Articles 2006/2010
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Santé Maghreb
En effet, cette structure se trouve littéralement submergée par l’afflux considérable de malades. Ces derniers se plaignent, notamment, de la qualité de leur prise en charge. « Je suis là depuis près de 3 heures à attendre, en compagnie de mon épouse très souffrante sans que personne ne daigne en tenir compte », déplore un concerné et un autre d’enchaîner : « La salle est comble alors que mon fils se tord de douleurs ». Des citoyens visiblement dépités qui crient leur mécontentement. Le Professeur Hamdane admet, pour sa part, que ces plaintes sont tout à fait justifiées. « Il faut se plaindre, car c’est le système de la santé publique qui les lèse ». Il estime que le corps médical travaille dans l’exiguïté.et qu’il étouffe. Notre interlocuteur estime qu’il faut faire respirer cette structure.
Une infrastructure unique qui couvre pratiquement toute la wilaya d’Oran ainsi que les wilayas limitrophes. « On ne peut de ce fait prendre encharge correctement tous les malades, vu l’affluence très importante », renchérit-il. Le manque de personnel, notamment paramédical, a été aussi mis en évidence par ce responsable. Il considère en effet que celui en place a donné le meilleur de lui-même et qu’il se trouve aujourd’hui pratiquement usé et saturé. « A l’inverse, constate le même responsable, d’autres services chôment. Il y a comme une politique de deux poids, deux mesures pour un salaire identique ». L’autre phénomène signalé est celui relatif aux fausses consultations. Il y a en effet, selon lui, énormément de faux malades. Le service des urgences, comme son nom l’indique, est prévu pour pallier uniquement la vraie urgence : accident de la route, etc.
Il considère dès lors qu’il y a une mauvaise participation des dispensaires. « Nous enregistrons actuellement une moyenne quotidienne de 140 consultations et plus de 40 hospitalisations », a-t-il indiqué.
Par Hadj Sahraoui
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