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Editorial - Avril 2008
Ouverture du 1er hôpital privé étranger en Algérie
par Larbi Abid

 

La plupart des quotidiens nationaux ont rapporté ce jour 22 avril 2008 l’ouverture à Djelfa du 1er hôpital privé étranger qu’ils ont qualifié d’international car réalisé par Cuba.

Jusqu’à ce jour plusieurs missions médicales étrangères sont venues travailler dans notre pays que ce soit au Nord ou dans les régions plus déshérités des hauts plateaux ou des oasis. Ces différentes missions ont toujours exercé dans le secteur public puis dans une deuxième étape, des missions médicales étrangères sont venues réaliser des interventions chirurgicales dans des cliniques privées à titre temporaire. Malgré la qualité et la renommée de ces équipes, des interrogations se sont posées au niveau du conseil de l’ordre quant à l’autorisation d’exercer de ces différentes équipes sans qu’une réponse officielle ne soit donnée par la tutelle.
Aujourd’hui nous assistons à la réalisation d’un hôpital privé de 120 lits, par une entreprise étrangère qui a obtenu un terrain de 3 ha au dinar symbolique et qui prévoit la construction de 3 autres hôpitaux privés dans les villes de Ouargla, El Oued et Béchar.

Certes, nous sommes à l’ère de l’économie de marché et l’état ne peut continuer à supporter entièrement le poids du coût de la santé. Les propos du ministre de la santé Amar Tou : « Cet investissement étranger direct est une preuve de l’ouverture de l’Algérie sur le monde et un appel aux pays amis à suivre cet exemple pour investir dans le secteur et dans d’autres en Algérie » est un appel clair pour le développement de pareils établissements. Cependant l’économie de marché a ses règles : l’octroi de terrain au dinar symbolique sera-t-il la règle pour d’éventuels promoteurs d’autres pays (exemple la Russie qui a également une grande expérience en matière d’ophtalmologie, ou de pays occidentaux) et également pour les investisseurs nationaux ?
 
Le conseil de l’ordre ne devrait-il par avoir son mot à dire dans un hôpital étranger où n’exerceraient que des praticiens étrangers, afin d’éviter d’éventuelles dérives ? 

Sans remettre en cause les compétences de nos collègues cubains dont la qualité de la médecine  est connue à travers le monde, l’état algérien se doit de baliser le terrain dans ce domaine et de mettre sur le même pied d’égalité tous les investisseurs potentiels.


Par Larbi Abid le 22 avril 2008

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