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Editorial - Mars 2012

La carte sanitaire non respectée ?

par L. Abid

 

En date du 27/02/2012, on pouvait lire sur la page « Periscoop » du quotidien Le Soir d’Algérie, une information signalant le non respect de la carte sanitaire du fait du ‘’ détournement’ de certaines structures de santé pour en faire des structures hospitalo-universitaires. On lisait dans cette note que cette situation pénaliserait les malades ?!? 

Jusqu’à preuve du contraire les CHU assurent les soins aux usagers de la santé, comme les EHS et les EPH. Mieux encore les CHU assurent en principe des soins de haut niveau puisque ces soins devraient être assurés par des médecins hospitalo-universitaires depuis le grade de maitre-assistant jusqu’au grade de professeur. En quoi les malades seraient pénalisés ?

Beaucoup de villes de l’intérieur du pays et à leur tête certains députés demandent soit la construction de CHU soit l’élévation de leur hôpital au rang de CHU : Est-ce pour pénaliser les patients de leurs wilaya ? Certainement pas, c’est plutôt pour que leurs hôpitaux puissent avoir des médecins de rang magistral comme j’ai pu le constater lors de discussions avec ces élus de la nation, qui oublient que CHU rime avec faculté de médecine. Mais doit-on ouvrir des facultés de médecine dans toutes les grandes villes du pays ? La réponse est également Non : on ne peut ouvrir des CHU et des Facultés de médecine dans toutes les villes chef lieu de wilaya. Jusqu’à ce jour certaines facultés de médecine et donc de CHU n’ont pas encore un nombre suffisant d’enseignants de rang magistral dans plusieurs spécialités ce qui se répercute sur la qualité de la formation et également de la prise en charge médicale spécialisée.

Par contre dans les villes siège de facultés (et nous pensons à Alger, Blida, Oran, Constantine et Annaba et peut être que le problème se pose également au niveau de Sétif, Tlemcen et Sidi Bel Abbes), les capacités de formations des seuls CHU sont insuffisantes et les hôpitaux qui ont perdu leur statut universitaire (pour raison économique à la fin des années 80) devraient réintégrer les CHU dans l’intérêt de la formation des médecins de demain. A l’heure actuelle les services hospitaliers de ces hôpitaux (au statut d’EPH) fonctionnent comme services hospitalo-universitaires recevant, externes, internes et résidents en formation mais dans ces hôpitaux il n’y a pas de DAPM, ni de conseil scientifique, ni de budget pour la gestion quotidienne de ces promotions d’étudiants en graduation et en post-graduation, ni de salles de cours et d’amphithéâtres. Mais ce qui est sûr, c’est qu’un service hospitalo-universitaire avec des médecins de différents grades impliquant visites au lit du malade, staff de discussion des dossiers de malades, présentations de questions de pathologie, préparation de communications scientifiques etc. sont un plus pour une prise en charge de qualité du malade et certainement pas une pénalisation du malade.    


Par Larbi Abid le 2 mars 2012

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