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D'éminents spécialistes en orthodontie de Belgique, et plus
exactement de l'université de Liège, ainsi que des spécialistes
tunisiens ont pris part aux travaux du colloque international
portant sur "L'orthodontie préventive et interceptive" organisé
par l'unité d'orthodontie du service de médecine dentaire
du CHU Farhat-Hached de Sousse en collaboration avec la faculté
de Médecine dentaire de Monastir et le département d'orthodontie
et de pédodontie de l'université de Liège.
A propos des objectifs et de l'organisation de cette manifestation,
le professeur Chedly Baccouche, chef du service de médecine
dentaire du CHU Farhat-Hached de Sousse, nous a indiqué que
ce colloque entre dans le cadre de la formation continue qui
est un vecteur essentiel de la santé publique qui vise à améliorer
le niveau des connaissances des confrères.
"Nous avons veillé à l'éthique de cette formation selon les
intérêts des confrères et les besoins de la santé publique.
Nous continuerons en tant qu'entités hospitalo-universitaires
à offrir le plateau technique pour tout perfectionnement en
matière de médecine dentaire".
Les malocclusions dentaires chez l'enfant
Au cours de la conférence portant sur les malocclusions dentaires
chez l'enfant, le professeur Michel Limme - chef de service
d'orthodontie et pédodontie à la faculté de Médecine de l'université
de Liège - a insisté sur la prévention et l'interception des
malocclusions orthodontiques chez le jeune enfant pour éviter
le développement et l'aggravation des malocclusions tardives.
Parmi les malocclusions, il y a lieu de citer les encombrements
dentaires avec des chevauchements, mais aussi les problèmes
de croissance des mâchoires qui peuvent être trop petites
ou trop grandes et aboutir à un mauvais engrènement des dents
antagonistes (les dents supérieures avec les inférieures).
Si l'on ne pratique pas de traitement précoce chez l'enfant,
a-t-il poursuivi, les problèmes s'aggravent et deviennent
plus difficiles à traiter plus tard (chez l'adolescent de
12 à 15 ans). Dans les mesures de prévention, il faut être
très attentif aux différentes fonctions buccales : la mastication,
la déglutition et le mode respiratoire.
"Les enfants doivent consulter le dentiste à l'âge de 3-4
ans pour détecter s'il n'existe pas d'anomalies débutantes
qui nécessiteraient un traitement précoce interceptif", a-t-il
conclu.
Projet d'étude à l'échelle nationale
Dans le cadre du partenariat entre le CHU Farhat-Hached de
Sousse et l'université de Liège, l'unité d'orthodontie du
service de médecine dentaire compte élaborer une étude épidémiologique
à l'échelle nationale en collaboration avec la faculté de
Médecine de l'université de Liège, et ce, afin d'établir l'importance
des malocclusions de la population des enfants tunisiens et
donc d'évaluer les besoins du traitement orthodontique à l'échelle
du pays.
Ce projet sera réalisé sous la conduite des professeurs Abdellatif
Boughzala, spécialiste en orthodontie, responsable de l'unité
d'orthodontie du CHU Farhat- Hached, et Michel Limme de la
faculté de Médecine de l'université de Liège.
Hichem BENZARTI
Lire l'article original :
http://www.lapresse.tn/archives/archives150704/societe/lorthdontie.html
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