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Editorial - Septembre 2005
L’hôpital peut-il prendre des vacances durant la saison estivale ?
par Larbi Abid

La période des vacances d'été tire à sa fin et la rentrée est le moment privilégié pour faire le point des sujets d'actualité sociale. Ainsi un court article paru sur le quotidien "El Watan" interpelle le ministre de la santé afin que celui-ci coordonne les fermetures des cabinets médicaux et de chirurgie dentaire durant la saison estivale.
Certes, lorsqu'une personne est aux prises avec des problèmes de santé, sa vie peut en être perturbée si elle ne trouve pas de répondant que ce soit au niveau d’un cabinet médical et ce qui est plus grave encore au niveau de l’hôpital. En effet les fermetures de lits (lorsque ce n’est pas la fermeture de services hospitaliers) durant l’été est en train de devenir chose courante. Il est vrai que le personnel (administratif, technique, paramédical et médical) des hôpitaux doit pouvoir prendre des congés comme tout le monde mais il est important d’organiser la prise des congés et l’affectation des personnels de façon à ce que la prise en charge des patients se fasse dans des conditions satisfaisantes.

Que voyons nous ?
Certains services procèdent régulièrement durant l’été à des "travaux", ce qui permet de fermer le service et de mettre le personnel en congés. D’autres procèdent à une réduction de l’activité en fermant une partie de leur service parfois avec la complicité de l’administration qui peut souffler vu que réduction de l’activité d’hospitalisation entraîne nécessairement réduction des besoins en médicaments consommables etc.
Durant cet été, un service de gynéco-obstétrique d’un grand CHU d’Alger a été fermé pour travaux sans prévoir au moins une activité d’obstétrique au niveau du même CHU (situé dans une agglomération ayant une très forte densité de population). Les parturientes de cette agglomération étaient donc orientées vers les autres structures hospitalières voisines déjà dépassées et ne pouvant faire face à cet afflux supplémentaire. Devant cette surcharge, on se retrouvait parfois avec deux parturientes par lit en salle de travail et dans certains cas lorsqu’il n’y avait plus de lits disponibles, c’est sur des chaises ou même dans les couloirs que les futures mamans attendaient. La consigne donnée de ne refuser aucune parturiente ne règle pas le problème puisque c’est d’autres services qui en font les frais en évacuant leurs malades vers d’autres hôpitaux. De plus dans ces situations extrêmes le personnel de santé de l’hôpital tentant de faire face vaille que vaille fait parfois payer un lourd tribut : césariennes intempestives, décès de nouveau-nés, etc.

Un hôpital, ce n'est pas comme une usine. On ne peut pas fermer les portes et laisser les patients dehors même pour des pathologies non urgentes. Le planning des congés doit être établi plusieurs mois à l’avance et étalé sur l’année. Ce planning doit être connu de toutes les parties concernées car une fermeture du service de chirurgie se répercute sur les autres services et vice versa. Un hôpital est un tout. Si l'intendance ne tourne pas, si le travail administratif ne se fait pas, le personnel soignant n'est plus rien. Donc dans le planning des congés le personnel soignant doit avoir son mot à dire sur le congé du personnel technique et de service.

Professeur Larbi Abid le 9 septembre 2005

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