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- MS. ISSAD,
- CHU Béni-Messous, Alger
- Annaba 15 – 16 février 2006
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- Former des médecins experts, tel est aujourd’hui le but assigné aux
facultés de médecine. Les besoins exprimés par les populations, la
multiplicité des pathologies rencontrées traduites dans beaucoup de pays
par des transitions épidémiologiques, les progrès enregistrés dans les
moyens d’exploration et de traitement sont autant de variables à
maîtriser. Elles ne facilitent pas l’atteinte du but ciblé.
- A cela s’ajoutent les contraintes liées aux pesanteurs sociales et
culturelles, les modes de gestion des universités et des systèmes de
santé qui sont dépendants des orientations politiques propres à chaque
région, mais aussi l’intervention
de ceux qui sont censés être les acteurs de ces projets et qui
parfois sont les principaux obstacles au changement.
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- Former des médecins ou s’atteler au changement de l’éducation médicale
est une entreprise qui nécessite la conjonction de plusieurs facteurs :
- 1. une volonté politique clairement affirmée ;
- 2. des intervenants aux compétences reconnues, associés dans une
dynamique de groupe réelle ;
- 3. une stratégie de changement institutionnel bien clarifiée
- 4. la disponibilité de moyens et de référents indispensables à la mise
en œuvre des actions projetées…
- Parallèlement, les communautés conjointes au projet doivent en être
informées, sollicitées dans leurs champs d’action et valorisées. C’est
le cas, ici, des enseignants, des étudiants, des gestionnaires de l’université et du système de santé,
et même des représentants des populations…
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- Former des médecins et/ou changer les modèles de formation doivent être
sous – tendus par des principes de professionnalisme bien compris par
les différents acteurs de l’université et les populations auxquelles
s’adressent ce changement : les étudiants et leurs enseignants, la
société.
- Un professionnel est un expert qui, dans le domaine de sa pratique, sait
agir et qui rend des comptes sur ce qu’il fait. L’expertise
professionnelle est faite de compétences techniques et éthiques qui
s’expriment dans un contexte : champs de la pratique professionnelle,
séminaires, contrats établis avec les décideurs.
- Il est, enfin, de la responsabilité éducative et sociale de l’Université
et des facultés de médecine de répondre à ces besoins de formation et
d’assurer leur qualité.
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- 1. Problématique
- Il est admis que les
compétences reconnues aux médecins généralistes formés depuis deux
décennies, dans les facultés algériennes, ne répondent plus aux
standards internationaux de professionnalisme en pratique médicale.
- Il y va de la responsabilité et de la cohérence des institutions d’y
répondre.
- Le problème réside dans le modèle et les moyens mis en œuvre, les
stratégies identifiées et, fondamentalement, la pérennité des actions.
- Nous rapportons ici l’expérience d’un groupe de professionnels chargé
par l’institution de ce changement, dont l’action n’a pas abouti à son
terme.
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- 2. Situation
- En janvier 2001, le Ministre de l’ESRS installe un comité qu’il charge
de l’évaluation des études médicales, en fait de la réforme des
enseignements et des méthodes de progression dans le cursus.
- Ce comité s’érige en groupe de travail multidisciplinaire et pluri
régional ( s’y associent des cliniciens , des fondamentalistes, une
sociologue, un économiste de la santé, un anthropologue) et des
représentants qualifiés du MESRS et du MSP participent aux travaux.
- La stratégie adoptée met en œuvre diverses actions :
- - réunions et séminaires de méthodologie et de production de programmes
de changement de l’éducation médicale ;
- - sollicitation d’experts et des acteurs de la communauté médicale,
enseignants, étudiants, praticiens ;
- - programme de communication pour obtenir un feed-back.
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- 1. Réunions interdisciplinaires (MESRS) : 2001 -2003 : élaboration du
programme et mise en œuvre des actions
- 2. Séminaires pédagogiques : 2001 – 2004 élaboration des stratégies et
des contenus
- 3. Connexions avec les experts
: 2003 – 2004
- - service coopération technique et scientifique de l’ambassade de France
(conférence des doyens des fac de médecine françaises);
- - CIDMEF
- 4. Politique de communication avec la communauté des enseignants = échec
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- 1. Planification des séminaires de pédagogie
- - Etat des lieux, opinions des acteurs
- - But de la formation : identification du profil du
- médecin généraliste
- - La formation initiale : le 1er cycle des études =
- sciences basiques,
fondamentales et sciences
- humaines
- - Organisation du cycle clinique et des stages
- - Docimologie et évaluation
- - La formation des enseignants et leur progression
- - Ethique et professionnalisme
- - Le résidanat de médecine générale : une spécialité
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- 2. Expertise du projet
- - Experts = rôle d’animateurs de
séminaires
- - Experts = rôle d’évaluation et de
validation
- - Experts = rôle de connexion avec la
communauté
- internationale
- 3. Fonctions du comité
- - Interface avec
l’Administration
- - Organisation des activités
- - Elaboration des objectifs, des
stratégies et des contenus
- 4. Connexion avec les gestionnaires des facultés
- - Inexistante: absence de
Conférence des doyens
- - Pouvoir de l’Administration
centrale ?
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- 1er Séminaire : Former les médecins algériens de demain. Etat des lieux
et propositions prospectives Alger,
21 – 23 mai 2001 Expert : D.
Chevrolet
- 2ème Séminaire : La formation pédagogique des enseignants en sciences
médicales Alger, 21 – 23 décembre
2001 Expert : MS Issad
- 3ème séminaire : Redéfinir le profil de poste du médecin généraliste
algérien
- Biskra II, 11 – 15 février
2002 Expert : D. Chevrolet
- 4ème séminaire : Réforme du premier cycle des études médicales
- Annaba, 19 – 22 mai 2002 Expert : MS. Issad
- 5ème séminaire : Formation et certification des formateurs en pédagogie
médicale Alger, 23 – 25
septembre 2003 Experts : J. Barrier & JP.
Francke
- 6ème séminaire : Professionnalisme et éthique médicale
- Tlemcen 20 - 22 septembre 2004 Experts : J. Barrier & JP.
Francke
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- 1. Obstacle à la progression des activités du Comité
- - Au changement de l’équipe
ministérielle en 2003, celle-ci adoptant une autre stratégie
institutionnelle fondée sue le LMD et créant le Comité des sciences de
la santé siégeant à Oran,
- - les activités du Comité
d’évaluation des études médicales vont être gelées avec de grandes
difficultés pour organiser le dernier séminaire
- - Des membres de ce Comité vont
alors, dès 2003, se dissocier du groupe, considérant leur action
invalidée
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- 2. Le message : les actions à mener
- - organiser la formation du médecin
généraliste selon un processus de spécialisation qui tiendrait compte
des standards du professionnalisme = compétences et éthique
- - redéfinir le statut des enseignants et
des étudiants = qui est apte à
enseigner et qui est apte à étudier ?
- - exiger des normes de qualité et une
structuration des facultés selon les standards de la CIDMEF
- - favoriser la communication à
l’université et dans la société civile….
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- TOUT EST POUR LE MIEUX DANS LE MEILLEUR DES MONDES POSSIBLE…
- Candide, Voltaire 1759
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