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| Le métier d’orthophoniste : Quelques techniques d’aide aux insuffisants mentaux - La presse - Tunisie - 27/05/02 | ||||||||
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La première interrogation que se posent les parents concernant les enfants insuffisants mentaux porte sur le langage : pourquoi mon enfant ne parle pas ? Pour cela, Mme Jouda Grira, orthophoniste et responsable au Centre de l’Union tunisienne d’aide aux insuffisants mentaux de La Marsa, se propose d’apporter sa contribution. Elle évoque des notions qu’elle a pu acquérir tout au long de sa carrière. Ainsi elle observe qu’«au cours de l’éducation précoce, les parents sont convaincus que si leurs enfants ne parlent pas, c’est parce qu’ils n’ont rien à dire, d’autant qu’employer un appareil ne suffit pas à acquérir le langage. L’enfant construit à la fois son psychisme, c’est-à-dire son moi, son langage et ses facultés intellectuelles». Il est évident que c’est par le biais du langage que s’effectuent la communication, l’expression des relations et des propriétés et la détermination des individus qui l’entourent. Ce qui coïncide avec une idée élémentaire chez les psychologues que l’enfant ne parlera que s’il en éprouve l’envie ou le besoin. Par ailleurs, c’est là où intervient le savoir-faire des parents pour prodiguer l’affection indispensable à l’enfant lui permettant de redoubler d’efforts, et ce, par exemple, pour gratifier les premiers gazouillis qu’il manifeste, d’autant qu’ils seront les stimulations pour le faire accéder au langage articulé humain. De même, Mme Grira a fait état de différentes techniques utilisées permettant de développer les capacités affectives et cognitives chez l’enfant. Tels les jeux et exercices qui incitent l’enfant à considérer un objet ou une situation vue de différents angles, puis de concorder ces vues «permettant à l’enfant d’intervenir incessamment pour modifier les situations de jeux». Les jeux auront pour principal alibi de mobiliser l’enfant mentalement, physiquement et affectivement. «Mon intervention, observe-t-elle, l’amène à s’adapter, à déduire, induire, élargir les champs de possibilités… Enfin, tout ce qui est en son pouvoir d’éviter les répétitions monotones et mécaniques, les persévérances mécaniques…». Elle présente certains jeux qu’elle estime capables de développer les capacités motrices chez l’enfant. Par exemple, si c’est possible de prendre le bain avec l’enfant, pour lui permettre de faire un ensemble d’exercices, rapprocher ses lèvres de la surface de l’eau, lui montrer les effets du souffle manifestés par des rides sur l’eau, les bulles… souffler sur des plumes. Lorsqu’il s’agit de donner à manger à l’enfant, en utilisant la cuillère, en l’incitant à avancer sa tête et chercher la nourriture. «Laisser l’enfant au sol le plus souvent sur une surface dure pour lui faciliter les mouvements et déplacements, tout en veillant à ce que ses vêtements ne le gênent pas». Lire l'article original : www.lapresse.tn/archives/archives270502/societe/quelques.html |
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