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LA SP LA SPASMOPHILIE ASMOPHILIE Une maladie non reconnue ! Page animée par Fadhéla D. - Le Soir d'Algérie - Algérie - 26/05/02

La spasmophilie n’est pas une maladie. C’est un état de mal-être dû à de multiples causes qui touchent près de 50% des femmes et 10% des hommes. Seul celui ou celle qui en souffre et le vit comme une maladie, connaît la gêne provoquée par ce mal-être au quotidien. De très nombreux médecins sont encore démunis face à ce type de patients. Il faut avouer que la complexité des malaises est déroutante pour tous (patient, entourage et médecin). Qu’est-ce que la spasmophilie ?

Il s’agit d’une hyperexcitabilité neuromusculaire et affective. En fait, c’est l’expression clinique d’une souffrance des cellules nerveuses et musculaires, provoquée par une perturbation du métabolisme énergétique. Ce n’est pas une maladie au sens strict du terme car aucun examen ne révèle la pathologie.

Dans les hôpitaux, elle est connue sous le nom de dystonie neurovégétative. Dans les pays anglosaxons, on l’appelle tétanie latente. Un groupe de recherche qui regroupe des thérapeutes d’origine différente a défini la spasmophilie par un certain nombre de critères :

• une grande vulnérabilité aux stress, qu’ils soient physiques, psyaffectifs voire médicamenteux.
Face au stress, le spasmophile est déstabilisé. L’évaluation de l’importance du stress est difficile car elle dépend moins de la gravité objective de l’événement que de la manière dont il est vécu. Aux événements réels s’ajoutent tous les messages invisibles : le non-dit, les émotions, les angoisses de l’entourage, etc ;

• une peur de l’inconnu et du changement.

• une grande fatigabilité due à la mauvaise gestion des énergies ;

• une grande dépendance à l’environnement sensoriel, météorologique, esthétique et affective.

• un terrain.
La notion de terrain, autrefois très vague et que seuls les médecins de famille pouvaient appréhender, s’est précisée. Le terrain est à la fois inné, donc génétique, et acquis. Cette acquisition non consciente débute dès la vie fœtale in utéro où le futur bébé vit pour son propre compte les états d’âme et les émotions de sa mère.

Les symptômes de la spasmophilie Ils sont multiples et varient au cours de la vie. Ils apparaissent et disparaissent souvent de façon imprévisible et inexplicable. Ceux auxquels n’échappent pas les spasmophiles à un moment ou à un autre de leur vie, peuvent se répartir en trois catégories.

1) Contractions et spasmes tels que
– crampes et fourmillements ;
– spasmes au niveau de la gorge (boule dans la gorge), de l’estomac (crampe aérophagie), intestinaux (colites, ballonnements), de l’utérus (douleurs prémenstruelles) ;
– crispation des mâchoires ;
– troubles de la vision et de l’audition ;
– douleurs musculaires et articulaires ;

2) Troubles liés au stress
– fatigue à prédominance matinale ;
– tachycardie (on sens son cœur battre) ;
– oppression respiratoire ;
– problèmes de sommeil et surtout d’endormissement.

3) Tendance anxiodépressive très nette Il ne s’agit pas de véritable crise d’anxiété ou de dépression endogène, mais en l’absence de traitement, apparaissent des crises d’angoisse, de panique voire des phobies.

Les traitements

Respecter une hygiène de vie :
• l’exercice physique avec la connaissance de son corps (yoga …) ;
• l’équilibre de vie, avec le respect des rythmes sommeil-activité, de quatre repas par jour ;
• l’alimentation ;
• il faut privilégier les thérapeutiques douces comme la phytothérapie, les compléments alimentaires. A l’inverse, il faut éviter les anxiolytiques et les antidépresseurs, ainsi que les médicaments traitant un des symptômes ressentis.

La nutrition du spasmophile passe par

• un petit déjeuner copieux avec au moins deux fois par semaine la présence d’œufs ;
• un déjeuner riche en viande (apport du fer, du magnésium et des acides aminés) ;
• vers quatre heures, du chocolat et des fruits secs (riches en tryptophane et en vitamines) ;
• Un dîner avec poisson (pour les acides gras polyinsaturés).

Ce n’est plus une fatalité Tout spasmophile décidé à sortir de cet état de mal-être et conscient qu’il doit consacrer du temps à sa santé a, aujourd’hui, les moyens de mener une vie normale. Toutefois, il lui faut faire une démarche de connaissance de soi pour laquelle il a besoin d’un thérapeute compétent pour le guider.

Lire l'article original : www.lesoirdalgerie.com/html/2002/05/26/indexhtml.htm

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