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Médecine du Maghreb - Edition électronique
Revue de presse de la santé - Juin 2004

Oncologie / Les avancées thérapeutiques d'Aventis
El Watan - Algérie - 29/06/2004 Algérie

Aventis, l'un des premiers groupes pharmaceutiques mondiaux, a organisé le 22 juin au centre de recherche de Paris (Vitry-sur-Seine) une journée sur l'oncologie au profit de la presse spécialisée. Des spécialistes ont brossé un tableau complet de cette maladie qui connaît ces dernières années une évolution inquiétante.
Elle se traduit par "la prolifération anarchique de cellules anormales : elles échappent à toute règle de fonctionnement normal et deviennent immortelles. En l'absence d'un diagnostic précoce, il est fréquent de voir ces cellules envahir les tissus adjacents au site d'origine de la tumeur et se répandre (métastaser) à travers le sang et le système lymphatique". Dans le monde, près de 10 millions de personnes développent un cancer et 6 millions de personnes en meurent chaque année. L'Algérie n'a pas échappé à cette tendance. Environ 30 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année, avec une augmentation de 50% du nombre de cas entre 1986 et 2000. Près de 20 000 personnes meurent de cancer chaque année, ce qui représente une des principales causes de mortalité pour l'homme et pour la femme. Selon l'OMS, le cancer est la troisième cause de mortalité au monde. Selon le Pr Claus-Henning Köhne, de la clinique universitaire de Dresde (Allemagne) : "Dans les cinq prochaines années, le cancer dépassera les maladies cardiovasculaires comme première cause de mortalité dans le monde. Le cancer le plus fréquent est celui du poumon. Chez la femme, on enregistre une baisse des tumeurs de l'estomac et des ovaires et une courbe stable du cancer du sein, du colon et du rectum. Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme dans les pays occidentaux où environ une femme sur onze développe un cancer du sein au cours de sa vie. Il est essentiel de bien connaître cette maladie et de la dépister précocement pour mettre en place au plus tôt le traitement adapté. Chez l'homme, on relève une situation similaire avec une prédominance du cancer du poumon (16 %) dû essentiellement au tabagisme et de la prostate (32 %)." On mesure aujourd'hui l'extrême complexité des mécanismes responsables ou impliqués dans la formation d'une tumeur. Aventis a investi dans la recherche et dispose aujourd'hui de médicaments qui interfèrent avec des cibles spécifiques dans le cycle cellulaire, inhibant ainsi la croissance et la division cellulaires et améliorant de manière significative la qualité des soins. Aventis se consacre au traitement et à la prévention des maladies grâce à la découverte et au développement de médicaments, d'ordonnance et de vaccins novateurs. Le Taxotere, produit phare d'Aventis Pharma en oncologie, donne des taux de réponse tumorale impressionnants dans le cancer du sein localement avancé ou métastatique. Les résultats présentés lors du congrès annuel de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) sont encourageants. Une visite au centre de production de Vitry-sur-Seine a permis aux journalistes de suivre les différents processus de fabrication du Taxotere à partir des aiguilles d'if. Kamel Benelkadi
Lire l'article original : http://www.elwatan.com/journal/html/2004/06/29/sup_html.htm


Pharmacie centrale des hopitaux / Une cellule d'urgence pour les médicaments
El Watan - Algérie - 29/06/2004 Algérie

La Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) a été destinataire d'une décision de Mourad Redjimi, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, qui demande à cette structure de créer "le comptoir des grands malades" et "une cellule d'urgence".
La première décision consiste à ramener des médicaments pour les personnes atteintes de maladies dites orphelines : pathologies très rares et dont le traitement est très onéreux. Méconnues du fait de leur rareté, leur prise en charge sanitaire et sociale reste souvent aléatoire, et dont la recherche s'en désintéresse du fait du faible débouché commercial qu'elles offrent. La plupart des malades sont obligés de faire appel à la solidarité pour se procurer ces médicaments, et cela par insertion de placards dans les journaux, en demandant aux personnes qui se déplacent à l'étranger de leur en ramener, ou en faisant appel à des âmes charitables. Le ministre a chargé, selon nos sources, la PCH de "ramener des traitements de courte durée et les médicaments appropriés". Par cette décision, les produits seront disponibles en dinars à des prix réduits, cela évitera ainsi la spéculation. Nous avons appris par ailleurs qu'une réflexion a été lancée au niveau de cette structure pour le remboursement de ces médicaments. Quant à la cellule d'urgence, elle prendra en charge le médicament, le consommable et la pièce détachée des équipements médicaux des hôpitaux publics. Le médicament devra être livré dans un délai ne dépassant pas les 24 heures. Une décision qui a été prise au début de la saison estivale, période où l'on assiste généralement à une recrudescence des épidémies et à des ruptures de stock, et qui se répercute négativement sur l'acte médical et par conséquent sur la prise en charge générale des malades. Par K. B.
Lire l'article original : http://www.elwatan.com/journal/html/2004/06/29/sup_html.htm


Sfax : La santé publique en perpétuel devenir…
La presse - Tunisie - 28/06/2004 Tunisie

Depuis le Changement de 1987, le secteur de la santé à Sfax a connu un développement aussi spectaculaire que continu, tant au plan quantitatif que qualitatif. Le nombre de médecins connaît une augmentation annuelle de 8,5%, le nombre de lits, dans le secteur public, une augmentation de 1,2%. Par ailleurs, le nombre de centres de médecine de base est passé de 91 en 1987 à 138 en 2002. Il faudrait également signaler l'installation, dans les CHU de Sfax, de nouvelles unités (unité des grands brûlés, unité des analyses génétiques) qui n'existaient, auparavant, qu'à Tunis et à Sousse. Lire la suite


Pharmaciens : Faillite sur ordonnance
Aujourd'hui - Maroc - 28/06/2004 Maroc

Les pharmaciens sont en colère. Ils menacent même de faire grève si leurs doléances ne sont pas écoutées et prises en compte. Ce lundi matin, une délégation menée par le président de la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc rencontrera le ministre de la Santé, Mohamed Cheïkh Biadillah. Et c'est en fonction des conclusions de cette réunion que la décision de maintenir la grève du 2 et 9 juillet prochains doit être prise. Mais qu'est ce qui motive ce mouvement de grogne chez les pharmaciens ? Un projet de loi relatif au code de la pharmacie, préparé par le département de tutelle et qui doit être discuté prochainement en conseil de gouvernement. Il viendrait réguler une profession jusque-là régie par un dahir de 1967. Mais au sein même de ce corps professionnel, les positions ne sont pas les mêmes. L'Ordre des pharmaciens considère que "le projet de code de pharmacie est satisfaisant dans sa globalité, avec toutefois quelques réserves concernant certains articles", comme le précise son communiqué du 25 juin. Ce même code a par ailleurs été très critiqué par la fédération des syndicats. "Cela fait des décennies que nous attendons la préparation d'un projet de loi qui organiserait la profession. Une première tentative a eu lieu en 1985, mais le ministre de l'époque n'a pas jugé utile de la mener jusqu'au bout. Un second texte a été préparé en 1994, mais il n'a pas abouti non plus. Actuellement, après une longue attente, on nous sort un texte qui ne répond à aucune de nos attentes", explique un responsable de la fédération des syndicats. Cette instance estime en effet que pas moins de 45 articles de ce nouveau texte doivent être revus en totalité. La plupart sont relatifs à l'organisation de la profession. Les pharmaciens demandent une définition plus précise du médicament, c'est-à-dire une classification plus nette des produits qui ne peuvent être vendus qu'en pharmacie. Tous les produits para-pharmaceutiques sont concernés, à commencer par les complexes multi-vitaminés pour arriver aux produits de beauté. Les syndicats des pharmaciens demandent également une plus grande sévérité dans le respect des règles de chaînage (nombre de mètres à respecter entre deux officines qui est au minimum de 300m). Autres dispositions très critiquées par les pharmaciens, celles relatives aux pharmacies internes dans les cliniques et autres centres de soins. Les professionnels estiment que seul un pharmacien doit être habilité à vendre des médicaments. Le système d'approvisionnement des différentes officines marocaines a été totalement revu par le nouveau code. Ce dernier annule tout approvisionnement direct des pharmaciens auprès des laboratoires pharmaceutiques. Le nouveau texte les oblige à passer par un grossiste. Mais les pharmaciens dénoncent plus particulièrement les sanctions pénales prévues par le nouveau code de la pharmacie. "c'est un texte qui non seulement est inapproprié aux conditions actuelles de la profession et qui a tardé à venir, mais en plus il sanctionne le moindre manquement par poursuites judiciaires", s'insurge un responsable du syndicat d'El Jadida. En effet, une dizaine d'articles du nouveau code prévoient des sanctions pénales à l'encontre des pharmaciens en cas de non-respect des dispositions du code. "Imaginez qu'un pharmacien risque un an de prison s'il ne reçoit pas correctement un inspecteur du ministère de la Santé ?", continue le syndicaliste. Ces revendications, les syndicats des pharmaciens n'ont cessé de les crier haut et fort. Ils ont contacté les différents départements ministériels concernés. N'ayant reçu aucun feed-back, les pharmaciens ont décidé de passer à la vitesse supérieure. L'ensemble de leurs syndicats, réunis au sein d'une fédération nationale, ont en effet tenu une réunion jeudi dernier et ont décidé de faire grève les 2 et 9 juillet prochains. Le sort de cette grève reste suspendu aux conclusions de la réunion des syndicats avec le ministre de la Santé. En attendant, les 7.000 pharmacies que compte le Maroc vivent dans des conditions qui sont tout à fait différentes de celles d'il y a dix ans. Si de 1997 à nos jours, leur nombre a pratiquement doublé (de 3600 à 7000), le chiffre d'affaires global n'a pas évolué d'un pouce. Il est toujours de l'ordre de 450 millions de dirhams. Même la consommation en médicaments par habitant n'a pas changé (près de 200 dh). Résultats : près de 30 % des officines sont sur le point de faire faillite selon les instances syndicales des professionnels. Alarmant. Fadoua GHANNAM
Lire l'article original : http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=16503


Méningite : Les spécialistes rassurent... sans donner de chiffres
Le Quotidien d'Oran - Algérie - 28/06/2004 Algérie

L'évolution de l'incidence des méningites en Algérie a montré que l'épidémie revient tous les dix ans. Depuis 1969 et jusqu'à 1999, notre pays a fait face à quatre épidémies déclenchées dans différentes régions. Reste que la méningite sévit toute l'année avec une saison épidémique printano-estivale. Durant cette période, le nombre de cas augmente, pour diminuer ensuite sans jamais redescendre à zéro. Le risque de cette pathologie est élevé chez les sujets de moins de vingt ans et particulièrement les pré-scolaires. La méningite à méningocoques, appelée méningite cérébro-spinale, la plus dangereuse, est fréquente au sud-est et au sud-ouest. Mme Benhabylès, épidémiologue, représentant le ministère de la Santé, a expliqué, lors du séminaire régional sur la méningite organisé hier à l'ITSP, que sur les 6.504 cas déclarés en 2003, 54,8% sont des méningites à liquide clair, 16,8% sont des méningites purulentes, 24,4% représentent des cas de méningite non précisée et 4% sont des méningites à méningocoques. En présentant les chiffres sur les germes isolés et déclarés, l'épidémiologue insiste sur les 85,5% de cas de germes non identifiés bactériologiquement. Elle déclare qu'il s'agit de cas qui ont été traités au sein des services spécialisés mais qui n'ont pas été confirmés après leur déclaration. Ils ont été classés "non précisés" parce qu'il n'y a pas eu de suite après la déclaration ou alors ils n'ont pas été diagnostiqués. Une situation qui incite, selon cette spécialiste, nos épidémiologues à faire plus d'efforts et préciser les cas déclarés car toutes les statistiques sont d'une utilité capitale en cas d'épidémie. Pour preuve, l'épidémie de 1999 a été maîtrisée grâce à l'expérience acquise dans ce domaine par les spécialistes et les recherches effectuées sur l'évolution de cette pathologie. Lors des débats, un médecin du service infectieux d'Oran a posé le problème de détection d'une épidémie. Tout retard dans la déclaration d'une épidémie peut avoir des conséquences fatales pour la santé publique. Mme Benhabylès souligne sur ce point que "dès qu'il y a une augmentation des cas, il faut donner l'alerte et informer les autorités, faire les investigations et confirmer les cas, d'où le rôle des laboratoires et des services d'épidémiologie". Concernant les pèlerins, ils sont vaccinés avant leur déplacement aux Lieux saints. Il est d'autre part exigé qu'une enquête soit faite sur les cas déclarés et autour de ces cas. L'enquête doit également révéler si le patient a été en contact avec une personne qui a été en pèlerinage, Omra ou Hadj, afin d'établir un diagnostic juste et détecter la source de la maladie. Pour la wilaya d'Oran, les spécialistes, en parlant de l'évolution de la méningite, se sont contentés de donner une situation générale sans entrer dans les détails en affirmant qu'"il n'y a pas de fluctuation importante. C'est la période plate. Il n'y a pas d'alerte, contrairement à 2002". B. Mokhtaria
Lire l'article original : http://www.quotidien-oran.com/quot2886/oran.htm


L'OMS publie le premier atlas sur la santé de l'enfant et l'environnement : Cartographie des risques et de la sécurité pour les enfants
Le Matin - Maroc - 28/06/2004 Maroc

Dans le monde entier, la pollution de l'air, de l'eau et d'autres dangers présents dans l'environnement tuent chaque année plus de trois millions d'enfants de moins de cinq ans. Tandis que l'industrialisation, l'augmentation de la population urbaine, les changements climatiques, le recours croissant aux produits chimiques et la dégradation de l'environnement exposent les enfants à des risques inimaginables il y a encore quelques générations, ce sont des dangers anciens et bien compris qui, aujourd'hui encore, sont responsables de la plus grande partie des décès : mauvaise qualité de l'eau, assainissement insuffisant, paludisme et pollution de l'air intérieur. Lire la suite


Urgences chirurgicales / Des chiffres alarmants
El Watan - Algérie - 28/06/2004 Algérie

Le centre régional des urgences chirurgicales du centre hospitalo-universitaire Ibn Badis de Constantine est le plus sollicité parmi tous les services sanitaires de la wilaya. Le bilan des activités recensées, durant les trois dernières années, présenté par le Pr Hassani, responsable du centre, est plus que révélateur.
Pas moins de 36 411 consultations ont été recensées durant l'année écoulée, dont 2734 victimes des accidents de la route. "Ce chiffre, enregistré aux urgences chirurgicales du CHU de Constantine équivaut à l'ensemble des activités des urgences du service public en Tunisie", fera remarquer le Pr Hassani. Le centre, qui reçoit quotidiennement des cas de blessures diverses, connaît un flux important des accidentés du travail et de la route. Parmi ces derniers, on a recensé 2734 cas durant l'année écoulée dont 365 admis aux différents services du CHU. "Si le nombre des blessés a sensiblement diminué comparativement aux deux années précédentes, la gravité des cas rencontrés a, en revanche, connu une ampleur inquiétante", fera remarquer le Pr Hassani. Ce dernier ne manquera pas de déplorer le manque de prise en charge des victimes sur les lieux des accidents et les mauvaises conditions de transport vers le CHU, notamment par les automobilistes qui s'aventurent à y intervenir avec des moyens rudimentaires, ce qui a toujours compliqué la tâche des urgentistes. Relevons, par ailleurs, que depuis 2002, le service des urgences chirurgicales connaît une hausse remarquable du nombre des agressions. "Nous recevons quotidiennement dix cas dont trois victimes d'agressions graves par arme blanche au thorax et à l'abdomen", révélera le Pr Hassani. Ces patients, dont la plupart sont issus des quartiers populaires de Oued El Had et Benchergui, nécessitent 13 % des capacités de traitement en soins intensifs où l'attention devrait aller plutôt vers les "vrais" malades. Pour se faire une idée de ces charges supplémentaires, il faudra savoir que chaque victime d'une agression par arme blanche séjourne en moyenne dix jours à l'hôpital, alors que le coût d'une nuitée varie entre 9000 et 10 000 DA. Cette situation ne manquera pas d'avoir une incidence financière non négligeable sur le budget de tout l'établissement hospitalier. Ce fléau devra inciter les pouvoirs publics à trouver les meilleurs moyens pour juguler cette hémorragie à la fois humaine et économique. Par S. Arslan
Lire l'article original : http://www.elwatan.com/journal/html/2004/06/28/sup_html.htm


Une fois réunies les conditions de bon fonctionnement de l'EHS, la greffe de reins reprendra à Daksi en automne
Le Quotidien d'Oran - Algérie - 28/06/2004 Algérie

Dans le but de reprendre les greffes du rein à l'EHS de Daksi et sur instruction du ministre de la Santé, une importante réunion s'est tenue, hier, à la direction de wilaya de la Santé. Se sont retrouvés pour la circonstance, une quinzaine de médecins entre chirurgiens, anesthésistes, réanimateurs, néphrologues, le personnel directement impliqué dans la greffe du rein, le directeur de wilaya de la santé, celui du CHUC, le responsable de la clinique du rein de Daksi et les représentants des associations des greffés et des insuffisants rénaux. Cette assemblée de spécialistes, de responsables et de malades a discuté des problèmes relatifs à la greffe du rein, prenant surtout la décision de reprendre les interventions dès que la clinique disposera des conditions optimales à son fonctionnement. Et cela ne sera possible qu'après la remise à niveau du bloc opératoire, des accessoires annexes, ainsi que le règlement de divers problèmes soulevés dans un passé récent par des membres du collectif médical. L'EHS de Daksi, appelé aussi "clinique des reins", est l'unique établissement spécialisé dans ce genre d'opération, pour la ville de Constantine mais, aussi, pour tout l'Est algérien. Après de bons résultats enregistrés dans ce domaine, l'EHS de Daksi a donc connu l'arrêt des greffes rénales, pour des motifs divers que nous avons évoqués dans nos colonnes. Avec l'instruction ministérielle, un programme de reprise des activités de cette clinique spécialisée a été adopté hier. Il s'agit d'abord de moderniser et renouveler tous les équipements, au cours de l'été. Une période au cours de laquelle toute intervention chirurgicale est habituellement suspendue. Le renouvellement du matériel sera supporté, financièrement, par le ministère de la Santé, la CNAS, ainsi que par un apport de l'établissement. Rappelons, pour mémoire, que durant la semaine écoulée, M. Redjimi, ministre de la Santé, avait convoqué les responsables administratifs et médicaux de la spécialité directement concernés par la greffe rénale. Une instruction leur a été adressée pour la reprise, dans les meilleurs délais possibles, des activités de la clinique rénale. La clinique du rein de Daksi devrait, dans ce cas, reprendre du service dès l'automne prochain, une fois toutes les conditions réunies. Au grand soulagement des personnes greffées, qui seront assurées d'un meilleur suivi, mais également, pour répondre à l'espoir des insuffisants rénaux, inscrits en liste d'attente depuis plusieurs mois, voire plusieurs années. Rahmani Aziz
Lire l'article original : http://www.quotidien-oran.com/quot2886/est.htm


Un secteur mal soigné
Aujourd'hui - Maroc - 28/06/2004 Maroc

Les chiffres sont éloquents. Au Maroc, il y avait à peine 250 officines en 1965. Ce chiffre est passé à 850 en 1980. Il a atteint 2 500 en 1995 et on dénombre aujourd'hui 7 000 pharmacies. Cela donne une idée de l'engouement pour un métier qui était réservé jusqu'au début des années 90, aux notables. En ce temps-là, on ne se bousculait pas pour devenir pharmacien. Mais depuis, c'est la course aux officines. La condition du pharmacien en a été profondément affectée. Certains parlent ouvertement d'un corps de métier en crise. Est-ce que tous les pharmaciens s'expriment d'une même voix ? Pas du tout. Nombre d'entre eux font en effet valoir les mérites de leurs formations pour se distinguer des autres. Jusqu'au début des années 90, il était obligatoire de suivre des études pharmaceutiques à l'étranger pour pouvoir ouvrir une officine au Maroc. L'ouverture de la faculté de médecine et de pharmacie de Rabat a permis la formation de pharmaciens au Royaume. Mieux, le régime des études et des examens en vue de l'obtention du diplôme de spécialité pharmaceutique et biologique y est si rigoureux qu'il apparaît supérieur aux formations à l'étranger. Un étudiant diplômé en pharmacie au Maroc a fait un bac + 7. Après deux ans d'étude en biologie à l'université, il passe le concours d'entrée à la fac de médecine et de pharmacie de Rabat. Il y suit des études pendant quatre ans et dispose d'une cinquième année pour réaliser une thèse. Au bout de son cursus, il est fièrement coiffé du titre de docteur en pharmacie. Ce qui n'est pas le cas des autres pharmaciens formés à l'étranger. Et tout particulièrement ceux qui ont suivi des études dans les Etats de l'ex-URSS et les pays de l'Europe de l'Est. "Il faut savoir que ces formations ne répondent en aucun cas aux exigences de l'exercice de la pharmacie. Dans les pays de l'ex-Union soviétique, on distribue les diplômes à des personnes qui n'ont même pas obtenu le bac, on en falsifie d'autres et la durée d'études est aléatoire. Elle varie entre 2 et 4 ans ", explique un docteur en pharmacie, diplômé au Maroc. Une pharmacienne, qui a fait ses études en Russie, s'estime, pour sa part, aussi compétente que les autres. "Il est trop facile d'indexer tous les étudiants formés à l'Est dans une liste de médiocres ou d'imposteurs. Il faut savoir qu'il existe une commission qui examine minutieusement le dossier de chaque Marocain qui a suivi ses études pharmaceutiques en Europe de l'Est avant d'homologuer son diplôme". Cette commission a été établie depuis peu, mais les premiers pharmaciens diplômés à l'étranger ont ouvert leurs officines sans avoir à la subir. Aziz DAKI
Lire l'article original : http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=16506


Médecines douces : Alternatives, complémentaires ou pseudo-médecines ?
La presse - Tunisie - 27/06/2004 Tunisie

L'idée de l'existence, parallèlement à la médecine classique, d'un ensemble complexe d'autres thérapies pouvant être intégrées dans le système de soins dominant commence à faire son chemin dans les esprits. Cependant, cette ouverture ne concerne que l'institution médicale car, et tous en conviennent, la population n'a jamais cessé de consommer ses plantes et de consulter ses naturopathes. Une tendance qui, d'ailleurs, va en s'affirmant, les chiffres sont là pour le prouver. Lire la suite


Cardiopathies congénitales : prévention et prise en charge
Libération - Maroc - 27/06/2004 Maroc

Les cardiopathies congénitales sont des affections relativement fréquentes : leur fréquence approximative à la naissance est de 8 pour 1000 naissances. Dans 80% des cas, l'étiologie des cardiopathies congénitales n'est pas connue. Cependant, on relève des cardiopathies congénitales dues aux causes génétiques dans 8 à 10% des cas et notamment les aberrations chromosomiques, les causes exogènes avec la rubéole, l'éthylisme maternel et les médicaments sont à l'origine d'embryo-foetopathies. Lire la suite


L'industrie du médicament : Groupe Saïdal : 6,1 milliards de dinars en chiffre d'affaires
La Tribune - Algérie - 26/06/2004 Algérie

Avec un chiffre d'affaires établi à plus de six milliards de dinars en 2003, le groupe Saïdal estime, par la voix de son PDG, avoir réalisé un bond remarquable. Poussant ses ambitions plus loin, le groupe veut faire mieux en 2004. Il table sur sept milliards de dinars de chiffre d'affaires. Le PDG de Saïdal s'exprimait dans une conférence-débat organisée mercredi et jeudi derniers à Annaba, en présence d'une pléiade de journalistes, de responsables du groupe, du directeur de la Caisse nationale de la sécurité sociale (région de Annaba), entre autres. Ali Aoun parle d'une entreprise affirmée dans une industrie soumise à une concurrence déloyale, faite de ristournes, de surfacturations… Il critique ainsi en des termes acerbes par moments la manière dont fonctionne l'importation des médicaments aujourd'hui : l'octroi de visas d'importation des médicaments, le mode d'enregistrement des médicaments, le remboursement des médicaments, le générique… Il parle de tout. Lire la suite


Medea : L'asthme et l'impact des allergies en discussion
Le Quotidien d'Oran - Algérie - 26/06/2004 Algérie

A l'initiative de l'association "Ibn Sina" des asthmatiques de la wilaya de Médéa, et en collaboration avec la direction de la Santé et de la Population, une journée d'études consacrée à cette maladie et aux différentes allergies susceptibles d'avoir un impact direct sur elle, s'est tenue le jeudi 24 juin au centre universitaire Yahia Farès de Médéa. Rehaussée par la présence du secrétaire général représentant le wali, du doyen du centre universitaire Yahia Farès et de plusieurs sommités médicales, cette manifestation a regroupé près de 400 participants entre agents paramédicaux, médecins généralistes et spécialistes. Lire la suite


Bientôt un nouvel hôpital régional à Tabarka : Un nouveau service des urgences opérationnel à Bousalem
La presse - Tunisie - 25/06/2004 Tunisie

Le conseil régional de la santé s'est tenu mardi au siège du gouvernorat de Jendouba, sous la présidence de M. Habib M'barek, ministre de la Santé publique. Le ministre a, à cette occasion, souligné l'intérêt particulier que le Président Zine El Abidine Ben Ali porte au secteur de la santé. Il a rappelé l'amélioration notable des indices sanitaires dans ce gouvernorat grâce au développement de l'infrastructure et des ressources humaines, et au renforcement des équipements médicaux. Il a fait valoir que les acquis réalisés au profit de la région en la matière seront consolidés au cours de l'actuel plan de développement par l'édification d'un nouvel hôpital régional à Tabarka, moyennant des crédits de l'ordre de 5 millions de dinars, et la réalisation d'un centre interrégional d'assistance médicale d'urgence "Samu 08" à Jendouba. M. M'barek a insisté sur la nécessité d'exploiter rationnellement ces réalisations et de déterminer les priorités afin d'assurer la protection sanitaire du citoyen et de préserver la sécurité épidémiologique dont se prévaut cette région. Le ministre avait auparavant pris connaissance de la marche du travail à l'hôpital de circonscription à Bousalem et en particulier du nouveau service des urgences qui vient d'entrer en fonction. Cette réalisation a nécessité une enveloppe de 430.000 dinars. Il devait également inaugurer le centre de santé de base à Khechainia dans la zone de Souk Essebt (délégation de Jendouba), réalisation qui bénéficie à une agglomération de 2.699 habitants. M. Habib M'barek s'est également rendu dans la localité de Oued Mliz, où il s'est enquis de l'avancement des travaux d'extension et de réaménagement du centre de santé de base, projet ordonné par le Président Zine El Abidine Ben Ali lors de la réunion du conseil régional extraordinaire tenue le 28 janvier 2004 et dont l'objectif est de fournir des prestations supplémentaires aux habitants de la délégation en matière de médecine dentaire et d'analyses médicales. Le ministre a ensuite inauguré les services des urgences et de pédiatrie, et le laboratoire d'analyses de l'hôpital de circonscription à Ghadimaou, dont la réalisation a coûté 650.000 dinars. Après quoi, il a pris connaissance de l'avancement de la construction du nouveau pavillon de l'hôpital régional de Jendouba comprenant des services de neuropsychiatrie, de gastroentérologie et de phtisiologie, moyennant une enveloppe de 2,5 millions de dinars.
Lire l'article original : http://www.lapresse.tn/archives/archives250604/actualites/bientot.html


La médecine privée dans le coma
Aujourd'hui - Maroc - 25/06/2004 Maroc

Au Maroc, ce sont près de 14.000 médecins qui pratiquent aussi bien dans le privé que dans le public. 67 % des médecins marocains ont choisi d'ouvrir un cabinet privé. "Ce n'est pas tellement un choix puisqu'ils y sont obligés par l'Etat qui ne leur fournit pas de travail", estime un médecin généraliste. Mais au Maroc, se lancer dans le secteur libéral est une aventure périlleuse que plusieurs médecins, généralistes et spécialistes, abordent avec beaucoup de méfiance. Lire la suite


Le cancer du sein connaît une inquiétante croissance en Algérie. Le Pr Bendib : "Une terrible maladie, lourde à gérer pour le malade, sa famille, le pays"
Le Matin - Algérie - 25/06/2004 Algérie

Le Centre anticancéreux Pierre et Marie-Curie (CPMC) d'Alger donne l'aspect d'une ruche tellement le nombre de patientes est impressionnant partout (consultations, laboratoires, centre d'imagerie, etc.). Certaines femmes rencontrées dans le hall d'attente semblent à peine sorties de l'adolescence. Selon le registre du cancer de l'INSP, le cancer du sein a connu une croissance de 100 % chez des femmes de plus en plus jeunes. Pourtant, le dépistage de masse n'est pas encore à l'ordre du jour en Algérie, comme le précise le Pr Bendib, chef de service de sénologie au CPMC dans cet entretien où il fait toute la lumière sur cette grave affection. Lire la suite


Cadrage : L'AMO est la solution
Aujourd'hui - Maroc - 25/06/2004 Maroc

Nos médecins se plaignent. Ils considèrent que leur situation est très difficile et appellent l'Etat à se pencher d'urgence sur leur situation et à trouver une solution à leurs problèmes. Leurs doléances, ils les résument en trois points. Une fiscalité incompatible avec le caractère social de leur profession, une concurrence déloyale des pharmaciens, et l'absence d'une définition légale du montant de leurs honoraires. Ainsi, en ce qui concerne la fiscalité, ils s'inquiètent à cause de l'entrée en vigueur, le premier janvier prochain, d'un nouveau système fiscal qu'ils considèrent inadapté à leur profession. Il s'agit d'une réforme fiscale qui les oblige, dès l'année prochaine, à faire des déclarations mensuelles au service des impôts et à entretenir une comptabilité à l'instar des autres activités professionnelles. Or, ils considèrent qu'ils ne font pas une activité commerciale et invoquent à ce titre un vieux texte de loi qui précise que la médecine est une activité sociale et non commerciale. Pourtant, leur activité lucrative. Certes, il y a des cabinets médicaux qui connaissent des difficultés financières et plusieurs ont dû fermer, mais cela ne permet pas de dire que l'exercice de la médecine dans le secteur privé n'est pas une activité rémunératrice. La preuve est qu'il y a de plus en plus de cliniques privées et l'investissement dans ce domaine séduit même des investisseurs étrangers à la profession. La deuxième préoccupation des médecins est celle de la concurrence déloyale des pharmaciens. Ces derniers sont accusés de prescrire des médicaments aux malades qui viennent solliciter leur conseil au lieu de les conseiller d'aller voir un médecin. Mais, il faut reconnaître que cette pratique est d'abord très limitée puisque les pharmaciens n'y recourent que dans les cas de malaises sans gravité. En plus, le malade qui vient chercher le conseil du pharmacien n'a généralement pas les moyens d'aller consulter un médecin privé ou de se diriger vers une clinique spécialisée. Enfin, les médecins se plaignent de l'absence d'une "tarification" précise. Selon eux, il y aurait du désordre de ce côté et il faut le réglementer. Ils aimeraient donc que l'Etat intervienne pour définir le montant des honoraires de chaque catégorie, à savoir les généralistes et les spécialistes, afin d'éviter une concurrence déloyale entre les cabinets et les cliniques. En somme, il faut reconnaître que, malgré le caractère plus ou moins exagéré de leurs plaintes, nos médecins privés ont un problème. Mais, là où ils se trempent c'est sur les solutions qu'ils proposent. Car, ce n'est pas l'exonération fiscale ou interdiction de ventes de médicaments sans ordonnance qui résoudrait leurs problèmes. La vraie solution demeure celle d'accélérer la mise en application de la loi sur l'Assurance Maladie obligatoire (AMO). Car, en l'absence de couverture médicale, le citoyen continuera à se contenter du conseil du pharmacien de son quartier. Le montant des honoraires ne sera jamais fixé et les problèmes du secteur ne seront jamais réglés. Omar DAHBI
Lire l'article original : http://www.aujourdhui.ma/details/?ref=16461

 


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