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Il faut raconter l’histoire
des enfants et non plus seulement leur raconter des histoires.
Il ne faut pas se souvenir des enfants mais, enfin les regarder.
Il ne faut pas seulement regarder les enfants mais, enfin, les voir.
Il ne faut pas parler des enfants mais, enfin, leur parler.
Il ne faut pas passer à coté des enfants, mais les
attendre à l’autre bout du monde.
Il ne faut pas seulement leur faire traverser la route, mais prendre
la route avec eux, au moins une fois dans sa vie.
Il ne faut pas interdire aux enfants, mais s’interdire de
leur marcher dessus comme des champs de blé coincés
entre les villes.
Il ne faut jamais s’éloigner d’un enfant car
justement l’on perd vite le chemin de retour vers l’enfance.
Il ne faut pas partager le poids du monde avec les enfants, mais
seulement ses fruits.
Il ne faut jamais aussi élever un enfant comme l’on
élève un mur.
D’ailleurs, il ne faut jamais dire à un enfant de grandir
vite. Il faut seulement lui dire d’agrandir les limites de
notre monde.
Et lorsque, parfois, dans le pays, l’on tombe muet devant
des portes fermées et que l’on désespère,
il faut se dire que les enfants du pays jouent depuis longtemps
avec les clefs et s’amusent avec des mots de passe. Il suffit
de leur demander de passer devant.
L’enfance dure une journée dans un pays où la
maturité dure quelques heures et la vieillesse persiste quelques
moments.
Selon l’UNICEF, en Algérie :
- 25 000 nourrissons décèdent annuellement sur
724 000 naissances .
- 1 enfant sur dix , soit 72 000 sur les 724 000 naissances
, naissent handicapés .
- 200 000 enfants en âge scolaire sont privés
d’instruction chaque année ; la paupérisation
étant la principale cause.
-5 millions d’adolescents ont été éjectés
du système scolaire au cours de ces dix dernières
années.
-1,8 millions d’enfants âgés de moins de 18 ans
travaillent.
Professeur K. DAOUD - 2 juin 2005 |