspection dans les hôpitaux et de dresser un état des lieux dans ce domaine...

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Le cancer du sein en Algérie(20 janvier 2009)
Kamel BOUZID

L’incidence du cancer du sein en Algérie a été multipliée par 5 en moins de 20 ans. Elle est en 2007 de 50 p.105 (incidence brute), ce qui fait de cette localisation cancéreuse, la première en Algérie, avec environ 7000 nouveaux cas annuels (sur 35000 nouveaux cas annuels toutes localisations confondues). La mortalité par cancer du sein est d’environ 3500 cas annuels. Au rythme d’augmentation de cette incidence les taux "occidentaux" (85 à 110 p.105) seront atteints en 2015. A ces données d’incidence et de mortalité s’ajoutent des particularités (spécificités ?) épidémiologiques qui donnent le profil suivant : Age moyen au diagnostic 45 ans, 2/3 des patientes en activité génitale au diagnostic, 1/5 de patientes métastatiques (stade IV) au diagnostic...

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La médecine générale : une spécialité médicale ?(28 novembre 2008)
par Larbi Abid

Jusqu’à ce jour, le médecin généraliste algérien entame sa carrière professionnelle après un cursus universitaire de 7 années, cursus consistant en 3 années de formation scientifique de base (1er cycle), 3 années de formation clinique (2ème cycle) et enfin une 7ème année dite d’internat. L’analyse du 2ème cycle clinique montre que celui-ci est orienté essentiellement sur la morbidité (diagnostic et traitement), la santé publique et l’épidémiologie n’occupant qu’une place très restreinte, de même que la psychiatrie (3 semaines). La gériatrie et la cancérologie ainsi  que les soins palliatifs et la prise en charge du handicap ne sont pas enseignées en tant que modules individualisés. Pour ce qui est des sciences non médicales (sociologie, anthropologie, psychologie, économie), elles sont pratiquement absentes du cursus.

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Arrêt de l’importation des médicaments produits en Algérie(6 novembre 2008)
par Larbi Abid

La facture d’importation du médicament, en Algérie, a atteint 1,043 milliard de $ pour les 8 premiers mois de l’année 2008. Cette facture du médicament qui se répercute sur les comptes de la sécurité sociale et également sur la balance des paiements, inscrit « le pays dans une tendance lourde et ascendante d’importateur de produits pharmaceutiques, dont l’utilité et l’efficacité ne sont pas exemptes de réserves ». Ce constat a fait que le soutien de la production nationale du médicament et la prescription du générique, revendications du Syndicat Algérien de l’Industrie Pharmaceutique (SAIP) depuis sa création en 1992 et à un degré moindre de l’Union Nationale des Opérateurs de la Pharmacie (UNOP), deviennent depuis le mardi 21 octobre 2008, une préoccupation du gouvernement algérien.

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La vaccination contre Hæmophilus influenzae fait désormais partie du calendrier vaccinal algérien(3 octobre 2008)
par Larbi Abid

Après les vaccinations contre la tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche rendus obligatoires en juin 1969, la vaccination anti-rougeoleuse en 1985, la vaccination anti-poliomyélitique orale en 1997 et la vaccination contre l’hépatite B qui a été introduite en 2000, c’est aujourd’hui la vaccination contre le bacille haemophilus influenzae b, bacille à l’origine de méningites et de pneumonies qui vient d’être introduite dans le calendrier de vaccination, après avoir été demandé depuis plusieurs années par les pédiatres algériens. Lors d’un point de presse animé le 28 octobre 2008  par le Dr Fourar, sous-directeur de la santé de la mère et de l’enfant, et le Dr Leila Benberoun, chargé du programme vaccination à la direction de la prévention au Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, ont annoncé le lancement de la campagne de vaccination qui débutera le 11 octobre prochain.

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Nul n'est prophète en son pays(25 août 2008)
par Larbi Abid

Il est plus difficile d'être apprécié et reconnu chez soi qu'à l'étranger et on a tendance à croire des étrangers avant de croire ses compatriotes. Ce constat n’est pas spécifique à l’Algérie mais il semble quand même plus ancré dans nos moeurs qu’ailleurs et cela commence dans la famille même où les parents pour un problème de santé par exemple préfère l’avis d’un médecin en dehors de la famille même si un membre de celle-ci est du corps médical.
Dans les autres domaines également, on constate que plusieurs sommités algériennes n’ont eu la consécration en Algérie qu’après que l’Etranger les ai reconnus. A titre d’exemple, on peut citer notre académicienne Assia Djebbar, Nourreddine Abba, Yasmina Khadra et tant d’autres qui ont attendu d’être reconnus à l’étranger avant de l’être dans leur pays.

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Le taux de survie des cancers à travers le monde et en Algérie(1er août 2008)
par Larbi Abid

Les résultats d’une importante enquête sur les taux de survie à 5 ans des patients atteints de cancers (essentiellement les cancers du sein, du poumon, du colon, du rectum et de la prostate) ont été publiés le jeudi 17 juillet dans la revue britannique The Lancet Oncology. Cette enquête conduite par Michel P. Coleman du London School of Hygiene and Tropical Medicine a porté sur 1,9 million de personnes de 31 pays : plus d'une vingtaine de pays d'Europe, les USA, le Canada, l'Australie, le Japon, le Brésil, Cuba et un seul pays africain : l’Algérie. Cette étude dénommée Concorde, a démarré en 1990 et s'est terminée en 1999 : les taux sont donc ceux d’il y a presque 10 ans.

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La lutte contre la contrefaçon : les firmes pharmaceutiques montent au créneau (7 juillet 2008)
par Larbi Abid

La contrefaçon touche désormais tous les secteurs et vise un public grandissant, via Internet. L’OMS soutenue par les firmes pharmaceutiques vient de tirer la sonnette d’alarme : la contrefaçon ne touche pas seulement les produits de luxe (sac Vuitton, chemise Lacoste etc..) mais également la pièce détachée automobile, la cigarette le pneumatique et également le médicament à tel point que le trafic de contrefaçon soit devenu une véritable industrie dotée de sites de production et d’importants réseaux de distribution notamment par le biais d’Internet. La contrefaçon du médicament tout comme la malfaçon, est un problème très grave. Au-delà du préjudice commercial pour les firmes pharmaceutiques, c'est la santé et même la vie de millions de personnes qui est en jeu. Pour le malade, lorsque la contrefaçon n’est pas directement toxique, elle empêche le patient de prendre le médicament efficace et peut ainsi retarder ou empêcher la guérison !

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La Commission nationale de défense et de promotion des droits de l’homme enquête dans les hôpitaux (19 mai 2008)
par Larbi Abid

La Commission nationale de défense et de promotion des droits de l’homme présidée par Farouk Ksentini a mis en place une sous-commission chargée de s’enquérir des conditions de prise en charge des malades dans les hôpitaux algériens. Après la visite de quelques hôpitaux algérois, un membre de cette sous-commission déclarait : “Nous avons été, dans l’écrasante majorité des hôpitaux d’Alger, pour constater de visu tout ce qui a trait aux conditions d’hospitalisation”.  Selon un des membres ‘’Il s’agira de récolter des informations sur l’accueil des malades, leurs conditions d’hospitalisation, la nature de l’affection et des maladies qui conduisent à leur hospitalisation, les médicaments en milieu hospitalier et leur disponibilité, ainsi que les conditions de restauration”.

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Ouverture du 1er hôpital privé étranger en Algérie (22 avril 2008)
par Larbi Abid

La plupart des quotidiens nationaux ont rapporté ce jour 22 avril 2008 l’ouverture à Djelfa du 1er hôpital privé étranger qu’ils ont qualifié d’international car réalisé par Cuba. Jusqu’à ce jour plusieurs missions médicales étrangères sont venues travailler dans notre pays que ce soit au Nord ou dans les régions plus déshérités des hauts plateaux ou des oasis. Ces différentes missions ont toujours exercé dans le secteur public puis dans une deuxième étape, des missions médicales étrangères sont venues réaliser des interventions chirurgicales dans des cliniques privées à titre temporaire. Malgré la qualité et la renommée de ces équipes, des interrogations se sont posées au niveau du conseil de l’ordre quant à l’autorisation d’exercer de ces différentes équipes sans qu’une réponse officielle ne soit donnée par la tutelle.
Aujourd’hui nous assistons à la réalisation d’un hôpital privé de 120 lits, par une entreprise étrangère qui a obtenu un terrain de 3 ha au dinar symbolique et qui prévoit la construction de 3 autres hôpitaux privés dans les villes de Ouargla, El Oued et Béchar.

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L’autisme, cette maladie dont on parle peu (15 février 2008)
par Larbi Abid

L'autisme est un désordre neurologique grave caractérisé par un repliement sur soi qui limite considérablement la communication et l'interaction de l’enfant avec son entourage. Les symptômes se manifestent durant les trois premières années de la vie de l'enfant. Ils sont divers et varient d'un enfant à l'autre, leur intensité pouvant évoluer, notamment avec l'âge : indifférence aux autres ou réactions bizarres ; comportements répétitifs et activités stéréotypées (agitation des mains, balancement du corps…) ; désintérêt pour les objets de son environnement ou utilisation non conventionnelle et stéréotypée ; mutisme ou langage inhabituel (répétition de mots ou de phrases entendus) ; peur du changement.

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L’hôpital gériatrique en Algérie : un mort-né ? (18 janvier 2008)
par Larbi Abid

Au cours des années 2005, 2006 et 2007, les quotidiens nationaux ont rapporté à plusieurs reprises la réalisation d’un hôpital de gériatrie à Sétif, suivi par un deuxième à Alger. Un tel choix, bien que la spécialité ne soit pas encore enseignée dans nos facultés, repose comme le souligne le docteur Boubezari, médecin urgentiste au CHU Mustapha, sur le fait que l’allongement de l’espérance de vie a comme corollaire « l’apparition d’une forte demande en soins gériatriques, avec l’augmentation aiguë des pathologies (métaboliques, rénales, respiratoire et cardiaques) ». Lors de sa visite à Sétif en janvier 2006, le ministre de la santé s’était rendu sur le site de l’hôpital de gériatrie de 120 lits dont les travaux de réalisation devaient débuter à la mi-août 2006. Il rappellera lors de sa visite à Adrar en juillet 2007, que parmi les grandes infrastructures prévues, figure justement cet hôpital gériatrique de 120 lits.

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On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs (24 décembre 2007)
par Larbi Abid

Il ne se passe pratiquement pas une semaine sans qu’un quotidien national ne signale l’inauguration ou la pose de la 1ère pierre d’une structure de santé (hôpital, réfection d’un service hospitalier, polyclinique etc.). De même le bilan des activités chirurgicales dites de pointe (transplantation d’organes, chirurgie cardiaque, mise en place d’implants cochléaires …) est plus que satisfaisant si on compare les résultats aux prévisions. Le ministère de la santé prévoie même d’étendre la greffe d’organes à d’autres CHU du pays. A la fin de cette année 2007, doit-on en conclure que la santé en Algérie a pris son envol et que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes de la santé ?

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Des sociétés savantes et de leur rôle en médecine (22 octobre 2007)
par Larbi Abid

En juillet 1962, le corps hospitalo-universitaire algérien en nombre très limité a réussi (avec l’aide de la coopération technique de plusieurs autres pays) à remettre en marche la faculté de médecine d’Alger et dès l’année suivante, 1963 la Société Algérienne de Chirurgie (SAC) est créée. Comme sa devantière, la société de médecine d’Alger, elle organisera le premier samedi de chaque mois une réunion mensuelle à l’amphithéâtre de Bichat et à partir de 1970 une réunion à Constantine et une à Oran. En collaboration avec la Société de Médecine d’Alger et les sociétés des sciences médicales du Maroc et de Tunisie, elle organisera à partir de 1965 des Journées Maghrébines Médicochirurgicales qui deviendront Congrès Médical Maghrébin à partir de 1971, congrès se déroulant dans l’un des trois pays chaque année.

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La mystérieuse épidémie de « syndrome néphrétique » de Sidi Bel Abbès (3 septembre 2007)
par Larbi Abid

Comme chaque d’été, celui de 2007 a apporté son lot de toxi-infections alimentaires et d’épidémies de typhoïde dans plusieurs régions du pays. Mais comme pour l’été 2003, la région Ouest s’est singularisée par la survenue de près d’une centaine de cas de « syndrome néphrétique aigu» d’origine virale dans la région de Sidi Bel Abbes. Malgré le peu d’informations rapportées par les journaux les premiers jours, diverses hypothèses ont été avancées : l’eau potable a été incriminée dans un premier temps, puis l’eau d’irrigation des cultures, enfin la pullulation de rongeurs tel que les rats dans certains quartiers (Sorecor) et même des campagnes de dératisation effectuées au cours de ce mois d’août ont été rapportées par des citoyens puis le terme d’hantavirus, de virus à ARN a enfin été utilisé sans plus de détails sur les pathologies en rapport avec ce type de virus, comme si la cellule médicale d’urgence, mise en place au niveau du CHU de la ville, était gênée d’informer la population.

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Nouvelle carte sanitaire : Les secteurs sanitaires se transforment en EPH et EPSP (12 juillet 2007)
par Larbi Abid

L'organisation du système de santé reposait jusqu’à ce jour sur un ensemble de structures administratives et techniques, établissements spécialisés et organes scientifiques et techniques. Outre l’administration centrale du ministère de la santé, les observatoires régionaux de la santé et les directions de la santé des 48 wilayas, ce système était basé essentiellement sur...

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Chaque été, les enfants payent un lourd tribut à l’envenimation scorpionique (5 juin 2007)
par Larbi Abid

La saison chaude arrive comme chaque année avec son cortège de problèmes spécifiques liés tant à la situation géographique de notre pays qu’à son niveau de développement. Ainsi on voit arriver les pénuries d’eau en particulier dans les régions du sud du pays, les intoxications alimentaires, l’oisiveté des enfants qui ne sont plus dans les écoles et ce qui est spécifique aux wilayas des hauts plateaux et du sud, les piqûres de scorpion dont certaines sont létales. En effet, les envenimations par piqûres de scorpions sont fréquentes en Algérie. Chaque été, des milliers de cas de piqûres sont dénombrées dont des dizaines de cas mortels. L’intérieur des habitations est le lieu où survient le plus grand nombre de piqûres dans le Sud et les Hauts plateaux. A ce sujet, il faut noter que le scorpionisme est un problème de développement et d’intersectorialité : l’homme a utilisé les gîtes d’habitation des scorpions pour construire certaines villes dans le Sud du pays.

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De la vaccination en général et de la vaccination antiHPV en particulier (7 mai 2007)
par Larbi Abid

La pénétration d’un agent potentiellement pathogène (virus, bactérie…) dans l’organisme détermine une infection. La vaccination anti-infectieuse consiste à introduire chez un individu une préparation antigénique dérivée de l’agent infectieux, de manière à lui faire produire une réponse immunitaire capable de le protéger contre les aléas de l’infection naturelle ou d’en atténuer les conséquences. Depuis la mise en application du Décret 69-88 du 19 Juin 1969 rendant obligatoire et gratuite les vaccinations contre la tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite, il y a eu une réduction significative de l’incidence de ces affections et une réduction notable de la mortalité en particulier infantile en Algérie.

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L’eau, source de vie (2 avril 2007)
par Larbi Abid

« Eau, tu n’as ni goût, ni couleur ni arôme, tu n’est rien pour la vie. Tu es la vie ». 5 millions de personnes meurent chaque année dans le monde à cause du manque d’accès à l’eau potable, soit une personne toute les six secondes. Une personne sur quatre n’a pas accès à l’eau potable. « Faire face à la pénurie » a donc été le thème choisi cette année pour célébrer la journée mondiale de l’eau le jeudi 22 mars. La pénurie d’eau est d’abord un problème de santé publique, car elle est souvent synonyme d’absence d’hygiène. La diarrhée qui fait 3 millions de victimes par an et le paludisme qui en tue 2 millions sont deux maladies liées à l’eau. De même depuis 10 ans, la majorité des catastrophes naturelles sont liées à l’eau : tsunamis, crues, sécheresse et pollutions.

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Pour une dé bureaucratisation de la gestion des hôpitaux et une professionnalisation des métiers de l’hôpital (5 mars 2007)
par Larbi Abid

Très souvent devant les anomalies fréquentes qui entravent le bon fonctionnement de nos hôpitaux et empêchent la population de recevoir les soins auxquels elle aspire, les demandeurs de soins et leurs parents se demandent pourquoi les autorités ne mettent pas des professionnels à la direction des hôpitaux (par professionnels, la population sous-entend des membres du corps médical). Nous savons très bien que le mal qui ronge nos hôpitaux est lié en grande partie à une gestion défaillante, bureaucratique, loin de la réalité du terrain qu’elle soit menée par un médecin ou par toute autre personne n’ayant aucune qualification en matière de gestion. Dans les nombreux corps de métiers représentés à l’hôpital, les seuls qui soient bien individualisés sont les spécialités médicales. Pour le corps paramédical, le personnel technique et même le personnel de gestion, on considère qu’il peut y avoir permutation, formation sur le tas, etc.

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L’affaire des fœtus d’El Achir (5 février 2007)
par Larbi Abid

Au cours de la 2ème quinzaine du mois de janvier dernier, la plupart des quotidiens nationaux ont rapporté ce qui a été appelé « l’affaire des fœtus d’El Achir ». El Achir commune mitoyenne de la ville de Bord Bou Arreridj, connue pour ses brochettes d’agneau à la braise et aussi pour la magnifique clinique privée « El Chiffa », clinique multidisciplinaire qui assure également les urgences, ce qui est assez rare dans le secteur privé. Ainsi au courant du mois de janvier et selon la presse les services de police et de gendarmerie auraient découvert plusieurs fœtus enterrés près d’un cimetière.

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La certification des causes médicales de décès (16 janvier 2007)
par Larbi Abid

En 1984-85, lors de notre projet de mise en place du premier registre du cancer en Algérie (Registre des Cancers Digestifs de la wilaya d’Alger 1985-1986), nous avons voulu connaître le taux de mortalité par cancer au niveau du pays en nous rapprochant de l’Institut National de Santé Publique (INSP). Nous avions alors constaté, à notre grand étonnement, qu’aucune exploitation des certificats de décès n’était réalisée d’une part, que le taux de déclaration par wilaya était extrêmement faible et que la qualité des données figurant sur ces certificats ne permettait en fait aucune déduction sur les causes médicales de décès.

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La lente et inexorable descente aux enfers des hôpitaux au statut équivoque (4 décembre 2006)
par Larbi Abid

Dans les années 90, en pleine décennie noire (ou rouge, c’est selon), un certain nombre d’établissements hospitaliers de villes universitaires ont perdu du jour au lendemain leur statut hospitalo-universitaire. Certains ont pu se transformer en établissement hospitalier spécialisé (EHS) comme c’est le cas pour l’hôpital de Douéra, mais les autres (Zéralda, Baïnem, Birtraria, Kouba, Rouïba, Ain Taya, Belfort, Thénia etc.) sont devenus des hôpitaux de secteur sanitaire avec la particularité d’avoir des services hospitalo-universitaires en leur sein.

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Circoncisions de masse, circoncisions collectives, encore et toujours ? (3 novembre 2006)
par Larbi Abid

Malgré une circulaire ministérielle limitant la circoncision aux seules structures chirurgicales et aux seuls chirurgiens, malgré l’accident survenu l’année dernière à El Khroub où plusieurs enfants circoncis ont eu des sections de gland, malgré les spots radiophoniques et télévisés, malgré les annonces sur les quotidiens nationaux signalant les risques tant infectieux que traumatiques et psychologiques de ces circoncisions de masse organisées les derniers jours du mois de ramadan par différentes associations de bienfaisance, associations politiques et assemblées populaires communales (APC), nous avons assisté cette année encore à cette situation qui perdure grâce à la complicité de certains administrateurs aux niveaux des hôpitaux publics mais également grâce à la complicité de collègues aussi bien chirurgiens que non chirurgiens.

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La prise en charge des hépatites virales (4 octobre 2006)
par Larbi Abid

Comme à chaque mois d’octobre, des journées scientifiques et/ou d’informations consacrées aux hépatites virales, sont organisées à travers le territoire national. Ainsi le 1er octobre 2006 une journée a été organisée en ce sens.

Pour le président de l’association SOS- Hépatites :

  • La situation est de plus en plus inquiétante quant au nombre de cas et à la qualité de la prise en charge ;
  • Les instructions ministérielles ne sont pas appliquées sur le terrain ;
  • les malades et les médecins sont confrontés à la disponibilité des médicaments fort coûteux, disponibles uniquement dans les hôpitaux.

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L’alimentation dans les établissements de santé (04 septembre 2006)
par Larbi Abid

Depuis le 30 juin 2006, une circulaire ministérielle interdit, dans les hôpitaux, l’introduction de nourriture provenant de l’extérieur. En fait il s’agit d’interdire aux parents de malades de ramener de la nourriture aux patients hospitalisés. L’argumentaire est qu’un malade hospitalisé doit avoir une alimentation équilibrée fonction de la pathologie. Par ailleurs cette nourriture provenant de l’extérieur, non contrôlée, peut être source de toxi-infections d’origine alimentaire. En effet la préparation des différents repas au domicile puis leur transport jusqu’à l’hôpital se fait le plus souvent dans des sachets en nylon, cabas et autres. Plusieurs heures séparent par ailleurs la préparation du repas de son arrivée à l’hôpital donnant dans certains cas l’occasion aux germes de proliférer en particulier durant la saison chaude.
Pourquoi jusqu’à ce jour cet état de fait était toléré aussi bien par l’administration hospitalière et même par le corps médical ?

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Le déficit en médecins spécialistes dans le Sud et les Hauts Plateaux (28 juin 2006)
par Larbi Abid

Chaque année à pareille époque, une certaine inquiétude vient remplacer la joie du succès au DEMS pour les différentes promotions de résidents ayant terminé leurs études de spécialité. Cette inquiétude est en rapport avec l’appréhension de se retrouver seul (ou plus souvent seule, vu que le corps médical en Algérie se féminise) dans un secteur sanitaire de l’intérieur du pays en face du malade.
Cette inquiétude et cette appréhension sont encore plus fortes pour les spécialités nécessitant un savoir-faire (Gynéco-obstétrique, anatomie-pathologique, spécialités chirurgicales en général etc..) non encore bien assimilé.

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Le vaccin anti-HPV ne devrait pas être introduit dans le calendrier vaccinal algérien ? (17 mai 2006)
par Larbi Abid

Dans sa thèse de DESM soutenue en octobre 2004 et consacrée à l’étude des cas témoins sur le papillomavirus et ses cofacteurs de risque dans la genèse du cancer du col de l’utérus, le docteur HAMMOUDA responsable du registre du cancer d’Alger a bien montré que l’HPV apparaît comme la cause principale du cancer du col et que le typage virologique montrait la présence de l’HPV 16 chez 60,5% des cas et de l’HPV 18 dans 12 % des cas.

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Le scorpion, cet insecte qui tue encore. (10 avril 2006)
par Larbi Abid

Il s’appelait Nabil, il n’avait que 4 ans, il jouait avec ses petits camarades du quartier à Biskra, il rencontra la mort sous une pierre. Elle s’appelait Nora, elle venait d’avoir son baccalauréat ce jour là, elle mourra sur le perron de la polyclinique de Tolga. Il s’appelait Abdallah, pieds nus, il était sur sa terrasse par une nuit d’été que seule Ouargla, en détient la recette. A la première marche, le dard venimeux lui injecta la mort dans une veine plantaire, à l’âge où l’insouciance élude les craintes. A Dhaya-Ben-Dahoua (Ghardaia), M’Barka à la fleur de l’âge, expirait la nuit de ses noces. Elle disait qu’une épingle de sa robe de mariée lui lacère le dos.

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Ces chiffres qui donnent le tournis (1er mars 2006)
par Larbi Abid

La lecture de la presse quotidienne, la participation aux manifestations scientifiques médicales qui se déroulent tout au long de l'année dans les différentes régions du pays permettent à tout un chacun d'avoir une idée sur les affections prévalentes dans le pays. Cependant, les chiffres avancés par les différents orateurs, selon le but recherché, peuvent être alarmistes ou au contraire permettre de lancer des Alléluia.
Nous reproduisons quelques uns de ces chiffres retrouvés dans la presse au cours de l'année 2005 :

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Vous avez dit contractualisation des hôpitaux ? (25 janvier 2006)
par Larbi Abid

Après moult hésitations depuis l’année 2002 (voir édito de janvier 2002), le 1er janvier 2006 devait être la date de mise en application de la contractualisation des hôpitaux du secteur public. Cette contractualisation qui comme son nom l’indique devrait être un contrat établi entre l’hôpital prestataire de soins et les caisses de sécurité sociale (CNAS, CASNOS etc.) pour les assurés, l’action sociale pour les démunis (DAS dépendant du ministère de la solidarité) et enfin les malades eux-mêmes lorsqu’ils ne sont ni cotisants à une caisse ni démunis...

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L’Algérie, pays en transition épidémiologique ? (14 novembre 2005)
par Larbi Abid

Ces derniers mois les quotidiens nationaux nous rappellent régulièrement que la première cause de mortalité en Algérie serait les affections cardio-vasculaires et que le cancer devient une préoccupation majeure du corps médical et des responsables de santé.
Pourtant le choléra, la typhoïde, la rage, la tuberculose, les MTH, les zoonoses et beaucoup d’autres maladies infectieuses et parasitaires sont toujours signalées à travers le territoire national par les services de santé. Si certaines de ces maladies ont été maîtrisées pour ne pas dire éradiquées comme le choléra, d’autres continuent de menacer la santé du citoyen en entraînant des dizaines de morts chaque année. Après les cas de typhus réapparu il y a 2 ans dans l’Oranie, c’est au tour de la diphtérie où des cas ont été signalés dans le Constantinois...

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La grippe aviaire : sommes nous vraiment non concernés ?
par Larbi Abid - 10 octobre 2005

TamifluSelon un vétérinaire du ministère de l’agriculture, l’Algérie n’est pas concernée par le risque de contamination par la grippe aviaire car les oiseaux migrateurs venant en Algérie proviennent des pays nordiques et non d’Asie.
Pourtant après les cas déclarés dans les pays d’Asie du Sud-est puis dans les pays de l’ex-URSS, la Roumanie vient de signaler les 3 premiers cas de grippe aviaire chez des canards dans la région du delta du Danube qui d’après le ministre de la santé auraient été contaminé à partir d’oiseaux migrateurs en provenance de Russie. Ces cas ont entraîné un renforcement de la campagne de vaccination anti-grippale des habitants du delta du Danube, région fréquentée par les oiseaux migrateurs...

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L’hôpital peut-il prendre des vacances durant la saison estivale ? (9 septembre 2005)
par Larbi Abid

La période des vacances d'été tire à sa fin et la rentrée est le moment privilégié pour faire le point des sujets d'actualité sociale. Ainsi un court article paru sur le quotidien "El Watan" interpelle le ministre de la santé afin que celui-ci coordonne les fermetures des cabinets médicaux et de chirurgie dentaire durant la saison estivale.
Certes, lorsqu'une personne est aux prises avec des problèmes de santé, sa vie peut en être perturbée si elle ne trouve pas de répondant que ce soit au niveau d’un cabinet médical et ce qui est plus grave encore au niveau de l’hôpital. En effet les fermetures de lits (lorsque ce n’est pas la fermeture de services hospitaliers) durant l’été est en train de devenir chose courante. Il est vrai que le personnel (administratif, technique, paramédical et médical) des hôpitaux doit pouvoir prendre des congés comme tout le monde mais il est important d’organiser la prise des congés et l’affectation des personnels de façon à ce que la prise en charge des patients se fasse dans des conditions satisfaisantes...

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La lourde facture du médicament en Algérie (23 août 2005)
par Yasmine Ferroukhi

La facture du médicament en Algérie est de plus de 700 millions de dollars pour l’année 2004. Un marché qui représente quelque « 4 000 médicaments, dont 15% seulement sont produits partiellement ou entièrement chez nous », selon la déclaration, de M. Amar Tou, ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière.

Une note que les pouvoirs publics tentent de réduire par l’encouragement à la généralisation du médicament générique, des efforts jugés encore insuffisants par les professionnels du secteur. Objet de nombreuses convoitises pour être porteur, il n’est pas rare que le marché du médicament en Algérie enregistre de tumultueuses perturbations à l’instar des dernières ruptures de stocks, y compris de certains médicaments vitaux pour les patients. La circulaire interministérielle de mars 1998, toujours en vigueur selon le responsable d’un organisme étatique chargé de la distribution du médicament, définit le mode de calcul des prix et des marges bénéficiaires des médicaments à usage de médecine humaine...

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Reste-t-il une place pour les autres langues dans les manifestations scientifiques internationales ou l’anglais est-il unique et obligatoire ? (11 juillet 2005)
Professeur Larbi Abid

Lors du 1er congrès de chirurgie de la francophonie qui s’est déroulé à Paris en 2004, conjointement avec le congrès de l’Association Française de Chirurgie, il a été décidé que le deuxième congrès de chirurgie de la francophonie se déroulera en juin 2005 à Beyrouth, en même temps que la réunion de printemps de la société libanaise de chirurgie. Cela a été pour moi l’occasion d’inciter mes assistants (francophones) à présenter notre expérience dans quelques domaines de la chirurgie viscérale. Pour les communications retenues, le comité scientifique a suggéré à l’ensemble des orateurs de rédiger les diapositives en anglais afin que les collègues des pays arabes anglophones puissent en bénéficier...

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Il faut une journée pour chaque enfant et non une journée de l’enfance (2 juin 2005)
Professeur K. DAOUD

Il faut raconter l’histoire des enfants et non plus seulement leur raconter des histoires.
Il ne faut pas se souvenir des enfants mais, enfin les regarder.
Il ne faut pas seulement regarder les enfants mais, enfin, les voir.
Il ne faut pas parler des enfants mais, enfin, leur parler.
Il ne faut pas passer à coté des enfants, mais les attendre à l’autre bout du monde.
Il ne faut pas seulement leur faire traverser la route, mais prendre la route avec eux, au moins une fois dans sa vie...

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Pour un Maghreb et un Monde sans mines antipersonnel (10 mai 2005)
Professeur Larbi Abid

8 mai 2005 : l’Europe et le monde commémorent le 60ème anniversaire de la fin de la 2ème guerre mondiale. L’Algérie, quant à elle, commémore les massacres de Guelma, Kherrata et Sétif par l’armée coloniale française, massacres qui avaient fait 45 000 morts à la même date.
En ce jour anniversaire, le Ministère Algérien de la Solidarité et de l’Emploi a organisé, en collaboration avec le PNUD, le CICR, Handicap International et plusieurs autres ONG nationales et internationales, un Symposium International sur la mise en œuvre de la convention d’Ottawa sur l’interdiction des mines anti-personnels.

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Stomie et stomisés (9 avril 2005)
Professeur Larbi Abid

Chez un patient nécessitant la réalisation d’une stomie temporaire ou définitive (colo, iléo ou urétérostomie), la poche de stomie peut être bien acceptée ou au contraire devenir un véritable calvaire à supporter de jour en jour.
Si l’on se réfère aux quotidiens nationaux, il ne se passe pas un mois sans qu’on ne lise un appel de détresse émanant de groupe de citoyens qui se plaignent de l’absence, du coût excessif ou de la mauvaise qualité des poches de stomie présentes sur le marché algérien, poches qui se détachent toutes seules obligeant le patient soit à ne plus quitter son domicile soit à se changer plusieurs fois par jour.

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Pour une rationalisation des moyens dans nos hôpitaux (8 mars 2005)
Par Mr. BOULAHBAL - Directeur de la Santé de la wilaya de Tlemcen

Avec 73 dollars US par an et par habitant (rapport de l’OMS sur la santé dans le monde - année 2004), il est clair que le secteur de la santé en Algérie manque d’argent. Cette somme ne représente que le 1/30 de la dépense de santé, par an et par habitant, dans un pays comme la France. Il n’est donc pas étonnant de voir la majorité de nos hôpitaux endettés. Il faut savoir aussi que la part des salaires représente en moyenne 70% du budget de fonctionnement des établissements de santé en Algérie (un budget qui s’élève pour l’année 2004 à plus de 92 milliards de dinars).

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Médecine hospitalière où est ton humanisme ? (8 février 2005)
Par Pr. Mohamed Aboulola

Il est encore présent dans certains services ou dans le cœur d’hommes ou de femmes du corps sanitaire algérien. J’en veux pour preuve le comportement de ce professeur de chirurgie présent et actif dans son service dès 7h du matin et très tard le soir; celui de ce surveillant médical de l’hôpital Mustapha qui est, à lui seul, un service social. Je voudrais citer aussi ce service de médecine interne où le malade consultant ou hospitalisé est réellement roi; où cette dame du service de nettoyage qui ne cesse de me demander des nouvelles d’un petit malade traité pour malformation handicapante.

Voilà un monsieur hospitalisé, au départ, pour trois jours mais qu’on a oublié pendant 37 jours !
A ceux qui allongeaient la liste d’attente, on devait sûrement dire: «Nous manquons de place».

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Les rapports médecins-pharmaciens, à l’épreuve du droit (13 janvier 2005)
Par Abdelhafid OSSOUKINE

Qui d’entre nous n’a pas remarqué ce pauvre pharmacien embrouillé, enfonçant les sourcils et éprouvant toutes les peines du monde à décrypter une ordonnance ressemblant beaucoup plus à un gribouillis qu’à un acte prescriptif de médications. L’usage du médicament peut être à l’origine de dommages pour le malade. Parfois, il peut provoquer la mort si le médecin ne prend pas les précautions indispensables avant sa prescription.

Dans son livre consacré au droit pharmaceutique algérien (El-Hidaya 1998) A. Mahdjoub cite deux affaires qui démontrent combien le non-respect du principe de vigilance peut entraîner des dégâts irréparables pour un malade déjà accablé par la maladie. Lire la suite

Prestations de soins ou prestations de services ? (1er décembre 2004)
Par Professeur H. BENKADRI - Chef de service ORL - CHU Constantine

L’Algérie est un pays à l’histoire millénaire, intimement liée à celle de la Méditerranée. Déjà en l’an 46 avant J.-C., la médecine y était pratiquée, et Juba 1er alors roi de Numidie, avait pour médecin un certain Euphorbe (plantes médicinales , les euphorbiacées.)
L’avènement de l’Islam en Afrique du Nord a enrichi la pratique médicale par des soins non encore hiérarchisés, et ce n’est que durant la colonisation française que fut créé le service médical de colonisation, le 21 janvier 1853 par le maréchal De Saint Arnaud, ministre de la Guerre de Napoléon III, chargé des affaires de l’Algérie. Les médecins de l’époque avaient constaté la présence de plusieurs fléaux tels la tuberculose, le paludisme, l’hydatidose, maladies, malheureusement encore d’actualité chez nous en l’an 2004. Lire la suite

Où commencent les droits des malades ? (8 novembre 2004)
Mostefa Khiati - Professeur de Pédiatrie, Président de la FOREM

Jusqu’à 1971, l’Algérie n’a formé en moyenne que dix spécialistes par an. La mise en place de la Réforme des études médicales en 1971 a permis d’augmenter sensiblement le nombre de diplômés, lequel est passé de 29 en 1975 à 588 en 1986. En fait, c’est le programme spécial (formation de 1.000 spécialistes de base par an) lancé par le gouvernement en 1987, qui va fournir au corps des spécialistes ses troupes. Au 31 décembre 1997, moins de 10.000 médecins spécialistes étaient en exercice: 6.636 dans le secteur public et 3.095 dans le secteur privé. Au taux d’accroissement actuel induit par la formation, ce nombre s’est majoré de 5.000 nouveaux spécialistes en fin 2003. Compte tenu des données liées au recrutement du secteur public et de l’attraction du secteur privé, on peut estimer aujourd’hui que le secteur public fait travailler environ 8.000 médecins spécialistes. Il y en a pratiquement autant dans le secteur privé. Lire la suite

Communication et motivation (16 octobre 2004)
Melle N. MAKHLOUFI - Directrice Régionale Centre – PCH

L’hôpital algérien en tant qu’entité socio-économique traverse une crise profonde qui se manifeste par l’échec de s’approprier les formes modernes relatives à la gestion des ressources humaines.
Les dirigeants sont surchargés et épuisés par le poids des responsabilités, leur autorité semble reposer sur leur charisme personnel plutôt que sur leur compétence. Le personnel subalterne semble mal informé, complètement marginalisé, non motivé.
A l’heure actuelle, la communication est d’autant plus nécessaire à l’hôpital et doit relever de nombreux défis, être capable d’intégrer les technologies de pointe et de pren,dre en charge les pathologies nouvelles. Lire la suite

Les hépatites virales (6 septembre 2004)
Docteur F. CHAOUI

Les hépatites virales constituent tant par leur fréquence que par leur gravité potentielle, un véritable problème de santé publique.
En effet, si leur fréquence varie en fonction du virus (près de 10% des adultes sont séropositifs au virus A dans les pays en voie de développement contre 15 à 30 % de séropositivité pour l'hépatite B), il est bien connu que l'incidence de l'infection par les virus hépatotropes est directement liée au niveau d'hygiène publique et à la pertinence des programmes de santé. Lire la suite

La fièvre typhoïde une maladie historique ré-émergente (30 juillet 2004)
Pr. A. SOUKEHAL

3 tendances évolutives ont caractérisé cette maladie des mains sales depuis l'indépendance du pays :

  • La première tendance que l'on peut situer de 1962 à 1987 montre une augmentation globale du nombre de cas de typhoïde, une sous-notification manifeste dans beaucoup de wilayas à haut risque épidémiologique.
  • La deuxième tendance qui se positionne de 1988 à 1990 se traduit par : une diminution importante de la morbidité concordant avec la mise en place de nouveaux systèmes de notification qui ont amélioré de façon appréciable l'information épidémiologique au plan quantitatif et qualitatif.
  • La troisième tendance, qui a débuté en 1991, se poursuit actuellement. Elle montre, de façon certaine, une augmentation de la morbidité dans certaines wilayas cibles que l'on peut considérer comme wilayas à haut risque épidémiologique dans le domaine de la fièvre typhoïde. Ce sont les wilayas de Chlef, Batna, Bejaia, Blida, Bouira, Tlemcen, Tiaret, Tizi Ouzou, Oran, Alger, Djelfa, Skikda, Annaba, Constantine, Médéa, Mostaganem, Msila, mascara, Bord Bou Arréridj, Tissemsilt, Tipaza, Ain Defla, Relizane.

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La Médecine Arabe dans l'Espagne Musulmane (5 juillet 2004)
Docteur F. BOUAMARANE

Une des évidences de la pensée aujourd'hui est que les fondements de la civilisation actuelle reposent sur ce que l'intelligence des générations antérieures a réalisé et qui, par un effet cumulatif, a produit le progrès. Il est apparu que l'évaluation des divers aspects de la civilisation moderne, de son degré d'avancement et de son caractère judicieux implique nécessairement l'exploration des bases sur lesquelles elle s'est construite. L'étude du processus de développement des sciences, notamment dans le domaine médical, révèle clairement que les plus simples des règles scientifiques qui paraissent évidentes aujourd'hui, sont passées par de multitudes étapes à travers l'histoire et que leur mise au point et leur amélioration sont le fruit des apports cumulés de civilisations passées. En découvrant celles-ci, on observe une remarquable continuité dans les découvertes et les inventions, depuis les toutes premières civilisations dans la Mésopotamie et la vallée du Nil, une civilisation débutant là ou celle qui l'a précédée s'est achevée. Lire la suite

Le drainage, quel drainage ? (dans la péritonite post-opératoire) (1 juin 2004)
Professeur G. DJILLALI

C'est dans le domaine des péritonites post-opératoires que les problèmes du drainage de l'abdomen se posent avec le plus d'acuité, c'est là que le chirurgien aimerait être sûr que l'appareillage qu'il va choisir sera non seulement efficace mais parfaitement toléré. C'est ici pourtant que les difficultés sont les plus grandes. La multiplicité et la diversité sans cesse croissante des systèmes proposés par les fabricants renforcent encore les incertitudes des chirurgiens. Lire la suite

La médecine d'urgence (30 avril 2004)
Professeur A. AIT SLIMANE

Pendant longtemps, les différentes spécialités médicales ont entretenu la confusion dans le domaine de l'activité médicale d'urgence, arguant du fait que les patients non programmés peuvent trouver tout naturellement une solution à leurs problèmes de santé dans le cadre d'une spécialité médicale ou chirurgicale au sein d'une structure de santé. Partant de cette idée, les premiers centres d'urgence intra-hospitalière ont fonctionné comme des unités d'accueil et d'orientation des malades à travers une gestion à distance par un service de médecine ou de chirurgie. Lire la suite

Femmes et médecine (7 avril 2004)
Professeur J.M. BELKHODJA

Le corps médical algérien est aujourd'hui largement féminisé. Dans le secteur public, toutes filières et grades confondus, le taux de femmes est légèrement supérieur à la moitié : 50,93 % exactement selon les statistiques du ministère de la santé.
La santé est le domaine où la parité est atteinte, à la différence des administrations, des autres professions libérales, de l'industrie, des assemblées élues et des exécutifs. Avant de parvenir à ce résultat, combien positif dans le domaine de la santé, voyons le chemin parcouru par les algériennes. Lire la suite

L'évolution du marché du générique (27 février 2004)
R. GHEBBI - Pharmacien - Dar El Beida - Alger

Autrefois, la préparation du médicament était l'apanage du pharmacien qui opérait de façon artisanale. Par la suite, le médicament est entré dans sa phase industrielle depuis les années 50. Cependant, les produits génériques ont toujours existé et étaient connus au siècle dernier en France notamment, sous le nom de produit sous cachet. Lire la suite

Cancer : doit-on ou non dire la vérité ? (3 février 2004)
Professeur Larbi Abid

Cette question pose des problèmes relationnels pour lesquels la plupart de nous médecins somme peu familiers. Les exemples suivants tirés de notre pratique quotidienne illustrent bien ce fait... Lire la suite

La transplantation rénale en Algérie (5 janvier 2004)
Professeur Larbi Abid

Le dimanche 28 décembre, deux quotidiens nationaux annonçaient, l'un l'arrêt du service de transplantation rénale de la clinique DAKSI de Constantine (fleuron des structures hospitalières de l'est du pays, spécialisée dans les maladies du rein), l'autre la première greffe rénale dans un proche avenir au niveau de l'EHS de Canastel à Oran (établissement spécialisé dans les pathologies de l'enfant). Trois jours plus-tard, soit le 31 décembre, et pour ne pas être en reste, un troisième quotidien national annonce la réussite d'une greffe rénale effectuée le 29 décembre au service de chirurgie du CHU de Blida après les deux premières tentatives effectuées en début d'année. Lire la suite

Infections nosocomiales et bloc opératoire (15 décembre 2003)
Professeur Larbi Abid

Les infections nosocomiales constituent un des principaux risques pour les patients lors d'une intervention chirurgicale. Selon une enquête nationale française près de 7 % des patients hospitalisés développent une infection à l'hôpital. Les opérés ont plus souvent acquis une infection nosocomiale (12 %) que les non opérés (6 %). Parmi les conséquences des infections nosocomiales, le décès, évalué par le taux de létalité est estimé à 2,5 % dans les services de chirurgie selon les études américaines. En 1994 déjà, en France, on avançait le chiffre de 10 000 décès par an causés par les infections nosocomiales. Lire la suite

Les raisins de la colère des professeurs de médecine (23 octobre 2003)
Professeur Tedjiza
Professeur de psychiatrie et psychologie médicale à la faculté de médecine d'Alger.
Secrétaire général du Syndicat national des professeurs et docents en sciences médicales

Un environnement socio-économique précaire, un environnement institutionnel rigide, un imaginaire social en mal d'inspiration, une opinion publique amère et désabusée, des obligations socioprofessionnelles éprouvantes, une reconnaissance sociale frustrante, des exigences existentielles plus qu'accaparantes, tel est le lot du professeur en médecine dans ce pays.
Quant aux limitations structurelles se surajoutent des contraintes conjoncturelles, du fait généralement de décisions partielles et partiales, aux objectifs étriqués et de portée limitée, la situation se complique à souhait.
Les mesures qui en découlent, prises quelquefois en dépit du bon sens, peuvent même aller à l'encontre des intérêts de l'institution elle-même. Les dossiers brûlants constituant le contentieux avec les tutelles sont relativement nombreux et d'importance variable. Trois d'entre eux sont particulièrement intéressants, du fait précisément de leur importance, mais également de l'attitude déconcertante de l'administration à leur égard. Lire la suite

Les médicament génériques (16 septembre 2003)
Professeur Larbi Abid

En novembre 1989, j'étais invité à un Séminaire de Politique Générale de Financement du Secteur de la Santé au Maghreb, organisé par l'Institut de Développement Economique (IDE) de la Banque Mondiale à Casablanca au Maroc. Lors d'une discussion avec mes collègues marocains, je leur ai fait part de ma surprise (le mot est faible) de voir des mères de famille mendier devant l'entrée des officines de pharmacie privée en présentant des ordonnances où les médicaments principaux ont été cochés par le pharmacien. J'étais, à l'époque, fier de dire, qu'en Algérie, la médecine est gratuite et que le citoyen algérien recevait ses médicaments à la pharmacie même de l'hôpital et qu'il n'avait pas à débourser un centime. Avec l'économie de marché, la mondialisation, ce temps est bien loin et les rues de nos différentes villes sont parsemées de mendiants (hommes et femmes) accompagnés d'enfants malades présentant des ordonnances ou des boites vides de médicaments. Lire la suite

La progression des hospitalo-universitaires (4 août 2003)
Professeur Larbi Abid

A la demande du ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS), une commission de professeurs hospitalo-universitaires et de membres du ministère de l'enseignement supérieur a été installée en vue d'étudier la problématique de la progression des maîtres-assistants (MA) hospitalo-universitaires liée à la thèse de doctorat en sciences médicales (DESM). Lire la suite

Résurgence de la peste en Algérie : La sonnette d'alarme ? (7 juillet 2003)
Professeur Larbi Abid

Depuis quelques années l'Algérie connaît une incroyable série de catastrophes : en plus des calamités dites "naturelles" (inondation de Bab-El-Oued en novembre 2001, plus de 1 000 morts ; séisme du 21 mai 2003 : 2 300 morts, autant de disparus et 11 000 blessés) une succession d'épidémie de botulisme, tuberculose (18328 cas en 2001), typhoïde (2411 cas en 2002), rougeole, méningite (2579 cas en 2002), gale, intoxications alimentaires (4000 à 5000 cas / an), maladies à transmission hydrique (8125 cas / an), zoonoses (leishmaniose, brucellose et hydatidose) parsèment le quotidien des algériens sans que l'on puisse, dans ces cas, ignorer le laisser aller des autorités chargées de l'hygiène et de la prévention des maladies transmissibles.

Pour clôturer cette liste hélas non exhaustive, une épidémie de peste a éclaté au courant de ce mois de juin 2003 dans la banlieue d'Oran, 2ème ville du pays, ville qui a servi de cadre à Albert Camus pour son roman mythique, "la Peste" où dans la conclusion, prémonitoire de ce roman Camus fait dire à son héros : Lire la suite

Systèmes et politiques de santé au Maghreb : un état des lieux (2 juin 2003)
Miloud KADAR, économiste

Partout dans le monde, les systèmes de santé connaissent de nombreux bouleversements depuis le début des années 80. Les pays du Maghreb n'échappent pas à ce mouvement. Bien plus, la crise qu'ils affrontent semble plus complexe à résoudre, car leurs systèmes de santé ressemblent à la fois à ceux des pays pauvres et à ceux des pays riches.

Après avoir connu une expansion continue pendant plus de deux décennies, les systèmes de santé au Maghreb semblent à des degrés divers, dans l'impasse. Ils subissent directement non seulement les effets de la crise économique et des programmes d'ajustement structurel mais également ceux d'une croissance non maîtrisée de leurs propres composantes. La crise actuelle peut être analysée à travers la question du financement qui est un révélateur des difficultés qu'affrontent les systèmes de santé pour se procurer les moyens de leur production et de leur extension. Elle est significative des changements apparus dans les relations entre d'une part les systèmes de santé et les systèmes économiques qui les portent et d'autre part entre les systèmes de santé et les populations qui en légitiment l'existence. Lire la suite

La santé scolaire en question (3 mai 2003)
L. ABID d'après le rapport de la Direction des Actions Sanitaires Spécifiques du Ministère de la Santé

En Algérie, la santé scolaire est prise en charge par des unités de dépistage et de suivi (UDS) au nombre de 1121 implantées soit dans les établissements scolaires (828) soit dans des structures de santé (277) soit, plus rarement, dans des locaux dégagés par les collectivités locales (16). Lire la suite

Réflexions sur l'avant projet de loi sanitaire (1 avril 2003)

Depuis le mois de février et après le projet de réforme hospitalière qui n'a pas encore vu le jour (du moins de manière officielle), le ministère de la santé a mis sur son site (www.sante.dz) l'avant projet de loi sanitaire.
Cet avant projet (qu'on peut également consulter sur ce site) a été envoyé à toutes les organisations professionnelles concernées pour concertation comme on peut le lire sur la page de garde.
Par ses non-dits, cet avant projet a déjà entraîné une levée de boucliers de la part des médecins hospitalo-universitaires tous grades confondus avec préavis de grève aussi bien des soins que de l'enseignement. Sans rentrer dans les problèmes de fond, on peut dire sur le plan strictement technique qu'une nouvelle loi sanitaire était nécessaire pour s'adapter à l'économie de marché dans laquelle s'oriente notre pays d'une part et pour être en conformité avec le projet de réforme hospitalière.
Pour notre part, la lecture article par article nous amène à faire un certain nombre de remarques sur quelques articles : Lire la suite

Consensus et règles de bonnes pratiques médicales
La concertation pluridisciplinaire à propos de la cancérologie (2 mars 2003)

Dans le rapport préliminaire du conseil national de la réforme hospitalière initiée par le ministère de la santé, on peut lire que parmi les mesures urgentes que compte mettre en place le ministère de la santé, les consensus et règles de bonnes pratiques médicales figurent en bonne place.
Dans le cas de la cancérologie, si aujourd'hui, dans le monde les moyens thérapeutiques permettent de guérir 50% des cancers, la survie dans notre pays est loin d'atteindre ces chiffres du fait de la très grande dispersion dans l'accessibilité et l'administration des soins mais également dans l'inégalité dans leur qualité selon les structures hospitalières où elles sont dispensées. Lire la suite

Equivalence des diplômes de spécialités médico-chirurgicales obtenus à l'étranger (8 février 2003)

Le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique vient d'installer une commission ad_hoc qui sera chargée de l'équivalence des diplômes de médecins ayant fait une spécialité à l'étranger et souhaitant éventuellement exercer cette spécialité en Algérie. Cette énième commission aurait été installée (selon les quotidiens nationaux) à la demande l'Association des Médecins Algériens en France (MADEF) qui n'aurait pas été satisfaite des résultats de mars 2002 de la commission nationale des équivalences (62 équivalence accordées sur 294 dossiers déposés). Lire la suite

La réforme hospitalière : réflexions (3 janvier 2003)

L'élément marquant de l'année 2002 dans le domaine de la santé en Algérie a été sans conteste le changement d'appellation du Ministère de la Santé Publique et de la Population qui s'est adjoint la Réforme Hospitalière dans son appellation.
Le but de cette réforme est la réponse à la question : qui est soigné dans nos hôpitaux et à quel coût ?
En d'autres termes, c'est la maîtrise du système d'informations sanitaires et la mesure de la qualité des soins. Lire la suite

La levée d'un tabou : la transplantation d'organes à partir greffons cadavériques (10 décembre 2002)

A la fin du mois de novembre , un événement médical et social important a eu lieu à Constantine : il s'agit de la première greffe rénale à partir d'un donneur cadavérique.
Cette transplantation, réalisée par l'équipe du docteur BENDJABALLAH a eu lieu à la clinique de néphro-urologie et de transplantation rénale. Elle a été suivie quelques jours plus tard par une seconde transplantation toujours à partir d'un greffon cadavérique.
Le 9 décembre, le professeur HARTANI du service d'ophtalmologie du CHU Mustapha d'Alger réalise également deux greffes de cornée, intervention qui ne peut se concevoir qu'à partir d'un donneur cadavérique. Lire la suite

La santé dans tous ses états (24 novembre 2002)

Au cours de cette rentrée sociale, le secteur de la santé a été secoué par plusieurs grèves qui ont concernées les différents corps exerçant en milieu hospitalier : les gestionnaires, les praticiens spécialistes universitaires et non universitaires et le corps paramédical.
Un autre point qui mérite d'être signalé est le changement d'appellation du ministère de la santé : de Ministère de la Santé et de la Population, il devient Ministère de la Santé et de la Réforme Hospitalière.

Parmi les motifs ayant motivé la grève des hospitalo-universitaires, il faut rappeler qu'en 1998, le nombre de structures hospitalières à vocation universitaire a été réduit comme peau de chagrin par une décision de l'autorité de tutelle sans concertation aucune avec les enseignants et malgré le nombre extrêmement élevé d'étudiants arrivant chaque année en médecine.
Certes les services hospitaliers de ces structures qui ont été rétrogradées ont gardé pour la plupart leur vocation universitaire. Il suffisait pour cela que le service hospitalier ait à sa tête un enseignant de rang magistral. Lire la suite

La fin de la médecine gratuite en Algérie ? (29 décembre 2001)

A partir du début de l'année 2002, les patients se présentant dans les structures de santé publique devront s'acquitter d'une contribution financière pour avoir droit aux soins. C'est ce que prévoit un projet d'arrêté interministériel soumis récemment au parlement.
Cette contribution représente les 20 % non pris en charge par la sécurité sociale, ceci pour les hospitalisations.
Pour les consultations, le patient devra contribuer pour une somme de 200 DA en médecine générale et de 400 DA en consultation de spécialité.
Il en est de même des explorations biologiques et radiologiques qui étaient gratuites pour les patients hospitalisés. La journée d'hospitalisation est également revue à la hausse puisqu'elle passe de 100 DA symbolique non remboursable par la sécurité sociale à 3000 DA environ. Lire la suite

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