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Editorial - Décembre 2007
On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs
par Larbi Abid

Il ne se passe pratiquement pas une semaine sans qu’un quotidien national ne signale l’inauguration ou la pose de la 1ère pierre d’une structure de santé (hôpital, réfection d’un service hospitalier, polyclinique etc.). De même le bilan des activités chirurgicales dites de pointe (transplantation d’organes, chirurgie cardiaque, mise en place d’implants cochléaires …) est plus que satisfaisant si on compare les résultats aux prévisions. Le ministère de la santé prévoie même d’étendre la greffe d’organes à d’autres CHU du pays.

A la fin de cette année 2007, doit-on en conclure que la santé en Algérie a pris son envol et que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes de la santé ?
Hélas, le citoyen algérien continue à éprouver d’importantes difficultés pour pouvoir être pris en charge dans le secteur hospitalier car l’activité hospitalière ne peut se résumer aux seuls 13 CHU du pays (et bientôt un 14ème à Béjaia) ni aux EHS pour qui on a ouvert la corne d’abondance reléguant les autres hôpitaux à un rôle subalterne alors que beaucoup d’entre eux avaient des équipes médicales et paramédicales performantes, équipes dont on a coupé les ailes et qui font contre mauvaise fortune bon cœur en essayant de faire semblant de travailler. Plusieurs membres de ces équipes démissionnent sans que cela n’émeuvent qui que ce soit.

Alors qu’on parle de ramener les compétences algériennes à l’étranger, on ne fait rien pour retenir celles qui sont sur place.

Pour ce qui est des hôpitaux, on a l’impression que pour pouvoir mettre les bouchées doubles au niveau des CHU et EHS, on ait décidé de laisser tomber les autres hôpitaux bien que certains d’entre eux étaient hospitalo-universitaires. Cela ressemble à s’y méprendre à ce qui se passe dans certains pays européens où des entreprises ferment ou se délocalisent, en vue d’améliorer les prestations et surtout le profit quitte à mettre des gens au chômage. L’hôpital n’est certes pas une entreprise mais un établissement public, mais justement dans la conception de la comptabilité algérienne, le médecin public a une activité non productive.

Par Larbi Abid le 24 décembre 2007

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