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L'organisation du système de santé reposait jusqu’à
ce jour sur un ensemble de structures administratives et techniques,
établissements spécialisés et organes scientifiques
et techniques. Outre l’administration centrale du ministère
de la santé, les observatoires régionaux de la santé
et les directions de la santé des 48 wilayas, ce système
était basé essentiellement sur :
- 185 Secteurs Sanitaires (comprenant hôpitaux, polycliniques
et dispensaires)
- 13 CHU (Centres Hospitalo-universitaires)
- 31 EHS (Etablissements Hospitaliers spécialisés)
Les règles de création, d’organisation et de
fonctionnement des secteurs sanitaires, étaient fixées
par le décret exécutif 2 décembre 1997, décret
qui est abrogé depuis la parution du décret exécutif
n° 07-140 du 19 mai 2007 portant création, organisation
et fonctionnement des établissements publics hospitaliers
et des établissements publics de santé de proximité.
Ce nouveau décret transforme les 185 Secteurs Sanitaires
en :
- 189 établissements publics hospitaliers (EPH)
- 273 établissements publics de santé de proximité
(EPSP).
Cette nouvelle carte sanitaire est en fait une décentralisation
de la gestion des polycliniques et dispensaires qui ne dépendent
plus du directeur de l’hôpital de l’ancien secteur
sanitaire. Ils seront, dans les prochains mois qui viennent, gérés
par un conseil d’administration propre et une direction distincte
de celle de l’établissement hospitalier de proximité.
Même si on regrette que les différentes associations,
syndicats de médecins et de paramédicaux n’aient
pas été associés à l’élaboration
de cette nouvelle organisation, de même d’ailleurs que
les associations d’usagers des structures de soins, force est
de reconnaître que la séparation des gestions des hôpitaux
et des polycliniques et dispensaires est une très bonne initiative
car jusqu’à ce jour la répartition des moyens
humain et matériel se faisait toujours au dépens de
l’une des structure selon le poids et les arguments que faisaient
valoir les responsables hospitaliers et les coordinateurs des ex-sous
secteurs.
Un regret quand même, c’est le passage sous silence
de certains hôpitaux d’Alger, d’Oran et peut-être
de Constantine qui sur le plan pratique sont de réels CHU
avec une capacité de formation estudiantine équivalente
à celle des CHU officiels alors que ce volet est complètement
ignoré tant dans l’ancien système des secteurs
sanitaires que dans celui des EPH. Est ce que c’est cette
volonté de la tutelle de maintenir le statut quo qui a exclu
de la concertation les associations d’enseignants hospitalo-universitaires
?
Les différents articles régissant les EPH et EPSP
(tels qu’on peut le voir sur le décret exécutif
n° 07-140 du 19 mai 2007) ne diffèrent pas de ceux régissant
précédemment les secteurs sanitaires. Ceci permet
encore une fois de constater que l’organisation d’un
système de santé peut paraître correcte sur
le papier mais c’est sa mise en application sur le terrain
par les gestionnaires de santé qui en fera un succès
ou un échec.
Nous constatons déjà, depuis la parution de ce décret,
une certaine agitation au niveau des directeurs de secteurs sanitaires
et de candidats potentiels pour ces EPH et EPSP. Est ce avec certains
gestionnaires qui ont montré leurs limites dans la gestion
des secteurs sanitaires que le ministère de la santé
compte redynamiser le secteur ?
Par Larbi Abid le 12 juillet 2007 |