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Editorial - Avril 2007
L’eau, source de vie 
par Larbi Abid




« Eau, tu n’as ni goût, ni couleur ni arôme, tu n’est rien pour la vie. Tu es la vie ». 5 millions de personnes meurent chaque année dans le monde à cause du manque d’accès à l’eau potable, soit une personne toute les six secondes. Une personne sur quatre n’a pas accès à l’eau potable. « Faire face à la pénurie » a donc été le thème choisi cette année pour célébrer la journée mondiale de l’eau le jeudi 22 mars. La pénurie d’eau est d’abord un problème de santé publique, car elle est souvent synonyme d’absence d’hygiène. La diarrhée qui fait 3 millions de victimes par an et le paludisme qui en tue 2 millions sont deux maladies liées à l’eau. De même depuis 10 ans, la majorité des catastrophes naturelles sont liées à l’eau : tsunamis, crues, sécheresse et pollutions.

Même si depuis le 1er forum mondial de l’eau qui s’est déroulé à Marrakech en 1997, il existe une volonté politique pour répondre à l’urgence dans les états africains, « l’eau demeure un luxe pour 1 milliard de personnes. L’investissement nécessaire pour y faire face est relativement faible : c’est le prix de 5 jours de conflit en Irak ». Une question de priorité comme l’affirme Jean Lapegue, responsable Eau et assainissement à l’ONG Action contre la faim. « Lorsque l’eau se fait rare, les gens peuvent ne pas avoir assez d’eau pour assurer une hygiène de base : pour se laver, nettoyer leurs vêtements et prévenir les infections, y compris d’origine alimentaire ou provoquées par de l’eau contaminée » affirme Margaret Chan, directrice de l’OMS.

eau, source de vie

 

« Mauvaise planification et protection inadaptée des zones naturelles ne nous permettent plus d’être sûrs que l’eau des fleuves continuera de couler » affirme le Fonds Mondial pour la Nature (WWF). De même la hausse des températures a des effets dévastateurs pour la pêche, la ressource en eau et la paix dans la région africaine aride du Nil-Lac Victoria. Selon les estimations de l’institut de Stockholm pour l’environnement, la consommation globale d’eau douce augmente deux fois plus vite que la population, ce qui signifie qu’en 2025 plus de 60 % des hommes vivront dans des régions souffrant de pénuries d’eau significatives.

 

Les ressources en eau dans le monde

 

L’Algérie fait partie d’une des régions les plus arides comme on peut le voir sur cette carte et beaucoup de régions du pays souffrent déjà de l’absence d’eau potable et on reste tributaire de la pluviométrie partout dans le pays. Les réserves de nos barrages remplis à 45,29 % peuvent à peine faire face à la demande jusqu’à la fin de l’année en tenant compte du programme de distribution de cette eau qui varie selon les villes et les quartiers d’un jour sur deux à un jour sur 3 voire même une fois par semaine dans certaines régions. Outre la pénurie en rapport avec la situation géographique du pays, le problème des fuites d’eau au niveau du réseau de canalisations qui varient de 20 à 60 % du fait du vieillissement et de l’absence d’entretien, les forages illicites de la nappe phréatique qui finissent par la polluer et les raccordements illicites au réseau. Ainsi dans la plaine de la Mitidja, région agricole la mieux desservie en eau, pas moins de 1000 forages illicites auraient été effectués. Ces forages anarchiques menacent la nappe phréatique qui risque pollution et sécheresse. Dans les régions du sud du pays où la pluviométrie est de l’ordre de 10 mm/an, la population vit une situation extrêmement pénible.

Un programme de gestion de l’eau doit être réalisé en urgence. Ce programme devrait aller vers la réalité des coûts en particulier pour les entreprises grandes consommatrices d’eau qui devraient payer l’eau qui est à l’heure actuelle subventionnée. Lutter contre les forages illicites, entreprendre des travaux de rénovation du réseau AEP à grande échelle pour réduire les fuites et également changer les matériaux utilisés qui sont dans un pourcentage appréciable de cas nocifs pour la santé. Prévoir un numéro vert au niveau de chaque daïra afin que le citoyen puisse signaler toute fuite constatée qui doit être réparée dans les plus brefs délais. Enfin dans les régions du littoral établi un programme de dessalement de l’eau de mer.

 

par Larbi Abid le 2 avril 2007

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