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Editorial - Octobre 2006
La prise en charge des hépatites virales
par Larbi Abid

Comme à chaque mois d’octobre, des journées scientifiques et/ou d’informations consacrées aux hépatites virales, sont organisées à travers le territoire national. Ainsi le 1er octobre 2006 une journée a été organisée en ce sens.

Pour le président de l’association SOS- Hépatites :

  • La situation est de plus en plus inquiétante quant au nombre de cas et à la qualité de la prise en charge ;
  • Les instructions ministérielles ne sont pas appliquées sur le terrain ;
  • les malades et les médecins sont confrontés à la disponibilité des médicaments fort coûteux, disponibles uniquement dans les hôpitaux.

Par contre pour un médecin spécialiste en gastro-entérologie, exerçant à Alger :

  • Les malades sont surveillés et traités gratuitement ;
  • Les hôpitaux assurent les traitements qu’il faut.

Enfin pour les représentants de la tutelle :

  • Le ministère a pris les dispositions nécessaires pour prendre en charge les malades ;
  • Une enveloppe financière conséquente a été dégagée pour le traitement et la mise à niveau des équipements pour le diagnostic ;
  • Si les instructions ne sont pas appliqués, c’est parce qu’il y a de mauvais gestionnaires dans les hôpitaux (sic).

Qu’en est il dans la réalité ?

Tout d’abord l’excellente initiative qu’est la vaccination contre l’hépatite B introduite dans le calendrier vaccinal par décret ministériel du 31 octobre 2000 et rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2003 souffre parfois des pénuries régulières qui touchent les produits à usage uniquement hospitaliers, obligeant les parents à une recherche désespérée d’un hôpital à un autre. Toujours en matière de vaccination, les personnels exposés (en premier lieu, celui des hôpitaux) ne sont guère contrôlés par la médecine du travail avec tout ce que cela comporte de dangers pour eux et les patients.

Concernant les tests sérodiagnostics qui évoluent rapidement et qui coûtent excessivement cher, nos collègues pharmaciens et biologistes se plaignent de la non disponibilité des trousses en quantité suffisante.

Quant au traitement, l’année dernière, on estimait le nombre de personne atteintes de l’hépatite B et C à travers le monde à 600 millions dont 32 000 en Algérie avec seulement 12 000 pris en charge. Ces chiffres qui sont loin de refléter la réalité quant au nombre de personnes atteintes montrent bien le chemin qui reste à parcourir et la circulaire ministérielle n°7/SP/MIN/MSPRH/05 du 22/11/2005 relative à la gestion des produits pharmaceutiques dans les établissements publics de santé, a donné du baume au cœur des chefs d’établissements hospitaliers pourvus de service de gastro-entérologie prenant en charge ce type d’affections fort coûteuses car elle les soulage d’un poids financier. Cependant les autres établissements hospitaliers à travers le territoire national reçoivent l’ordonnance émise par le praticien hospitalier d’un autre secteur voire le plus souvent d’une autre wilaya comme une contravention qui va gréver leur budget.

A l’heure actuelle aucun secteur sanitaire n’a une idée précise du nombre de patients atteints d’affections chroniques relevant de son secteur et ne peut donc faire une estimation financière du coût de prise en charge. Les budgets des secteurs sanitaires étant en eux-mêmes insuffisants pour les différents objectifs déjà établis, les ordonnances des patients atteints d’hépatite qui atterrissent sur les bureaux des directeurs d’établissements apparaissent comme des contraventions dont on veut se débarrasser par tous les moyens en faisant courir le patient. Pour que cette circulaire puisse être appliquée, il faudrait que les secteurs sanitaires connaissent le nombre de malades chroniques dépendant de leur secteur et qu’un budget spécifique leur soit octroyé. Mais pour cela il faut que le pays dispose de statistiques sanitaires fiables ce qui est un autre problème.

Annexe

Circulaire n° 007/SP/MIN/MSPRH/05 du 22/11/2005 relative à la gestion des produits pharmaceutiques dans les établissements publics de santé.

5/ La dispensation ambulatoire :

Les malades hospitalisés, déclarés sortants d'un établissement de soins, et qui doivent poursuivre leur traitement à titre ambulatoire, continueront à bénéficier de la couverture thérapeutique prodiguée par l'établissement hospitalier du lieu de résidence de ces malades, pour les médicaments à usage hospitalier strict, non vendus dans les officines.

Dans le cas où l'établissement ayant initié un traitement n'est pas celui du lieu de résidence du malade, il transmet un rapport médical justifiant la prescription à l'établissement du lieu de résidence, afin que ce dernier assure la prise en charge effective des produits pharmaceutiques nécessaire aux malades, en conformité avec la nomenclature des produits pharmaceutiques à l'usage de la médecine humaine, objet de l'arrêté n°123 du 28 septembre 2005. L'impact financier conséquent devra être pris en charge dans la budgétisation subséquente de l'établissement ayant engagé la dépense.

Les médicaments hors nomenclature, et en attendant leur enregistrement et leur intégration dans la nomenclature des produits pharmaceutiques à usage de la médecine humaine, devront être désormais budgétisés par les établissements, pour en assurer la disponibilité.

par Larbi Abid le 4 octobre 2006

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