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IIIes JOURNEES NATIONALES DE RHUMATOLOGIE : L'épineux problème de prothèses - Le Soir d'Algérie - Algérie - 23/05/02

Les troisièmes Journées nationales de rhumatologie ont été ouvertes hier au palais de la culture Moufdi-Zakaria.
Cette manifestation scientifique est organisée par la Ligue algérienne antirhumatismale (LAAR) sous la présidence du professeur Hamza Klioua.

La première journée a été consacrée aux principales pathologies rhumatismales, à savoir la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante et l'ostéoporose. Mme Ladjouze Rezig, présidente de la LAAR, et sans vouloir avancer un chiffre, dira que "l'Algérie compte un nombre important de personnes atteintes d'affection rhumatismale".
En effet, le service de rhumatologie de l'établissement hospitalier spécialisé de Ben-Aknoun a enregistré, en 2001, 13 851 consultations de rhumatologie sur lesquelles 3808 se faisaient pour la première fois.

Les services de rhumatologie dans les hôpitaux algériens essayent tant bien que mal de répondre à la demande et prendre en charge les cas qui se présentent malgré les difficultés relatives essentiellement à la disponibilité des prothèses.
Pour illustrer cet état de fait, la présidente a avancé le chiffre de 133 malades qui attendent d'être "sauvés", mais, faute de prothèse, leur hospitalisation risque de durer. Il convient de rappeler que les prothèses de genou et de hanche sont importées pour un montant qui peut atteindre 3000 FF l'unité.

Par ailleurs et abondant dans le même sens, Dr Dahel parle d’ “absence de volonté des pouvoir publics qui préfèrent débourser des sommes faramineuses dans le transfert des malades à l'étranger au lieu de les faire soigner en Algérie où pourtant des compétences existent". En effet, il suffit seulement d'importer le matériel (la prothèse) pour pouvoir traiter chirurgicalement ces malades.

D'autre part Mme Ladjouze Rezig a évoqué le cas d'un jeune homme de 22 ans atteint d'une spondylarthropathie ankylosante (soudure des articulations de la hanche), une affection invalidante, mais qui pourrait être traitée avec la pose d'une prothèse totale de la hanche ; mais, en l'absence de cette dernière, son hospitalisation, qui a déjà duré 17 mois, risque de s'allonger.

En outre M. Hubert Roux, du service rhumatologie de l'hôpital de Marseille, venu présenter une nouvelle technique d'imagerie par résonance magnétique (IRM), un procédé entrant dans le diagnostic du rhumatisme, a affirmé que "les rhumatologues algériens jouissent d'une compétence extraordinaire ; seulement, ils sont confrontés à un manque de moyens qui les pénalise eux et leurs patients". Ajoutez à cela l'indisponibilité de certains moyens techniques de diagnostic et leur cherté.

Signalons enfin que la capitale dispose de seulement deux scanners, un au niveau de l'hôpital Maillot et l'autre à l'hôpital militaire d’Aïn-Naâdja. Cela engendre une attente qui peut durer des mois à moins de recourir aux cliniques privées et débourser la somme de 8 000 DA pour un scanner, ce qui n'est pas à la portée de la majorité des citoyens. Kamel Belaïd

Lire l'article original : www.lesoirdalgerie.com/html/2002/05/22/periscoop/perscoop.htm#art2

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