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8 mai 2005 : l’Europe et le monde commémorent
le 60ème anniversaire de la fin de la 2ème guerre
mondiale. L’Algérie, quant à elle, commémore
les massacres de Guelma, Kherrata et Sétif par l’armée
coloniale française, massacres qui avaient fait 45 000 morts
à la même date.
En ce jour anniversaire, le Ministère Algérien de
la Solidarité et de l’Emploi a organisé, en
collaboration avec le PNUD, le CICR, Handicap International et plusieurs
autres ONG nationales et internationales, un Symposium International
sur la mise en œuvre de la convention d’Ottawa sur l’interdiction
des mines anti-personnels.
«Les mines anti-personnels constituent un
fléau qui blesse, tue et mutile une personnes toutes les
30 mn». Outre les dégâts en vies humaines, en
mutilations, ces mines compromettent le développement des
pays touchés. L’Algérie a souffert et souffre
encore des conséquences de ces mines puisque d’importants
territoires le long des frontières algéro-marocaines
et algéro-tunisiennes ont été pollués
par ces armes traîtresses durant la guerre de libération
et plus près de nous au cours de la décennie noire
des année 90, 13 000 mines antipersonnel, placés par
des terroristes ont explosés. Entre 1957 et 1962, ces mines
ont fait près de 1200 morts et 2328 handicapés. A
partir de cette date, 1341 victimes civils ont été
recensées.
L’Algérie comme la Mauritanie et la
Tunisie ont adhéré à la convention d’Ottawa
et procèdent, dans le cadre de la mise en œuvre de cette
convention, à la destruction de leurs stock. Le 10 mai 2005,
à la fin du symposium, les ONG internationales présentes
en Algérie sont invitées à assister à
une séance de destruction de mines antipersonnel par l’armée
dans un champ de tir situé à Hassi Bahbah.
Le drame épouvantable causé par ces
mines est connu de tous et en particulier par le personnel de la
santé qui œuvre pour le bien être de tous. Pourtant
si 144 pays ont ratifié la convention d’Ottawa, plus
d’une quarantaine ne l’ont pas encore fait dont 3 des
5 pays membres du conseil de sécurité de l’ONU
(USA, Russie et Chine) et en Afrique sur les 4 pays non signataires,
deux appartiennent au Maghreb (Maroc et Libye).
L’ONG Handicap International a lancé
un nouveau plan d’action pour persuader les 3 pays du conseil
de sécurité non signataires à devenir partie
du traité.
Santé Maghreb, Santé Tropicale ne devraient ils pas
en faire de même pour persuader tous les pays du Maghreb à
adhérer au traité pour aboutir le plus tôt à
un monde sans mines ?
Professeur Larbi Abid - 10 mai 2005 |