Santé Algérie Algérie

Sommaire
Page d'accueil
Présentation du site
La bibliothèque de Santé Maghreb
Les éditos du professeur Abid
Communications scientifiques
Histoire de l'Algérie médicale
Agenda scientifique algérien
Point de vue
Associations algériennes de la santé
Annuaire de la santé en Afrique
Forum de la santé en Afrique
Qui contacter ?

Editorial - Juillet 2010
Rotation des résidents en chirurgie générale dans des hôpitaux non-universitaires durant leur cursus
par Larbi Abid

Durant leur cursus de 5 années d’études, les résidents en chirurgie générale effectuent tous leur stages de formation dans des services hospitalo-universitraes dans des viles de facultés (Alger, Blida, Tizi-Ouzou, Constantine, Batna, Annaba, Sétif, Oran Tlemcen, Bel Abbès et peut dans un proche avenir Bedjaia et Mostaganem).

Même en qualité de résident senior (5ème année) ces résidents sont dans services hospitalo-universitaires pourvus de toute la hiérarchie médicale (externes, internes, résidents, assistants, maitres-assistants, docents et professeurs) dans la spécialité chirurgicale et dans les autres spécialités adressants ou recevants les patients opérables.

Pourtant, après l’obtention du DEMS, la majorité d’entre eux va exercer dans les autres villes du pays, c’est-à-dire des villes non universitaires où le jeune chirurgien fraichement émoulu se trouve confronté du jour au lendemain à des patients présentant différentes affections sans qu’il puisse avoir l’avis d’un ainé de la spécialité ni d’une autre spécialité. Par ailleurs si une intervention est prévue, très souvent c’est un paramédical qu’il a comme aide alors qu’au CHU il avait un assistant et un autre collègue résident sans parler de la possibilité de faire appel à tout moment à un ainé.

Ayant eu à participer à plusieurs reprises aux journées médico-chirurgicales de Ouled Djellal où pendant  une semaine des équipes hospitalo-universitaires (composées de résidents et de chirurgiens chevronnés) venant d’Alger, Sétif et Batna soignaient et opéraient  dans les conditions locales et ayant constaté l’engouement non seulement de la population locale pour cette prise en charge mais également des jeunes chirurgiens qui avaient ainsi la possibilité d’être opérateur et de rendre service à la population, la question se pose de l’institution par la faculté de médecin de tels stages  dans des hôpitaux qu’ils faudraient  jumeler avec des CHU et qui seraient donc sous la couverture académique d’un professeur de chirurgie générale de ville d’université.

Il fut un temps (lorsque les effectifs estudiantins étaient encore gérables) où les étudiants en médecine effectuaient un stade dit de médecine sociale dans un hôpital de l’intérieur du pays, stage qui a marqué plusieurs générations de médecins et qui a été décisif, plus tard, dans le choix du poste d’affectation pour un certain nombre d’entre-eux.

La faculté de médecine d’Alger et le CPR de chirurgie du Centre ne devraient-ils pas être les pionniers pour l’institution d’un stage de 3 à 6 mois pour les résidents de 5ème année,  dans certains hôpitaux  non universitaires à sélectionner ?

Par Larbi Abid le 27 juillet 2010

Valid HTML 4.01! Valid CSS!

NG COM Santé Tropicale
Copyright © 2010 NG COM Santé tropicale. Tous droits réservés.