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Assises Nationales sur la Recherche en Sciences Médicales

Alger - 29 et 30 juin 2009

par Pr. Larbi Abid

La Direction Générale de la Recherche Scientifique et du Développement Technologique (DGRSDT) du MESRS a réunit les 29 et 30 juin 2009 d’abord à l’UDES ( Unité de Développement des Equipements Solaires ) de Bou Ismail puis à l’hôtel Safir de Zéralda une soixantaine d’experts en vue de débattre de diverses problématiques sur la recherche en sciences médicales pour améliorer la qualité et les compétences des ressources humaines, identifier les voies et moyens afin de mieux répondre aux attentes sociétales.
Parmi les nombreuses interrogations auxquelles se proposent de répondre le panel, on peut citer :

  1. Comment organiser la recherche en sciences médicales ?
  2. Comment optimiser les synergies MESRS / MSPRH  et Facultés /CHU
  3. Quels mécanismes d’évaluation des laboratoires de recherche en sciences médicales ?
  4. Quels aménagements apporter aux statuts actuels de l’ANDRS pour mieux  répondre aux attentes de la communauté médicale ?

Inauguration des Assises par le Pr. Aourag à l’UDES de Bou Ismail
Inauguration des Assises  par le Pr. Aourag à l’UDES de Bou Ismail

Après un exposé introductif par le DG de RSDT qui rappellera les effectifs du corps des hospitalo-universitaires (2198 maîtres-assistants dont seulement 250 inscrits en thèse de DESM, 148 docents et 450 professeurs) le nombre réduit de laboratoires de recherche en sciences médicales (67/15000) ainsi que des publications (sur la période 1998/2009, il n’y aurait eu que 350 publications), six communications seront présentées.


Pause café Pause café
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La première communication est celle de Madame le Pr. Zahia  Mentouri –Chentouf  qui a présenté un état des lieux de la recherche en santé à travers le bilan de l’ANDRS. Après un bref rappel des textes réglementaires régissant la recherche en Algérie :

  1. Loi 90/17 modifiant et complétant la loi relative à la protection et la promotion de la santé qui crée le conseil national de l’éthique des sciences de la santé, codifie l’expérimentation sur l’être humain dans le cadre de la recherche scientifique, introduit la notion de consentement libre et éclairé, crée le conseil national de déontologie médicale.
  2. Décrets portant création de l’ANDRS en 1995  
  3. Loi 98/11  d’orientation et de programmes (programme à projection quinquennal 1998-2002) qui fait de la recherche une priorité nationale avec l’objectif d’accroître la part de la recherche dans le PIB qui devait passer de 0,2% en 1997 à 1% en 2002. Cette loi impulsait une nouvelle organisation de la recherche avec le CNRST, les commissions intersectorielles et les comités sectoriels permanents ; les établissements publics à caractère scientifique et technologiques (EPST), centres de recherche, unités de recherche, laboratoires et services. Les activités de recherche sont organisées  en programmes nationaux de recherche à caractère sectoriel, intersectoriel ou particulier et subdivisés en domaines, axes et thèmes. Cette loi 98/11 définissait 5domaines de recherche :
      1. Recherche en santé publique et communautaire,
      2. Recherche appliquée clinique et thérapeutique,
      3. Recherche fondamentale appliquée
      4. Diagnostic et ingénierie médico-sanitaire,
      5. Produits pharmaceutiques.

Entre 2003 et 2007, on s’est  retrouvé en présence d’un hiatus : la loi 98/11 n’étant pas reconduite, s’est posé le problème de la validité des PNR et de l’évaluation.

  1. Il faut attendre la loi 08/05 d’orientation et de programmation à projection quinquennale sur la recherche scientifique et le développement technologique 2008/2012 qui rappelle le conseil national de recherche scientifique et technique et crée un conseil national d’évaluation, des agences thématiques, des services communs, des équipes de recherche communes à plusieurs institutions. 
  2. La recherche dans le domaine de la santé se situe sur plusieurs sites avec des gestions différentes : ministère de la santé, ministère de l’enseignement supérieur (projet CNPRU), secteur industriel pharmaceutique, enfin recherche intersectorielle avec les laboratoires de santé.

Le Pr. Z. Mentouri  rappellera les laboratoires de recherche en sciences médicales agréés depuis 2000 :

  1. Université d’Alger : 13
  2. Université d’Oran : 11
  3. Université de Constantine : 10
  4. Université de Annaba : 4
  5. Université de Tizi Ouzou : 4
  6. Université de Sétif : 4
  7. Université de Tlemcen : 6
  8. Université de Sidi Bel Abbes : 3

L’oratrice reviendra sur la statuts et missions de l’ANDRS qu’elle dirige. Cette agence créée par le décret exécutif 95/40 du 28 janvier 1995, est définit comme un organe d’intermédiation ,chargé de la promotion et la coordination du PNR, doté d’un statut adéquat, constituant l’une des conditions de pérennité de l’action de recherche. L’ANDRS a pour mission de contribuer à la mise en œuvre et à la réalisation du PNR en santé. Elle est chargée au lancement et au suivi des appels d’offres thématiques, de financer sur budget-programme les projets de recherche retenus, de procéder à la mise en place de dispositif de suivi et d’évaluation des activités de recherche dont elle a la charge, d’assurer la diffusion et la valorisation des résultas de la recherche dont elle a la charge.
Le Pr. Mentouri donnera le bilan des projets de recherche agrées  par l’ANDRS :

Appels à projets de recherche et agrément

Dans le cadre de l’appel à projet jeune chercheur, l’ANDRS assure un soutien au thèses de DESM : sur 189 projets soumis, 81 ont été agréés.
Concernant le potentiel chercheur mobilisé, celui-ci s’établit comme suit :

  1. Professeurs : 107
  2. Docents : 47
  3. Maître de conférence : 83
  4. Chargé de cours : 97
  5. Maître-assistant : 557
  6. Attaché de recherche : 27
  7. Médecins spécialistes : 127
  8. Médecins généralistes : 52
  9. Pharmaciens : 36
  10. Ingénieurs : 56
  11. Psychologues : 25
  12. Vétérinaires : 16
  13. Licenciés : 41
  14. PEPM : 08

Concernant le financement, la part de l’ANDRS dans le FNR ne représente que 0,33%. Quant aux modalités d’évaluation des projets soumis, il s’agit d’expertises anonymes réalisées par des commissions spécialisées. Un bilan des publications et communications  sera également présenté.
Au terme de ce bilan, le Pr. Mentouri fera une revue des acquis  et insuffisances de l’agence dont elle a la charge :  
Pour ce qui est des acquis, elle comptabilisera :

  1. La redynamisation de la recherche et la mobilisation des chercheurs ;
  2. La couverture satisfaisante du PNRS avec identification des domaines préférentiels ;
  3. L’actualisation régulière du PNRS
  4. La mise en place d’un système d’évaluation permanente et structurée avec conseil scientifique, listes d’experts, comités ad hoc, comité d’éthique, journées de présentation devant les pairs des résultats des projets financés.

Dans la rubrique insuffisances, le Pr. Mentouri énumérera :

  1. L’insuffisance de coordination des activités de recherche entre les différents départements ministériels (CIS) ;
  2. L’isolement des équipes de recherche ;
  3. L’absence de supports nationaux de publication ;

Elle proposera :

  1. Une modification du statut de l’ANDRS d’EPA à EPST ;
  2. Une organisation administrative avec un DG, un DG adjoint et un SG ;
  3. Une décentralisation avec 2 délégations régionales Est et Ouest  et des annexes dans les villes siège de facultés de médecine ;
  4. Une organisation scientifique
  5. Des directeurs de départements scientifiques, nommés et rémunérés ;
  6. Un élargissement des missions de l’ANDRS avec :
      1. Mission de veille scientifique en coordination avec l’INSP.
      2. Mission d’expertise à la demande des autorités ou par auto saisine ;
      3. Missions de coordination : développement d’interface avec  les sociétés scientifiques ;
      4. Conventions directes avec les laboratoires structurés pour le développement de nouvelles thématiques ;
      5. Mise en place de réseaux : groupe de labo travaillant sur des thématiques identiques ;
      6. Pour les jeunes chercheurs : formation méthodologique, stages de courte durée, aide à la publication, aide à la documentation.
      7. Renforcement du financement.

 

Pr. Aourag Pr. Ouchtati Pr. Khiati
Interventions des Prs. Aourag, Ouchtati et Khiati lors des débats.

 

Prs. Mentouri, Sellami et Touhami
Prs. Mentouri, Sellami et Touhami

Après un court débat avec l’assistance, la parole est donnée aux collègues algériens exerçant à l’étranger.
C’est ainsi que le Dr. Yacine Amrani qui exerce en Grande Bretagne fera un exposé sur la stratégie adoptée par les universités américaines pour soutenir un programme de recherche d’excellence pour traiter les maladies respiratoires.
Il sera suivi par Melle Farida Dabouz qui exerce en qualité de statisticienne au Canada qui fera une intervention intitulée «Mise en place de la recherche médicale: science, éthique, formation, réglementation ».

Le docteur Mostefa Benyahia, orthopédiste exerçant au Danemark, dans une intervention sur «le système de recherche médicale au Danemark» présentera un court documentaire sur le fonctionnement du système de santé au Danemark.
Le Dr. Habib Boukerche qui exerce dans un laboratoire de recherche à Lyon fera une communication sur les mécanismes de la cancérogenèse et plus particulièrement sur les mécanismes d’implantation des métastases.

Pour terminer, le Pr. Moumen Missoum qui est senior principal engineer en recherche et développement chez Johnson & Johnson fera une présentation sur l’application de l’engineering biomédical pour la recherche & développement en orthopédie.

Le choix des orateurs nous a semblé quelques peu décalé par rapport aux objectifs de ces assises d’une part et par ailleurs certains de nos collègues exerçant à l’étranger n’avaient aucune information sur l’organisation et l’état de la recherche en Algérie.

Assises Nationales sur la Recherche en Sciences Médicales Assises Nationales sur la Recherche en Sciences Médicales
 

 

 

La 2ème partie de ces assises qui s’est déroulés sous formes de travaux en ateliers consacrés à :

  1. état des lieux de la recherche et formation
  2. organisation de la recherche, développement des entités (agences thématiques, unité de recherche, services communs) etc…
  3. modalités et critères d’évaluation …
  4. Modalités de financement et domiciliation des crédits.

Travaux en ateliers
Travaux en ateliers

Travaux en ateliers Travaux en ateliers
 

Travaux en ateliers

Au terme de ces travaux en ateliers, une réunion plénière a permis à chaque atelier d’exposé les conclusions de ses travaux.
Après débat, il a été convenu de finaliser par écrit les conclusions qui seront adressées par mail à l’ensemble des experts présents qui pourront apporter toutes les remarques qu’ils jugeront nécessaires dans un délai n’excédant pas une dizaine de jours.

Travaux en ateliers Travaux en ateliers
 

 

 

Compte rendu mis en ligne le 6 juillet 2009


 
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