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Editorial - Mai 2006
Le vaccin anti-HPV ne devrait pas être introduit dans le calendrier vaccinal algérien ?
par Larbi Abid

Dans sa thèse de DESM soutenue en octobre 2004 et consacrée à l’étude des cas témoins sur le papillomavirus et ses cofacteurs de risque dans la genèse du cancer du col de l’utérus, le docteur HAMMOUDA responsable du registre du cancer d’Alger a bien montré que l’HPV apparaît comme la cause principale du cancer du col et que le typage virologique montrait la présence de l’HPV 16 chez 60,5% des cas et de l’HPV 18 dans 12 % des cas.

Les papillomavirus humains HPV16 et HPV18, sexuellement transmissibles, seraient ensemble à l'origine de 70% des cancers du col de l'utérus qui, selon l'Organisation mondiale de la santé, provoquent environ 290.000 décès par an dans le monde. Plus de 500.000 nouveaux cas de ce cancer sont enregistrés chaque année, dont 80% dans les pays en développement, selon l'OMS.Les différents registres du cancer ont également montré qu’en Algérie ce cancer apparaît dès l’âge de 35 ans tout en sachant que l’infection à HPV survient 10 à 20 ans auparavant c’est-à-dire dès l’âge de 15 ans.

Certes les programmes de dépistage de ce cancer par frottis cervico-vaginal ont bien montré une forte diminution de l’incidence lorsque le programme est bien conduit . Malheureusement, dans la pratique les résultats de ce dépistage varient énormément d’un pays à un autre et dans un même pays d’une région à une autre en rapport en particulier avec l’insuffisance sanitaire en milieu rural.

Une étude de suivi à long terme jusqu’à 5 ans après vaccination Anti-HPV a montré 100% d’efficacité même chez les femmes déjà exposées au papillomavirus. Présentés à Paris, à la Conférence EUROGIN (European Research Organisation on Genital Infection and Neoplasia), ces résultats proviennent d’une nouvelle analyse d’un essai clinique de phase II.

Si l’on sait que ce cancer du col n’est pas décrit chez les femmes vierges, que 70% des personnes sexuellement actives pourraient être exposées à ces virus au cours de leur vie, que les infections génitales à papillomavirus sont très fréquentes et qu’il est très difficile d’en limiter la transmission, la seule prévention envisageable est la vaccination contre le HPV. Cette vaccination devant être réalisée avant la période d’activité génitale c’est à dire chez l’adolescente vers l’âge de 11-12 ans.

L’introduction il y a quelques années de la vaccination contre l’hépatite virale dans le calendrier vaccinal obligatoire algérien est une très grande avancée dont les résultats positifs vont être appréciés dans les prochaines décennies. L’adjonction de la vaccination anti-HPV devrait nécessairement suivre dans les plus brefs délais. Cette vaccination permettra l’éradication du cancer du col qui est lié au virus HPV dans plus de 95 % des cas.

L’Algérie ne doit pas attendre que ce vaccin obtienne l’accord de la FDE américaine ; il s’agit d’un cancer qui touche la femme des pays en voie de développement et il représente le 2ème cancer de la femme en Algérie.

par Larbi Abid le 17 mai 2006

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