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Médecine du Maghreb - Edition électronique
Revue de presse de la santé - Juillet 2004

Entretien avec le Pr Bourquia, néphrologue et auteur de plusieurs ouvrages scientifiques : "La situation des transplantations rénales dans notre pays reste inacceptable"
Le Matin - Maroc - 12/07/2004 Maroc

Quand elle nous reçoit, dans son domicile, le Pr Amal Bourquia qui nous a accordé un entretien entre deux rendez-vous, est plongé dans ses documents. Elle profite d'une heure ou deux de " repos " pour plancher sur un prochain ouvrage ou un prochain congrès. La néphrologie est bien plus qu'une simple spécialité médicale chez cette scientifique passionnée. Elle ne cesse de courir le monde pour mettre à jour ses connaissances qu'elle met volontiers au service du public et des professionnels de la santé. Ses ouvrages font référence. Le Pr Bourquia a bien voulu faire avec nous le point sur la situation de l'insuffisance rénale. Lire la suite


Médecines complémentaires : Thérapeutiques d'hier, d'aujourd'hui et de demain
La presse - Tunisie - 12/07/2004 Tunisie

Dans tous les pays du monde, les populations continuent de chercher dans la nature des remèdes à leurs maux. Ce faisant, elles agissent tout comme leurs plus lointains ancêtres. Car la grande affaire des hommes après avoir trouvé la nourriture et l'abri, les armes puis le feu, fut sans doute de chercher à calmer la douleur et à guérir la maladie. La thérapeutique est donc vieille comme l'humanité elle-même. L'étude des ossements de nos ancêtres nous apprend, en effet, qu'ils savaient réduire les fractures et probablement trépaner. Lire la suite


Marché du médicament / L'inquiétude des laboratoires privés
El Watan - Algérie - 12/07/2004 Algérie

Le dossier de l'importation des médicaments n'en finit pas de soulever des vagues. Après l'affaire de l'importation de l'insuline que notre pays s'apprête à produire pour satisfaire la totalité des besoins nationaux et celle en grande quantité de médicaments princeps, c'est au tour des laboratoires privés algériens de réagir. Bon nombre d'entre eux posent le problème du coût de l'enregistrement qui leur est imposé pour prétendre vendre leurs médicaments dans un pays étranger.
Les autorités algériennes limitent ce coût à l'équivalent dérisoire de 15 000 à 20 000 DA. Jusqu'à 2002, il atteignait à peine 5000 DA. Dans d'autres pays, placer son produit relève d'une gageure pour tout étranger. Avec 230 000 euros, la France se classe en tête des pays soucieux de protéger leur production nationale. Elle est suivie de la Jordanie avec 5000 dollars et l'Arabie Saoudite. Outre le coût de l'enregistrement du médicament à commercialiser sur leur territoire, les Saoudiens exigent la certification aux normes américaines (FDI). Ce faible coût de l'enregistrement appliqué en Algérie a entraîné le rush d'un nombre important de laboratoires étrangers. Actuellement, plus de 4500 produits médicamenteux d'origine étrangère sont enregistrés au ministère de la Santé. Même le Bangladesh, où l'industrie pharmaceutique est quasi inexistante, s'est intéressé au marché algérien. Selon des sources crédibles, des représentants de prétendus laboratoires bangladais ont récemment procédé à l'enregistrement en Algérie de médicaments produits pour la plupart dans des laboratoires clandestins. Cette situation ne semble pas avoir dissuadé plusieurs opérateurs algériens d'investir dans la création de laboratoires avec l'ambition d'exporter une part de leur production. C'est le cas du laboratoire Solupharm. Depuis le 5 juillet 2004, ce laboratoire s'est lancé dans la concrétisation d'un projet de réalisation d'une usine pharmaceutique à Sidi Kaci (El Tarf). Appelée à entrer en production à partir de 2006, cette usine, dont le coût de réalisation s'élève à 15 millions de dollars, est le résultat d'un partenariat entre Solupharm (privé) pour 65 % et Saïdal (public) 35 %. Avec une capacité de 20 millions d'unités ventes (UV), sa production concerne une gamme de 20 produits sous forme sèche et injectable entre antihypertenseur, antibiotique, anti-inflammatoire, anticoagulant et traitement d'appui à la chimiothérapie. Participer à la réduction de la facture d'importation des médicaments et à la politique de généralisation du générique figurent dans les objectifs assignés à ce projet. Le Dr F. Benmachiche, directeur général de Solupharm, l'a affirmé : "Favorables aux produits génériques, je dois préciser que nous ne sommes pas contre l'importation. Cependant, à l'image des autres pays, il est indispensable que la production nationale soit protégée. C'est à l'Etat de jouer son rôle de régulateur. J'estime qu'il est nécessaire d'importer utile pour répondre à un schéma thérapeutique. La généralisation du générique est impérative pour limiter les dépenses. A titre d'exemple, le traitement d'un sidéen au princeps coûte 10 000 dollars. Le même traitement au générique ne dépasserait pas les 450 dollars". Des statistiques établies par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) font ressortir que l'Algérie est classée au bas du tableau en matière de consommation du générique avec un taux variant de 5 à 10%. Classé dans la liste des plus grands pays producteurs de princeps, le Canada consomme 75 % de ses besoins en générique. La même situation est vécue au Danemark, en Syrie et en Jordanie avec chacun un taux de consommation de 80 % et en Inde à 90%. "Chez nous, 75 % des médicaments importés et 45 % des prix de référence retenus par le Comité technique de remboursement (CTR) sont des médicaments de spécialité", a affirmé Dr Benmachiche, dont le laboratoire affiche des ambitions claires de conquête du marché arabe. "32 laboratoires arabes vendent leurs médicaments dans notre pays. Pourquoi ne pas appliquer la réciprocité ?", argumente le PDG de Solupharm. "L'enregistrement et le développement de la recherche sont les deux armes que nous devons utiliser pour protéger la production nationale de la concurrence déloyale et éviter que notre pays ne se transforme en bazar. La recherche est un aspect fondamental auquel il est nécessaire d'accorder une attention particulière. Il est aberrant que des demandes de financement entre 20 000 et 100 000 dollars nécessaires à l'importation de dossiers techniques de recherches soient rejetées par les banques. Au même moment, de colossaux crédits sont accordés à des trabendistes pour l'importation de fruits exotiques", ajoutera Dr Benmachiche. Par N. Benouaret
Lire l'article original : http://www.elwatan.com/journal/html/2004/07/12/sup_html.htm


Dossier sur l'insuffisance rénale : l'espoir au bout de la greffe
Le Matin - Maroc - 12/07/2004 Maroc

Il y a quelques jours, le ministre de la santé, M. Mohamed Cheikh Biadillah livrait devant la chambre des Représentants des chiffres concernant l'insuffisance rénale : 3500 personnes atteintes, 120 nouveaux cas pour un million d'habitants enregistrés chaque année au niveau national, 112 centres d'hémodialyse. Ces statistiques révèlent une situation qui appelle à une plus grande mobilisation de tous les professionnels de la santé. Car aujourd'hui il est avéré, chiffres à l'appui, que le manque de moyens logistiques et en ressources humaines ralentit de manière considérable l'évolution du traitement par dialyse et en augmente le coût. "Les centres d'hémodialyse au nombre d'une centaine, ne permettent pas de prendre en charge tous les patients, en particulier les plus indigents d'entre eux. Le manque de moyens reste toujours une entrave importante au développement de ce moyen thérapeutique", nous confie dans un entretien le Pr Amal Bourquia, qui fait partie de la première génération de néphrologues au Maroc. Existe-t-il une autre alternative ? La greffe, répond-elle sans hésiter. "C'est à partir de 1990 qu'une équipe 100% marocaine a effectué quelques greffes à partir de donneur vivant, sur des patients bien sélectionnés et que correctement préparés, explique Pr Bourquia. Ces opérations, les premières dans notre pays, se sont bien passées et l'expérience aurait bien pu continuer si encore une fois des problèmes d'ordre humain essentiellement, n'avaient pas entraîné des discordes au sein des équipes de transplantation. Un travail correct depuis cette date aurait normalement permis un bon essor de la transplantation rénale dans notre pays, en particulier à partir de donneur vivant. Mais malheureusement, nous avons accumulé un énorme retard dans ce domaine. Il est certain que dans ce retard de nombreux facteurs sont incriminés : économiques, socioculturels,…". Le retard n'est plus permis. Des enfants, des jeunes, des adultes dont la vie est rattachée à une machine de dialyse peuvent être sauvés. Pour peu qu'on étudie sérieusement les différentes possibilités de développement de cette thérapeutique incontournable. Le Pr Bourquia qui, à côté de ses nombreuses autres occupations, siège dans le conseil d'administration de la société française de néphrologie, fournit dans son dernier ouvrage des pistes de réflexion qu'il conviendrait de prendre en considération. Pour Mustapha, Fatiha, Youness et les autres. Myriam Ezzakhrajy
Lire l'article original : http://www.lematin.ma/rech/rsarticle.asp?tb=article&id=36307


Médecines complémentaires : Les médecines non conventionnelles gagnent du terrain
La presse - Tunisie - 12/07/2004 Tunisie

Médecine traditionnelle en Afrique, en Asie ou en Amérique Latine ; médecines alternatives ou complémentaires ou encore naturelles en Europe et en Amérique du Nord. Toutes ces thérapeutiques ont en commun de viser le bien-être physique, psychique et spirituel et de ne pas faire partie de la médecine allopathique. Les plus anciennes reposent sur des croyances millénaires antérieures à l'avènement de la biomédecine occidentale, ce qui, semble-t-il, est la principale raison de leur vitalité actuelle. Mieux : quelle que soit l'appellation qu'on leur donne et malgré l'hostilité et la méfiance dont fait souvent preuve à leur égard la médecine officielle, ces thérapeutiques gagnent chaque jour du terrain. Lire la suite


Médicaments pour cancéreux / Des prix exorbitants
El Watan - Algérie - 10/07/2004 Algérie

Etre pauvre et atteint d'un cancer, une situation de condamné trop difficile à gérer. En effet, le traitement médical de cette catégorie de patients coûte cher. Comme beaucoup d'entre eux sont démunis, l'espoir ne suffit pas tout seul pour guérir. Le président de l'association El Amel aide aux cancéreux nécessiteux Abdenour Kettab constate que les médicaments coûtent cher.
Il cite beaucoup d'exemples. Ainsi, le Zoladex est cédé à 18 000 DA l'injection. Le médicament en question est demandé par les malades atteints du cancer du sein. La patiente en a besoin tous les vingt-huit jours pendant deux ans. Le Femara, un médicament en comprimés, est cédé à 17 830 DA la boîte, laquelle couvre un mois de traitement. Les malades doivent les prendre durant deux ou trois ans. Il est remboursé depuis deux ans. "Se pose aussi le problème du remboursement. En effet, le malade doit attendre cinq à six mois pour récupérer son argent", explique le président de l'association El Amel. Ajoutant : "Un jour, une patiente s'est présentée à notre niveau et nous a demandé le Glevec, un médicament en gélules. Il coûte 30 millions de centimes la boîte, et elle n'a pas les moyens de se le procurer. Elle a même sollicité le ministère de la Santé en conséquence." Il y a aussi l'Interféron, médicament en injection. Il est cédé à 3 ou 9 millions de centimes l'unité, c'est selon le dosage de l'injection à administrer. Le Zophren est fabriqué en injections et en comprimés. Le patient doit le prendre pour ne pas vomir durant les séances de chimiothérapie. Le prix d'une boîte de cinq ampoules est fixé à 9000 DA. Le Tengesic (injection) est une morphine utilisée pour calmer les douleurs. Tous les malades s'en servent. Une boîte de dix ampoules coûte 1200 DA et couvre trois jours de traitement. "Il y a des médicament indispensables qui sont sur le marché même s'ils coûtent cher. Ils sont destinés à une catégorie bien spécifique de cancéreux. Les pharmaciens ne s'en approvisionnent pas, car ces médicaments ne sont pas écoulés rapidement. Il faut trois à quatre mois pour voir un patient se présenter dans une pharmacie à l'effet de se procurer un de ces médicaments. Une telle situation n'arrange pas le pharmacien", indique le même interlocuteur. Par Amnay Idir
Lire l'article original : http://www.elwatan.com/journal/html/2004/07/10/sup_html.htm


Médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes : Une déontologie pour chaque profession de la Santé ?
Le Quotidien d'Oran - Algérie - 10/07/2004 Algérie

Profitant de la tenue de leur "septième journée de déontologie", médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes ont envisagé, jeudi, de se séparer dans un souci, soutiennent-ils, d'une "plus grande efficacité et d'une plus large liberté d'action" dans le règlement des problèmes de déontologie, qu'ils estiment "spécifique à chaque profession de la santé". Près de 100 praticiens, toutes spécialités confondues, ont répondu présents à l'invitation du Conseil régional de déontologie médicale, et c'est à l'Université des sciences islamiques Emir Abdelkader que s'est tenue cette journée, la septième en six années d'exercice. En rappelant les particularités et les spécificités de chacune des professions de la Santé, M. Khellil, président du Conseil national de l'Ordre des médecins, relayait son collègue, le docteur Djenane, président du Conseil régional de déontologie, pour mettre en exergue "le travail jusque-là accompli", mais aussi pour souligner que bien du "chemin restait encore à parcourir"... Notamment, avec la "séparation des trois métiers. Autrement dit, chaque profession devrait, pour plus d'efficacité, selon les orateurs, "disposer de son propre conseil de déontologie". Les débats ont été animés également par les professeurs Ahmed Aouati et Hamid Aberkane, ancien ministre de la Santé, et par les professeurs Pouillard et Hamonet, respectivement vice-président de l'Ordre français des médecins et vice-président de la Société française d'éthique. Ils devaient se pencher longuement sur les problèmes du handicap, de la réparation, de la réadaptation, sur les droits des patients et sur les volets juridiques et judiciaires de l'exercice des métiers de la médecine, de la pharmacie et de la chirurgie dentaire. Puis, ce fut sur le chapitre de l'éthique médicale et celui de la déontologie en Algérie que furent centrés les débats. "La carence criante au niveau des textes ne fait guère avancer les choses", a souligné à ce propos le docteur Khellil. Les dons d'organes, les greffes, le respect du droit du malade et la dignité du praticien ont été particulièrement évoqués. Enfin, après l'intervention du docteur Guerinik de la faculté d'Alger, le docteur Djenane a déclaré que 3.624 médecins étaient adhérents au Conseil régional. Il a révélé, en outre, le traitement d'une cinquantaine de conflits, réglés dans la "dignité" par la section ordinale de Constantine. Signalons que de nombreuses personnalités scientifiques sont venues de Constantine et d'ailleurs pour apporter aide, avis et points de vue professionnels en participant à cette journée. Il s'agit des représentants des facultés de médecine d'Alger, de l'université Mentouri, du CHU Benbadis, des délégués de la CNAS, de l'APC, de la police scientifique et de ceux de la médecine légale. Plusieurs laboratoires nationaux et étrangers étaient présents à la rencontre. Rahmani Aziz
Lire l'article original : http://www.quotidien-oran.com/quot2896/est.htm


Une cellule d'importation et de distribution de médicaments d'urgence bientôt opérationnelle
El Moudjahid - Algérie - 10/07/2004 Algérie

Une cellule chargée de l'importation et de la distribution de médicaments aux patients atteints de maladies graves ou rares, sera bientôt opérationnelle au niveau de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) d'Alger, a appris l'APS auprès de cette pharmacie. La création de cette cellule d'urgence fait suite à la publication en mars dernier d'un arrêté du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, autorisant la PCH à importer et distribuer auprès des particuliers, les produits pharmaceutiques non enregistrés dits orphelins, ceux destinés aux maladies rares et ceux dits vitaux en rupture. Par ailleurs, le même texte précise que l'importation de ces produits pour les particuliers "ne peut se faire qu'en quantité compatible avec l'usage personnel sur prescription médicale". En outre, les quantités de produits importés "ne peuvent excéder trois mois de traitement aux conditions normales d'emploi ou pendant la durée de traitement prévu par la prescription médicale", ajoute le texte. La distribution de médicaments ainsi que de produits consommables auprès de patients atteints de maladies graves, notamment le cancer, à titre onéreux ou gracieux, se fait depuis quelques semaines déjà, au niveau de la PCH, même si la cellule d'urgence n'est pas encore installée, a indiqué à l'APS Mme Ouakti Fatima, directrice de l'approvisionnement à la PCH. La plupart des produits pharmaceutiques demandés d'urgence par les patients concernés ne sont pas remboursables auprès de la Caisse des assurances sociales (CNAS) et coûtent excessivement chers. A titre d'exemple, Mme Ouakti cite le cas d'un jeune cancéreux qui nécessite un traitement d'urgence de 6 mois qui a besoin d'un médicament qui revient à 250.000 dinars la boîte utilisable sur un mois. Elle citera également l'exemple d'un enfant de 3 ans, atteint d'une maladie rare touchant l'hormone de croissance, et dont le médicament demandé par les parents n'est ni disponible ni accessible sur le marché et qui sera importé par la PCH. "L'indisponibilité et l'inaccessibilité de ces médicaments rares sont dues au monopole détenu par certaines firmes étrangères qui les produisent et qui refusent de vendre leurs licences", explique-t-on de même source.
Lire l'article original : http://80.88.0.236/stories.php?story=04/07/10/0207663


Importation de médicaments / Polémique autour de l'insuline
El Watan - Algérie - 10/07/2004 Algérie

La Fédération algérienne des associations de diabétiques (FAAD) s'est réunie jeudi dernier à l'hôtel El Djazaïr et a exprimé clairement son désaccord concernant l'autorisation donnée à Novo Nordisk, laboratoire pharmaceutique présent dans plusieurs domaines, notamment la diabétologie, d'importer de l'insuline. Mourad Ouhada, président de la fédération, a lu une lettre qu'il a adressée au ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mourad Redjimi, dans laquelle il explique sans équivoque les raisons de cette hostilité.
Pour lui, ce laboratoire n'a jamais tenu ses engagements en Algérie. La preuve, son ancien projet n'a pas été concrétisé dix-sept ans après l'intention de le lancer. "La disponibilité de l'insuline est une question de vie ou de mort. Nous ne défendons aucun laboratoire. Nous n'avons aucun problème avec le ministre, mais nous défendons les droits des malades qui en ont marre d'attendre le produit qui vient de l'extérieur. Nous avons été confrontés à des ruptures de stocks parce que le bateau n'est pas encore arrivé ou l'avion est en retard ou parce qu'il y a une grève de tel ou tel corps", a-t-il affirmé. Il faut noter que le nombre des diabétiques en Algérie se situe entre 1,2 et 1,5 million, dont 50% sont méconnus. Cette pathologie affecte 8% de la population algérienne, un taux qui doublera d'ici à 2010. Selon ses propos, "l'introduction de l'insuline de Novo Nordisk perturbera le malade. Ce laboratoire va l'importer de Tunisie ou du Maroc." Il a clairement affirmé que si cette décision n'est pas revue, il appellera les malades à boycotter les produits du danois. Visiblement, les membres de cette fédération sont marqués par l'échec du projet de Tizi Ouzou. Slim Belkacem, représentant du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a tenu à lever toute ambiguïté : "L'agrément a été donné dans le strict respect de la réglementation en vigueur. Il ne porte pas uniquement sur l'insuline, mais sur une grande gamme de produits fabriqués par Novo Nordisk, y compris des produits qui font actuellement défaut sur le marché national. Cet agrément a été donné sur la base d'un engagement ferme et écrit et une caution bancaire de l'entreprise concernée pour investir dans la création d'une usine de production de produits pharmaceutiques dans la zone industrielle de Oued Aïssi à Tizi Ouzou (elle ne concernera pas l'insuline), mais d'autres produits, y compris les antidiabétiques oraux et des produits relevant d'autres classes thérapeutiques." Les délais pour la finalisation de cette usine sont de 12 mois avec un rapport d'étape tous les deux mois. C'est la condition du ministère pour que cet investissement ne connaisse pas le sort des engagements ultérieurs qui avaient été faits au nom de l'entreprise Adalph constituée de trois partenaires : Novo Nordisk (Danemark), Pierre Fabre (France) et Saïdal (Algérie). 20 millions de dollars, soit le coût de l'usine, ont été versés aux banques algériennes. L'usine devait employer 100 personnes. Concernant la réglementation, Belkacem précise que c'est le fait que la plupart des importateurs n'ont jamais respecté le cahier des charges, qui stipule que l'exportateur doit investir dans un délai requis, qui a poussé l'Etat à retirer l'agrément à 26 opérateurs. L'usine d'insuline, selon les prévisions communiquées par les responsables de Saïdal au niveau du comité de suivi du projet, présidé par le ministre de la Santé, sera fonctionnelle au plus tard à la fin du premier trimestre 2005. Tant qu'un opérateur est en conformité avec la réglementation, il pourra importer des produits qui ne sont pas fabriqués localement. Quand Saïdal commencera à produire de l'insuline à Constantine et que sa production couvre l'ensemble des besoins nationaux, aucune insuline ne sera plus importée quel que soit le laboratoire. Le Dr Chakou Abdesslam de Saïdal a rappelé que "le projet sera réalisé avec les moyens propres de l'entreprise et avec le soutien technologique d'Aventis. Nous nous engageons pour que la première insuline algérienne soit sur le marché au premier trimestre 2005". Est-ce que cette décision ne va pas porter atteinte de manière directe ou indirecte au projet quant au partenariat entre Aventis et Saïdal ? Quel sera son devenir si, le jour où le médicament sera produit, le marché algérien est inondé insuline ? La priorité aujourd'hui n'est-elle pas de commencer à préparer le malade algérien à l'insuline que doit mettre Saïdal sur le marché ? Il reconnaît que, lors de la dernière rencontre qui a eu lieu à Sofitel à l'occasion de la Journée mondiale du diabète, "nous avons effectivement pris la décision de monter la première insuline algérienne, mais il n'a pas été question qu'elle sorte de Constantine". Il précisera : "Nous nous sommes dit que nous disposons d'installations à Dar El Beïda qui nous permettaient de gagner des étapes dans la concrétisation de ce projet (contrôle de la qualité, maîtrise du conditionnement). Ça aurait été une phase pour nous pour raccourcir les délais du projet." Selon lui, il y a une dizaine de jours, le PDG est allé à Constantine pour superviser l'état d'avancement de ce projet."Nous ferons tout ce qu'il faut pour que nos engagements se réalisent à la condition que nous vous informions de l'état d'avancement du projet et des difficultés qu'on y rencontre", conclut-il. Rappelons que le ministre a déjà déclaré suite à cette affaire que "l'insuline de Saïdal sera protégée et privilégiée". Par Kamel Benelkadi
Lire l'article original : http://www.elwatan.com/journal/html/2004/07/10/sup_html.htm


Sida : 20% de cas en plus
Aujourd'hui - Maroc - 09/07/2004 Maroc

Le Maroc a enregistré 152 nouveaux cas de Sida en six mois seulement. Les derniers chiffres révélés par le ministère de la santé révèlent que le nombre des personnes atteintes du Sida est passé de 1.237 en décembre 2003 à 1.389 en juin 2004. Une augmentation alarmante, puisqu'elle signifie que le taux de progression de la maladie dépasse les 20 % par an. Selon les chiffres officiels du ministère, qui concernent uniquement les cas déclarés ou dépistés, près de 97 % de ces cas concernent des personnes de nationalité marocaine. La tranche d'âge la plus affectée se situe entre 14 et 29 ans avec un taux de 25 % de cas. Et si, le chiffre de 1.389 concerne uniquement les personnes atteintes de la maladie, le nombre des séropositifs est dix fois plus important. Selon les statistiques du ministère, il y aurait entre 13.000 et 16.000 Marocains porteurs du virus du Sida. Une estimation qui a été déterminée selon les critères établis par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), affirme le ministère. Toutefois, les chiffres avancés par les associations de lutte contre le Sida affirment que les cas de malades qui sont actuellement sous traitement s'élève à 1.438 personnes. Selon les estimations de l'Organisation panafricaine de lutte contre le Sida (OPALS), ce chiffre serait bientôt revu à la hausse avec l'arrivée au Maroc du nouveau système de test dit rapide et qui permet le dépistage en 20 minutes seulement. Dans son dernier rapport sur la situation de la progression de la maladie et du développement de son traitement à travers le monde, l'OMS a indiqué que la situation est de plus en plus alarmante puisque le nombre recensé des nouveaux cas de personnes atteintes de cette maladie est de 5 millions. Au Maroc, les chiffres indicatifs qui ont été révélés par le rapport Onusida 2004 estiment que 2,3% des professionnels du sexe, notamment les prostituées, seraient séropositifs. Ce qui signifie que cette population demeure en tête des milieux les plus touchés. La situation serait aussi très alarmante dans les milieux carcéraux où l'épidémie du Sida affecterait presque 1 % des détenus. L'Onusida 2004 a aussi donné un chiffre très inquiétant, à savoir que plus d'une femme enceinte sur mille serait atteinte de cette maladie. Au Maroc, comme ailleurs, la lutte contre le Sida se fait sur deux fronts : la prévention et le traitement. Or, même si la situation s'est nettement améliorée ces derniers temps, il existe toujours des défaillances sur les deux fronts. Ainsi, pour la prévention, il reste encore beaucoup d'efforts à faire au niveau de la sensibilisation sur la maladie, ses modes de transmission et les moyens de prévention. Les quelques pas qui ont été franchis dans ce sens restent très limités par rapport à la réalité du danger. Les spots récemment passés à la télévision sont, de l'avis des spécialistes, très timides. Le langage tenu par ces spots n'a pas dépassé le niveau des insinuations et est donc resté très vague. Alors qu'il est censé s'adresser à toutes les tranches de la population marocaine, le message était essentiellement dirigé vers des gens qui ont déjà une idée sur le sujet, ce qui en a limité l'impact. Pour ce qui est du traitement, la situation est très préoccupante, et ce à deux niveaux. D'abord, en ce qui concerne les malades qui sont actuellement sous traitement, il faut avouer que l'effort fourni par les associations de lutte contre le Sida est exemplaire. Aujourd'hui, si les 1.438 cas recensés suivent la trithérapie, c'est essentiellement grâce à ces associations. Sachant que le coût du traitement est très élevé, la plupart de ces malades n'auraient jamais pu y accéder sans le soutien de la société civile, active dans ce domaine. Toutefois, ce soutien risque d'être entravé par l'entrée en vigueur de l'Accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis, l'année prochaine, puisque le traitement deviendra dix fois plus cher. Ainsi, si, aujourd'hui, le coût de la trithérapie a été ramené de 6.000 à 1.000 DH par malade et par mois, en janvier 2005, il dépassera les 10.000 DH. Devant cette situation, les associations de lutte contre le Sida sont très préoccupées et ne savent pas encore ce qui adviendra des malades. D'un autre côté, si ces derniers ont la chance d'être soutenus par la société civile, d'autres n'ont pas cette chance et sont totalement délaissés. Il s'agit essentiellement des détenus atteints du Sida et qui n'ont pas accès au traitement. Le problème se pose aussi au niveau de la prévention dans les milieux carcéraux où il n'y a ni campagne de sensibilisation ni distribution de préservatifs, ce qui fait que la progression de la maladie prend une dimension géométrique et alarmante. En somme, les deux principaux absents en matière de lutte contre le Sida sont les ministères de la Santé et de la Justice. Le premier se distingue par sa non-participation aux efforts de traitement, et le deuxième par son indifférence face aux détenus atteints de cette maladie et qui sont sous sa tutelle directe puisque le traitement des malades dans les prisons incombe au ministère de la Justice. Omar DAHBI
Lire l'article original : http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=17063


Sensibilisation contre les piqûres de scorpions
Aujourd'hui - Maroc - 08/07/2004 Maroc

Le ministère de la Santé lance aujourd'hui la campagne annuelle contre les piqûres et envenimations des scorpions. Cette campagne de sensibilisation est destinée non seulement aux citoyens à risque mais également aux professionnels de la santé, c'est-à-dire les médecins et les infirmiers. Selon le professeur Rachida Soulaymani-Bencheikh, directrice du Centre Anti-Poison et de Pharmacovigilance du Maroc (CAPM), "toutes les régions du Maroc ne sont pas concernées par le phénomène des piqûres et des envenimations des scorpions". En fait, la principale zone touchée est celle du centre-ouest: Settat, Safi, Essaouira, Marrakech, Fès, Tiznit, Azilal… Aussi, les piqûres de scorpions surviennent essentiellement dans les mois les plus chauds de l'année, notamment en juin et juillet. Chaque année, le CAPM enregistre des milliers de piqûres de scorpions. D'ailleurs, elles occupent la première place dans l'ensemble des intoxications, environ 30%. En outre, 70% des cas surviennent à l'intérieur des domiciles et touchent essentiellement les mains et les pieds. En clair, grâce à la sensibilisation, on peut éviter la majorité absolue des piqûres. Le Pr. Soulaymani-Bencheikh explique que l'un des axes principaux de la stratégie du ministère est d'expliquer aux professionnels de la santé et aux citoyens qu'il y a une nette distinction entre la piqûre du scorpion et l'envenimation. Et pour cause, sur la trentaine d'espèces de scorpions que compte le Maroc, seule une seule est venimeuse. Elle est de couleur noire : l'Androctonus Mauretanicus. Pour les autres espèces, la piqûre est comparable à celle d'une abeille ou d'un moustique. On note actuellement 4 décès sur 1.000 piqûres de scorpions. En somme, pour optimiser la lutte contre les piqûres venimeuses, le CAPM a mis en place un tableau de conduite destiné aux médecins et infirmiers dans les centres de soins et hôpitaux des régions touchées par ce fléau. Même si le scorpion est venimeux, sa piqûre ne provoque pas la mort de manière automatique. "En réalité, les enfants de moins de 15 ans et les personnes âgées sont les plus vulnérables", précise le Pr. Soulaymani-Bencheikh. En tout cas, le système mis en place par le CAPM a pour but d'éviter l'encombrement des services d'urgence par les simples piqués sans danger et réserve une procédure particulière et rapide aux personnes véritablement envenimées. "Il y a, en fait, trois classes de patients", explique la directrice du Centre Anti-Poison. Au-delà de quatre heures, si la piqûre ne provoque aucun symptôme d'envenimation, le patient est tout simplement invité à faire davantage attention. Si, au contraire, il présente des signes généraux de détresse vitale, les médecins et les infirmiers font automatiquement le nécessaire pour le soigner. Abdelmohsin EL HASSOUNI
Lire l'article original : http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=17003


Un rapport de l'ONUSIDA l'affirme : 9.100 Algériens sont touchés par le sida
Le Quotidien d'Oran - Algérie - 07/07/2004 Algérie

On le pensait jugulé, contenu dans des seuils gérables, le sida poursuit sa progression. Très attendu, le rapport d'Onusida, l'organisation des Nations unies, tire la sonnette d'alarme. Ses responsables l'ont redit, hier, lors d'une conférence au Centre d'accueil de la presse étrangère à Paris. La pandémie prend des proportions qui, le moins que l'on puisse dire, prennent des allures de désastre. En 2003, cinq autres millions de personnes sont venus grossir les rangs de la population contaminée par le virus (38 millions). Onusida s'inquiète du plus fort bilan annuel des nouveaux contaminés, depuis la découverte de la maladie en 1981. L'exercice écoulé a été marqué par la mort, sous les effets du Sida, de 3 millions de personnes, portant à 20 millions le nombre de victimes. Les indicateurs varient d'une région à une autre, mais, partout la tendance est à la hausse. L'idée reçue selon laquelle la maladie est d'abord un malheur africain ou latino-américain a vécu. Aucune contrée n'y échappe au vu des graphiques d'Onusida. L'Europe orientale et l'Asie font face à une pandémie à la "croissance rapide". En Algérie, neuf mille cent (9.100) personnes étaient atteintes du VIH contre 480.000 pour la région Afrique du Nord-Moyen-Orient, selon le rapport d'Onusida. Ces chiffres sont en deçà de ceux d'Egypte, du Maroc (15.000 contaminés chacun), de la Libye (10.000) mais largement supérieurs à ceux de la Tunisie. Le voisin de l'Est comptabilise 1.000 porteurs du virus, ce qui, renvoyé au volume de la population, n'est pas négligeable. Le chiffre des 9.100 Algériens porteurs du virus, n'est qu'une estimation établie par d'Onusida sur la base d'enquêtes et de statistiques locales. Les hypothèses des spécialistes de l'organisation internationale oscillent entre 3.000 contaminés -estimation basse- et 18.000. Visiblement, le fléau progresse, même si les évolutions sont loin de ressembler aux taux d'autres cieux. Le nombre de contaminés a, relativement, peu progressé entre 2002 et 2003 : 100 cas exactement. En revanche, il a bondi en deux ans : 6.800 fin 2001. 9.000 au soir de décembre dernier. A la même échéance, 500 personnes ont été emportées par la maladie, selon les chiffres cumulés depuis l'apparition du fléau en Algérie. Outre qu'il est développé, pour l'essentiel, chez les adultes (15-49 ans, selon la grille Onusida), le virus affecte 1.400 femmes sur les 9.100 cas officiellement recensés. Comparativement au nombre de pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, l'Algérie est l'un des rares pays de la région où l'information sur la "carte du Sida" est plus ou moins exhaustive. C'est l'impression que dégage la lecture du rapport intégral d'Onusida. Plusieurs rubriques des tableaux dressés par les statisticiens sont meublées alors que les cases brillent par le vide chez la majorité des pays arabes. De Notre Correspondant A Paris: SARAH Raouf
Lire l'article original : http://www.quotidien-oran.com/quot2894/even.htm



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