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Médecine du Maghreb Médecine du Maghreb
N°98 Juillet/Août 2002
Spécial Algérie

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Pages 5-8

Génétique des cancers colorectaux, ou pourquoi un diagnostic moléculaire pour les cancers colorectaux familiaux ?
K. BERKANE, K. BOUZID, M. OUKKAL

Pages 13-15

Diagnostic des cancers coliques.
H. MAHFOUF, K. BOUZID

Pages 16-20

Traitement médical du cancer du rectum.
MAHFOUF H., BOUZID K.

Pages 21-24

Traitement médical du cancer du colon. Mise au point et recommandations
M. OUKKAL - K. BOUZID

Pages 25-33

Les infections respiratoires aigües : A propos d'une enquête épidémiologique réalisée en consultation pédiatrique
Berkani, Y. Aouchiche, A. Bouguermouh

Pages 34-36

La stérilisation et la validation en industrie pharmaceutique.
L TOUATI

 

Génétique des cancers colorectaux, ou pourquoi un diagnostic moléculaire pour les cancers colorectaux familiaux ?
K. BERKANE, K. BOUZID, M. OUKKAL
Médecine du Maghreb n° 98, Juillet/Août 2002, p 5-8

L'oncogénétique connaît une évolution exceptionnellement rapide. Dans la dernière décennie du XXe siècle, les acquisitions dans ce domaine ont un impact sur les attitudes médicales de la prévention et du dépistage. Il est actuellement possible d'identifier les personnes porteuses d'une prédisposition héréditaire pour certains cancers (sein, ovaire et côlon en particulier) liée à une mutation germinale d'un des gène de prédisposition. Cette population, jeune, à très haut risque de cancer, présente une morbidité et une mortalité prohibitives. Elle devrait pouvoir bénéficier d'une prise en charge adaptée, dans un cadre multidisciplinaire. L'incidence des cancers colorectaux est régulièrement croissante en Algérie : leur pronostic est réservé en rapport avec un diagnostic tardif aux stades localement avancés (stade C de Dukes) pour lesquelles la chirurgie carcinologique est insuffisante voire impossible et l'apport des autres thérapeutiques anticancéreuses encore décevant.
La génétique moléculaire permettrait un diagnostic précoce avec son corollaire : la guérison du cancer. Parmi les cancers colorectaux, une origine génétique est retrouvée dans 5 à 10 % des cas, représentés par deux formes familiales :

  • La FAP (Family Adenomatous Polyposis) ou polypose adénomateuse famililale,
  • Les HNPCC Hereditary Non Polyposis Colorectal
    Cancer) ou cancer colorectal héréditaire non poly-
    posique.

L'étude des formes sporadiques (survenant chez des patients sans histoire familiale évocatrice d'une prédisposition génétique) et des formes héréditaires des cancers montre une altération des mêmes gènes ; la différence entre ces deux formes de cancers est le niveau de l'altération moléculaire.
Dans les formes sporadiques, les anomalies impliquées sont limitées aux cellules tumorales : elles sont somatiques.
Dans les formes héréditaires, les anomalies sont présentes dans toutes les cellules de l'organisme : elles sont constitutionnelles et sachant que l'anomalie est aussi présente dans les gamètes, elle sera dite germinale.
Le développement de tous les cancers passe par des altérations de gènes-clés appartenant à deux grandes familles :

  • les proto-oncogènes / oncogènes,
  • les anti-oncogènes ou gènes suppresseurs de tumeurs.

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Diagnostic des cancers coliques.
H. MAHFOUF, K. BOUZID
Médecine du Maghreb n° 98, Juillet/Août 2002, p 13-15

Les cancers colo-rectaux représentent la quatrième cause de mortalité par cancer (1). Ils seraient plus fréquents dans les pays riches, et d'incidence basse en Afrique et en Asie (2). En Algérie, selon le registre des tumeurs d'Alger 1999 (3), l'incidence dans la Wilaya d'Alger est pour les cancers du colon de 3,37 p.105 chez l'homme et de 3,41 p.105 chez la femme ; pour les cancers du rectum, elle est de 4,49 p. 105 chez l'homme et de 3,37 p. 105 chez la femme.

Le diagnostic des cancers colo-rectaux peut être fait en présence d'une symptomatologie, ou en son absence par un dépistage chez des sujets asymptomatiques. Aux Etats-Unis, 17,3 % des sujets de plus de 50 ans font une recherche de sang dans les selles annuelles et 9,4 % une sigmoïdoscopie tous les trois ans. Pour les patients présentant une symptomatologie évocatrice : troubles récents du transit, rectorragies, anémie ferriprive, la colonoscopie est le moyen diagnostic le plus fiable avec une certitude apportée par l'histologie sur biopsies per-endoscopiques.

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Traitement médical du cancer du rectum.
MAHFOUF H., BOUZID K.
Médecine du Maghreb n° 98, Juillet/Août 2002, p 16-20

Le cancer du rectum est le seul cancer digestif avec une symptomatologie précoce (la rectorragie isolée), trop souvent négligée, alors que le diagnostic est facile par rectoscopie.
L'incidence dans la Wilaya d'Alger (1) est de 4,49 p.10 5 chez l'homme et de 3,71 p.105 chez la femme. Le choix des thérapeutiques dépend du bilan d'extension, en particulier pelvien avec l'apport de l'échographie endo-cavitaire (endo-rectale et endo-vaginale) permettant de déterminer la profondeur de l'atteinte pariétale. Le but du traitement du cancer du rectum est le contrôle local de la maladie avec une amélioration de la qualité de vie. Le traitement chirurgical a considérablement évolué ces dernières années, les questions essentielles se posent en termes d'amélioration du contrôle local et de la possibilité de conservation du sphincter anal, les séquelles sont beaucoup moins fréquentes, en particulier la colostomie définitive.
Pour les tumeurs localement évoluées, la radiothérapie préopératoire suivie de chirurgie curatrice représente le traitement standard, elle améliore le contrôle local et la survie globale (2).
La radiothérapie concomitante à la chimiothérapie avec un objectif de potentialisation des deux armes devient le standard actuel. Un traitement adjuvant en post-opératoire, associant radiothérapie et chimiothérapie, est indiqué si le stade de la tumeur a été sous-estimé ou en présence de facteurs de mauvais pronostic, le 5 Fu en continu reste le protocole de choix à associer avec la radiothérapie.
La chimiothérapie exclusive n'a d'indication démontrée qu'à titre palliatif.

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Traitement médical du cancer du colon. Mise au point et recommandations
M. OUKKAL - K. BOUZID
Médecine du Maghreb n° 98, Juillet/Août 2002, p 21-24

Le cancer du côlon est une affection fréquente et grave, c'est un problème de santé publique en Occident. En France, le nombre de nouveaux cas annuels est estimé à 22 000 (1). Selon le registre des tumeurs d'Alger, l'incidence annuelle standardisée est estimée à 4,73 p.105 pour les hommes et 4,06 p. 105 pour les femmes (2).
Le pronostic malgré les récents progrès, reste réservé avec une survie à 5 ans tous stades confondus estimée à 35 % (3).

Le traitement du cancer du côlon est avant tout chirurgical, le traitement médical, notamment la chimiothérapie est utilisée soit en situation adjuvante après chirurgie carcinologique, soit en situation palliative dans les cancers métastatiques et/ou localement évolués.
Considérés pendant longtemps comme des affections peu ou pas chimio-sensibles, les cancers coliques ont connu ces dix dernières années, des progrès réels avec l'utilisation de nouvelles drogues plus efficaces et l'optimisation des schémas de référence utilisant du Fluoro-uracile (modulation, perfusion continue, escalade de doses, chronopharmacologie...).

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Les infections respiratoires aigües : A propos d'une enquête épidémiologique réalisée en consultation pédiatrique
A. Berkani, Y. Aouchiche, A. Bouguermouh
Médecine du Maghreb n° 98, Juillet/Août 2002, p 25-33

Les auteurs rapportent les résultats d'une enquête épidémiologique, rétrospective qui porte sur l'évaluation de la fréquence des infections respiratoires aiguës chez l'enfant.
Cette enquête, réalisée durant une période de quatre années, de 1995 à 1998, a été effectuée sur la base de l'analyse des registres de deux consultations, l'une de l'hôpital El Kettar, l'autre de la polyclinique de Staouéli, village situé sur la côte ouest d'Alger.
Elle a concerné 57 305 enfants des deux sexes, âgés de 1 mois à 15 ans.
Les infections respiratoires aiguës (40,3 %) représentent le premier motif de la consultation devant les affections gas-tro-intestinales (28,7 %) et les autres causes qui amènent les parents à consulter (31,1 %) ; elles ont une distribution saisonnière volontiers hiverno-printanière ou hiverno-printano-automnale selon le lieu de la consultation.
L'infection respiratoire est d'autant plus fréquente que l'enfant est plus jeune.
Quel que soit l'âge des patients, les infections des voies aériennes supérieures, sont prépondérantes avec 74 % des cas alors que, parmi les infections basses, les bronchites aiguës (14,3 %) correspondent à l'aspect clinique le plus fréquent, suivie des pneumopathies (4,6 %), les bronchiolites du nourrisson observées dans cette série représentent 7,1 % des cas.

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La stérilisation et la validation en industrie pharmaceutique.
L TOUATI
Médecine du Maghreb n° 98, Juillet/Août 2002, p 34-36

L'industrie Pharmaceutique considère la stérilisation de ses produits comme l'une des étapes de fabrication les plus critiques. Le but universellement recherché est l'obtention d'une assurance de stérilité adéquate, poussée vers la limite maximale possible pour tendre vers le risque zéro. Afin de répondre à ces exigences, les appareils et les procédures de stérilisation doivent être conformes et leurs conformités doit être vérifiées et validées régulièrement.

Définition de la stérilisation
La stérilisation est l'opération qui a pour objet de tuer tous les micro-organismes contenus dans une préparation. Le matériel ou le produit est dit stérile lorsque le résultat escompté est acquis, c'est dire, lorsque aucun micro-organisme n'est revivifiable ou capable de se développer.

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