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N°98 Juillet/Août 2002
Spécial Algérie |
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Génétique des cancers colorectaux,
ou pourquoi un diagnostic moléculaire pour les cancers
colorectaux familiaux ?
K. BERKANE, K. BOUZID, M. OUKKAL
Médecine du Maghreb n°
98, Juillet/Août 2002, p 5-8
L'oncogénétique connaît une évolution
exceptionnellement rapide. Dans la dernière décennie
du XXe siècle, les acquisitions dans ce domaine ont
un impact sur les attitudes médicales de la prévention
et du dépistage. Il est actuellement possible d'identifier
les personnes porteuses d'une prédisposition héréditaire
pour certains cancers (sein, ovaire et côlon en particulier)
liée à une mutation germinale d'un des gène
de prédisposition. Cette population, jeune, à
très haut risque de cancer, présente une morbidité
et une mortalité prohibitives. Elle devrait pouvoir
bénéficier d'une prise en charge adaptée,
dans un cadre multidisciplinaire. L'incidence des cancers
colorectaux est régulièrement croissante en
Algérie : leur pronostic est réservé
en rapport avec un diagnostic tardif aux stades localement
avancés (stade C de Dukes) pour lesquelles la chirurgie
carcinologique est insuffisante voire impossible et l'apport
des autres thérapeutiques anticancéreuses encore
décevant.
La génétique moléculaire permettrait
un diagnostic précoce avec son corollaire : la guérison
du cancer. Parmi les cancers colorectaux, une origine génétique
est retrouvée dans 5 à 10 % des cas, représentés
par deux formes familiales :
- La FAP (Family Adenomatous Polyposis) ou polypose adénomateuse
famililale,
- Les HNPCC Hereditary Non Polyposis Colorectal
Cancer) ou cancer colorectal héréditaire non
poly-
posique.
L'étude des formes sporadiques (survenant chez des
patients sans histoire familiale évocatrice d'une prédisposition
génétique) et des formes héréditaires
des cancers montre une altération des mêmes gènes
; la différence entre ces deux formes de cancers est
le niveau de l'altération moléculaire.
Dans les formes sporadiques, les anomalies impliquées
sont limitées aux cellules tumorales : elles sont somatiques.
Dans les formes héréditaires, les anomalies
sont présentes dans toutes les cellules de l'organisme
: elles sont constitutionnelles et sachant que l'anomalie
est aussi présente dans les gamètes, elle sera
dite germinale.
Le développement de tous les cancers passe par des
altérations de gènes-clés appartenant
à deux grandes familles :
- les proto-oncogènes / oncogènes,
- les anti-oncogènes ou gènes suppresseurs
de tumeurs.
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Diagnostic des cancers coliques.
H. MAHFOUF, K. BOUZID
Médecine du Maghreb n°
98, Juillet/Août 2002, p 13-15
Les cancers colo-rectaux représentent la quatrième
cause de mortalité par cancer (1). Ils seraient plus
fréquents dans les pays riches, et d'incidence basse
en Afrique et en Asie (2). En Algérie, selon le registre
des tumeurs d'Alger 1999 (3), l'incidence dans la Wilaya d'Alger
est pour les cancers du colon de 3,37 p.105 chez l'homme et
de 3,41 p.105 chez la femme ; pour les cancers du rectum,
elle est de 4,49 p. 105 chez l'homme et de 3,37 p. 105 chez
la femme.
Le diagnostic des cancers colo-rectaux peut être fait
en présence d'une symptomatologie, ou en son absence
par un dépistage chez des sujets asymptomatiques. Aux
Etats-Unis, 17,3 % des sujets de plus de 50 ans font une recherche
de sang dans les selles annuelles et 9,4 % une sigmoïdoscopie
tous les trois ans. Pour les patients présentant une
symptomatologie évocatrice : troubles récents
du transit, rectorragies, anémie ferriprive, la colonoscopie
est le moyen diagnostic le plus fiable avec une certitude
apportée par l'histologie sur biopsies per-endoscopiques.
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Traitement médical du cancer du
rectum.
MAHFOUF H., BOUZID K.
Médecine du Maghreb n°
98, Juillet/Août 2002, p 16-20
Le cancer du rectum est le seul cancer digestif avec une
symptomatologie précoce (la rectorragie isolée),
trop souvent négligée, alors que le diagnostic
est facile par rectoscopie.
L'incidence dans la Wilaya d'Alger (1) est de 4,49 p.10 5
chez l'homme et de 3,71 p.105 chez la femme. Le choix des
thérapeutiques dépend du bilan d'extension,
en particulier pelvien avec l'apport de l'échographie
endo-cavitaire (endo-rectale et endo-vaginale) permettant
de déterminer la profondeur de l'atteinte pariétale.
Le but du traitement du cancer du rectum est le contrôle
local de la maladie avec une amélioration de la qualité
de vie. Le traitement chirurgical a considérablement
évolué ces dernières années, les
questions essentielles se posent en termes d'amélioration
du contrôle local et de la possibilité de conservation
du sphincter anal, les séquelles sont beaucoup moins
fréquentes, en particulier la colostomie définitive.
Pour les tumeurs localement évoluées, la radiothérapie
préopératoire suivie de chirurgie curatrice
représente le traitement standard, elle améliore
le contrôle local et la survie globale (2).
La radiothérapie concomitante à la chimiothérapie
avec un objectif de potentialisation des deux armes devient
le standard actuel. Un traitement adjuvant en post-opératoire,
associant radiothérapie et chimiothérapie, est
indiqué si le stade de la tumeur a été
sous-estimé ou en présence de facteurs de mauvais
pronostic, le 5 Fu en continu reste le protocole de choix
à associer avec la radiothérapie.
La chimiothérapie exclusive n'a d'indication démontrée
qu'à titre palliatif.
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Traitement médical du cancer du
colon. Mise au point et recommandations
M. OUKKAL - K. BOUZID
Médecine du Maghreb n°
98, Juillet/Août 2002, p 21-24
Le cancer du côlon est une affection fréquente
et grave, c'est un problème de santé publique
en Occident. En France, le nombre de nouveaux cas annuels
est estimé à 22 000 (1). Selon le registre des
tumeurs d'Alger, l'incidence annuelle standardisée
est estimée à 4,73 p.105 pour les hommes et
4,06 p. 105 pour les femmes (2).
Le pronostic malgré les récents progrès,
reste réservé avec une survie à 5 ans
tous stades confondus estimée à 35 % (3).
Le traitement du cancer du côlon est avant tout chirurgical,
le traitement médical, notamment la chimiothérapie
est utilisée soit en situation adjuvante après
chirurgie carcinologique, soit en situation palliative dans
les cancers métastatiques et/ou localement évolués.
Considérés pendant longtemps comme des affections
peu ou pas chimio-sensibles, les cancers coliques ont connu
ces dix dernières années, des progrès
réels avec l'utilisation de nouvelles drogues plus
efficaces et l'optimisation des schémas de référence
utilisant du Fluoro-uracile (modulation, perfusion continue,
escalade de doses, chronopharmacologie...).
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Les infections respiratoires aigües
: A propos d'une enquête épidémiologique
réalisée en consultation pédiatrique
A. Berkani, Y. Aouchiche, A. Bouguermouh
Médecine du Maghreb n°
98, Juillet/Août 2002, p 25-33
Les auteurs rapportent les résultats d'une enquête
épidémiologique, rétrospective qui porte
sur l'évaluation de la fréquence des infections
respiratoires aiguës chez l'enfant.
Cette enquête, réalisée durant une période
de quatre années, de 1995 à 1998, a été
effectuée sur la base de l'analyse des registres de
deux consultations, l'une de l'hôpital El Kettar, l'autre
de la polyclinique de Staouéli, village situé
sur la côte ouest d'Alger.
Elle a concerné 57 305 enfants des deux sexes, âgés
de 1 mois à 15 ans.
Les infections respiratoires aiguës (40,3 %) représentent
le premier motif de la consultation devant les affections
gas-tro-intestinales (28,7 %) et les autres causes qui amènent
les parents à consulter (31,1 %) ; elles ont une distribution
saisonnière volontiers hiverno-printanière ou
hiverno-printano-automnale selon le lieu de la consultation.
L'infection respiratoire est d'autant plus fréquente
que l'enfant est plus jeune.
Quel que soit l'âge des patients, les infections des
voies aériennes supérieures, sont prépondérantes
avec 74 % des cas alors que, parmi les infections basses,
les bronchites aiguës (14,3 %) correspondent à
l'aspect clinique le plus fréquent, suivie des pneumopathies
(4,6 %), les bronchiolites du nourrisson observées
dans cette série représentent 7,1 % des cas.
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La stérilisation et la validation
en industrie pharmaceutique.
L TOUATI
Médecine du Maghreb n°
98, Juillet/Août 2002, p 34-36
L'industrie Pharmaceutique considère la stérilisation
de ses produits comme l'une des étapes de fabrication
les plus critiques. Le but universellement recherché
est l'obtention d'une assurance de stérilité
adéquate, poussée vers la limite maximale possible
pour tendre vers le risque zéro. Afin de répondre
à ces exigences, les appareils et les procédures
de stérilisation doivent être conformes et leurs
conformités doit être vérifiées
et validées régulièrement.
Définition de la stérilisation
La stérilisation est l'opération qui a pour
objet de tuer tous les micro-organismes contenus dans une
préparation. Le matériel ou le produit est dit
stérile lorsque le résultat escompté
est acquis, c'est dire, lorsque aucun micro-organisme n'est
revivifiable ou capable de se développer.
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